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Traité Yoma

4b

Étude de Yoma 4b

Étude de la Guémara 4b

Guémara
« Et le nuage le couvrit » — [c'est] la montagne [qu'il couvrit], et non Moïse. « Et il appela Moïse » — Moïse et tout le peuple d'Israël se tenaient [au pied de la montagne] et écoutaient ; le verset ne vient que pour accorder un honneur particulier à Moïse [en le nommant personnellement]. Rabbi Natan dit : [Moïse fut effectivement appelé à entrer dans le nuage,] mais son entrée n'avait pas pour but de l'isoler et de le purifier ; elle visait seulement à purifier la nourriture et la boisson contenues dans ses entrailles, afin de le rendre semblable aux anges du service [qui n'ont besoin ni de nourriture ni de boisson].
״וַיְכַסֵּהוּ הֶעָנָן״, לָהָר. ״וַיִּקְרָא אֶל מֹשֶׁה״ — [מֹשֶׁה] וְכׇל יִשְׂרָאֵל עוֹמְדִין, וְלֹא בָּא הַכָּתוּב אֶלָּא לַחְלֹק כָּבוֹד לְמֹשֶׁה. רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: לֹא בָּא הַכָּתוּב אֶלָּא לְמָרֵק אֲכִילָה וּשְׁתִיָּה שֶׁבְּמֵעָיו, לְשׂוּמוֹ כְּמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת.
Rabbi Matya ben 'Harach dit : Le verset appelant Moïse à entrer dans le nuage ne vient que pour l'intimider [et lui inspirer une crainte révérencielle], afin que la Torah soit transmise dans la révérence, dans le tremblement et dans la frayeur, comme il est dit : « Servez l'Éternel dans la crainte, et réjouissez-vous en tremblant » (Tehilim 2, 11). À propos de la fin de ce verset, la Guemara demande : Que signifie « réjouissez-vous en tremblant » ? La joie et le tremblement semblent contradictoires. Rav Adda bar Mattana dit au nom de Rav : Là où réside la joie [d'accomplir une mitsva], le tremblement [de la crainte du Ciel] doit être présent aussi.
רַבִּי מַתְיָא בֶּן חָרָשׁ אוֹמֵר: לֹא בָּא הַכָּתוּב אֶלָּא לְאַיֵּים עָלָיו, כְּדֵי שֶׁתְּהֵא תּוֹרָה נִיתֶּנֶת בְּאֵימָה, בִּרְתֵת וּבְזִיעַ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עִבְדוּ אֶת ה׳ בְּיִרְאָה וְגִילוּ בִּרְעָדָה״. מַאי ״וְגִילוּ בִּרְעָדָה״? אָמַר רַב אַדָּא בַּר מַתְנָה אָמַר רַב: בִּמְקוֹם גִּילָה שָׁם תְּהֵא רְעָדָה.
§ Sur quoi Rabbi Yossé ha-Guélili et Rabbi Akiva sont-ils en désaccord [concernant la date du don de la Torah] ? [La Guemara explique que] leur dispute est parallèle à celle entre ces autres tannaïm, comme il est enseigné dans une baraïta : Le sixième jour du mois [de Sivan], la Torah — les Dix Commandements — fut donnée au peuple d'Israël. Rabbi Yossé dit : Ce fut le septième du mois. Selon celui qui dit que ce fut le sixième : la Torah fut donnée le sixième, et le septième du mois Moïse monta sur la montagne, comme il est écrit : « Et il appela Moïse le septième jour » (Chemot 24, 16). Selon celui qui dit que ce fut le septième : la Torah fut donnée le septième et Moïse monta le septième, comme il est écrit : « Et il appela Moïse le septième jour ».
בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי וְרַבִּי עֲקִיבָא? בִּפְלוּגְתָּא דְּהָנֵי תַּנָּאֵי, דְּתַנְיָא: בְּשִׁשָּׁה בַּחוֹדֶשׁ נִיתְּנָה תּוֹרָה לְיִשְׂרָאֵל, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בְּשִׁבְעָה בּוֹ. מַאן דְּאָמַר בְּשִׁשָּׁה: בְּשִׁשָּׁה נִיתְּנָה, וּבְשִׁבְעָה עָלָה (דִּכְתִיב: ״וַיִּקְרָא אֶל מֹשֶׁה בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי״). מַאן דְּאָמַר בְּשִׁבְעָה: בְּשִׁבְעָה נִיתְּנָה, וּבְשִׁבְעָה עָלָה, [דִּכְתִיב: ״וַיִּקְרָא אֶל מֹשֶׁה בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי״].
Rabbi Yossé ha-Guélili se range à l'avis du premier tana de la baraïta, qui dit que la Torah fut donnée le sixième du mois. Dès lors, [les six jours de Chemot 24, 16] eurent lieu après la révélation des Dix Commandements. C'est pourquoi il explique le verset : « Et la gloire de l'Éternel reposa sur le mont Sinaï, et le nuage le couvrit pendant six jours » — [le nuage couvrit] Moïse [lui-même pendant ces six jours d'isolement], « et il appela Moïse le septième jour » — pour recevoir le reste de la Torah. Car si l'on voulait interpréter autrement : « Et la gloire de l'Éternel reposa [sur la montagne] » depuis le premier du mois [de Sivan] ; « et le nuage la couvrit, la montagne » ; « et il appela Moïse le septième jour » pour recevoir les Dix Commandements — [cette lecture est impossible,] car ils avaient déjà reçu les Dix Commandements le sixième du mois, et le nuage [qui se trouvait sur la montagne] s'était déjà dissipé le sixième !
רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי סָבַר לַהּ כְּתַנָּא קַמָּא, דְּאָמַר בְּשִׁשָּׁה בַּחוֹדֶשׁ נִיתְּנָה תּוֹרָה, הִלְכָּךְ זֶה הָיָה מַעֲשֶׂה אַחַר עֲשֶׂרֶת הַדִּבְּרוֹת. ״וַיִּשְׁכּוֹן כְּבוֹד ה׳ עַל הַר סִינַי וַיְכַסֵּהוּ הֶעָנָן שֵׁשֶׁת יָמִים״ — לְמֹשֶׁה, ״וַיִּקְרָא אֶל מֹשֶׁה בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי״ — לְקַבּוֹלֵי שְׁאָר תּוֹרָה. דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ ״וַיִּשְׁכּוֹן כְּבוֹד ה׳״ מֵרֹאשׁ חוֹדֶשׁ, ״וַיְכַסֵּהוּ הֶעָנָן לָהָר וַיִּקְרָא אֶל מֹשֶׁה בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי״ לְקַבּוֹלֵי עֲשֶׂרֶת הַדִּבְּרוֹת, הָא קַבִּילוּ לְהוּ מִשִּׁשָּׁה, וְהָא אִסְתַּלַּק עָנָן מִשִּׁשָּׁה!
Et Rabbi Akiva se range à l'avis de Rabbi Yossé [de la baraïta], qui dit que la Torah fut donnée au peuple d'Israël le septième du mois. C'est pourquoi Moïse fut appelé le septième du mois immédiatement après la révélation des Dix Commandements. La Guemara demande : Certes, selon l'opinion de Rabbi Akiva — qui dit que la Torah fut donnée le 7 Sivan et que Moïse monta ensuite sur la montagne pour y rester quarante jours — cela explique le calcul connu : le dix-sept Tamouz, les Tables furent brisées, selon la tradition habituelle. Comment ? Calcule vingt-quatre jours jusqu'à la fin de Sivan et seize jours de Tamouz ; cela donne les quarante jours qu'il passa sur la montagne. Le dix-sept Tamouz, il descendit et brisa les Tables.
וְרַבִּי עֲקִיבָא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר: בְּשִׁבְעָה בַּחֹדֶשׁ נִיתְּנָה תּוֹרָה לְיִשְׂרָאֵל. בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי עֲקִיבָא, הַיְינוּ דְּמַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּשִׁבְעָה עָשָׂר בְּתַמּוּז נִשְׁתַּבְּרוּ הַלּוּחוֹת: עֶשְׂרִין וְאַרְבְּעָה דְּסִיוָן, וְשִׁיתְּסַר דְּתַמּוּז, מָלוּ לְהוּ אַרְבְּעִין יוֹמִין דַּהֲוָה בָּהָר, וּבְשִׁבְסַר בְּתַמּוּז נְחֵית וַאֲתָא וְתַבְרִינְהוּ לְלוּחוֹת.
Mais selon Rabbi Yossé ha-Guélili — qui dit qu'il y eut six jours d'isolement [après le don de la Torah] puis quarante jours [supplémentaires] sur la montagne — les Tables n'auraient été brisées que le vingt-trois Tamouz, ce qui contredit la tradition habituelle [selon laquelle elles furent brisées le dix-sept] ! [La Guemara répond que] Rabbi Yossé ha-Guélili aurait pu vous dire : les quarante jours [passés sur la montagne] incluent les six jours d'isolement [qui en font partie].
אֶלָּא לְרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, דְּאָמַר: שִׁשָּׁה דִפְרִישָׁה וְאַרְבְּעִין דְּהַר, עַד עֶשְׂרִין וּתְלָת בְּתַמּוּז לָא אִתַּבּוּר לוּחוֹת! אָמַר לְךָ רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי: אַרְבְּעִין דְּהַר בַּהֲדֵי שִׁשָּׁה דִפְרִישָׁה.
§ Le Maître [dans la baraïta citée précédemment] a dit : « Et il appela Moïse » — Moïse et tout le peuple d'Israël se tenaient [au pied de la montagne] et écoutaient. La Guemara note que cela vient en soutien à l'opinion de Rabbi Elazar, car Rabbi Elazar a dit : « Et il appela Moïse » — Moïse et tout le peuple d'Israël se tenaient et écoutaient, et le verset ne vient que pour accorder un honneur particulier à Moïse. De la déclaration de Rabbi Elazar, il ressort clairement que tout Israël entendit la voix de Dieu.
אָמַר מָר: ״וַיִּקְרָא אֶל מֹשֶׁה״ — מֹשֶׁה וְכׇל יִשְׂרָאֵל עוֹמְדִין, מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי אֶלְעָזָר. דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: ״וַיִּקְרָא אֶל מֹשֶׁה״ — מֹשֶׁה וְכׇל יִשְׂרָאֵל עוֹמְדִין, וְלֹא בָּא הַכָּתוּב אֶלָּא לַחְלֹק לוֹ כָּבוֹד לְמֹשֶׁה.
On soulève une objection : [Il est écrit dans la Torah à propos du Michkan :] « Une voix pour lui », « une voix vers lui » — c'est Moïse qui entendit, et tout le peuple d'Israël n'entendit pas ! [La Guemara répond :] Ce n'est pas difficile : ce cas [où tout le monde entendit] était au Sinaï ; cet autre cas [où Moïse seul entendit] était à la Tente d'Assignation [Ohel Moèd]. Ou si vous préférez, dites [une autre résolution] : ce n'est pas difficile — [la première description concerne] l'appel [par lequel Dieu convoquait Moïse] ; [la seconde concerne] la parole [le contenu du message, que Moïse seul entendait].
מֵיתִיבִי: ״קוֹל לוֹ״, ״קוֹל אֵלָיו״ — מֹשֶׁה שָׁמַע וְכׇל יִשְׂרָאֵל לֹא שָׁמְעוּ! לָא קַשְׁיָא: הָא — בְּסִינַי, הָא — בְּאֹהֶל מוֹעֵד. וְאִי בָּעֵית אֵימָא, לָא קַשְׁיָא: הָא — בִּקְרִיאָה, הָא — בְּדִבּוּר.
Rabbi Zerika souleva une contradiction entre des versets devant Rabbi Elazar — et certains disent que Rabbi Zerika rapporte que c'est Rabbi Elazar qui la souleva. Il est écrit dans un endroit : « Et Moïse ne pouvait entrer dans la Tente d'Assignation, car le nuage y demeurait » (Chemot 40, 35) — Moïse était incapable d'entrer dans le nuage. Et il est écrit ailleurs : « Et Moïse entra au milieu du nuage » (Chemot 24, 18). [La Guemara résout la contradiction :] Cela enseigne que le Saint Béni soit-Il prit Moïse [par la main] et le fit entrer dans le nuage [car il ne pouvait y pénétrer seul].
רַבִּי זְרִיקָא רָמֵי קְרָאֵי קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַבִּי זְרִיקָא: רַבִּי אֶלְעָזָר רָמֵי, כְּתִיב: ״וְלֹא יָכוֹל מֹשֶׁה לָבֹא אֶל אֹהֶל מוֹעֵד כִּי שָׁכַן עָלָיו הֶעָנָן״, וּכְתִיב: ״וַיָּבֹא מֹשֶׁה בְּתוֹךְ הֶעָנָן״! מְלַמֵּד שֶׁתְּפָסוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְמֹשֶׁה וֶהֱבִיאוֹ בֶּעָנָן.
L'école de Rabbi Ichmaël enseigna : Il y a une analogie verbale [guezera chava] sur le mot « milieu » [betokh] : il est écrit ici « Et Moïse entra au milieu du nuage » (Chemot 24, 18), et il est écrit dans un autre verset : « Et les fils d'Israël allèrent au milieu de la mer » (Chemot 14, 22). De même que là-bas [dans la mer], il y avait un chemin [tracé entre deux murs d'eau], comme il est écrit : « Et les eaux étaient un mur pour eux » (Chemot 14, 22), de même ici [dans le nuage], il y avait un chemin [tracé en son sein] — mais Moïse n'entra pas réellement à l'intérieur du nuage.
דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל תָּנָא: נֶאֱמַר כָּאן ״בְּתוֹךְ״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״בְּתוֹךְ״ — ״וְיָבוֹאוּ בְנֵי יִשְׂרָאֵל בְּתוֹךְ הַיָּם״. מָה לְהַלָּן שְׁבִיל, דִּכְתִיב: ״וְהַמַּיִם לָהֶם חוֹמָה״, אַף כָּאן שְׁבִיל.
Le verset dit : « Et il appela Moïse, et l'Éternel lui parla » (Vayikra 1, 1). Pourquoi le verset mentionne-t-il l'appel avant la parole [et Dieu ne lui parla pas directement d'emblée] ? La Torah enseigne les bonnes manières [derekh eretz] : une personne ne doit pas dire quelque chose à son prochain sans l'appeler d'abord. Cela vient en soutien à l'opinion de Rabbi 'Hanina, car Rabbi 'Hanina a dit : Une personne ne doit pas dire quelque chose à son prochain sans l'appeler d'abord. À propos du terme final du verset : « lémor » [littéralement : « pour dire »], Rabbi Moussia, petit-fils de Rabbi Masya, dit au nom de Rabbi Moussia le Grand : D'où sait-on que, pour celui à qui on a communiqué quelque chose, il lui est interdit de le transmettre à d'autres tant que celui qui lui a parlé ne lui a pas dit explicitement : « Va et dis-le » ? Car il est dit : « Et l'Éternel lui parla depuis la Tente d'Assignation, lémor [pour dire] » — [lemor est une contraction de lo emor :] ne dis pas [sans permission].
״וַיִּקְרָא אֶל מֹשֶׁה וַיְדַבֵּר״, לָמָּה הִקְדִּים קְרִיאָה לְדִיבּוּר? לִימְּדָה תּוֹרָה דֶּרֶךְ אֶרֶץ, שֶׁלֹּא יֹאמַר אָדָם דָּבָר לַחֲבֵירוֹ אֶלָּא אִם כֵּן קוֹרֵהוּ. מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי חֲנִינָא. דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: לֹא יֹאמַר אָדָם דָּבָר לַחֲבֵירוֹ אֶלָּא אִם כֵּן קוֹרֵהוּ. ״לֵאמֹר״, אָמַר רַבִּי (מוּסְיָא בַּר בְּרֵיהּ דְּרַבִּי מַסְיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי מוּסְיָא) רַבָּה: מִנַּיִין לָאוֹמֵר דָּבָר לַחֲבֵירוֹ שֶׁהוּא בְּבַל יֹאמַר עַד שֶׁיֹּאמַר לוֹ: לֵךְ אֱמוֹר — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְדַבֵּר ה׳ אֵלָיו מֵאֹהֶל מוֹעֵד לֵאמֹר״.
§ [La Guemara revient à la dispute principale.] Par déduction, on comprend que l'un et l'autre [Rabbi Yo'hanan et Reish Lakich] soutiennent que, pour ce qui concerne les Millouïm [l'inauguration du Tabernacle], l'omission de l'un des détails écrits à leur sujet invalide l'inauguration. Car il est dit [dans un autre passage] : Rabbi Yo'hanan et Rabbi 'Hanina sont en désaccord. L'un dit : L'omission de l'un des détails écrits à leur sujet invalide l'inauguration. Et l'autre dit : Un élément qui invalide les offrandes de toutes les générations invalide [aussi] l'inauguration ; un élément qui n'invalide pas les offrandes de toutes les générations n'invalide pas [non plus] l'inauguration.
מִכְלָל דְּתַרְוַויְיהוּ סְבִירָא לְהוּ מִלּוּאִים כׇּל הַכָּתוּב בָּהֶן מְעַכֵּב בָּהֶן. דְּאִיתְּמַר: מִלּוּאִים, רַבִּי יוֹחָנָן וְרַבִּי חֲנִינָא, חַד אָמַר: כׇּל הַכָּתוּב בָּהֶן מְעַכֵּב בָּהֶן, וְחַד אָמַר: דָּבָר הַמְעַכֵּב לְדוֹרוֹת — מְעַכֵּב בָּהֶן, שֶׁאֵין מְעַכֵּב לְדוֹרוֹת — אֵין מְעַכֵּב בָּהֶן.
Yoma 4b
100%
יומא ד׳ במַסֶּכֶת יוֹמָא