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Traité Zevachim

15b

Étude de Zevachim 15b

Étude de la Mishna & Guémara 15b

pour le ramener [à l'autel]. Le second transport doit donc aussi être accompli par un Cohen.
לְאַמְטוֹיֵיהּ.
Rabbi Yirmeya dit à Rav Ashi : voici ce que Rav Yirmeya de Difti a dit lorsqu'il a affirmé qu'il faut ramener le sang à l'autel, et que le second transport est considéré comme un rite sacrificiel devant être accompli par un Cohen : il voulait dire que ce principe fait l'objet d'un désaccord entre Rabbi Eliezer et les Sages.
אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יִרְמְיָה לְרַב אָשֵׁי, הָכִי אָמַר רַב יִרְמְיָה מִדִּיפְתִּי: ״הָא צָרִיךְ לְאַמְטוֹיֵיהּ״ – מַחְלוֹקֶת רַבִּי אֶלְיעָזָר וְרַבָּנַן.
C'est comme nous l'avons appris dans la michna (13a) : Rabbi Eliezer dit : pour celui qui transporte le sang dans une situation où il est tenu de le transporter, une intention interdite pendant le transport invalide l'offrande. S'il transporte le sang dans une situation où il n'est pas tenu de le transporter, une intention interdite pendant le transport n'invalide pas l'offrande.
דִּתְנַן, רַבִּי אֶלְיעָזָר אוֹמֵר: הַמְהַלֵּךְ בְּמָקוֹם שֶׁצָּרִיךְ לְהַלֵּךְ – מַחְשָׁבָה פּוֹסֶלֶת. מָקוֹם שֶׁאֵין צָרִיךְ לְהַלֵּךְ – אֵין מַחְשָׁבָה פּוֹסֶלֶת.
Et Rava dit : tous les tannaïm concèdent que si l'on a recueilli le sang à l'extérieur, c'est-à-dire à distance de l'autel, et qu'on l'a apporté à l'intérieur, près de l'autel, c'est un transport nécessaire. Si l'on l'a recueilli à l'intérieur et qu'on l'a emporté à l'extérieur, c'est un transport inutile.
וְאָמַר רָבָא, הַכֹּל מוֹדִים: קִבְּלוֹ בַּחוּץ וְהִכְנִיסוֹ בִּפְנִים – זֶהוּ הִילּוּךְ שֶׁצָּרִיךְ לְהַלֵּךְ. קִבְּלוֹ בִּפְנִים וְהוֹצִיאוֹ לַחוּץ – זֶהוּ הִילּוּךְ שֶׁאֵין צָרִיךְ לְהַלֵּךְ.
Ils ne divergent que dans le cas où l'on l'a apporté à l'intérieur puis emporté de nouveau à l'extérieur. Un Sage, le premier tanna, estime que puisqu'il faut le ramener à l'autel, c'est un transport nécessaire, et une intention interdite pendant ce transport invalide l'offrande. Et un Sage, Rabbi Eliezer, estime que puisque le rite de transport vers l'autel a déjà été accompli, ce n'est pas un transport nécessaire pour le service sacrificiel, et une intention interdite pendant ce transport n'invalide pas l'offrande. Apparemment, le même désaccord s'applique au cas où un non-Cohen a transporté le sang la seconde fois.
לֹא נֶחְלְקוּ אֶלָּא כְּשֶׁהִכְנִיסוֹ וְחָזַר וְהוֹצִיאוֹ; מָר סָבַר: הָא צָרִיךְ לְאַמְטוֹיֵיהּ, וּמָר סָבַר: לָאו כְּהִילּוּךְ הַצָּרִיךְ לַעֲבוֹדָה דָּמֵי.
Abaye soulève une objection à l'interprétation de Rava tirée d'une baraïta : Rabbi Eliezer dit : pour celui qui transporte le sang dans une situation où il est tenu de le transporter, une intention interdite pendant le transport invalide l'offrande. Comment ? Si l'on a recueilli le sang à l'extérieur, à distance de l'autel, et qu'on l'a apporté à l'intérieur, près de l'autel, c'est un transport nécessaire. Si l'on l'a recueilli à l'intérieur et qu'on l'a emporté à l'extérieur, c'est un transport inutile. Et par conséquent, on en déduit que s'il l'a apporté de nouveau à l'intérieur, c'est un transport nécessaire même selon Rabbi Eliezer.
אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי, רַבִּי אֶלְיעָזָר אוֹמֵר: הַמְהַלֵּךְ מָקוֹם שֶׁצָּרִיךְ לְהַלֵּךְ – מַחְשָׁבָה פּוֹסֶלֶת. כֵּיצַד? קִבְּלוֹ בַּחוּץ וְהִכְנִיסוֹ לִפְנִים – זֶהוּ הִילּוּךְ שֶׁצָּרִיךְ לְהַלֵּךְ. קִבְּלוֹ בִּפְנִים וְהוֹצִיאוֹ לַחוּץ – זֶהוּ הִילּוּךְ שֶׁאֵין צָרִיךְ לֵילֵךְ. וְהָא חָזַר וְהִכְנִיסוֹ – הִילּוּךְ שֶׁצָּרִיךְ לְהַלֵּךְ הוּא!
Rava lui répond : si cette baraïta est enseignée, elle est enseignée, et je ne peux pas la contester.
אֲמַר לֵיהּ: אִי תַּנְיָא, תַּנְיָא.
Hadran alakh Kol hazevahim — nous avons achevé le chapitre « Tous les sacrifices » [Kol hazevahim].
הֲדַרַן עֲלָךְ כׇּל הַזְּבָחִים
Mishna 1
MICHNA : Pour toutes les offrandes égorgées, si celui qui a recueilli leur sang était un non-Cohen [zar] ; ou un Cohen en deuil aigu [onen], c'est-à-dire dont un proche est mort et n'a pas encore été enterré ; ou un impur rituel qui s'est immergé ce jour-là et attend la nuit pour achever sa purification ; ou quelqu'un qui n'a pas encore apporté son offrande d'expiation, comme un zav ou un lépreux après le septième jour de purification ; ou un Cohen dépourvu des vêtements sacerdotaux requis ; ou quelqu'un qui n'a pas lavé ses mains et ses pieds à l'eau du Bassin avant le service du Temple ; ou un Cohen non circoncis ; ou un Cohen rituellement impur ; ou si celui qui a recueilli le sang était assis ; ou s'il se tenait debout non sur le sol du Temple mais sur des ustensiles, sur un animal, ou sur les pieds d'autrui — il a invalidé l'offrande.
מַתְנִי׳ כׇּל הַזְּבָחִים שֶׁקִּבְּלוּ דָּמָן זָר, אוֹנֵן, טְבוּל יוֹם, וּמְחוּסַּר כִּפּוּרִים, וּמְחוּסַּר בְּגָדִים, שֶׁלֹּא רָחַץ יָדַיִם וְרַגְלַיִם, עָרֵל, טָמֵא, יוֹשֵׁב, עוֹמֵד עַל גַּבֵּי כֵּלִים, עַל גַּבֵּי בְּהֵמָה, עַל גַּבֵּי רַגְלֵי חֲבֵרוֹ – פָּסַל.(משנה)
S'il a recueilli le sang avec sa main gauche, il a invalidé le sang pour l'offrande. Dans ce dernier cas, Rabbi Shimon le déclare valide.
קִבֵּל בִּשְׂמֹאל – פָּסַל. רַבִּי שִׁמְעוֹן מַכְשִׁיר.
Guémara
GUEMARA : D'où dérivons-nous qu'un non-Cohen qui accomplit des rites sacrificiels invalide une offrande ? Levi enseigne : le verset dit : « Parle à Aaron et à ses fils, qu'ils se séparent des objets sacrés des enfants d'Israël » (Vayikra 22, 2). Levi poursuit : « Les enfants d'Israël » sert à exclure quoi de l'interdiction de sacrifier une offrande en état d'impureté ? Si nous disions qu'il sert à exclure les offrandes des femmes, et que le verset dit « benei » au masculin pour indiquer des fils et non des filles — est-il concevable qu'une offrande de femmes soit sacrifiée en état d'impureté ?
גְּמָ׳ זָר מְנָלַן? דְּתָנֵי לֵוִי: ״דַּבֵּר אֶל אַהֲרֹן וְאֶל בָּנָיו לֵאמֹר, וְיִנָּזְרוּ מִקׇּדְשֵׁי בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְגוֹ׳״ – ״בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ לְמַעוֹטֵי מַאי? אִילֵּימָא לְמַעוֹטֵי נָשִׁים – קׇרְבַּן נָשִׁים בְּטוּמְאָה קָרֵב?!
Plutôt, peut-être sert-il à exclure les offrandes des païens ? Or, si le tsits [plaque frontale] du Grand-Cohen, qui rend normalement acceptables les offrandes des Juifs sacrifiées en impureté, n'effectue pas l'acceptation pour les offrandes des païens, comme le Maître a dit : et pour une offrande de païens, qu'elle ait été offerte en impureté involontairement ou intentionnellement, elle n'a pas été acceptée — peut-on dire qu'une telle offrande est sacrifiée en impureté de prime abord ?
אֶלָּא לְמַעוֹטֵי גּוֹיִם? הַשְׁתָּא צִיץ לָא מְרַצֵּה, דְּאָמַר מָר: וּבַגּוֹיִם – בֵּין בְּשׁוֹגֵג בֵּין בְּמֵזִיד לֹא הוּרְצָה; בְּטוּמְאָה קָרֵב?!
Zevachim 15b
100%
זבחים ט״ו במַסֶּכֶת זְבָחִים