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Traité Zevachim

95b

Étude de Zevachim 95b

Étude de la Mishna & Guémara 95b

La Guemara rejette une solution: Et si vous diriez que l’urine est absorbée avec le reste des sept substances abrasives utilisées comme agents de lessive, et que l’on les applique toutes en même temps sur le vêtement, de telle sorte que l’urine ne soit pas discernable séparément, c’est difficile: Mais n’avons-nous pas appris dans une mishna que cette méthode n’est pas valide? La Michna déclare (Nidda 62a): Si l'on les applique non selon l'ordre prescrit, ou si l'on applique les sept substances simultanément, il n'a rien fait et le blanchiment n'a pas été efficace.
וְכִי תֵּימָא דְּמַבְלַע לְהוּ בַּהֲדֵי שִׁבְעָה סַמְמָנִין, וּמְעַבַּר לְהוּ לְכוּלְּהוּ כְּחַד; וְהָתְנַן: הֶעֱבִירָן שֶׁלֹּא כְּסִדְרָן אוֹ שֶׁהֶעֱבִיר שִׁבְעָתָן כְּאֶחָד – לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם!
La Guemara rejette une autre solution: Et si vous diriez que l’urine est absorbée avec une seule des substances nettoyantes, c’est difficile: Mais n’avons-nous pas appris dans cette mishna: Il faut frotter le vêtement trois fois avec chacune de ces substances indépendamment? La Guemara précise: Il faut plutôt expliquer que l'urine est absorbée par une salive insipide, qui provient de celui qui n'a pas mangé depuis le réveil; comme le dit Reish Lakish: Une salive insipide doit accompagner chacune des substances appliquées sur le vêtement.
וְכִי תֵּימָא דְּמַיבְלַע לְהוּ בַּהֲדֵי חַד מִסַּמְמָנִין – וְהָא צָרִיךְ לְכַסְכֵּס שָׁלֹשׁ פְּעָמִים בְּכׇל אֶחָד וְאֶחָד תְּנַן! אֶלָּא דְּמַבְלַע לְהוּ בְּרוֹק תָּפֵל. דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: רוֹק תָּפֵל צָרִיךְ שֶׁיְּהֵא עִם כׇּל אֶחָד וְאֶחָד.
Mishna 1
MISHNA : Qu'il s'agisse d'un récipient en cuivre dans lequel on a cuit la viande d'une offrande ou d'un récipient dans lequel on a versé la viande bouillante d'une offrande, que la viande provienne d'offrandes de l'ordre le plus sacré ou qu'elle provienne d'offrandes de moindre sainteté, de tels récipients doivent être récurés et rincés. Rabbi Chimon dit: Les récipients dans lesquels des offrandes de moindre sainteté ont été cuites ou versées n'ont pas besoin d'être récurés ni rincés.
מַתְנִי׳ אֶחָד שֶׁבִּישֵּׁל בּוֹ וְאֶחָד שֶׁעֵירָה לְתוֹכוֹ רוֹתֵחַ, אֶחָד קׇדְשֵׁי (הקדשים) [קֳּדָשִׁים] וְאֶחָד קָדָשִׁים קַלִּים – טְעוּנִין מְרִיקָה וּשְׁטִיפָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: קָדָשִׁים קַלִּים אֵין טְעוּנִין מְרִיקָה וּשְׁטִיפָה.(משנה)
Guémara
GUEMARA : Concernant la déclaration dans la mishna selon laquelle ces halakhot s'appliquent également à un récipient dans lequel un plat cuit bouillant a été versé, la Guemara note que les Sages ont enseigné dans une baraïta: En ce qui concerne une offrande pour le péché, le verset déclare: « Dans lequel elle est cuite » (Lévitique 6:21). J'ai seulement déduit que cela s'applique à un récipient dans lequel on cuisinait l'offrande pour le péché. D'où puis-je tirer qu'il s'applique aussi à un récipient dans lequel on verse un plat cuit bouillant? Le verset déclare plus complètement: « Mais le vase en terre cuite dans lequel il est cuit sera brisé. » Puisque le verset emploie la phrase: « Dans lequel il est... sera brisé », cela enseigne que si la viande chaude est dans le récipient, qu'elle soit cuite ou versée dans le récipient, ces halakhot s'y appliquent, et s'il s'agit d'un récipient en terre cuite, il doit être brisé.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֲשֶׁר תְּבֻשַּׁל בּוֹ״ – אֵין לִי אֶלָּא שֶׁבִּישֵּׁל בּוֹ; עֵירָה לְתוֹכוֹ רוֹתֵחַ מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וַאֲשֶׁר תְּבֻשַּׁל בּוֹ יִשָּׁבֵר״.
§ Rami bar Ḥama soulève un dilemme: si l'on suspendait la viande d'une offrande pour le péché dans l'espace aérien d'un four en terre cuite afin de la rôtir, quelle est la halakha? Lorsque le verset exige le bris du récipient en terre cuite, est-ce seulement en ce qui concerne à la fois la cuisson et l’absorption qui en résulte de la saveur de l’offrande dans le récipient que le Miséricordieux est particulier? Si tel est le cas, un four n’aurait pas besoin d’être brisé simplement parce qu’une offrande a été rôtie dans son espace aérien. Ou peut-être que le Miséricordieux est-il particulier au sujet de la cuisson dans le récipient sans absorption de la saveur, et par conséquent, si la viande est rôtie alors qu'elle est suspendue dans ce four, le récipient doit quand même être brisé?
בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: תְּלָאוֹ בַּאֲוִיר תַּנּוּר, מַהוּ? אַבִּישּׁוּל וּבִילּוּעַ הוּא דְּקָפֵיד רַחֲמָנָא, אוֹ דִילְמָא אַבִּישּׁוּל בְּלֹא בִּילּוּעַ?
Rava a dit: Venez entendre une preuve, déduite de la mishna: Qu'il s'agisse d'un récipient en cuivre dans lequel on fait cuire la viande d'une offrande ou que ce soit d'un récipient dans lequel on verse la viande bouillante d'une offrande, le récipient en terre cuite doit être brisé. Par conséquent, le récipient doit être brisé même si la viande n'y a pas été cuite mais seulement absorbée dans ses parois, ce qui indique que même si la cuisson et l'absorption ne se produisent pas ensemble, un seul des deux devrait suffire pour nécessiter le bris du récipient.
אָמַר רָבָא, תָּא שְׁמַע: אֶחָד שֶׁבִּישֵּׁל בּוֹ וְאֶחָד שֶׁעֵירָה לְתוֹכוֹ רוֹתֵחַ.
La Guemara rejette la preuve: La halakha dans le cas de l'absorption de l'arôme dans un récipient en terre cuite sans cuire la viande dans ce récipient, comme dans le cas du versement, ne nous a pas été posée comme un dilemme. Si l'offrande bouillante a été versée dans un récipient, celui-ci doit certainement être brisé, car la faïence ne libère jamais complètement tout ce qu'elle a absorbé. Lorsqu'un scénario nous a été présenté comme un dilemme, il s'agissait de cuire de la viande dans le récipient sans absorption de la saveur par ce récipient, comme dans le cas du rôtissage de viande en suspension. Dans un tel cas, qu’est-ce que la halakha?
בִּלּוּעַ בְּלֹא בִּישּׁוּל – לָא קָמִיבַּעְיָא לַן. כִּי קָמִיבַּעְיָא לַן – בִּישּׁוּל בְּלֹא בִּילּוּעַ, מַאי?
La Guemara suggère: Venez entendre une preuve, déduite de ce que dit Rav Nahman et que Rabba bar Avuh dit: Le four du Temple était fait de métal. Et si vous pensez qu'en ce qui concerne la cuisson dans un récipient sans absorption, le Miséricordieux n'est pas particulier et ne nécessite pas de briser un récipient utilisé de cette manière, alors le four doit être en terre cuite. La Guemara rejette cette preuve: Puisqu'il existe des restes d'offrandes dont la cuisson est effectuée dans le four, et qu'il y a à la fois cuisson et absorption dans le four, puisque les restes des offrandes seraient cuits directement sur les parois du four, pour cette seule raison le four devrait être brisé s'il était en terre cuite. Nous le façonnons donc en métal.
תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: תַּנּוּר שֶׁל מִקְדָּשׁ – שֶׁל מַתֶּכֶת הָיָה. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ בִּישּׁוּל בְּלֹא בִּלּוּעַ לָא קָפֵיד, נֶיעְבֵּיד שֶׁל חֶרֶס! כֵּיוָן דְּאִיכָּא שְׁיָרֵי מְנָחוֹת דַּאֲפִיָּיתָן בַּתַּנּוּר, וְאִיכָּא בִּישּׁוּל וּבִילּוּעַ, עָבְדִינַן שֶׁל מַתֶּכֶת.
§ La Guemara raconte: Il y avait un certain four dont les murs et le sol étaient enduits de graisse animale. Rabba bar Ahilai a interdit pour toujours de manger du pain cuit dans ce four, et il a même interdit de manger le pain avec du sel seul, de peur que l'on vienne le manger avec du kutaḥ, un plat à base de lait, d'eau, de sel et de chapelure. Selon Rabba bar Ahilai, le four n’éliminera jamais complètement la graisse.
הָהוּא תַּנּוּרָא דִּאטְחוֹ בֵּהּ טִיחְיָיא, אַסְרַהּ רַבָּה בַּר אֲהִילַיי לְמֵיכְלַהּ לְרִיפְתָּא לְעוֹלָם וַאֲפִילּוּ בְּמִילְחָא, דִּילְמָא אָתֵי לְמֵיכְלַהּ בְּכוּתָּחָא.
La Guémara élève une objection à ce sujet de la part d'une baraïta: En ce qui concerne la cuisson du pain, on ne peut pas pétrir la pâte avec du lait, et si l'on pétrit néanmoins la pâte avec du lait, tout le pain fait avec cette pâte est interdit, car on pourrait s'habituer au péché. Comme on mange habituellement du pain avec de la viande, on peut aussi manger ce pain avec de la viande et transgresser involontairement l'interdiction de manger de la viande avec du lait.
מֵיתִיבִי: אֵין לָשִׁין אֶת הָעִיסָּה בְּחָלָב, וְאִם לָשׁ – כׇּל הַפַּת כּוּלָּהּ אֲסוּרָה, מִפְּנֵי הֶרְגֵּל עֲבֵירָה.
La baraïta continue: De même, on ne peut pas enduire [tashin] l’intérieur d’un four avec la graisse d’une queue de mouton, car la graisse de la queue a la halakha de la viande. Et si l'on enduit néanmoins le four avec la graisse de la queue, tout le pain qui y est cuit est interdit, jusqu'à ce qu'on allume le four et qu'on brûle cette graisse. Bien entendu, le pain cuit après avoir rallumé le four est autorisé, car le four est considéré comme débarrassé de la graisse de la viande. Par conséquent, la réfutation de l’opinion de Rava bar Ahilai, qui affirme que le four n’élimine jamais complètement la graisse, est en effet une réfutation concluante.
כְּיוֹצֵא בּוֹ – אֵין טָשִׁין אֶת הַתַּנּוּר בְּאַלְיָה, וְאִם טָשׁ – כׇּל הַפַּת כּוּלָּהּ אֲסוּרָה, עַד שֶׁיַּסִּיק אֶת הַתַּנּוּר. תְּיוּבְתָּא דְּרַבָּה בַּר אֲהִילַיי! תְּיוּבְתָּא.
Ravina dit à Rav Ashi: Puisque la déclaration de Rava bar Ahilai a été réfutée de manière concluante, pourquoi Rav dit-il que les marmites utilisées pour le pain au levain doivent être brisées avant la Pâque? Vraisemblablement, le pain au levain pourrait plutôt être brûlé en allumant. Rav Ashi lui dit: Rav interprète cette règle de la baraïta, selon laquelle la graisse peut être brûlée hors du four, comme faisant référence à un four en métal, qui nettoie la graisse lorsqu'elle est allumée. Dans le cas des récipients en terre cuite, un petit bois d'allumage supplémentaire est insuffisant, car l'arôme absorbé ne peut pas être purifié par le feu.
אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: וְכִי מֵאַחַר דְּאִיתּוֹתַב רַבָּה בַּר אֲהִילַיי, אַמַּאי אָמַר רַב: קְדֵירוֹת בְּפֶסַח יִשָּׁבְרוּ? אֲמַר לֵיהּ: רַב מוֹקֵי לַהּ הָהִיא בְּשֶׁל מַתֶּכֶת.
Zevachim 95b
100%
זבחים צ״ה במַסֶּכֶת זְבָחִים