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Traité Zevachim

11b

Étude de Zevachim 11b

Étude de la Mishna & Guémara 11b

Rabbi Yehoshoua lui dit: Cette déduction n'est pas valable, car nous constatons qu'un reste d'offrande pour le péché, par exemple, celui acheté avec l'argent restant des fonds dédiés à l'acquisition d'un sacrifice pour le péché, est apporté comme holocauste, alors qu'un reste d'holocauste n'est pas apporté comme sacrifice pour le péché.
אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: מָצִינוּ מוֹתַר חַטָּאת בָּא עוֹלָה, וְאֵין מוֹתַר עוֹלָה בָּא חַטָּאת;
Et selon la logique du rabbin Eliezer, on devrait déduire a fortiori: de même que pour un holocauste dont les restes sont apportés comme holocauste, néanmoins, si on l'égorge pour l'holocauste, il est impropre, de même, pour un holocauste dont les restes ne sont pas apportés comme holocauste, n'est-il pas logique qu'il soit impropre si on l'égorge pour l'holocauste? Pourtant, la halakha stipule qu’un holocauste immolé pour le sacrifice d’expiation est acceptable.
וּמָה חַטָּאת, שֶׁמּוֹתָרָהּ בָּא עוֹלָה – שְׁחָטָהּ לְשֵׁם עוֹלָה, פְּסוּלָה; עוֹלָה, שֶׁאֵין מוֹתָרָהּ בָּא חַטָּאת – שְׁחָטָהּ לְשֵׁם חַטָּאת, אֵינוֹ דִּין שֶׁתְּהֵא פְּסוּלָה?!
Rabbi Eliezer lui dit: Non, si tu dis que c'est la halakha concernant un sacrifice pour le péché, qu'un autre sacrifice sacrifié pour lui est acceptable, c'est uniquement parce qu'un sacrifice pour le péché est bon lorsqu'il est sacrifié pour lui tout au long de l'année. Diriez-vous également qu'il s'agit là de la halakha concernant une offrande pascale, qui ne peut être sacrifiée pour elle qu'à l'heure désignée? Puisqu’une offrande pascale est impropre lorsqu’elle est sacrifiée pour elle pendant le reste de l’année, il est logique que les autres offrandes soient disqualifiées lorsqu’elles sont sacrifiées pour elle au moment désigné.
אָמַר לוֹ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: לֹא; אִם אָמַרְתָּ בְּחַטָּאת – שֶׁכֵּן כְּשֵׁרָה לִשְׁמָהּ כׇּל הַשָּׁנָה כּוּלָּהּ, תֹּאמַר בַּפֶּסַח – שֶׁאֵינוֹ כָּשֵׁר לִשְׁמוֹ אֶלָּא בִּזְמַנּוֹ?! הוֹאִיל וְהוּא פָּסוּל לִשְׁמוֹ, דִּין הוּא שֶׁיִּפָּסְלוּ אֲחֵרִים לִשְׁמוֹ.
§ La mishna enseigne: Shimon, frère d'Azarya, dit que voici la distinction: En ce qui concerne toutes les offrandes, si on les égorge pour une offrande dont la sainteté est plus grande que la leur, elles sont aptes; si on les égorge pour une offrande dont le caractère sacré est moindre que le leur, ils sont impropres.
שִׁמְעוֹן אֲחִי עֲזַרְיָה אוֹמֵר כּוּ׳.
Rav Ashi enseigne au nom de Rabbi Yohanan, et Rav Aḥa, fils de Rava, enseigne la même déclaration au nom de Rabbi Yannai: Quelle est la raison de l'opinion de Shimon, frère d'Azarya? Il est dérivé de ce que déclare le verset: « Et ils ne profaneront pas les choses saintes des enfants d’Israël, qu’ils mettront à part [yarimu] pour l’Éternel » (Lévitique 22: 15). Le verset n'est pas interprété comme une interdiction mais comme un axiome halakhique, enseignant que les offrandes ne sont pas profanées, c'est-à-dire disqualifiées, par le sacrifice en faveur d'offrandes dont la sainteté est plus élevée [muram] que la leur; ils ne sont profanés que par des sacrifices pour des offrandes dont la sainteté est moindre que la leur.
רַב אָשֵׁי מַתְנֵי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, וְרַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא מַתְנֵי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יַנַּאי: מַאי טַעְמָא דְּשִׁמְעוֹן אֲחִי עֲזַרְיָה? דְּאָמַר קְרָא: ״וְלֹא יְחַלְּלוּ אֶת קׇדְשֵׁי בְּנֵי יִשְׂרָאֵל אֵת אֲשֶׁר יָרִימוּ לַה׳״ – בְּמוּרָם מֵהֶן אֵין מִתְחַלְּלִין, בְּנָמוּךְ מֵהֶם מִתְחַלְּלִין.
La Guemara demande: Et ce verset vient-il enseigner cette halakha? Mais n’est-ce pas nécessaire pour la dérivation de Chmouel? Comme le dit Chmouel: D'où vient-il que celui qui mange des produits sans dîme soit passible d'être puni de mort par le Ciel? Comme il est dit: « Et ils ne profaneront pas les choses saintes des enfants d’Israël, qu’ils mettront à part pour l’Éternel. » Le terme: « sera mis à part » indique que le verset parle d'objets sacrés qui doivent être mis à part dans le futur, c'est-à-dire les produits sans dîme, qui incluent la part destinée au prêtre [teruma].
וְהַאי לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא?! וְהָא מִיבְּעֵי לֵיהּ לִכְדִשְׁמוּאֵל – דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: מִנַּיִן לָאוֹכֵל אֶת הַטֶּבֶל שֶׁהוּא בְּמִיתָה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא יְחַלְּלוּ אֶת קׇדְשֵׁי בְּנֵי יִשְׂרָאֵל אֵת אֲשֶׁר יָרִימוּ לַה׳״ – בַּעֲתִידִים לִתְרוֹם הַכָּתוּב מְדַבֵּר.
La Guemara répond: Si oui, si le verset enseignait une seule halakha, la halakha de Shimon, frère d'Azarya, il aurait dû écrire: Qu'ils ont mise à part. Quelle est la raison pour laquelle le verset dit: « Qu’ils mettront à part » au futur? Concluez-en que le verset enseigne deux halakhot: une offrande sacrifiée pour une offrande d'une plus grande sainteté est convenable, et la consommation de produits sans dîme est passible de mort de la part du Ciel.
אִם כֵּן, לִכְתּוֹב קְרָא ״אֲשֶׁר הוּרְמוּ״; מַאי ״אֲשֶׁר יָרִימוּ״? שְׁמַע מִינַּיהּ תַּרְתֵּי.
Le rabbin Zeira soulève un dilemme: selon Shimon, frère d’Azaria, qui dit que les offrandes moins sacrées sacrifiées en faveur d’offrandes plus sacrées sont bonnes, peut-être sont-elles bonnes mais ne sont pas propices à Dieu, c’est-à-dire qu’elles ne remplissent pas l’obligation du propriétaire, comme le soutiennent les rabbins. Si tel est le cas, lorsque Shimon, frère d'Azaria, n'est pas d'accord avec le premier tanna de la mishna, il n'est en désaccord que sur un point, à savoir que les offrandes plus sacrées sacrifiées pour le bien d'offrandes moins sacrées sont complètement disqualifiées. Alternativement, peut-être Shimon, frère d'Azaria, soutient-il que si des offrandes moins sacrées sont sacrifiées au profit d'offrandes plus sacrées, elles sont à la fois appropriées et propices à Dieu, et ils sont en désaccord avec les rabbins sur deux points.
בָּעֵי רַבִּי זֵירָא: כְּשֵׁרִין וְאֵין מְרַצִּין – וְכִי פְּלִיג בַּחֲדָא פְּלִיג, אוֹ דִלְמָא כְּשֵׁרִין וּמְרַצִּין – וּבְתַרְתֵּי פְּלִיגִי?
Abaye, et certains disent Rabbi Zerika, ont dit: Venez entendre la preuve qu'ils ne satisfont pas aux obligations des propriétaires: Shimon, frère d'Azarya, a développé son opinion dans la mishna: Un animal premier-né et la dîme de l'animal que l'on a abattu pour le bien des offrandes de paix sont appropriés, car le caractère sacré des offrandes de paix est plus grand. Les offrandes de paix que l'on égorge pour le bien d'un premier-né ou pour la dîme d'un animal ne conviennent pas.
אָמַר אַבָּיֵי, וְאִיתֵּימָא רַבִּי זְרִיקָא, תָּא שְׁמַע: הַבְּכוֹר וְהַמַּעֲשֵׂר שֶׁשְּׁחָטָן לְשֵׁם שְׁלָמִים – כְּשֵׁרִים. שְׁלָמִים שֶׁשְּׁחָטָן לְשֵׁם בְּכוֹר אוֹ לְשֵׁם מַעֲשֵׂר – פְּסוּלִין.
Et si vous pensez que les offrandes sacrifiées pour des offrandes d’une plus grande sainteté sont à la fois convenables et propices à Dieu, un premier-né est-il une offrande propitiatoire? Sacrifier un premier-né ne sert pas à apaiser Dieu; concluez plutôt que de telles offres sont appropriées mais ne sont pas propices. Et on peut en déduire que puisque dans la dernière clause ils sont aptes mais ne sont pas propices, dans la première clause également, concernant toutes les offrandes de moindre sainteté abattues pour le bien des offrandes de l'ordre le plus sacré, ils sont aptes mais ne sont pas propices.
וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ כְּשֵׁרִין וּמְרַצִּין, בְּכוֹר בַּר רַיצּוֹיֵי הוּא?! אֶלָּא כְּשֵׁרִין וְאֵין מְרַצִּין! וּמִדְּסֵיפָא כְּשֵׁרִין וְאֵין מְרַצִּין, רֵישָׁא נָמֵי כְּשֵׁרִין וְאֵין מְרַצִּין!
La Guemara répond: Les cas sont-ils comparables? Cette affaire est telle qu'elle est, et cette affaire est telle qu'elle est. Peut-être que Shimon, frère d’Azarya, soutient que les offrandes de moindre sainteté abattues pour des offrandes de l’ordre le plus sacré favorisent Dieu, mais qu’un animal premier-né et la dîme d’un animal abattu pour des offrandes de paix ne favorisent pas Dieu.
מִידֵּי אִירְיָא?! הָא כִּדְאִיתַהּ, וְהָא כִּדְאִיתַהּ.
La Guemara demande: Que nous enseigne plutôt cette dernière clause concernant la dîme des premiers-nés et des animaux, sinon qu'aucune offrande de moindre sainteté ne favorise Dieu lorsqu'elle est sacrifiée pour des offrandes de plus grande sainteté? Comment la clause n’est-elle pas redondante? Nous enseigne-t-il un exemple d’offrandes de sainteté supérieure et d’offrandes de sainteté inférieure? Nous apprenons déjà un tel exemple dans la clause précédente, qui enseigne: Comment cela? Les offrandes de l'ordre le plus sacré que l'on égorge pour des offrandes de moindre sainteté sont impropres; les offrandes de moindre sainteté, abattues pour le bien des offrandes de l'ordre le plus sacré, conviennent.
אֶלָּא מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? גָּבוֹהַּ וְנָמוּךְ קָא מַשְׁמַע לַן?! תְּנֵינָא: כֵּיצַד? קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים שֶׁשְּׁחָטָן לְשֵׁם קֳדָשִׁים קַלִּים כּוּ׳!
Zevachim 11b
100%
זבחים י״א במַסֶּכֶת זְבָחִים