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Traité Zevachim

25b

Étude de Zevachim 25b

Étude de la Guémara 25b

Guémara
Les veines de l'offrande dans le vase, afin que tout le sang s'y vide. Il a également été dit: Rav Asi dit que Rabbi Yohanan dit: Les veines doivent voir l'espace aérien du navire.
וְרִידִין לְתוֹךְ הַכְּלִי. אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַב אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וְרִידִין צָרִיךְ שֶׁיִּרְאוּ אֲוִיר כְּלִי.
§ Le rabbin Asi a soulevé un dilemme devant le rabbin Yohanan: si le prêtre collectait le sang et que le fond du bol se brisait avant que le sang n'atteigne l'espace aérien du bol, quelle est la halakha? Le sang qui entre dans l'espace aérien d'un bol et qui ne lui permettra finalement pas de s'y déposer est-il néanmoins considéré comme s'il s'était déposé à l'intérieur du récipient, de sorte que lorsqu'il s'écoule par la fente, il est considéré comme ayant déjà été collecté dans le bol? Si tel est le cas, il reste apte à l’arrosage. Ou bien n’est-il pas considéré comme s’il s’était déposé, mais plutôt comme s’étant répandu directement du cou de l’animal sur le sol et donc disqualifié?
בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי אַסִּי מֵרַבִּי יוֹחָנָן: הָיָה מְקַבֵּל, וְנִפְחֲתוּ שׁוּלֵי מִזְרָק עַד שֶׁלֹּא הִגִּיעַ דָּם לַאֲוִיר – מַהוּ? אֲוִיר שֶׁאֵין סוֹפוֹ לָנוּחַ – כְּמוּנָּח דָּמֵי, אוֹ לָא כְּמוּנָּח דָּמֵי?
Rabbi Yohanan lui dit: Tu as appris la réponse dans une baraïta: En ce qui concerne un tonneau placé sous un tuyau pour récupérer l'eau qui en coule, l'eau qui a déjà coulé à l'intérieur du tonneau et celle qui est encore à l'extérieur mais sur le point de tomber dedans ne sont pas propres à être utilisées comme eau de purification, qui purifie celui qui contracte les impuretés d'un cadavre. L’eau de purification doit être de l’eau courante, et la totalité de cette eau est considérée comme ayant été collectée dans le baril. Mais si l'on joint l'embouchure du tonneau au tuyau, l'eau qui est à l'intérieur du tonneau est impropre, mais l'eau qui est encore à l'extérieur est bonne, même si elle finira par tomber dedans, puisqu'elle est encore dans le tuyau et n'est pas considérée comme étant au-dessus de l'espace aérien du tonneau. On peut déduire de la baraïta que tout liquide qui pénètre dans l’espace aérien d’un navire est considéré comme y ayant été collecté.
אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵיתוּהָ: חָבִית שֶׁמּוּנַּחַת תַּחַת הַזִּינּוּק – מַיִם שֶׁבְּתוֹכָהּ וְשֶׁבְּחוּצָה לַהּ, פְּסוּלִין. צֵירַף פִּיהָ לַזִּינּוּק – מַיִם שֶׁבְּתוֹכָהּ פְּסוּלִין, וְשֶׁבְּחוּצָה לָהּ כְּשֵׁירִין.
La Guemara rejette ceci: Quelle est cette comparaison? Le rabbin Asi soulève un dilemme devant le rabbin Yoḥanan concernant le cas où un objet entre dans l’espace aérien d’un navire qui ne lui permettra finalement pas de s’installer à l’intérieur, et le rabbin Yoḥanan résout le dilemme en citant un cas où l’objet entre dans l’espace aérien d’un navire qui lui permettra finalement de s’installer à l’intérieur.
הַאי מַאי בָּעֵי מִינֵּיהּ – אֲוִיר שֶׁאֵין סוֹפוֹ לָנוּחַ; וְקָא פָשֵׁט לֵיהּ אֲוִיר שֶׁסּוֹפוֹ לָנוּחַ!
La Guemara répond: Rabbi Asi soulève deux dilemmes devant Rabbi Yohanan: Premièrement, quelle est la halakha concernant un objet qui ne s'immobilisera pas dans le récipient? Deuxièmement, si vous dites qu'un objet qui entre dans l'espace aérien d'un navire et ne lui permettra finalement pas de s'installer à l'intérieur n'est pas considéré comme s'il s'est déposé à l'intérieur du navire, quelle est la halakha concernant un objet qui entre dans l'espace aérien d'un navire et lui permettra finalement de s'installer à l'intérieur?
תַּרְתֵּי קָא בָעֵי מִינֵּיהּ; אִם תִּימְצֵי לוֹמַר: אֲוִיר שֶׁאֵין סוֹפוֹ לָנוּחַ – לָאו כְּמוּנָּח דָּמֵי, אֲוִיר שֶׁסּוֹפוֹ לָנוּחַ מַאי?
La Guemara note: Rav Yossef enseigne l'échange de cette manière, c'est-à-dire tel que raconté. Rav Kahana l'enseigne comme suit: Rabbi Asi a soulevé le dilemme devant Rabbi Yohanan concernant un tonneau, demandant si l'eau dans son espace aérien est apte à être utilisée pour l'eau de purification, et Rabbi Yohanan a résolu le dilemme pour lui en citant la baraïta mentionnant un tonneau, avec lequel il n'était pas familier.
רַב יוֹסֵף מַתְנֵי הָכִי. רַב כָּהֲנָא מַתְנֵי: חָבִית בְּעָא מִינֵּיהּ, וּפְשַׁט לֵיהּ חָבִית.
Rabba enseigne l'échange comme suit: Rabbi Asi a soulevé le dilemme devant Rabbi Yohanan à propos d'un tonneau, et Rabbi Yohanan a résolu le dilemme pour lui en citant la halakha concernant un bol utilisé pour recueillir le sang dans le Temple, en disant: N'admettez-vous pas à propos du bol qu'il est impossible de recueillir le sang dedans sans qu'un flux de sang ne coule dans l'air depuis le cou de l'animal? Si l’air au-dessus du bol n’est pas considéré comme faisant partie du bol, le sang serait considéré comme étant entré dans le bol par l’air au-dessus plutôt que directement par le cou de l’animal, et tout le sang collecté serait impropre. L’espace aérien doit donc être considéré comme faisant partie du bol, et il en va de même pour le baril en ce qui concerne l’eau de purification.
רַבָּה מַתְנֵי: חָבִית בְּעָא מִינֵּיהּ, וּפְשַׁט לֵיהּ מִזְרָק – אִי אַתָּה מוֹדֶה בְּמִזְרָק, שֶׁאִי אִיפְשָׁר לוֹ בְּלֹא זִינּוּק?!
La Guemara ajoute: Nous avons appris ailleurs dans une mishna (Paragraphe 6:4) à propos de la sanctification de l'eau de purification: Si l'on place sa main, son pied ou des feuilles de légumes afin de permettre à l'eau qui coule de les traverser jusqu'au tonneau, l'eau est disqualifiée. Mais si l’eau passe à travers des feuilles de roseau ou des feuilles de noix, l’eau reste saine. Voici le principe: si l'eau traverse un élément sensible aux impuretés, elle est disqualifiée; s'il traverse un objet qui n'est pas sensible aux impuretés, il est apte.
תְּנַן הָתָם: נָתַן יָדוֹ אוֹ רַגְלוֹ אוֹ עֲלֵי יְרָקוֹת כְּדֵי שֶׁיַּעַבְרוּ מַיִם לֶחָבִית – פְּסוּלִין. עֲלֵי קָנִים וַעֲלֵי אֱגוֹזִים – כְּשֵׁירָה. זֶה הַכְּלָל: דָּבָר הַמְקַבֵּל טוּמְאָה – פְּסוּלִין, דָּבָר שֶׁאֵינוֹ מְקַבֵּל טוּמְאָה – כְּשֵׁירִין.
La Guemara demande: D’où proviennent ces matières? Comme le dit Rabbi Yohanan au nom de Rabbi Yossei bar Abba: Le verset déclare: « Néanmoins, une fontaine ou une citerne où se trouve une source d’eau sera pure » (Lévitique 11:36). Le verset indique que leur existence doit se faire par voie de pureté, c'est-à-dire que la collecte de l'eau ne doit pas être accomplie par le biais d'objets susceptibles d'être impuretés.
מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי בַּר אַבָּא, אָמַר קְרָא: ״אַךְ מַעְיָן וּבוֹר מִקְוֵה מַיִם יִהְיֶה טָהוֹר״ – הֲוָיָיתָן עַל יְדֵי טׇהֳרָה תְּהֵא.
Rabbi Hiyya dit que Rabbi Yohanan dit: Puisque cette Michna déclare que l'eau qui coule de la main à travers l'air dans le tonneau est disqualifiée, c'est-à-dire que l'espace aérien au-dessus d'un navire est considéré comme s'il faisait partie du navire lui-même. Si tel n’était pas le cas, l’eau ne serait pas considérée comme s’écoulant directement de la main vers le récipient, mais plutôt comme s’écoulant de l’air au-dessus du récipient. Puisque l’air n’est pas sensible aux impuretés, l’eau ne serait pas disqualifiée.
אָמַר רַבִּי חִיָּיא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: זֹאת אוֹמֶרֶת, אֲוִיר כְּלִי כִּכְלִי דָּמֵי.
Rabbi Zeira dit à Rabbi Hiyya bar Abba: Mais peut-être que la mishna fait référence à un cas où l'eau s'écoule faiblement directement de la main dans le récipient lui-même, puisque la main est située directement sur le bord du récipient, sans air qui les sépare? Rabbi Hiyya bar Abba lui dit: Imbécile, nous avons appris dans la mishna: Afin de permettre à l'eau qui coule de passer à travers eux jusqu'au tonneau. Cela indique que l’eau circule dans un ruisseau et traversera l’air avant d’atteindre le baril.
אֲמַר לֵיהּ רַבִּי זֵירָא לְרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: וְדִילְמָא בְּשׁוֹתֵת? אֲמַר לֵיהּ: תְּרָדָא! ״כְּדֵי שֶׁיַּעַבְרוּ מַיִם לֶחָבִית״ תְּנַן!
Et Rabbi Hiyya bar Abba dit que Rabbi Yohanan dit: Cette mishna concernant le tonneau a été enseignée à partir du témoignage de Rabbi Tzadok, comme nous l'avons appris dans une mishna (Eduyyot 7:4): Rabbi Tzadok a témoigné à propos des ruisseaux qu'on détournait au moyen d'un tuyau fait de feuilles de noix que leur eau est propre à être utilisée comme eau de purification. Il s'agissait d'un incident survenu dans la ville d'Ohalya, et un récit de l'incident fut présenté aux Sages dans la Chambre des Pierres de Taille du Temple, et ils jugèrent que l'eau était bonne.
וְאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מֵעֵדוּתוֹ שֶׁל רַבִּי צָדוֹק נִישְׁנֵית מִשְׁנָה זוֹ; דִּתְנַן: הֵעִיד רַבִּי צָדוֹק עַל הַזּוֹחֲלִין שֶׁקִּילְּחָן בַּעֲלֵי אֱגוֹזִין – שֶׁהֵן כְּשֵׁירִין; זֶה הָיָה מַעֲשֶׂה בְּאוֹהָלִיָּיא, וּבָא מַעֲשֶׂה לִפְנֵי חֲכָמִים בְּלִשְׁכַּת הַגָּזִית, וְהִכְשִׁירוּ.
Zevachim 25b
100%
זבחים כ״ה במַסֶּכֶת זְבָחִים