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Traité Zevachim

24a

Étude de Zevachim 24a

Étude de la Guémara 24a

Guémara
Et deux versets qui ne font qu’un n’enseignent pas leur aspect commun à des cas similaires. Par conséquent, on ne peut pas supposer que des interdictions analogues entraînent également une peine de mort de la part du Ciel.
וְכׇל שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִין כְּאֶחָד – אֵין מְלַמְּדִין.
Et même selon celui qui dit qu'ils enseignent leur aspect commun, l'interdiction de servir pour ceux qui buvaient du vin contient aussi une mention explicite de la mort de la main du Ciel et constitue un troisième verset. Et tous s’accordent sur le fait que trois versets qui ne font qu’un n’enseignent pas leur aspect commun.
וּלְמַאן דְּאָמַר מְלַמְּדִין – שְׁתוּיֵי יַיִן הָוֵה לֵיהּ שְׁלִישִׁי, וּשְׁלֹשָׁה לְדִבְרֵי הַכֹּל אֵין מְלַמְּדִין.
§ La Michna enseigne que celui qui se tient debout sur des vases, ou sur un animal, ou sur les pieds d'un autre, est inapte à accomplir des rites. La Guemara précise: D’où tirons-nous cela? Ceci est dérivé de ce que le Sage de l'école de Rabbi Yishmael a enseigné: Puisque le sol de la cour du Temple sanctifie le prêtre pour accomplir le service, et que les ustensiles de service, c'est-à-dire les vêtements sacerdotaux, le sanctifient également, on peut faire une comparaison entre les deux: De même qu'en ce qui concerne les vases de service, rien ne peut s'interposer entre le prêtre et le vase de service, de même en ce qui concerne le sol, rien ne peut s'interposer entre le prêtre et le sol.
עוֹמֵד עַל גַּבֵּי כֵּלִים, עַל גַּבֵּי בְּהֵמָה, עַל גַּבֵּי רַגְלֵי חֲבֵירוֹ – פָּסוּל. מְנָלַן? דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: הוֹאִיל וְרִצְפָּה מְקַדֶּשֶׁת וּכְלֵי שָׁרֵת מְקַדְּשִׁים; מָה כְּלֵי שָׁרֵת – לֹא יְהֵא דָּבָר חוֹצֵץ בֵּינוֹ לְבֵין כְּלֵי שָׁרֵת, אַף רִצְפָּה – לֹא יְהֵא דָּבָר חוֹצֵץ בֵּינוֹ לְבֵין הָרִצְפָּה.
La Guemara ajoute: Et chacun des trois cas mentionnés dans la mishna est nécessaire. Comme si la mishna nous avait seulement appris qu’un récipient s’interpose entre les pieds du prêtre et le sol, on aurait pu penser que c’est uniquement parce que ce n’est pas un type de chair, mais s’agissant d’un animal, qui est un type de chair, je dirai qu’il ne constitue pas une interposition. Et s'il nous avait appris seulement qu'un animal s'interpose, on aurait pu penser que c'est seulement parce qu'il n'est pas de l'espèce humaine, mais une autre personne, qui est humaine, je dirai qu'il ne s'interpose pas. Chacun est donc nécessaire.
וּצְרִיכָא; דְּאִי אַשְׁמְעִינַן כְּלִי – מִשּׁוּם דְּלָאו מִינָא דְּבָשָׂר נִינְהוּ; אֲבָל בְּהֵמָה, דְּמִינָא דְּבָשָׂר הוּא – אֵימָא לָא. וְאִי אַשְׁמְעִינַן בְּהֵמָה – דְּלָא מִינָא דְּאָדָם הוּא; אֲבָל חֲבֵירוֹ, דְּאָדָם הוּא – אֵימָא לָא; צְרִיכָא.
Il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Eliezer dit: Si l'un des pieds du prêtre était sur un récipient et l'un de ses pieds était sur le sol, ou si l'un de ses pieds était sur une pierre et l'un de ses pieds était sur le sol, on voit: Dans tous les cas où, si le récipient était enlevé ou si la pierre était enlevée, il serait toujours capable de se tenir sur un pied et d'accomplir des rites, son service est valide. Mais s’il n’est pas capable de tenir sur un seul pied, son service est disqualifié.
תַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: רַגְלוֹ אַחַת עַל הַכְּלִי וְרַגְלוֹ אַחַת עַל הָרִצְפָּה, רַגְלוֹ אַחַת עַל הָאֶבֶן וְרַגְלוֹ אַחַת עַל הָרִצְפָּה – רוֹאִין; כֹּל שֶׁאִילּוּ יִנָּטֵל הַכְּלִי וְתִנָּטֵל הָאֶבֶן, יָכוֹל לַעֲמוֹד עַל רַגְלוֹ אַחַת וְיַעֲבוֹד – עֲבוֹדָתוֹ כְּשֵׁירָה; וְאִם לָאו – עֲבוֹדָתוֹ פְּסוּלָה.
Le rabbin Ami soulève un dilemme: si l’un des carreaux de pierre du sol du Temple se détachait et commençait à vaciller et que le prêtre se tenait dessus, quelle est la halakha? La Guemara précise: Ne soulevez pas le dilemme en ce qui concerne le cas où il n'a pas l'intention de fixer à nouveau la pierre au sol, car elle s'interpose certainement dans un tel cas, puisqu'elle est considérée comme un élément distinct du Temple. Lorsque vous soulevez ce dilemme, faites-le plutôt dans le cas où il a l'intention de le rattacher. Dans un tel cas, qu’est-ce que la halakha? Dit-on que puisqu'il compte l'attacher, il est considéré comme ce qui est déjà attaché? Ou peut-être que maintenant, du moins, il est déconnecté et est considéré comme un élément distinct.
בָּעֵי רַבִּי אַמֵּי: נִדַּלְדְּלָה הָאֶבֶן וְעָמַד עָלֶיהָ, מַהוּ? הֵיכָא דְּאֵין דַּעְתּוֹ לְחַבְּרָהּ – לָא תִּיבְּעֵי לָךְ, דְּוַדַּאי חָיְיצָא. כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ – דְּדַעְתּוֹ לְחַבְּרָהּ. מַאי? כֵּיוָן דְּדַעְתּוֹ לְחַבְּרָהּ – כְּמָה דִּמְחַבְּרָא דָּמְיָא; אוֹ דִילְמָא, הַשְׁתָּא מִיהָא הָא תְּלִישָׁא?
Rabba Zuti soulève ce dilemme comme ceci: Rabbi Ami soulève un dilemme: si l'une des dalles de pierre était déracinée et que le prêtre se tenait à sa place vide, quelle est la halakha?
רַבָּה זוּטֵי בָּעֵי לַהּ הָכִי, בָּעֵי רַבִּי אַמֵּי: נֶעֶקְרָה הָאֶבֶן וְעָמַד בִּמְקוֹמָהּ, מַהוּ?
La Guemara intervient: Quel est le dilemme qu’il soulève? C’est peut-être là le dilemme: lorsque le roi David a sanctifié le site du Temple, a-t-il sanctifié le niveau supérieur du sol mais rien en dessous, ou peut-être l’a-t-il sanctifié jusqu’aux profondeurs de la terre? Mais si tel est le dilemme, qu’il soulève le dilemme concernant l’ensemble de la cour du Temple, c’est-à-dire quelle est la halakha si tout l’étage est enlevé?
מַאי קָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ? כִּי קַדֵּישׁ דָּוִד – רִצְפָּה עֶלְיוֹנָה קַדֵּישׁ; אוֹ דִילְמָא עַד לְאַרְעִית תְּהוֹמָא קַדֵּישׁ, וְתִיבְּעֵי לֵיהּ כׇּל הָעֲזָרָה כּוּלָּהּ?
La Guemara répond: En fait, il est évident pour lui que le roi David a sanctifié l'emplacement du Temple jusqu'aux profondeurs de la terre, et c'est le dilemme qu'il a soulevé: lorsqu'un prêtre se tient sur une partie inachevée du sol du Temple, est-ce une manière normale d'exercer son ministère, ou n'est-ce pas une manière normale d'exercer son ministère? Concernant le dilemme lui-même, la Guemara répond: Le dilemme ne sera pas résolu.
לְעוֹלָם פְּשִׁיטָא לֵיהּ דְּעַד אַרְעִית תְּהוֹמָא קַדֵּישׁ; וְהָכִי קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ: דֶּרֶךְ שֵׁירוּת בְּכָךְ, אוֹ אֵין דֶּרֶךְ שֵׁירוּת בְּכָךְ? תֵּיקוּ.
§ La Michna enseigne: Si le prêtre a collecté le sang avec sa main gauche, le service est disqualifié et Rabbi Shimon le juge approprié. Les Sages ont enseigné: Le verset déclare: « Et le prêtre prendra avec son doigt du sang du sacrifice pour le péché et le mettra aux coins de l'autel » (Lévitique 4:25). La conjonction du terme « avec son doigt » et du terme « et le prêtre prendra » enseigne que la collecte du sang ne peut être effectuée qu'avec la main droite, puisque le mot « doigt » dans le contexte du sacerdoce fait toujours référence à la main droite. De même, l’expression « avec son doigt et mets-le » enseigne que le prélèvement du sang ne peut être effectué qu’avec la main droite.
קִיבֵּל בִּשְׂמֹאל – פָּסוּל, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַכְשִׁיר. תָּנוּ רַבָּנַן: ״בְּאֶצְבָּעוֹ״ ״וְלָקַח״ – מְלַמֵּד שֶׁלֹּא תְּהֵא קַבָּלָה אֶלָּא בְּיָמִין. ״בְּאֶצְבָּעוֹ וְנָתַן״ – מְלַמֵּד שֶׁלֹּא תְּהֵא נְתִינָה אֶלָּא בְּיָמִין.
Rabbi Shimon a dit: Mais le mot: Main est-il mentionné à propos de la collecte du sang? Au lieu de cela, le verset déclare seulement: « Avec son doigt et mets-le », enseignant que le dépôt du sang ne peut être effectué qu'avec la main droite. Puisque le mot: Main n'est pas prononcé en ce qui concerne la collecte du sang, même si l'on prélève le sang avec sa main gauche, l'offrande est bonne.
אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: וְכִי נֶאֶמְרָה יָד בְּקַבָּלָה?! אֶלָּא ״בְּאֶצְבָּעוֹ וְנָתַן״ – שֶׁלֹּא תְּהֵא נְתִינָה אֶלָּא בְּיָמִין; הוֹאִיל וְלֹא נֶאֶמְרָה יָד בְּקַבָּלָה – קִיבֵּל בִּשְׂמֹאל כָּשֵׁר.
La Guemara demande: Mais quant à Rabbi Shimon, quelle que soit la façon dont vous le regardez, son opinion est difficile. S’il estime que l’on tire une analogie verbale du passage traitant d’un lépreux (Lévitique, chapitre 14), qui indique que toutes les références aux mains et aux doigts désignent spécifiquement la main droite, alors même si le mot: Main n’est pas prononcé à propos de la collecte du sang, qu’en est-il? Quoi qu'il en soit, le mot « doigt » est prononcé. Et s'il ne considère pas que l'on dérive cette analogie verbale, alors même si le mot: Main était prononcé à propos de la collecte du sang, qu'en serait-il? Le mot n'aurait aucune signification.
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן – מִמָּה נַפְשָׁךְ; אִי אִית לֵיהּ גְּזֵירָה שָׁוָה – כִּי לֹא נֶאֶמְרָה יָד בְּקַבָּלָה מַאי הָוֵי? וְאִי לֵית לֵיהּ גְּזֵירָה שָׁוָה – כִּי נֶאֶמְרָה יָד בְּקַבָּלָה מַאי הָוֵי?
Zevachim 24a
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זבחים כ״ד אמַסֶּכֶת זְבָחִים