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Traité Yoma

79b

Étude de Yoma 79b

Étude de la Guémara 79b

Guémara
[Voici comment la Guemara précise la contradiction apparente :] Une nourriture du volume d'un œuf [ké-béitsa] doit [en principe] être consommée dans la soukkah. Or si l'on maintient que le volume d'une grande datte dont ils ont parlé est supérieur au volume d'un œuf, une contradiction émerge : dans l'épisode [de Rabban Gamliel], deux dattes sans leurs noyaux n'équivalent pas à un œuf [et pourtant elles furent mangées dans la soukkah] — comment alors le volume d'une seule grande datte avec son noyau pourrait-il être supérieur à un œuf ? Rav Yirmia dit : Oui [en effet], deux dattes sans leurs noyaux n'équivalent pas à un œuf, [et pourtant] le volume d'une grande datte avec son noyau est supérieur à un œuf — car les noyaux de datte sont très grands [et occupent à eux seuls une grande part du volume]. Rav Pappa dit : C'est ce qui explique le proverbe populaire que les gens disent : « Dans deux kav de dattes, il y a un kav de noyaux — et même plus » [c'est-à-dire que le volume du noyau dépasse celui de la chair de la datte elle-même].
הָא כְּבֵיצָה — בָּעֵי סוּכָּה. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ כּוֹתֶבֶת הַגַּסָּה שֶׁאָמְרוּ יְתֵירָה מִכְּבֵיצָה, הַשְׁתָּא שְׁתֵּי כוֹתָבוֹת בְּלֹא גַּרְעִינָן לָא הָווּ כְּבֵיצָה, כּוֹתֶבֶת הַגַּסָּה וְגַרְעִינָתָהּ מִי הָוֵי יְתֵירָה מִכְּבֵיצָה?! אֲמַר רַבִּי יִרְמְיָה: אִין, שְׁתֵּי כוֹתָבוֹת בְּלֹא גַּרְעִינָתָן לָא הָווּ כְּבֵיצָה, כּוֹתֶבֶת הַגַּסָּה וְגַרְעִינָתָהּ הָוֵי יְתֵירָה מִכְּבֵיצָה. אֲמַר רַב פָּפָּא, הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: תְּרֵי קַבֵּי דְּתַמְרֵי חַד קַבָּא דְּקַשְׁיָיתָא וּסְרִיחַ.
Rava dit : [Ce raisonnement est sans fondement, et] toute cette ligne de questionnement [sur la soukkah] n'a pas de base valide. Là [dans l'épisode de Soukkot], la raison halakhique pour laquelle il est permis de manger les dattes en dehors de la soukkah est que les dattes sont des fruits [peirot], et les fruits n'ont pas besoin d'être consommés dans la soukkah — ils peuvent être mangés hors de la soukkah. La Guemara soulève une objection. Rabbi Yéhouda HaNassi dit : Lorsque nous apprenions la Torah auprès de Rabbi Elazar ben Chammoua, on nous apporta des figues et des raisins, et nous les mangeâmes comme un repas occasionnel [akhilat arai] en dehors de la soukkah. La Guemara analyse ce récit : Cela implique-t-il que pour un repas occasionnel [arai], oui, il peut être pris hors de la soukkah — mais pour un repas fixe [qéva'], non [même les fruits devraient être mangés dans la soukkah] ? La Guemara rejette cette inférence : Non — il faut lire [le texte] ainsi : « Nous les mangeâmes comme s'il s'agissait d'un repas occasionnel, hors de la soukkah » — c'est-à-dire que manger des fruits est toujours considéré comme un repas de passage [arai], même s'il s'agit d'une grande quantité.
רָבָא אָמַר: הָתָם הַיְינוּ טַעְמָא מִשּׁוּם דְּהָווּ לְהוּ פֵּירֵי, וּפֵירֵי לָא בָּעוּ סוּכָּה. מֵיתִיבִי, אָמַר רַבִּי: כְּשֶׁהָיִינוּ לוֹמְדִים תּוֹרָה אֵצֶל רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן שַׁמּוּעַ הֵבִיאוּ לְפָנֵינוּ תְּאֵנִים וַעֲנָבִים וַאֲכַלְנוּם אֲכִילַת עֲרַאי חוּץ לְסוּכָּה. אֲכִילַת עֲרַאי — אִין, אֲכִילַת קֶבַע — לָא! אֵימָא: אֲכַלְנוּם כַּאֲכִילַת עֲרַאי חוּץ לַסּוּכָּה.
Ou bien, si vous le souhaitez, dites [une autre interprétation de l'épisode de Rabbi Elazar ben Chammoua] : Nous avons mangé ces fruits comme un repas fixe, et nous avons également mangé du pain comme un repas occasionnel avec eux, pour tempérer leur douceur — le tout en dehors de la soukkah.
אִי בָּעֵית אֵימָא: אֲכַלְנוּם אֲכִילַת קֶבַע, וְאָכַלְנוּ פַּת אֲכִילַת עֲרַאי בַּהֲדַיְיהוּ חוּץ לַסּוּכָּה.
La Guemara suggère : Disons que cette baraïta [suivante] soutient [l'opinion de] Rava. Elle enseigne : « C'est pourquoi, si quelqu'un a complété [les quatorze repas qu'il est obligé de prendre dans la soukkah] avec des [variétés de] targuima [mets sucrés, friandises], il s'est acquitté de son obligation. » Or si l'on maintient que les fruits doivent être consommés dans la soukkah [quand il s'agit d'un repas fixe], [la baraïta] aurait dû dire « fruits » [péirot] et non « targuima » ! La Guemara rejette cette preuve : Que signifie [le mot] « targuima » ici ? Il signifie précisément « fruits ». Il ne s'agit donc pas d'un soutien à l'opinion de Rava. Et si vous le souhaitez, dites [encore une autre réponse] : Cette baraïta traite d'un endroit où les fruits sont rares, et d'autres aliments sucrés y sont consommés à leur place — mais les fruits, dans les endroits où ils sont disponibles, peuvent de même compléter l'obligation. On ne peut donc en tirer aucune preuve.
לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: לְפִיכָךְ, אִם הִשְׁלִים בְּמִינֵי תַרְגִּימָא — יָצָא. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ פֵּירֵי בָּעוּ סוּכָּה, לִיתְנֵי פֵּירוֹת! מַאי מִינֵי תַרְגִּימָא — פֵּירוֹת. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: בְּאַתְרָא דְּלָא שְׁכִיחִי פֵּירֵי.
Jusqu'ici, la Guemara supposait que le volume d'une grande datte est supérieur à celui d'un œuf. Rav Zévid exprima son désaccord avec ce qui avait été dit précédemment et dit : Ce n'est pas le cas. Le volume d'une grande datte dont ils ont parlé est inférieur au volume d'un œuf, comme nous l'avons appris dans une michna : Beit Chammaï dit : Concernant le levain [séor — la pâte acide servant à faire lever la pâte], posséder [le Pessah'] un volume d'une olive-bulk [kézayit] viole les interdits [de « On ne verra pas chez toi du h'amets » (Chémot 13, 7) et « On ne trouvera pas de levain dans vos maisons » (Chémot 12, 19)]. Concernant le pain levé [h'amets] toutefois, la quantité dont la possession viole l'interdit est [seulement] le volume d'une grande datte.
רַב זְבִיד אָמַר: כּוֹתֶבֶת הַגַּסָּה שֶׁאָמְרוּ — חֲסֵרָה מִכְּבֵיצָה. דִּתְנַן, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: שְׂאוֹר — בְּכַזַּיִת, חָמֵץ — בְּכַכּוֹתֶבֶת.
La Guemara poursuit. Et nous en avons discuté [ailleurs] : Quelle est la raison de l'opinion de Beit Chammaï ? Si les deux [levain et pain levé] avaient la même mesure déterminant la culpabilité, que le Miséricordieux [la Torah] n'ait écrit que « pain levé » [h'amets] — et n'ait pas besoin d'écrire « levain » [séor]. J'aurais dit, en raisonnant a fortiori : si le pain levé, dont le pouvoir fermentant est moindre, est interdit à partir d'un volume d'olive — à plus forte raison le levain, dont le pouvoir fermentant est fort [car il fait lever la pâte], ne serait-il pas interdit lui aussi à partir d'un volume d'olive ? Puisque le Miséricordieux distingue entre eux et mentionne explicitement les deux [séor et h'amets], cela t'enseigne que la mesure déterminant la culpabilité de l'un n'est pas la même que celle de l'autre. La mesure du levain est un olive-bulk [comme pour la plupart des interdits de la Torah], et la mesure du pain levé — dont le pouvoir fermentant est plus faible — est le volume d'une grande datte.
וְהָוֵינַן בָּהּ: מַאי טַעְמָא דְּבֵית שַׁמַּאי? נִכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״חָמֵץ״, וְלָא בָּעֵי ״שְׂאוֹר״, וַאֲנָא אָמֵינָא: וּמָה חָמֵץ שֶׁאֵין חִמּוּצוֹ קָשֶׁה — אָסוּר בִּכְזַיִת, שְׂאוֹר שֶׁחִמּוּצוֹ קָשֶׁה — לֹא כָּל שֶׁכֵּן? מִדְּפַלְגִינְהוּ רַחֲמָנָא, לִימְּדָה לְךָ שִׁיעוּרוֹ שֶׁל זֶה לֹא כְּשִׁיעוּרוֹ שֶׁל זֶה. שְׂאוֹר בְּכַזַּיִת, וְחָמֵץ בְּכַכּוֹתֶבֶת.
La Guemara précise son raisonnement : Et si l'on maintient que le volume d'une grande datte dont ils ont parlé est supérieur à un œuf — puisque Beit Chammaï cherche la mesure d'une taille supérieure à un olive-bulk [pour le h'amets, comme ils l'ont prouvé], et si la mesure supérieure à un olive-bulk est un œuf — qu'ils [Beit Chammaï] disent donc « un œuf » et non « une datte » ! Et même si les deux volumes étaient identiques [c'est-à-dire si la grande datte et l'œuf avaient le même volume], ils auraient dû dire « un œuf », qui est la mesure plus couramment utilisée [dans la Michna, notamment en matière d'impureté alimentaire]. Doit-on donc ne pas conclure de ceci que le volume d'une grande datte est inférieur à celui d'un œuf ?
וְאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ כּוֹתֶבֶת הַגַּסָּה שֶׁאָמְרוּ יְתֵירָה מִכְּבֵיצָה, מִכְּדִי בֵּית שַׁמַּאי אַשִּׁיעוּרָא דִּנְפִישׁ מִכְּזַיִת קָא מְהַדְּרִי, לִיתְנֵי כְּבֵיצָה. וְאִי נָמֵי כִּי הֲדָדֵי נִינְהוּ, נִיתְנֵי כְּבֵיצָה! אֶלָּא לָאו, שְׁמַע מִינַּהּ: כּוֹתֶבֶת פְּחוּתָה מִכְּבֵיצָה.
[La Guemara repousse cette preuve :] D'où tires-tu cette conclusion ? Peut-être pourrais-je en fait te dire que le volume d'une grande datte dont ils ont parlé est supérieur à un œuf — mais une datte ordinaire [de taille standard] équivaut à un œuf, et c'est à cette dernière que Beit Chammaï faisaient référence [et non à la grande datte]. Ou bien encore, disons que le volume d'une grande datte et celui d'un œuf sont égaux, et [Beit Chammaï] ont simplement choisi d'utiliser l'un ou l'autre terme. Dans tous les cas, il n'y a pas de preuve ici que le volume d'une grande datte est supérieur à un œuf [ou inférieur à un œuf].
מִמַּאי? דִּילְמָא לְעוֹלָם אֵימָא לְךָ כּוֹתֶבֶת הַגַּסָּה שֶׁאָמְרוּ — יְתֵירָה מִכְּבֵיצָה, הָא סְתָמָא — כְּבֵיצָה. וְאִי נָמֵי כִּי הֲדָדֵי נִינְהוּ, וַחֲדָא מִינַּיְיהוּ נְקַט.
Plutôt, la preuve peut être tirée d'ici : [De quelle quantité faut-il consommer pour que ses convives soient obligés de l'inviter [zimmoun] pour la bénédiction après les repas ?] Jusqu'à quelle quantité [de nourriture] les [convives] s'invitent-ils [mutuellement pour la Birkat Hamazon] ? Un volume d'olive-bulk [suffit], telles sont les paroles de Rabbi Méir. Rabbi Yéhouda dit : Un volume d'œuf [est le seuil minimum]. La Guemara clarifie : Sur quoi portent-ils leur désaccord ? Rabbi Méir soutient que le verset « Tu mangeras, tu te rassasieras, et tu béniras l'Éternel ton Dieu » (Devarim 8, 10) se comprend ainsi : « Tu mangeras » — cela fait référence à l'acte de manger [dont le seuil légal est, partout dans la Torah, un olive-bulk] ; « et tu te rassasieras » — cela fait référence à la boisson. Rabbi Yéhouda soutient : « Tu mangeras et tu te rassasieras » désigne une mangeaille qui entraîne la satiété — et laquelle ? Celle du volume d'un œuf, car en deçà de cette quantité la nourriture n'est pas rassasiante.
אֶלָּא מֵהָכָא: עַד כַּמָּה מְזַמְּנִין? עַד כְּזַיִת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד כְּבֵיצָה. בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי — רַבִּי מֵאִיר סָבַר: ״וְאָכַלְתָּ״, זוֹ אֲכִילָה, ״וְשָׂבָעְתָּ״, זוֹ שְׁתִיָּה — וַאֲכִילָה בִּכְזַיִת. וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: ״וְאָכַלְתָּ וְשָׂבָעְתָּ״, אֲכִילָה שֶׁיֵּשׁ בָּהּ שְׂבִיעָה, וְאֵי זֶה — זֶה כְּבֵיצָה.
Et si l'on maintient que le volume d'une grande datte dont ils ont parlé est supérieur à celui d'un œuf, on peut poser la question suivante : Maintenant que nous avons établi qu'un volume d'œuf rassasie — peut-on dire qu'il n'apaise pas l'esprit [et ne supprime pas l'état d'affliction du Yom Kippour] ?! Doit-on donc ne pas conclure que le volume d'une grande datte dont ils ont parlé est inférieur à celui d'un œuf ? [La logique est la suivante :] un volume d'œuf rassasie pleinement une personne, mais [seulement] le volume d'une grande datte suffit à apaiser son esprit [sans le rassasier totalement — et c'est ce seuil d'apaisement de l'esprit qui détermine la culpabilité au Yom Kippour].
וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ כּוֹתֶבֶת הַגַּסָּה שֶׁאָמְרוּ יְתֵירָה מִכְּבֵיצָה, הַשְׁתָּא כְּבֵיצָה שַׂבּוֹעֵי מְשַׂבְּעָא, דַּעְתָּא לָא מִיַּתְּבָא?! אֶלָּא לָאו, שְׁמַע מִינַּהּ: כּוֹתֶבֶת הַגַּסָּה שֶׁאָמְרוּ פָּחוֹת מִכְּבֵיצָה. כְּבֵיצָה — מְשַׂבְּעָא, כְּכוֹתֶבֶת — מִיַּתְּבָא דַּעְתֵּיהּ.
Il fut enseigné dans une baraïta : Rabbi [Yéhouda HaNassi] dit :
תַּנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר:

Rachi

הא כביצה בעי סוכה - אלמא שתי כותבות דאמרן לעיל לא שהלכה כן פחותות הן מכביצה:,שתי כותבות בלא גרעינן - שאכלן רבן גמליאל בסוכה ואמרו עלייהו לא שהלכה כן:,תרי קבי דתמרי - בגרעינהון הוו קבא דקשייתא:,וסריח - יש בהן קב גרעינין ויותר אלמא הגרעין יותר מן הכותבת וסריח לשון עודף כמו תסרח על אחורי המשכן (שמות כ״ו:י״ב):

אם השלים - י"ד סעודות שאדם חייב לאכול בסוכה לדברי רבי אליעזר במסכת סוכה:,תרגימא - ליפתן:

שאור בכזית - לענין בל יראה ובל ימצא:

שיעורו של זה לא כשיעורו של זה - על כרחך דחמץ נפיש מכזית ולהכי כתב שאור דאי לא כתביה וגמר מחמץ הוה אמינא דיו לבא מן הדין להיות כנדון ולא מיחייב עליה אלא בשיעורא רבה להכי כתביה רחמנא לחיוביה אכזית דאילו בפחות מכזית ליכא למימר דלא תהא ראיה חמורה מאכילה דסתם אכילה בכזית על כרחך החמור בכזית והקל ביותר מכזית:

מכדי בית שמאי - לא אמרו ככותבת אלא משום דבעו שיעור חמץ טפי משל שאור שהוא בכזית מדאיצטריך קרא למכתבינהו ואם מצאו שיעור פחות מככותבת והוא יתר על כזית היו משערין בו ואם כביצה פחותה מככותבת ליתני כביצה ואי נמי כי הדדי נינהו לימא כביצה שהוא שגור במשנה יותר מככותבת לענין טומאת אוכלין:

כותבת סתמא כביצה - ובית שמאי כותבת סתמא אמור:

מזמנין - מברכין על המזון אחריו:

Tossafot

הא כביצה בעי סוכה - בפרק הישן (סוכה דף כז.) פריך מינה לרב יוסף ואביי דאמרי אוכלין עראי חוץ לסוכה ומפרש רב יוסף תרתי תלת ביעי ואביי מפרש כדקא טעים בר בי רב ואזיל לכלה ומשני לא הא כביצה בעי נטילת ידים וברכה ולא משתרי במפה דחישינן דילמא נגע כדאמר בפר' כל הבשר (חולין דף קז:) ותימה והא רבי צדוק כהן הוה ואמר בפרק כל הבשר (שם) התירו מפה לאוכלי תרומה ולא התירו מפה לאוכלי טהרות יש לומר דלא התירו מפה אלא לאוכלי תרומה בשעת אכילת תרומה דזהירי ביה טפי אבל לא התירו לאוכלי טהרות אפילו כהנים האוכלין על טהרת תרומה והכא לאו תרומה הוה:

מיני תרגימא - בפ' הישן (סוכה דף כז.) גבי אם השלים י"ד סעודות שחייב אדם לאכול בסוכה במיני תרגימא יצא פרש"י כגון פירות וכיסנין וקפלוטות מבושלין והכא משמע דמיני תרגימא לאו פירות נינהו ואין ללמוד מכאן שיועילו מיני תרגימא להשלים שלש סעודות של שבת מדאמר הכא אם השלים במיני תרגימא יצא דשאני התם דילפינן להו מדכתב תלתא זימנין היום גבי מן שהוא במקום פת ואפילו אי הוה אמרינן דנפיק בג' סעודות במיני תרגימא כמו גבי סוכה מכל מקום בפירי לא נפיק דלא מהני נמי בסוכה:

לומר לך שיעורו של זה לא כשיעורו של זה - תימה ונימא שאור בכזית וחמץ כגרוגרת דנפישא כדמשמע ריש פרק המצניע (שבת דף צא.) גבי זרק כזית תרומה לבית טמא דפריך אי לענין שבת כגרוגרת בעינן ולא סגי בכזית וכותבת סתמא הוא כביצה או מעט פחות מכביצה כדמשמע בשמעתא ואילו גרוגרת הויא בציר טובא מכביצה כדמשמע בעירובין בפרק חלון (עירובין דף פ:) כמו שאפרש בסמוך ושמא יש לומר כיון דאפיקתיה מכזית אוקמינן אשיעורא דיום הכפורים מכאן קשה דקאמר בסמוך דחמץ ככותבת לאו היינו ככותבת הגסה דיום הכפורים ואפילו הכי מספקא ליה אי חמץ ככותבת הוי כביצה או לא אמאי מספקא ליה פשיטא דהוי כביצה דמכדי בית שמאי אשיעורא דנפיש מכזית מהדרי נוקמה אכגרוגרת ויש לומר דלא מיסתבר להו לאוקמה אכגרוגרת משום דאית להו דרשה דר' חנן דאמר בפרק קמא דסוכה (דף ה:) ודעירובין (דף ד.) ארץ חטה ושעורה וגו' כל הפסוק הזה לשיעורין נאמר ודריש תאנה דקרא להוצאת שבת כדתנן כגרוגרת להוצאת שבת ולא מסתבר להו לאוקמא קרא דתאנה להוצאה ולאכילה אלא הכל להוצאה כיון דאכילה והוצאה לאו חד עניינא להכי מוקמי להו בכותבת דנפקא לן מדבש דההוא קרא דהיינו דבש תמרים בכותבת הגסה ביום הכפורים דהיינו מידי דאכילה ומיניה נמי גמרינן חמץ בכותבת ואפילו מאן דבעי למימר בסמוך דחמץ לאו ככותבת הגסה מכל מקום שפיר גמרינן מינה תרוייהו דלא מסרן הכתוב אלא לחכמים גבי יום הכפורים בגסה משערינן דבהכי מיתבא דעתיה וגבי חמץ בכותבת בינונית ולא בגסה שלא יהא מופלג יותר מדאי משאור ואף על גב דפריך נוקמה אכביצה אף על גב דלא כתב בההוא קרא בזה אין לחוש דהא בכעדשה נמי לא כתב בההוא קרא אבל בכגרוגרת לא מוקמינן דלא מוקמינן תאנה דקרא באכילה והוצאה כדפרישית ועוד בכביצה מוקמינן שפיר כיון דהיינו שיעור אוכל הנאכל בבת אחת אבל בכגרוגרת ליכא טעמא כולי האי תימה לי אמאי לא קאמר דבהלכה למשה מסיני פליגי דקיימא לן שיעורין הלכה למשה מסיני מר סבר הכי גמירי שאור בכזית וחמץ בככותבת ומר סבר דהכי גמירי זה וזה בכזית והשתא לא תיקשי ליה ליתני כביצה ויש לומר דבפרק קמא דביצה (דף ז:) מוכחי דבקראי פליגי דטעמא דבית שמאי לאו מכח הלכתא דמייתי התם ברייתא דתניא ולא יראה לך חמץ ולא יראה לך שאור זה הוא חילוק שבין ב"ש וב"ה שבית שמאי אומרים שאור בכזית וכו' ומדמייתי קרא ש"מ דמכח קראי קא דרשי ליכתוב רחמנא שאור ולא בעי חמץ:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Yoma 79b
100%
יומא ע״ט במַסֶּכֶת יוֹמָא