Et en ce qui concerne tous ceux-ci, dans un cas où ils ont recueilli le sang avec l'intention de l'offrir au-delà de son temps désigné [piggoul] ou hors de son lieu désigné, s'il reste du sang vital dans l'animal, le Cohen apte au service du Temple doit recueillir à nouveau le sang et l'asperger sur l'autel.
וְכוּלָּן שֶׁקִּיבְּלוּ אֶת הַדָּם חוּץ לִזְמַנּוֹ וְחוּץ לִמְקוֹמוֹ – אִם יֵשׁ דַּם הַנֶּפֶשׁ, יַחְזוֹר הַכָּשֵׁר וִיקַבֵּל.
Si le Cohen apte a recueilli le sang dans un récipient et a remis le récipient à une personne impropre, celle-ci doit le rendre au Cohen apte. Si le Cohen a recueilli le sang dans un récipient de sa main droite et l'a passé à sa main gauche, il doit le remettre dans sa main droite. Si le Cohen a recueilli le sang dans un récipient sacré et l'a placé dans un récipient profane, il doit remettre le sang dans un récipient sacré. Si le sang s'est déversé du récipient sur le sol et qu'il l'a ramassé du sol, c'est valide.
קִיבֵּל הַכָּשֵׁר וְנָתַן לַפָּסוּל – יַחְזִיר לַכָּשֵׁר. קִיבֵּל בִּימִינוֹ וְנָתַן לִשְׂמֹאלוֹ – יַחְזִיר לִימִינוֹ. קִיבֵּל בִּכְלִי קֹדֶשׁ וְנָתַן לִכְלִי חוֹל – יַחְזִיר לִכְלֵי קֹדֶשׁ. נִשְׁפַּךְ מִן הַכְּלִי עַל הָרִצְפָּה וַאֲסָפוֹ – כָּשֵׁר.
Si une personne impropre a placé le sang sur la rampe, ou sur le mur de l'autel qui n'est pas en face de la base de l'autel ; ou s'il a placé le sang qui doit être versé au-dessous de la ligne rouge au-dessus de la ligne rouge ; ou le sang qui doit être versé au-dessus de la ligne rouge au-dessous de la ligne rouge ; ou le sang qui doit être versé à l'intérieur du Sanctuaire à l'extérieur du Sanctuaire, ou le sang qui doit être versé à l'extérieur du Sanctuaire à l'intérieur du Sanctuaire — alors, s'il reste du sang vital dans l'animal, le Cohen apte au service du Temple doit recueillir à nouveau le sang et l'asperger sur l'autel.
נְתָנוֹ עַל גַּבֵּי הַכֶּבֶשׁ; שֶׁלֹּא כְּנֶגֶד הַיְסוֹד; נָתַן אֶת הַנִּיתָּנִין לְמַטָּה – לְמַעְלָן; וְאֶת הַנִּיתָּנִין לְמַעְלָן – לְמַטָּה; וְאֶת הַנִּיתָּנִין בִּפְנִים – בַּחוּץ; וְאֶת הַנִּיתָּנִין בַּחוּץ – בִּפְנִים; אִם יֵשׁ דַּם הַנֶּפֶשׁ – יַחְזוֹר הַכָּשֵׁר וִיקַבֵּל.
Guémara
GUEMARA : La Guemara déduit de l'emploi du passé dans la michna : en ce qui concerne tous ceux qui sont impropres au service du Temple et qui ont égorgé, a posteriori, oui, l'égorge est valide. Mais a priori, non, ceux qui sont impropres ne peuvent pas égorger une offrande.
גְּמָ׳ ״שָׁחֲטוּ״ – דִּיעֲבַד אִין, לְכַתְּחִלָּה לָא.
Et la Guemara soulève une contradiction à partir de ce qu'enseigne le midrash halakhique Torat Kohanim : le verset dit à propos d'une holocauste : « Et il égorgera le taureau devant l'Éternel » (Vayikra 1, 5). Le fait que le verset ne stipule pas qu'un Cohen doit égorger l'offrande enseigne que l'égorge est valide si elle est accomplie par un non-Cohen, comme l'affirme la michna : le rite sacrificiel de l'égorge est valide lorsqu'il est accompli par des non-Cohanim, par des femmes, par des esclaves cananéens et par des personnes rituellement impures, et même pour les offrandes du saint des saints. Ou peut-être le terme « et il égorgera » dans le verset ne désigne-t-il que l'égorge par des Cohanim ?
וּרְמִינְהוּ: ״וְשָׁחַט״ – שְׁחִיטָה בְּזָר כְּשֵׁרָה, שֶׁהַשְּׁחִיטָה כְּשֵׁרָה בְּזָרִים וּבְנָשִׁים וּבַעֲבָדִים וּבִטְמֵאִים. וַאֲפִילּוּ בְּקׇדְשֵׁי קָדָשִׁים. אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בַּכֹּהֲנִים?
Tu peux répondre : d'où es-tu venu à l'idée que le verset ne désigne qu'un Cohen ? C'est du fait qu'il est dit à Aaron : « Et toi et tes fils avec toi garderez votre sacerdoce pour tout ce qui concerne l'autel » (Bamidbar 18, 7).
אָמַרְתָּ: וְכִי מֵאַיִן בָּאתָה – מִכְּלָל שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאַתָּה וּבָנֶיךָ אִתְּךָ תִּשְׁמְרוּ אֶת כְּהֻנַּתְכֶם לְכׇל דְּבַר הַמִּזְבֵּחַ״;
On aurait pu penser que telle est la halakha même pour l'égorge, que seuls les Cohanim sont aptes à égorger une offrande. Le verset dit donc : « Et il égorgera le taureau devant l'Éternel, et les fils d'Aaron, les Cohanim, présenteront [vehikrivu] le sang » (Vayikra 1, 5), d'où l'on infère que spécifiquement à partir de la réception du sang, c'est une mitsva exclusive du sacerdoce. Cela enseigne que le rite de l'égorge est valide a priori s'il est accompli par toute personne. Cela contredit la déduction de la michna selon laquelle l'égorge d'une offrande par un non-Cohen n'est valide qu'a posteriori.
יָכוֹל אַף בִּשְׁחִיטָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְשָׁחַט אֶת בֶּן הַבָּקָר לִפְנֵי ה׳ וְהִקְרִיבוּ וְגוֹ׳״ – מִקַּבָּלָה וְאֵילָךְ מִצְוַת כְּהוּנָּה; לִימֵּד עַל הַשְּׁחִיטָה שֶׁכְּשֵׁרָה בְּכׇל אָדָם.
La Guemara répond : il en est de même qu'a priori aussi il est permis à ceux qui sont impropres au service du Temple d'égorger une offrande. Mais parce que la michna veut enseigner à propos des rituellement impurs qu'ils ne peuvent pas égorger une offrande a priori, en raison d'un décret rabbinique de peur qu'ils touchent la chair et la rendent rituellement impure, la michna a donc enseigné cette halakha avec l'expression au passé : qui ont égorgé, c'est-à-dire a posteriori.
הוּא הַדִּין דַּאֲפִילּוּ לְכַתְּחִילָּה נָמֵי; וּמִשּׁוּם דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנָא טְמֵאִים – דִּלְכַתְּחִילָּה לָא, גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִגְּעוּ בַּבָּשָׂר; תְּנָא: ״שֶׁשָּׁחֲטוּ״.
La Guemara demande : et dans le cas d'une personne rituellement impure qui a accompli l'égorge, est-ce permis même a posteriori ? Et on peut soulever une contradiction à partir de ce qu'enseigne le midrash : la Torah énonce deux directives consécutives : « Et il posera sa main sur la tête de l'holocauste… Et il égorgera le taureau devant l'Éternel » (Vayikra 1, 4-5). Cette juxtaposition indique que les deux directives renvoient au même individu, ce qui enseigne que, de même que l'imposition des mains sur la tête d'une offrande ne peut être accomplie que par des personnes rituellement pures, l'égorge aussi ne peut être accomplie que par des personnes rituellement pures. La Guemara répond : par la loi rabbinique, une personne impure est interdite d'égorger une offrande de peur qu'elle touche la chair de l'offrande, mais par la loi de la Torah, l'égorge est valide.
וְטָמֵא דִּיעֲבַד שַׁפִּיר דָּמֵי?! וּרְמִינְהוּ: ״וְסָמַךְ... וְשָׁחַט״ – מָה סְמִיכָה בִּטְהוֹרִים, אַף שְׁחִיטָה בִּטְהוֹרִים! מִדְּרַבָּנַן.
La Guemara demande : qu'est-ce qui différencie l'imposition des mains, qui ne peut être accomplie que par des personnes rituellement pures même par la loi de la Torah ? C'est qu'il est écrit : « Devant l'Éternel », ce qui renvoie à la cour du Temple, et une personne impure ne peut pas entrer dans la cour du Temple. Pour l'égorge aussi, n'est-il pas écrit : « Devant l'Éternel » (Vayikra 1, 5) ? Comment une personne rituellement impure pourrait-elle entrer dans la cour du Temple pour égorger une offrande ? La Guemara répond : c'est possible, dans un cas où il fabrique un long couteau, se tient à l'extérieur de la cour du Temple et égorge l'offrande qui se trouve à l'intérieur de la cour.
מַאי שְׁנָא סְמִיכָה, דִּכְתִיב: ״לִפְנֵי ה׳״; שְׁחִיטָה נָמֵי, הָכְתִיב: ״לִפְנֵי ה׳״! אֶפְשָׁר דְּעָבֵיד סַכִּין אֲרוּכָּה וְשָׁחֵיט.
La Guemara demande : pour l'imposition des mains aussi, c'est possible, dans un cas où il introduit ses mains dans la cour du Temple et les pose sur la tête de l'offrande. La Guemara répond : le tanna est d'avis qu'une entrée partielle, dans laquelle seule une partie du corps entre dans la cour du Temple, est appelée entrée. Par conséquent, une personne impure ne peut pas introduire même une partie de son corps, comme ses mains, dans la cour du Temple.
סְמִיכָה נָמֵי – אֶפְשָׁר דִּמְעַיֵּיל יְדֵיהּ וְסָמֵיךְ. קָסָבַר בִּיאָה בְּמִקְצָת שְׁמָהּ בִּיאָה.
Rav Hisda a enseigné la baraïta en sens inverse : « Et il posera sa main sur la tête de l'holocauste… et il égorgera le taureau » (Vayikra 1, 4-5) enseigne que, de même que l'égorge ne peut être accomplie que par des personnes rituellement pures, l'imposition des mains ne peut être accomplie que par des personnes rituellement pures. La Guemara demande : qu'est-ce qui différencie l'égorge, qui ne peut être accomplie que par des personnes rituellement pures ? C'est qu'il est écrit à son sujet : « Devant l'Éternel », ce qui renvoie à la cour du Temple, et une personne rituellement impure ne peut pas entrer dans la cour du Temple.
רַב חִסְדָּא מַתְנִי אִיפְּכָא: ״וְסָמַךְ... וְשָׁחַט״ – מָה שְׁחִיטָה בִּטְהוֹרִין, אַף סְמִיכָה בִּטְהוֹרִין. מַאי שְׁנָא שְׁחִיטָה? דִּכְתִיב: ״לִפְנֵי ה׳״,
Rachi
וכולן - הפסולין:,שקיבלו הדם - על מנת לאכול ולהקטיר חוץ לזמנו או חוץ למקומו:,אם יש דם הנפש - עוד בבהמה יחזור הכשר ויקבל ויזרוק הכשר שאין מחשבתן של אלו פוסלתן בקבלה לפי שאין ראויין לה ואין מחשבה פוסלת אלא במי שראוי לעבודה דכתיב המקריב אותו לא יחשב (ויקרא ז׳:י״ח) בראוי להקרבה הכתוב מדבר:
יחזיר לכשר - דלא מיפסיל בהכי ובפרק [ראשון] (דף יד:) שנינן לה למאן דאית ליה הולכה שלא ברגל שמה הולכה למר כדאית ליה ולאידך כדאית ליה:
נתנו - הפסול על גבי הכבש או שלא כנגד היסוד כו':,יחזור הכשר ויקבל - אי סבירא לן דפסול עושה שיריים אשמעינן האי תנא דשלא במקומו לאו כמקומו דמי לפיכך לא עשאן שיריים ואי סבירא ליה דשלא במקומו כמקומו דמי והויא לה זריקה גמורה באדם פסול אשמעינן דאין פסול עושה שיריים:
גמ' ה"ג ורמינהו ושחט שחיטה בזר כשרה - מדלא כתיב ושחט הכהן:
וכי מאין באת - לומר שצריכה כהונה והלא לא נאמר בה כהן:
והקריבו הכהנים - ומדכתיב בקבלה כהונה ובשחיטה לא כתיב לימד על השחיטה שכשרה בזר:
מה סמיכה בטהורים - כדמפרש לקמיה:,מדרבנן - שמא יגעו בבשר:
מאי שנא סמיכה - דבטהורים מדאורייתא: ,דכתיב לפני ה' - ושחט את בן הבקר לפני ה' וכיון דבעינן תיכף לסמיכה שחיטה אין סמיכה מבחוץ ושחיטה מבפנים אלא אף הסמיכה בפנים ואין טמא נכנס לעזרה:
Tossafot
ת"ל והקריבו מקבלה ואילך מצות כהונה - ואם תאמר תיפוק ליה מהיקישא דסמיכה ושחיטה דמה סמיכה בזרים אף שחיטה בזרים כדדריש ר"ש בריש הקומץ רבה (מנחות יט.) וי"ל דאי לאו דרשא דהכא הוה ממעטינן שחיטה מדכתיב תשמרו את כהונתכם דמשמע אפי' שחיטה בכלל ואע"ג דאיצטריך לן לעיל ספ"ק (דף יג.) והקריבו בני אהרן הכהנים לגז"ש שתהא בכהן כשר ובכלי שרת מ"מ דריש מיניה שפיר מקבלה ואילך מצות כהונה:
מאי שנא סמיכה דבטהורים דכתיב לפני ה' - פי' בקונטרס דהיינו מדכתיב ושחט את בן הבקר לפני ה' וכיון דבעינן תיכף לסמיכה שחיטה אין סמיכה מבחוץ ושחיטה מבפנים אלא אף הסמיכה מבפנים ואין טמא נכנס לעזרה והקשה הרב רבי יעקב דאורלינ"ש דבפ' בתרא (דף) משמע דכתיב בסמיכה גופה לפני ה' דקאמר דאין סמיכה בבמה משום דכתיב לפני ה' ואי לא כתב בה לפני ה' אלא מקרא דשחיטה הא שחיטה גופה ישנה בבמה והתם פירש בקונטרס דהיינו קרא דכתיב בפר כהן משיח לפני ה' וסמך ומיהו לקמן בשמעתין (זבחים דף לג.) משמע כפירוש הקונט' דהכא דפריך למאן דאמר תיכף לסמיכה שחיטה לאו דאורייתא מדתניא וסמך ושחט מה סמיכה בטהורים אף שחיטה בטהורים ואי אמרת לאו דאורייתא בטמאין נמי משכחת לה משמע בהדיא דלא ידעינן סמיכה לפני ה' אלא משום דתיכף לסמיכה שחיטה וצריך לדחוק ההוא דלקמן דפ' בתרא (גם זה שם) ומיהו יש ליישב ההיא דלקמן בשמעתין משום ההיא סוגיא כמאן דאמר ביאה במקצת לאו שמה ביאה דאי משום לפני ה' אפשר דמעייל ידיה וסמיך אבל אי אמרת תיכף לסמיכה שחיטה לא אפשר דמרחק צפון מיהו וסמך ושחט דכתיב גבי עולה דטעונה צפון דריש בתורת כהנים בפרשת ויקרא מה סמיכה בטהורים אף שחיטה בטהורים ובהדיא דריש התם מקרא דלעיל דכתיב יקריב אותו לרצונו לפני ה' וסמך מדכתיב ממש וסמך אצל לפני ה' דריש לפני ה' ולא כפי' הקונטרס דפרק בתרא דדריש לה מקרא אחרינא דפר כהן משיח תדע דמפר כהן משיח היכי מצי למילף שאר סמיכות לפני ה' שאני התם דקדושה חמורה היא חטאות הפנימיות:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.