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Traité Yoma

81b

Étude de Yoma 81b

Étude de la Guémara 81b

Guémara
[La Guemara répond à propos de Rav Papa :] Yom Kippour lui-même est appelé « Chabbat », comme il est écrit : « De soir en soir, vous vous reposerez votre Chabbat » (Vayikra 23, 32). La Guemara compare les diverses opinions. Certes, Rav Papa n'a pas dit comme Rav Ah'a bar Yaakov car un verset qui parle directement du sujet lui-même est préférable à une analogie verbale [guezera chava]. Mais quelle est la raison pour laquelle Rav Ah'a bar Yaakov n'a pas exposé son opinion conformément à l'opinion de Rav Papa ?
הוּא גּוּפֵיהּ שַׁבָּת אִיקְּרִי, דִּכְתִיב: ״תִּשְׁבְּתוּ שַׁבַּתְּכֶם״. בִּשְׁלָמָא רַב פָּפָּא לָא אָמַר כְּרַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב — דִּקְרָא דִּכְתִיב בְּגוּפֵיהּ עֲדִיף. אֶלָּא רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב, מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּרַב פָּפָּא?
[La Guemara répond :] Il a besoin de ce verset [« vous vous reposerez votre Chabbat »] pour ce qui a été enseigné dans une Baraïta : Le verset dit : « Et vous afflîgerez vos âmes le neuvième jour du mois, le soir, de soir en soir, vous vous reposerez votre Chabbat » (Vayikra 23, 32). On pourrait penser qu'il faut commencer à s'affliger le neuvième [de Tichri] — c'est pourquoi le verset dit « le soir ». Si la Torah n'avait dit que « le soir », on aurait pu penser que le jeûne ne commence qu'à la tombée de la nuit — c'est pourquoi le verset dit « le neuvième » [impliquant que l'on commence à jeûner le neuvième de Tichri]. Comment ces deux indications se concilient-elles ? On commence à jeûner alors qu'il fait encore jour — c'est de là que l'on déduit que l'on sanctifie [la journée en y] ajoutant [le début de Yom Kippour depuis] le quotidien [le vendredi ou la veille de Yom Kippour vers le soir] sur le sacré [tosefet mi-h'ol al ha-kodech].
מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״וְעִנִּיתֶם אֶת נַפְשׁוֹתֵיכֶם בְּתִשְׁעָה לַחוֹדֶשׁ״. יָכוֹל יַתְחִיל וְיִתְעַנֶּה בְּתִשְׁעָה — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בָּעֶרֶב״. אִי בָּעֶרֶב — יָכוֹל מִשֶּׁתֶּחְשַׁךְ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בְּתִשְׁעָה״. הָא כֵּיצַד? מַתְחִיל וּמִתְעַנֶּה מִבְּעוֹד יוֹם, מִכָּאן שֶׁמּוֹסִיפִין מֵחוֹל עַל הַקּוֹדֶשׁ.
[La Baraïta continue :] Je n'ai déduit que [l'obligation d'ajouter du temps] à l'entrée de Yom Kippour. D'où déduire qu'on ajoute aussi [du temps] à sa sortie ? Le verset dit : « De soir en soir » (Vayikra 23, 32), impliquant qu'on ajoute aussi à la fin, comme au début. Et je n'ai déduit que la mitsva d'ajouter à Yom Kippour ; d'où déduire qu'on doit aussi sanctifier et ajouter du temps avant et après les jours de fête [yamim tovim] ? Le verset dit : « Vous vous reposerez » [tichbetou] (Vayikra 23, 32), pour enseigner que cette règle s'applique aussi aux jours de fête, auxquels il est commandé de se reposer. Je n'ai déduit que l'extension des jours de fête ; d'où déduire qu'on doit aussi sanctifier et ajouter au Chabbat ? Le verset dit : « Votre Chabbat » [chabbatekhem] (Vayikra 23, 32). Comment s'applique cette règle ? Partout où le terme « repos » [chevout] est mentionné [dans la Torah], on en déduit de là qu'on sanctifie et qu'on ajoute du temps profane au sacré.
וְאֵין לִי אֶלָּא בִּכְנִיסָתוֹ, בִּיצִיאָתוֹ מִנַּיִן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מֵעֶרֶב עַד עֶרֶב״. וְאֵין לִי אֶלָּא יוֹם הַכִּפּוּרִים, (יָמִים טוֹבִים) מִנַּיִין — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תִּשְׁבְּתוּ״. אֵין לִי אֶלָּא (יָמִים טוֹבִים, שַׁבָּתוֹת) מִנַּיִן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״שַׁבַּתְּכֶם״. הָא כֵּיצַד? כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר שְׁבוּת, (מִכָּאן שֶׁ)מוֹסִיפִין מֵחוֹל עַל הַקּוֹדֶשׁ.
La Guemara demande : Et le tanaïm qui déduit [le principe de l'avertissement de l'affliction] par une analogie verbale à partir des mots « ce jour même » [etzem ha-yom] dans les versets sur le travail et l'affliction — que fait-il de l'expression « le neuvième jour du mois » [be-tich'a la-h'odech] ? La Guemara répond : Il en a besoin pour ce qu'a enseigné H'iya bar Rav de Difti. Car H'iya bar Rav de Difti a enseigné : Il est dit : « Et vous afflîgerez vos âmes le neuvième jour du mois » (Vayikra 23, 32). Mais se jeûne-t-on le neuvième [de Tichri] ? Ne jeûne-t-on pas en réalité le dixième [de Tichri — Yom Kippour] ? Plutôt, le verset vient te dire : Quiconque mange et boit le neuvième de Tichri [en se préparant au jeûne], le verset lui attribue le mérite comme s'il avait jeûné le neuvième et le dixième.
וְתַנָּא דְּ״עֶצֶם״ ״עֶצֶם״, הַאי ״בְּתִשְׁעָה לַחוֹדֶשׁ״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתָנֵי חִיָּיא בַּר רַב מִדִּיפְתִּי. דְּתָנֵי חִיָּיא בַּר רַב מִדִּיפְתִּי: ״וְעִנִּיתֶם אֶת נַפְשׁוֹתֵיכֶם בְּתִשְׁעָה״, וְכִי בְּתִשְׁעָה מִתְעַנִּין? וַהֲלֹא בֶּעָשׂוֹר מִתְעַנִּין! אֶלָּא לוֹמַר לְךָ: כָּל הָאוֹכֵל וְשׁוֹתֶה בִּתְשִׁיעִי, מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ הִתְעַנָּה תְּשִׁיעִי וַעֲשִׂירִי.
[§ Les aliments non propres à la consommation à Yom Kippour.] Il a été enseigné dans la MISHNA : Si l'on a mangé un aliment qui n'est pas propre à la consommation, on est exempt. Rava dit : Si quelqu'un a croqué du poivre cru [pelfelin] à Yom Kippour, il est exempt, car ce n'est pas considéré comme un acte de manger. De même, si quelqu'un a croqué du gingembre [zangvila] à Yom Kippour, il est exempt.
אָכַל אוֹכָלִין שֶׁאֵין רְאוּיִן לַאֲכִילָה. אָמַר רָבָא: כַּס פִּלְפְּלֵי בְּיוֹמָא דְכִפּוּרֵי — פָּטוּר. כַּס זַנְגְּבִילָא בְּיוֹמָא דְכִפּוּרֵי — פָּטוּר.
La Guemara soulève une objection à partir d'une Baraïta : Rabbi Méïr avait l'habitude de dire, à propos du verset : « Quand vous serez entrés dans le pays et que vous planterez toutes sortes d'arbres fruitiers [etz makhol], vous en considérerez le fruit comme interdit [orla] » (Vayikra 19, 23) : De l'implication même de ce qui est dit — « vous en considérerez le fruit comme interdit » — ne sait-on pas déjà qu'il s'agit d'« arbres fruitiers » [puisque le verset parle de fruit] ? Plutôt, que signifie le fait que le verset précise « arbres fruitiers » ? [Ce terme inclut] un arbre dont le bois et le fruit ont le même goût, c'est-à-dire un arbre dont le bois lui-même est comestible en plus de son fruit. On doit dire qu'il s'agit du poivrier [qui pousse sur un arbre], pour t'enseigner que même le poivre est soumis à la loi de l'orla. Et cela enseigne également qu'Eretz Yisrael ne manque de rien, car on peut même y faire pousser du poivre, comme il est dit parmi les louanges d'Eretz Yisrael : « Tu ne manqueras de rien en elle » (Devarim 8, 9). En tout état de cause, on en déduit que le poivre est appelé « aliment » — ce qui contredit la déclaration de Rava.
מֵיתִיבִי, הָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מִמַּשְׁמַע שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַעֲרַלְתֶּם עׇרְלָתוֹ אֶת פִּרְיוֹ״, אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁעֵץ מַאֲכָל הוּא! אֶלָּא מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״עֵץ מַאֲכָל״? עֵץ שֶׁטַּעַם עֵצוֹ וּפִרְיוֹ שָׁוֶה, הֱוֵי אוֹמֵר זֶה פִּלְפְּלִין, לְלַמֶּדְךָ שֶׁהַפִּלְפְּלִין חַיָּיבִין בְּעׇרְלָה. וְאֵין אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל חֲסֵרָה כְּלוּם, שֶׁנֶּאֱמַר ״לֹא תֶחְסַר כֹּל בָּהּ״!
La Guemara répond : Il n'y a pas de contradiction [entre la déclaration de Rava et celle de Rabbi Méïr]. Cette déclaration [selon laquelle le poivre est un aliment comestible et soumis à l'orla] concerne le poivre frais et humide [retiivta] ; et cette halakha [selon laquelle croqueter du poivre à Yom Kippour est exempt] concerne le poivre sec [yavichta], qui n'est pas considéré comme un aliment.
לָא קַשְׁיָא: הָא — בְּרַטִּיבְתָּא, וְהָא — בְּיַבִּישְׁתָּא.
Ravina dit à Mareimar : Mais Rav Nah'man a dit que le gingembre cuit [himalta] qui vient d'Inde est permis [sans crainte des aliments cuits par des non-juifs — bichoulei akhoum], et l'on récite la bénédiction « Qui crée le fruit de la terre » [Boré pri ha-adama] sur lui — apparemment, le gingembre est bien comestible [ce qui contredit l'exemption de Rava] ! La Guemara répond : Il n'y a pas de contradiction : cette déclaration [de Rav Nah'man] concerne le gingembre humide [retiivta], qui est considéré comme un aliment ; et cette déclaration précédente [de Rava, selon laquelle croqueter du gingembre à Yom Kippour est exempt] concerne le gingembre sec [yavichta].
אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְמָרִימָר: וְהָאָמַר רַב נַחְמָן, הַאי הִימְלְתָא דְּאָתֵי מִבֵּי הִנְדּוּאֵי — שַׁרְיָא, וּמְבָרְכִינַן עֲלֵיהּ: ״בּוֹרֵא פְּרִי הָאֲדָמָה״. לָא קַשְׁיָא: הָא בְּרַטִּיבְתָּא, וְהָא בְּיַבִּישְׁתָּא.
Les Sages ont enseigné dans une Baraïta : Si quelqu'un a mangé des feuilles de roseaux [alei kanim] à Yom Kippour, il est exempt ; mais s'il a mangé des jeunes pousses de vigne [louleivei guefanim], il est passible. La Guemara précise : Que sont ces pousses de vigne ? Rabbi Yitsh'ak de la ville de Migdal dit : Toutes les pousses qui ont bourgeonné entre Roch Hachana et Yom Kippour, et qui sont encore très tendres, sont considérées comme un aliment. Et Rav Kahana dit : Toutes les pousses qui ont bourgeonné dans les trente jours précédant Yom Kippour sont considérées comme un aliment. La Guemara remarque : Il a été enseigné dans une Baraïta conformément à l'opinion de Rabbi Yitsh'ak de Migdal : Si quelqu'un a mangé des feuilles de roseaux, il est exempt ; mais s'il a mangé des pousses de vigne, il est passible. Que sont ces pousses de vigne ? Ce sont toutes celles qui ont bourgeonné entre Roch Hachana et Yom Kippour.
תָּנוּ רַבָּנַן: אָכַל עֲלֵי קָנִים — פָּטוּר. לוּלְבֵי גְפָנִים — חַיָּיב. אֵלּוּ הֵן לוּלְבֵי גְפָנִים? אָמַר רַבִּי יִצְחָק מִגְדְּלָאָה: כׇּל שֶׁלִּבְלְבוּ מֵרֹאשׁ הַשָּׁנָה וְעַד יוֹם הַכִּפּוּרִים. וְרַב כָּהֲנָא אָמַר: כׇּל שְׁלֹשִׁים יוֹם. תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי יִצְחָק מִגְדְּלָאָה: אָכַל עֲלֵי קָנִים — פָּטוּר, וְלוּלְבֵי גְפָנִים — חַיָּיב. אֵלּוּ הֵן לוּלְבֵי גְפָנִים — כׇּל שֶׁלִּבְלְבוּ מֵרֹאשׁ הַשָּׁנָה וְעַד יוֹם הַכִּפּוּרִים.
[§ La saumure, le vinaigre et le statut de boisson.] Il a été enseigné dans la Michna que si quelqu'un boit de la saumure de poisson [tsir] ou de la marinade de poisson [mouryass] à Yom Kippour, il est exempt. On peut en déduire que si l'on a bu du vinaigre, on est passible [car il est plus rafraîchissant que la saumure]. Quel est le tanaïm [auteur] de la Michna ? C'est Rabbi Yehouda HaNassi, comme il a été enseigné dans une Baraïta : Rabbi Yehouda HaNassi dit : Le vinaigre ranime l'esprit [machiv et ha-nefech] et est donc considéré comme une boisson [susceptible de faire cesser l'affliction].
שָׁתָה צִיר אוֹ מוּרְיָיס — פָּטוּר. הָא חוֹמֶץ — חַיָּיב. מַתְנִיתִין מַנִּי? רַבִּי הִיא. דְּתַנְיָא: רַבִּי אוֹמֵר: חוֹמֶץ מֵשִׁיב אֶת הַנֶּפֶשׁ.
La Guemara rapporte : Rav Guiddel bar Menacheh de la ville de Birei DeNareich enseigna en public que la halakha ne suit pas l'opinion de Rabbi Yehouda HaNassi, et que le vinaigre n'est pas considéré comme une boisson [dont la consommation serait passible à Yom Kippour]. L'année suivante, tout le monde sortit, mélangea du vinaigre à de l'eau et en but à Yom Kippour. Rav Guiddel apprit cela et fut indigné. Il dit : Dis que j'ai dit [ma déclaration] seulement à titre de constat après coup [be-di'avad] — ai-je dit qu'il est permis de le faire dès le départ [lekhat'h'ila] ? De plus : Dis que j'ai dit [ma déclaration] à propos de quelqu'un qui boit une petite quantité — ai-je dit qu'il est permis d'en boire beaucoup ? De plus : Dis que j'ai dit [ma déclaration] à propos de vinaigre pur [h'ay], qui est très fort — ai-je dit quoi que ce soit à propos de vinaigre dilué [mazougg] ? Cela est certainement interdit.
דָּרֵשׁ רַב גִּידֵּל בַּר מְנַשֶּׁה מִבֵּירֵי דְנַרֶשׁ: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי. לְשָׁנָה נָפְקִי כּוּלֵּי עָלְמָא מָזְגוּ וְשָׁתוּ חַלָּא. שְׁמַע רַב גִּידֵּל וְאִיקְּפַד. אֲמַר: אֵימַר דַּאֲמַרִי אֲנָא — דִּיעֲבַד, לְכַתְּחִלָּה מִי אֲמַרִי? אֵימַר דַּאֲמַרִי אֲנָא — פּוּרְתָּא, טוּבָא מִי אֲמַרִי? אֵימַר דַּאֲמַרִי אֲנָא — חַי, מָזוּג מִי אֲמַרִי?

Rachi

היא גופה שבת איקרי - ובלאו ג"ש נמי נפקא מיניה וביה דכיון דאיקרי שבת לענין עינוי הוה ליה כשבת לעונש ואזהרה:,תשבתו שבתכם - ומשבת שבתון לא גמר דאיקרי שבת דאיצטריך ליה לרבויי כל הענין כדאמר בריש פרקין (יומא דף עד.) שבתון שבות אי נמי שבת שבתון היא לאו יומא איקרי שבת אלא הכי קאמר מנוח' מרגוע היא לכם והיכא נמי דכתיב שבת שבתון הוא לשון זכר אף לשון מנוחה הוא לשון זכר אבל יומא לא איקרי שבת להכי נקט תשבתו שבתכם יתירא דהוא גופיה איקרי שבת:

מיבעיא ליה לכדתניא - לשאר ימים טובים ולא איום כפורים קאי:

ותנא דעצם עצם - מדאיצטריך למעוטי לתוספת החול מעונש ומאזהרה ממילא שמעינן דמוסיפין והאי ועניתם בתשעה מאי עביד ליה:,כל האוכל ושותה וכו' - והכי משמע קרא ועניתם בתשעה כלומר התקן עצמך בתשעה שתוכל להתענות בעשרה ומדאפקיה קרא בלשון עינוי לומר לך הרי הוא כאלו מתענה בתשעה:

כס פלפלין - אין זה יישוב הדעת שאין זה דרך אכילתו:

מיתיבי וכו' - אלמא מאכל קרי ליה:,שהפלפלין חייבין בערלה - מין אילן הוא:

רטיבא - חזי למיכל:

הימלתא - ליטוריג"ה שמפטמים בשמים כתושים בדבש:,מבי הנדואי - מארץ כוש:,שריא - ואין בו משום בישולי נכרים שנאכל כמות שהוא חי ולא משום גיעולי נכרים דנותן טעם לפגם ומדקאמר אין בו משום בישולי נכרים ש"מ דרך אכילתו כשהוא חי:

מר"ה עד יום הכפורים - אבל לבלבו קודם ר"ה כבר נעשו קשים ועץ בעלמא נינהו:

משיב את הנפש - ומבטל את העינוי:

מזגו - נתנו בו מים להתיש כחו:

Tossafot

שהפלפלין חייבין בערלה - אין להקשות כמו שחייבין בערלה חייבין נמי במעשר וכיון שחייבין במעשר מטמא טומאת אוכלין כדתנן בפרק בא סימן (נדה דף נ.) כל שחייב במעשר מטמא טומאת אוכלין אלמה תניא התם נמנו וגמרו אין מטמאין טומאת אוכלין די"ל הא ברטיבתא הא ביבישתא אבל ה"ר שמעון מיינביל"א הקשה מהא דאמרי' בפ' בכל מערבין (עיריבין דף כח.) זרע גרגיר מתעשר וכו' עד זרע גרגיר למאי חזי שכן ראשונים שלא היה להם פלפלין שוחקין אותו ומטבילין בו את הצלי וא"כ כל שכן פלפלין דעדיפי טפי ואפי' יבישתא חייב במעשר וכיון דחייב במעשר יטמא טומאת אוכלין וי"ל דודאי אותן פלפלין שנשחקין וגובלין אותן במים כעין שעושין לטבל בו דבר הנהו חזו בעינייהו לאכילה וחייבין במעשר ומטמא טומאת אוכלין אבל אותם שלא נגבלו במים שנטחנו ונידוקו כעפרורית בעלמא כעין שעושין לתת לתוך הקדירה הנהו פטורין מן המעשר דלא חזו לאכילה הכי ואין מטמא טומאת אוכלין אי נמי י"ל דזרע גרגיר אינו חייב במעשר משום הא מילתא לחוד שמטבילין בו צלי אלא לאחר שחיקתו חזי למיכל נמי בעיניה ומשום הכי חייב במעשר והא דנקט התם ומטבילין בו צלי ולא נקט דאכלי ליה נמי בעיניה משום דעיקר שחיקתו כדי לטבל בו אבל פלפלין דאפי' בתר שחיקתן לא חזו בעינייהו לא מחייבי ועוד יש להקשות על ההיא מתניתין דנדה והרי תבלין דחייבין במעשר כדאמרינן פ"ק דחולין (דף ו.) ואם אמר לה עשי לי משליכי חושש לשאור ותבלין שבה משום מעשר ומשום שביעית ואין מטמא טומאת אוכלין כדמוכח בהעור והרוטב (שם דף קכ.) דמפרש בגמרא מאי קיפה פירמא ופריך אביי היא עצמה תטמא טומאת אוכלין אלא מאי קיפה תבלין ומיהו י"ל דחושש משום מעשר דקתני לא קאי אלא אשאור אבל משום שביעית קאי אתרוייהו דאפי' אוכלי בהמה יש מהן שחייבין בשביעית כדמוכח במס' שביעית (פ"ח משנה א) ולא נהירא דבפרק בכל מערבין (עירובין דף כט.) תניא רבי שמעון בן אלעזר אומר עוכלא תבלין וליטרא ירק ופי' רש"י דקאי אאין פוחתין לעני בגורן אלמא תבלין חייבין במעשר וי"ל שיש מיני תבלין הרבה יש מהן דעיקרן לטעמא עבידי והנהו פטורין מן המעשר ואין מטמאין טומאת אוכלין ובהנהו מיירי בהעור והרוטב (חולין דף קכ.) ויש מהן דחזו לאכילה בעינייהו כגון בצל וקפלוט וכיוצא בהם פעמים שמתבלין בהן הקדירה וכמו שבת דבפר' בא סימן (נדה דף נא:) והנהו חייבין במעשר ומטמא טומאת אוכלין ובהנהו איירי בפ"ק דחולין (דף ו.) ובבכל מערבין (עירובין דף כט.) ואע"ג דאמרינן עלה בפרק בכל מערבין משום דקתני בה תבלין ותבלין לאו בני אכילה נינהו היינו בלא תיקון לגמרי שצריך תיקון קצת ולענין עירוב בעינן דחזי בשעת קניית עירוב מידי דהוה אחטין ושעורין דאין מערבין בהן וחייבין במעשר:

הא ברטיבתא הא ביבישתא - דיבישתא לא הויא מאכל ומהאי טעמא נמי אמרינן בכיצד מברכין (ברכות דף לו:) דזנגבילא יבישתא אינה טעונה ברכה:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Yoma 81b
100%
יומא פ״א במַסֶּכֶת יוֹמָא