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Traité Zevachim

9a

Étude de Zevachim 9a

Étude de la Guémara 9a

Guémara
Les offrandes consommées, en l'occurrence l'offrande pascale, sont détournées lorsqu'elles sont abattues, non pour elles, pour servir à d'autres types d'offrandes consommées, comme les offrandes de paix. Mais les offrandes qui sont mangées ne sont pas détournées pour servir d'offrandes qui ne sont pas mangées, comme les holocaustes.
דּוֹחִין קָדָשִׁים הַנֶּאֱכָלִים אֵצֶל קָדָשִׁים הַנֶּאֱכָלִין, וְאֵין דּוֹחִין קָדָשִׁים הַנֶּאֱכָלִין אֵצֶל קָדָשִׁים שֶׁאֵינָן נֶאֱכָלִין.
La Guemara demande: Est-ce à dire que le sacrifice pour le péché et le sacrifice de culpabilité ne sont pas mangés? Pourquoi l'offrande pascale reçoit-elle le statut d'offrande de paix et non celui d'offrande pour le péché ou de culpabilité, qui sont mangées par les prêtres?
אַטּוּ חַטָּאת וְאָשָׁם מִי לָא מִיתְאַכְלִי?!
Il faudrait plutôt modifier la réponse: les offrandes consommées par chaque personne juive sont détournées pour servir d'offrandes mangées par chaque personne juive, c'est-à-dire des offrandes de paix. Mais les offrandes consommées par chaque Juif ne sont pas détournées pour servir d'offrandes qui ne sont pas consommées par tous les Juifs, c'est-à-dire des offrandes pour le péché et des offrandes de culpabilité, qui ne sont mangées que par les prêtres.
אֶלָּא דּוֹחִין קָדָשִׁים הַנֶּאֱכָלִין לְכׇל אָדָם אֵצֶל קָדָשִׁים הַנֶּאֱכָלִין לְכׇל אָדָם, וְאֵין דּוֹחִין קָדָשִׁים הַנֶּאֱכָלִין לְכׇל אָדָם אֵצֶל קָדָשִׁים שֶׁאֵין נֶאֱכָלִין לְכׇל אָדָם.
Le rabbin Yosei, fils du rabbin Avin, dit qu'il existe une réponse différente: les offrandes de moindre sainteté sont détournées pour servir d'offrandes de moindre sainteté, c'est-à-dire des offrandes de paix. Mais les offrandes de moindre sainteté ne sont pas détournées pour servir d’offrandes de l’ordre le plus sacré, c’est-à-dire des holocaustes, des sacrifices pour le péché ou des sacrifices de culpabilité.
רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי אָבִין אָמַר: דּוֹחִין קָדָשִׁים קַלִּים אֵצֶל קָדָשִׁים קַלִּים, וְאֵין דּוֹחִין קָדָשִׁים קַלִּים אֵצֶל קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים.
Rav Yitzḥak, fils du rabbin Savriyu, s'oppose à cette réponse: Si oui, dites que si l'on égorge une offrande pascale pour le bien de la dîme animale, qu'elle soit restituée à la dîme animale, qui, comme une offrande pascale, est une offrande de moindre sainteté. La Guemara ajoute: Quelle importance halakha, en pratique, qu’une offrande pascale soit transformée en dîme animale plutôt qu’en offrande de paix? C’est important parce que si elle est transformée en dîme animale, elle ne devrait pas nécessiter de libations. Et de plus, si quelqu'un le vend, il doit être fouetté pour avoir transgressé l'interdiction: « Il ne sera pas racheté » (Lévitique 27:33), qui s'applique à la dîme de l'animal même après son abattage.
מַתְקֵיף לַהּ רַב יִצְחָק בְּרַבִּי (סַבְרִיוּ) [סַבְרִין], אֵימָא: שַׁחְטֵיהּ לְשֵׁם מַעֲשֵׂר – לֶיהֱוֵי מַעֲשֵׂר! לְמַאי הִילְכְתָא? דְּלָא לִיבְעֵי נְסָכִים, וּלְמִלְקֵא עֲלֵיהּ (בְּלֹא יִמָּכֵר) בְּ״לֹא יִגָּאֵל״.
La Guemara répond: Le verset déclare à propos de la dîme animale: « Le dixième sera sacré » (Lévitique 27:32). L'article défini indique que celui-ci, le dixième animal, est la dîme, mais qu'un autre animal abattu pour lui n'est pas une dîme.
אָמַר קְרָא: ״הָעֲשִׂירִי יִהְיֶה קֹדֶשׁ״ – זֶה מַעֲשֵׂר, וְאֵין אַחֵר מַעֲשֵׂר.
Les défis de la GUEMARA: Dites néanmoins que si l'on égorge une offrande pascale pour le bien d'un animal premier-né, qu'elle soit rendue comme un premier-né. La Guemara ajoute: Quelle importance a la Halakha, en pratique, qu'elle soit devenue un premier-né plutôt qu'une offrande de paix? C’est important car s’il devient premier-né, il ne devrait pas nécessiter de libations. Cela signifie également qu’il faut le donner aux prêtres.
אֵימָא: שַׁחְטֵיהּ לְשֵׁם בְּכוֹר – לֶיהֱוֵי כִּבְכוֹר! לְמַאי הִילְכְתָא? דְּלָא לִיבְעֵי נְסָכִים, אִי נָמֵי דְּלִיתְּבֵיהּ לְכֹהֲנִים.
La Guemara répond: En ce qui concerne également le premier-né, le verset déclare: « Afin que tu réserves [veha'avarta] à l'Éternel tout ce qui ouvre le sein maternel » (Exode 13: 12). Puisqu’il est dit à propos de la dîme animale: « Tout ce qui passe [ya’avor] sous le bâton, le dixième sera saint » (Lévitique 27: 32), on déduit par analogie verbale entre le passage [avara] déclaré à propos d’un premier-né et le passage [avara] déclaré à propos de la dîme animale qu’une offrande pascale ne peut pas non plus devenir un premier-né.
בְּכוֹר נָמֵי, ״עֲבָרָה״–״עֲבָרָה״ מִמַּעֲשֵׂר גָּמַר.
Les défis de la GUEMARA: Mais disons que si quelqu'un égorge une offrande pascale pour le remplacer, qu'il soit rendu un substitut. La Guemara ajoute: Pour quelle importance halakha, en pratique parlant, qu'elle soit devenue un substitut plutôt qu'une offre de paix? Celui qui l'a abattu doit être fouetté pour avoir transgressé l'interdiction de substitution. En outre, sa vente doit être déterminée comme violant l'interdiction: « Il ne sera ni vendu ni racheté » (Lévitique 27:28).
וְאֵימָא: שַׁחְטֵיהּ לְשֵׁם תְּמוּרָה – לֶיהֱוֵי תְּמוּרָה! לְמַאי הִילְכְתָא? לְמִלְקֵא עֲלֵיהּ, אִי נָמֵי לְמֵיקַם עֲלֵיהּ בְּ״לֹא יִמָּכֵר וְלֹא יִגָּאֵל״.
Mar Zutra, fils de Rav Nahman, dit: Cela dérive de ce que dit le verset concernant la substitution: « Alors, cela et ce pour quoi il a été changé seront sacrés » (Lévitique 27: 33). Le verset enseigne que seul lui, l’animal substitué, est un substitut, mais qu’un autre animal n’est pas un substitut.
אָמַר מָר זוּטְרָא בְּרֵיהּ דְּרַב נַחְמָן, אָמַר קְרָא: ״וְהָיָה הוּא וּתְמוּרָתוֹ״ – זוֹ תְּמוּרָה, וְאֵין אַחֵר תְּמוּרָה.
Les défis de la GUEMARA: Mais dites que si l'on égorge une offrande pascale pour une offrande de remerciement, qu'elle soit rendue comme une offrande de remerciement. La Guemara ajoute: Pour quelle halakha est-il pratiquement important qu'il s'agisse d'une offrande de remerciement plutôt que d'une offrande de paix? Si tel est le cas, cela devrait exiger une offrande de repas de quarante miches de pain.
וְאֵימָא: שַׁחְטֵיהּ לְשֵׁם תּוֹדָה – לֶיהֱוֵי כִּי תוֹדָה! לְמַאי הִילְכְתָא? לְהַטְעִינוֹ לֶחֶם.
La Guemara répond: Existe-t-il quelque chose, c'est-à-dire une situation comparable à cette suggestion selon laquelle une offrande pascale elle-même ne nécessite pas de pain, mais ses restes, un animal consacré comme offrande pascale mais finalement non sacrifié la veille de Pâque, nécessite du pain lorsqu'il est abattu non pour lui? Une telle suggestion est peu plausible.
מִי אִיכָּא מִידֵּי דְּפֶסַח גּוּפֵיהּ לָא בָּעֵי לֶחֶם, וּמוֹתָרוֹ בָּעֵי לֶחֶם?!
Zevachim 9a
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זבחים ט׳ אמַסֶּכֶת זְבָחִים