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Traité Zevachim

11a

Étude de Zevachim 11a

Étude de la Guémara 11a

Guémara
En ce qui concerne un holocauste qui est entièrement consumé par le feu sur l'autel, cependant, même si son sang entre dans le Sanctuaire, il est bon, en ce qui concerne un sacrifice de culpabilité qui n'est pas entièrement consumé sur l'autel, à plus forte raison n'est-il pas clair que même si son sang entre dans le Sanctuaire, il reste bon?
עוֹלָה שֶׁהִיא כָּלִיל, נִכְנַס דָּמָהּ לִפְנִים כְּשֵׁרָה; אָשָׁם שֶׁאֵינוֹ כָּלִיל, לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!
La Guemara réfute cette inférence: Qu’y a-t-il de remarquable dans une offrande brûlée? Il est remarquable en ce sens qu’il n’expiera pas un péché. C’est peut-être pour cela que son sang n’est pas disqualifié s’il entre dans le sanctuaire.
מָה לְעוֹלָה, שֶׁכֵּן אֵינָהּ מְכַפֶּרֶת!
La Guemara répond: L'offrande de repas d'un pécheur peut prouver ce point, car elle n'est pas disqualifiée en entrant dans le Sanctuaire, même si elle expie un péché.
מִנְחַת חוֹטֵא תּוֹכִיחַ.
La Guemara intervient: Mais disons qu'une offrande d'oiseau pour le péché peut prouver ce point, car elle aussi expie un péché mais n'est pas disqualifiée en entrant dans le Sanctuaire. Ce cas s’apparente davantage à celui d’une offrande de culpabilité, car un oiseau a du sang, contrairement à une offrande de repas. La Guemara répond: Il n'est pas certain qu'un oiseau sacrifié pour le péché ne soit pas disqualifié en entrant dans le Sanctuaire; c'est un dilemme soulevé par le rabbin Avin.
וְלֵימָא: חַטַּאת הָעוֹף תּוֹכִיחַ! חַטַּאת הָעוֹף – בַּעְיָא דְּרַבִּי אָבִין הִיא.
La Guemara demande: Mais réfutons la réponse ci-dessus comme suit: Qu’y a-t-il de remarquable dans l’offrande de repas d’un pécheur? Il est remarquable qu’il ne s’agisse pas d’un type d’offrande abattue.
וְלִפְרוֹךְ: מָה לְמִנְחַת חוֹטֵא, שֶׁכֵּן אֵינָהּ מִין זֶבַח!
La Guemara répond: Si tel est le cas, l'holocauste peut prouver ce point, puisqu'il s'agit d'une offrande abattue, et pourtant si son sang entre dans le Sanctuaire, il n'est pas disqualifié. Et la déduction est revenue à son point de départ. La halakha est dérivée de la halakhot d’un holocauste et d’une offrande de repas du pécheur: L’aspect de ce cas n’est pas comme l’aspect de ce cas-là et l’aspect de ce cas n’est pas comme l’aspect de ce cas-ci. Leur élément commun est qu'ils sont des offrandes de l'ordre le plus sacré, et s'ils entrent dans le Sanctuaire, ils sont encore aptes. De même, j'inclurai une offrande de culpabilité et j'en déduirai que puisqu'il s'agit également d'une offrande de l'ordre le plus sacré, si son sang entre dans le Sanctuaire, il est toujours en forme.
עוֹלָה תּוֹכִיחַ. וְחָזַר הַדִּין; לֹא רְאִי זֶה כִרְאִי זֶה, וְלֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה; הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן: שֶׁהֵן קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, וְנִכְנַס (דָּמָן) לִפְנִים – כְּשֵׁרִין; אַף אֲנִי אָבִיא אָשָׁם – שֶׁהוּא קוֹדֶשׁ קֳדָשִׁים, וְנִכְנַס דָּמוֹ לִפְנִים – כָּשֵׁר.
Rava de Barnish dit à Rav Ashi: Mais réfutons cette inférence: qu'y a-t-il de remarquable dans leur élément commun? Il est remarquable que ni l’holocauste ni l’offrande de repas du pécheur n’aient une valeur fixe. Devez-vous dire que les mêmes halakhot s’appliquent à une offrande de culpabilité, qui a une valeur fixe?
אֲמַר לֵיהּ רָבָא מִבַּרְנִישׁ לְרַב אָשֵׁי: וְלִפְרוֹךְ, מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן – שֶׁכֵּן אֵין לָהֶן קִצְבָה; תֹּאמַר בְּאָשָׁם – שֶׁיֵּשׁ לוֹ קִצְבָה?!
C'est plutôt la raison de l'opinion des rabbins: Comme le dit le verset: « Et toute offrande pour le péché, dont le sang est apporté dans la tente d'assignation pour expier dans le sanctuaire, ne sera pas mangée » (Lévitique 6:23). Le terme « dont le sang » enseigne que le sang de cette offrande, c'est-à-dire une offrande pour le péché, et non le sang d'une autre offrande, est disqualifié de cette manière.
אֶלָּא הַיְינוּ טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן, דְּאָמַר קְרָא: ״דָּמָהּ״ – דָּמָהּ שֶׁל זוֹ, וְלָא דָּמָהּ שֶׁל אַחֵר.
Et comment l’autre tanna, Rabbi Eliezer, interprète-t-il ce terme? Il en déduit que seul son sang est disqualifié en entrant dans le Sanctuaire, mais pas sa chair.
וְאִידַּךְ – ״דָּמָהּ״ וְלֹא בְּשָׂרָהּ.
Et d’où viennent les autres rabbins que la chair d’une offrande pour le péché n’est pas disqualifiée par l’entrée dans le Sanctuaire? Ils soutiennent que les deux halakhot dérivent de ce terme, car le verset aurait pu simplement dire: Sang, mais il aurait dit: « Dont le sang ». La redondance exclut non seulement la chair, mais aussi les autres offrandes.
וְאִידָּךְ – ״דָּם״–״דָּמָהּ״.
Et l’autre tanna, Rabbi Eliezer, n’interprète pas la redondance indiquée par le changement de: Sang à: « Dont le sang » comme étant significative. Une fois que le mot sang est mentionné, il est grammaticalement nécessaire que le verset indique « de qui est le sang ».
וְאִידַּךְ – ״דָּם״–״דָּמָהּ״ לָא דָּרֵישׁ.
§ La Guemara reprend sa discussion sur le différend dans la mishna entre le rabbin Eliezer et les rabbins. Accordé, selon les rabbins, qui disent qu'un sacrifice de culpabilité que l'on n'égorge pas pour cela est acceptable, c'est pourquoi une offrande de repas est juxtaposée à une offrande pour le péché, et une offrande de repas est également juxtaposée à une offrande de culpabilité.
בִּשְׁלָמָא לְרַבָּנַן, דְּאָמְרִי: אָשָׁם שֶׁשְּׁחָטוֹ שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ – כָּשֵׁר; הַיְינוּ דְּאִיתַּקַּשׁ מִנְחָה לְחַטָּאת, מִנְחָה לְאָשָׁם.
Zevachim 11a
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זבחים י״א אמַסֶּכֶת זְבָחִים