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Traité Zevachim

90a

Étude de Zevachim 90a

Étude de la Guémara 90a

Guémara
Et on n'est pas susceptible de recevoir du karet pour eux en raison de l'interdiction de manger du piggul ou du notar, ou de manger de la chair alors qu'il est rituellement impur. Toutes ces interdictions ne s’appliquent que si les portions sacrificielles sont par ailleurs propres au sacrifice. Le rabbin Akiva dit que celui qui en profite est passible d'une mauvaise utilisation des biens consacrés, et que quelqu'un est passible de recevoir du karet pour les manger en raison des interdictions du piggul, du notar ou de la participation à la chair alors qu'il est rituellement impur.
וְאֵין חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם פִּיגּוּל נוֹתָר וְטָמֵא; רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: מוֹעֲלִין בָּהֶן, וְחַיָּיבִין עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם פִּיגּוּל נוֹתָר וְטָמֵא.
La Guemara explique: Quoi, n'est-il pas exact de dire qu'ils ne sont pas d'accord à propos d'un cas où, après avoir retiré les portions à brûler de la cour du Temple, on les a ensuite ramenées dans la cour avant l'aspersion du sang? Et si tel est le cas, c’est précisément sur ce point qu’ils ne sont pas d’accord: comme un sage, Rabbi Eliezer, soutient que les portions sont disqualifiées en quittant la cour, et un autre sage, Rabbi Akiva, soutient que les portions ne sont pas disqualifiées en quittant la cour.
מַאי, לָאו בְּדַהֲדַר עַיְּילִינְהוּ פְּלִיגִי? וּבְהָא פְּלִיגִי: דְּמָר סָבַר מִיפַּסְלִי בְּיוֹצֵא, וּמָר סָבַר לָא מִיפַּסְלִי בְּיוֹצֵא.
La Guemara rejette cette affirmation: Rav Pappa a dit que dans le cas où, après avoir retiré ces portions de la cour du Temple, on les avait ramenées dans la cour avant l'aspersion du sang, tout le monde était d'accord sur le fait qu'elles étaient aptes. Et ici, ils ne sont pas d'accord en ce qui concerne le cas où ces portions se trouvent à l'extérieur de la cour lorsque le sang est aspergé sur l'autel. Et ils ne sont pas d'accord sur le point suivant: comme un sage, Rabbi Eliezer, soutient que l'aspersion du sang n'est pas efficace en ce qui concerne les portions qui ont été retirées de la cour, c'est-à-dire qu'elle ne les rend pas aptes, et un sage, Rabbi Akiva, soutient que l'aspersion du sang est efficace en ce qui concerne les portions qui ont été retirées de la cour, c'est-à-dire qu'elle les rend aptes.
אָמַר רַב פָּפָּא: בְּדַהֲדַר עַיְּילִינְהוּ – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי; וְהָכָא בִּדְאִיתַנְהוּ אַבָּרַאי פְּלִיגִי, וּבְהָא פְּלִיגִי: דְּמָר סָבַר אֵין זְרִיקָה מוֹעֶלֶת לַיּוֹצֵא, וּמָר סָבַר זְרִיקָה מוֹעֶלֶת לַיּוֹצֵא.
La Guemara conteste: Mais la déclaration du Rav Pappa ici contredit apparemment son affirmation concernant les deux pains apportés avec les deux moutons lors de la fête de Shavouot. L'aspersion du sang des brebis rend ces deux pains propres à la consommation des prêtres, et le différend entre Rabbi Eliezer et Rabbi Akiva s'applique également dans ce cas. La Guemara précise: Rav Pappa est celui qui a dit qu'en ce qui concerne une situation où les deux pains se trouvent à l'extérieur de la cour du Temple lorsque le sang des deux moutons est aspergé sur l'autel, tout le monde, même Rabbi Akiva, est d'accord que l'aspersion ne rend pas les deux pains adaptés, et donc si quelqu'un les mange, il n'est pas susceptible de recevoir du karet en raison de l'interdiction de manger du piggul. Au contraire, les tanna’im ne sont pas d’accord en ce qui concerne le cas où l’on rapportait les pains dans la cour du Temple avant l’aspersion du sang.
וְהָא רַב פָּפָּא הוּא דְּאָמַר: בִּדְאִיתַנְהוּ אַבָּרַאי – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי, בִּדְעַיְּילִינְהוּ לְגַוַּואי פְּלִיגִי!
La Guemara répond: Cette déclaration de Rav Pappa s'applique uniquement aux deux pains, car ils ne font pas partie de l'offrande elle-même. Mais en ce qui concerne les portions sacrificielles, qui font partie de l'offrande elle-même, tout le monde s'accorde à dire qu'elles sont rendues aptes si elles se trouvent dans la cour du Temple au moment où le sang est aspergé sur l'autel. Rabbi Eliezer et Rabbi Akiva ne sont en désaccord que sur le cas où ils se trouvent à l'extérieur de la cour du Temple lorsque le sang est aspergé sur l'autel.
הָנֵי מִילֵּי גַּבֵּי שְׁתֵּי לֶחֶם – דְּלָאו גּוּפֵיהּ דְּזִיבְחָא; אֲבָל אֵימוּרִין, דְּגוּפֵיהּ דְּזִיבְחָא הוּא – בִּדְאִיתַנְהוּ אַבָּרַאי פְּלִיגִי.
§ La Michna enseigne: Les offrandes d'oiseaux précèdent les offrandes de repas car ce sont des types dont le sang est présenté, et l'expiation est effectuée par le sang. Les défis de la GUEMARA: Au contraire, les offrandes de repas doivent précéder les offrandes d'oiseaux, car elles sont sacrifiées à la fois comme offrandes communes et comme offrandes individuelles, alors qu'il n'y a pas d'offrandes communes d'oiseaux. La Guemara explique: Néanmoins, le fait que les offrandes d'oiseaux soient des types dont le sang est aspergé est d'une plus grande importance.
עוֹפוֹת קוֹדְמִין כּוּ׳. אַדְּרַבָּה – מְנָחוֹת קוֹדְמוֹת, שֶׁכֵּן יֶשְׁנָן בְּצִבּוּר כְּבַיָּחִיד! אֲפִילּוּ הָכִי, מִינֵי דָמִים עֲדִיפִי.
La Michna enseigne en outre: L'offrande de repas d'un pécheur précède une offrande de repas volontaire. Les défis de la GUEMARA: Au contraire, une offrande volontaire de repas doit précéder l'offrande de repas d'un pécheur, car elle nécessite de l'huile et de l'encens. La Guemara explique: Même ainsi, l'offrande de repas d'un pécheur, qui vient en raison d'un péché, est d'une plus grande importance, car elle effectue l'expiation.
מִנְחַת חוֹטֵא כּוּ׳. אַדְּרַבָּה – מִנְחַת נְדָבָה קוֹדֶמֶת, שֶׁכֵּן טְעוּנָה שֶׁמֶן וּלְבוֹנָה! אֲפִילּוּ הָכִי, מִנְחַת חוֹטֵא הַבָּאָה עַל חֵטְא עֲדִיפָא, דִּמְכַפֶּרֶת.
§ Un dilemme a été soulevé devant les Sages: Concernant l'offrande de repas d'une sota, une femme soupçonnée par son mari d'avoir commis un adultère, et une offrande de repas volontaire apportée par quelqu'un en même temps, laquelle des deux précède l'autre? L’offrande volontaire de repas est-elle prioritaire, car elle nécessite de l’huile et de l’encens? Ou peut-être que l’offrande de repas d’un sota est prioritaire, car elle vient clarifier la transgression de la femme, dans le cadre du rite accompli avec un sota.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: מִנְחַת סוֹטָה וּמִנְחַת נְדָבָה, אֵיזוֹ מֵהֶן קוֹדֶמֶת? מִנְחַת נְדָבָה קָדְמָה – שֶׁכֵּן טְעוּנָה שֶׁמֶן (אוֹ) וּלְבוֹנָה, אוֹ דִלְמָא מִנְחַת סוֹטָה קָדְמָה – שֶׁכֵּן בָּאָה לְבָרֵר עָוֹן?
La Guemara suggère: Venez et écoutez, comme le dit la mishna, que l'offrande de repas d'un pécheur précède une offrande de repas volontaire. On peut en déduire que seule l’offrande de repas d’un pécheur précède une offrande de repas volontaire, mais pas l’offrande de repas d’un sota. La Guemara rejette cette preuve: la Michna enseigne-t-elle que l'offrande de repas d'un pécheur a la priorité en raison du fait qu'elle effectue l'expiation? La Michna enseigne: En raison du fait que cela vient à cause d'un péché, et l'offrande de repas d'une sota vient également à cause d'un péché, car elle s'est isolée avec un autre homme.
תָּא שְׁמַע: מִנְחַת חוֹטֵא קוֹדֶמֶת לְמִנְחַת נְדָבָה. מִנְחַת חוֹטֵא הוּא דְּקָדְמָה לְמִנְחַת נְדָבָה, הָא מִנְחַת סוֹטָה – לָא! מִי קָתָנֵי ״מִפְּנֵי שֶׁהִיא מְכַפֶּרֶת״?! ״מִפְּנֵי שֶׁהִיא בָּאָה עַל חֵטְא״ קָתָנֵי, וְהָא נָמֵי בָּאָה עַל חֵטְא.
La Guemara suggère en outre: Venez entendre la déclaration d'une baraïta: Cette offrande de repas précède cette offrande de repas, car cette offrande de repas vient du blé, et cette offrande de repas vient de l'orge. Quoi, cette baraïta ne fait-elle pas référence à la préséance d'une offrande de repas volontaire sur l'offrande de repas d'un sota? La Guemara rejette également cette preuve: Non, la baraïta fait référence à la préséance de l'offrande alimentaire d'un pécheur sur l'offrande alimentaire d'un sota.
תָּא שְׁמַע: זוֹ קוֹדֶמֶת לָזוֹ, שֶׁזּוֹ בָּאָה מִן הַחִיטִּין וְזוֹ בָּאָה מִן הַשְּׂעוֹרִין. מַאי, לָאו מִנְחַת נְדָבָה לְמִנְחַת סוֹטָה? לָא, מִנְחַת חוֹטֵא לְמִנְחַת סוֹטָה.
La Guemara répond: Si la baraïta fait référence à l'offrande de repas d'un pécheur, pourquoi sa préséance sur l'offrande de repas d'un sota dérive-t-elle du fait que l'offrande de repas d'un pécheur provient du blé, alors que l'offrande de repas d'un sota est apportée de l'orge? Je pourrais déduire la préséance de l'offrande de repas du pécheur du fait que l'offrande de repas d'un pécheur effectue l'expiation et que l'offrande de repas d'un sota n'effectue pas l'expiation.
תִּיפּוֹק לִי דְּהָא מְכַפְּרָא וְהָא לָא מְכַפְּרָא!
La Guemara répond: À quoi fait référence la baraïta? Cela fait-il référence à la préséance d'une offrande de repas volontaire sur l'offrande de repas d'un sota? Si tel est le cas, je pourrais déduire sa préséance du fait que cette offrande volontaire de repas nécessite de l'huile et de l'encens et que l'offrande de repas d'un sota ne nécessite ni huile ni encens. Au contraire, on ne peut rien prouver par l’omission d’une explication alternative, car quelle que soit la manière dont on interprète la baraïta, elle cite clairement l’une des deux raisons suivantes.
וְאֶלָּא מַאי, מִנְחַת נְדָבָה? תִּיפּוֹק לִי דְּזוֹ טְעוּנָה שֶׁמֶן וּלְבוֹנָה, וְזוֹ אֵינָהּ טְעוּנָה שֶׁמֶן וּלְבוֹנָה! אֶלָּא חַד מִתְּרֵי טַעְמֵי [נָקֵיט].
Zevachim 90a
100%
זבחים צ׳ אמַסֶּכֶת זְבָחִים