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Traité Zevachim

55a

Étude de Zevachim 55a

Étude de la Guémara 55a

Guémara
GUEMARA : D'où tirons-nous que les offrandes de paix communes, c'est-à-dire les deux moutons apportés à Chavouot, nécessitent d'être abattues au nord de la cour du Temple? La Guemara répond: Comme Rabba bar Rav Ḥanan l'a enseigné avant Rava: Le passage de la Torah traitant des offrandes de Chavouot déclare: « Et vous offrirez un bouc en sacrifice d'expiation, et deux agneaux de première année en sacrifice de paix » (Lévitique 23: 19). Les offrandes de paix sont juxtaposées à l’offrande pour le péché. Tout comme le sacrifice pour le péché doit être immolé au nord de la cour du Temple, de même, les offrandes de paix communautaires doivent être immolées au nord de la cour du Temple.
גְּמָ׳ מְנָא לַן דְּבָעֵי צָפוֹן? דְּתָנֵי רַבָּה בַּר רַב חָנָן קַמֵּיהּ דְּרָבָא: ״וַעֲשִׂיתֶם שְׂעִיר עִזִּים אֶחָד לְחַטָּאת״ – מָה חַטָּאת בַּצָּפוֹן, אַף שַׁלְמֵי צִבּוּר בַּצָּפוֹן.
Rava lui dit: Mais d'où vient l'obligation d'égorger une offrande pour le péché au nord de la cour du Temple? Il est dérivé de sa juxtaposition avec un holocauste, comme le dit le verset: « Parle à Aaron et à ses fils, et dis: Telle est la loi du sacrifice pour le péché: C'est dans le lieu où l'on égorge l'holocauste que le sacrifice pour le péché sera égorgé devant l'Éternel; c'est une chose très sainte » (Lévitique 6: 18). Dans le domaine des matières consacrées, une matière issue d’une juxtaposition peut-elle alors enseigner sa halakha via une juxtaposition? La Guemara (49b) démontre que ce n’est pas possible.
אֲמַר לֵיהּ רָבָא: וְכִי חַטָּאת מֵהֵיכָן לָמְדָה – מֵעוֹלָה; דָּבָר הַלָּמֵד בְּהֶיקֵּשׁ חוֹזֵר וּמְלַמֵּד בְּהֶיקֵּשׁ?!
Rava explique: Au contraire, la source selon laquelle les offrandes de paix communautaires doivent être immolées dans le nord de la cour du Temple dérive de celle que Rav Mari, fils de Rav Kahana, enseigne: Le verset déclare: « Au jour de votre joie, aux moments fixés et à vos nouvelles lunes, vous sonnerez des trompettes sur vos holocaustes et sur vos offrandes de paix; et elles vous serviront de mémorial devant votre Dieu: Je suis l'Éternel, votre Dieu. » (Nombres 10:10). Ce verset juxtapose directement les holocaustes avec les offrandes de paix communautaires. Tout comme les holocaustes sont des offrandes de l’ordre le plus sacré, les offrandes de paix communautaires sont également des offrandes de l’ordre le plus sacré. En outre, tout comme un holocauste doit être immolé au nord de la cour du Temple, de même, les offrandes de paix communautaires doivent être immolées au nord de la cour du Temple.
אֶלָּא מִדְּתָנֵי רַב מָרִי בְּרֵיהּ דְּרַב כָּהֲנָא: ״עַל עֹלֹתֵיכֶם וְעַל זִבְחֵי שַׁלְמֵיכֶם״ – מָה עוֹלָה קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, אַף זִבְחֵי שַׁלְמֵי צִבּוּר קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים; מָה עוֹלָה בַּצָּפוֹן, אַף זִבְחֵי שַׁלְמֵי צִבּוּר בַּצָּפוֹן.
La Guemara demande: Quelle halakha la première juxtaposition entre les offrandes de paix communautaires et l’offrande pour le péché du bouc vient-elle enseigner? La Guemara répond: Elle enseigne que les halakhot des offrandes de paix communautaires sont comme les halakhot d'une offrande pour le péché. Tout comme le sacrifice d’expiation est consommé uniquement par les prêtres de sexe masculin, de même, les offrandes de paix communautaires sont consommées uniquement par les prêtres de sexe masculin.
אֶלָּא הֶיקֵּשָׁא קַמָּא לְמַאי אֲתָא? כִּי חַטָּאת – מָה חַטָּאת אֵינָהּ נֶאֱכֶלֶת אֶלָּא לְזִכְרֵי כְהוּנָּה, אַף זִבְחֵי שַׁלְמֵי צִבּוּר לְזִכְרֵי כְהוּנָּה.
Abaye dit à Rava: Si tel est le cas, alors en ce qui concerne le bélier d'un nazirite, à propos duquel il est écrit dans le verset: « Et il présentera son offrande à l'Éternel, un agneau de première année sans défaut pour l'holocauste, et une brebis de première année sans défaut pour le sacrifice d'expiation, et un bélier sans défaut pour le sacrifice de paix » (Nombres 6: 14), de même dirons-nous que la Torah a-t-il juxtaposé le bélier du naziréen avec une offrande pour le péché d’un naziréen pour enseigner que, tout comme une offrande pour le péché n’est mangée que par les prêtres mâles, de même le bélier d’un naziréen est mangé uniquement par les prêtres mâles? Comme le dit la prochaine Michna, le bélier d’un nazirite peut être mangé par tout Juif rituellement pur.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אִי הָכִי, גַּבֵּי אֵיל נָזִיר דִּכְתִיב: ״וְהִקְרִיב אֶת קׇרְבָּנוֹ לַה׳ כֶּבֶשׂ בֶּן שְׁנָתוֹ תָמִים אֶחָד לְעֹלָה, וְכַבְשָׂה אַחַת בַּת שְׁנָתָהּ [תְּמִימָה] לְחַטָּאת, וְאַיִל אֶחָד [תָּמִים] לִשְׁלָמִים״ – הָכִי נָמֵי נֵימָא דְּהִקִּישׁ הַכָּתוּב לְחַטָּאת: מָה חַטָּאת אֵינָהּ נֶאֱכֶלֶת אֶלָּא לְזִכְרֵי כְהוּנָּה, אַף אֵיל נָזִיר נָמֵי אֵינוֹ נֶאֱכָל אֶלָּא לְזִכְרֵי כְהוּנָּה?!
Rava répond: Comment comparer ces cas? Là, à propos du bélier du nazirite, puisqu’il est écrit: « Et le prêtre prendra la patte antérieure du bélier lorsqu’il sera cuit » (Nombres 6: 19), on peut en déduire par déduction que le propriétaire peut manger toutes les parties restantes de l’animal.
הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם, כֵּיוָן דִּכְתִיב ״וְלָקַח הַכֹּהֵן אֶת הַזְּרֹעַ בְּשֵׁלָה מִן הָאַיִל״ – מִכְּלָל דְּכוּלֵּיהּ בְּעָלִים אָכְלִי לֵיהּ.
La Guemara demande: Si tel est le cas, dans tous les cas, la patte antérieure cuite du bélier du naziréen ne doit être mangée que par les prêtres de sexe masculin. La Michna déclare que la patte antérieure cuite peut être mangée par les prêtres, leurs épouses et leurs esclaves. La Guemara le concède: C'est difficile. Sur la base de sa juxtaposition avec l'offrande pour le péché d'un naziréen, la halakha devrait être que seuls les prêtres mâles peuvent la manger, mais ce n'est pas le cas.
זְרוֹעַ בְּשֵׁלָה מִיהָא לָא לִיתְאֲכִיל אֶלָּא לְזִכְרֵי כְהוּנָּה! קַשְׁיָא.
La Guémara propose une autre explication: Et si vous le souhaitez, dites que la patte antérieure du bélier du naziréen est dite sacrée, mais qu’elle n’est pas appelée une offrande de l’ordre le plus sacré. Par conséquent, cela ne peut pas être juxtaposé à l’offrande pour le péché d’un naziréen à cet égard. La Guemara demande: Mais plutôt, en ce qui concerne quelle halakha le bélier du naziréen est-il juxtaposé à l’offrande pour le péché d’un naziréen? Rava dit: Il est juxtaposé pour enseigner que si le nazirite s'est rasé après le sacrifice de l'une des trois offrandes, il a rempli son obligation après coup.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא: קׇדְשֵׁי אִקְּרִי, קׇדְשֵׁי קֳדָשִׁים לָא אִיקְּרוּ. וְאֶלָּא לְמַאי הִלְכְתָא אִיתַּקַּשׁ? אָמַר רָבָא: שֶׁאִם גִּלַּח עַל אֶחָד מִשְּׁלׇשְׁתָּן – יָצָא.
Mishna 1
MISHNA : L’offrande de remerciement et le bélier du nazirite sont des offrandes de moindre sainteté. Leur massacre a lieu n'importe où dans la cour du Temple, et leur sang nécessite deux placements qui sont quatre, et ils sont mangés dans toute la ville de Jérusalem, par toute personne, c'est-à-dire tout Juif rituellement pur, préparés de quelque manière que ce soit, de préparation alimentaire, le jour où l'offrande a été sacrifiée et pendant la nuit qui suit, jusqu'à minuit. Le statut de la part qui leur est séparée et donnée aux prêtres est semblable au leur; mais la part séparée est mangée par les prêtres, par leurs femmes, par leurs enfants et par leurs esclaves.
מַתְנִי' הַתּוֹדָה וְאֵיל נָזִיר, קָדָשִׁים קַלִּים, שְׁחִיטָתָן בְּכׇל מָקוֹם בָּעֲזָרָה, וְדָמָן טָעוּן שְׁתֵּי מַתָּנוֹת שֶׁהֵן אַרְבַּע, וְנֶאֱכָלִין בְּכׇל הָעִיר, לְכׇל אָדָם, בְּכׇל מַאֲכָל, לְיוֹם וָלַיְלָה עַד חֲצוֹת. הַמּוּרָם מֵהֶם כְּיוֹצֵא בָּהֶן, אֶלָּא שֶׁהַמּוּרָם נֶאֱכָל לַכֹּהֲנִים, לִנְשֵׁיהֶם וְלִבְנֵיהֶם וּלְעַבְדֵיהֶם.
Guémara 2
GUEMARA : Les Sages ont enseigné dans une baraïta: Le verset déclare à propos des prêtres: « Vous mangerez dans un lieu pur la poitrine que l'on agite et la cuisse que l'on soulève, vous, vos fils et vos filles avec vous, car elles vous sont données comme votre dû et le dû de vos fils, sur les offrandes de paix des enfants d'Israël » (Lévitique 10: 14). Rabbi Neḥemya dit: Mais ont-ils mangé les premières offrandes, mentionnées dans les deux versets précédents, dans un lieu d'impureté? Les versets précédents font référence au reste de l’offrande de repas, qui devait également être mangée dans un lieu pur.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֶת חֲזֵה הַתְּנוּפָה וְאֵת שׁוֹק הַתְּרוּמָה תֹּאכְלוּ בְּמָקוֹם טָהוֹר״ – אָמַר רַבִּי נְחֶמְיָה: וְכִי רִאשׁוֹנִים בְּטוּמְאָה אֲכָלוּם?!
Par déduction, le mot « pur » dans ce contexte fait plutôt référence à un lieu qui est dans une certaine mesure rituellement impur, mais pur à certains égards. Le prêtre doit manger dans un endroit pur à cause de l'impureté du lépreux, mais il peut s'agir d'un endroit impur à cause de l'impureté d'un homme qui a un écoulement semblable à la gonorrhée [zav]. Et quel endroit est-ce? Il s’agit du camp des Israélites dans le désert et, une fois le Temple construit à Jérusalem, de la ville entière de Jérusalem. Un zav pouvait rester dans ces lieux, mais pas un lépreux. C'est la source de la halakha dans la mishna selon laquelle ces offrandes peuvent être consommées n'importe où à Jérusalem.
אֶלָּא טָהוֹר – מִכְּלָל שֶׁהוּא טָמֵא; טָהוֹר מִטּוּמְאַת מְצוֹרָע, וְטָמֵא מִטּוּמְאַת זָב. וְאֵיזֶה זֶה? זֶה מַחֲנֵה יִשְׂרָאֵל.
La Guemara demande: Mais pourquoi ne pas dire que le mot « pur » fait référence à un lieu qui est pur de l'impureté d'un zav et impur à cause de l'impureté rituelle conférée par un cadavre? Et quel endroit est-ce? Il s’agit du camp des Lévites dans le désert et, une fois le Temple construit à Jérusalem, du Mont du Temple.
וְאֵימָא טָהוֹר מִטּוּמְאַת זָב וְטָמֵא מִטּוּמְאַת מֵת – וְאֵיזֶה זֶה, זֶה מַחֲנֵה לְוִיָּה!
Zevachim 55a
100%
זבחים נ״ה אמַסֶּכֶת זְבָחִים