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Traité Yoma

40b

Étude de Yoma 40b

Étude de la Guémara 40b

Guémara
Le verset dit : « Mais le bouc sur lequel le sort est tombé pour Azazel sera présenté vivant devant l'Éternel, pour faire l'expiation sur lui, pour l'envoyer vers Azazel dans le désert » (Vayikra 16, 10). Le verset indique que le bouc doit rester en vie jusqu'à un certain moment ; s'il venait à mourir avant, il devrait être remplacé. Jusqu'à quand le bouc pour Azazel [se'ir haMishtale'a'h] est-il tenu de se tenir vivant [ya'amod 'hay] ? Jusqu'au moment de l'aspersion du sang de son pendant [le bouc « pour Dieu »] — c'est la position de Rabbi Yehouda. Rabbi Chim'on dit : Il doit rester en vie jusqu'au moment de la confession verbale [viddouï devarim] prononcée sur lui.
״יׇעֳמַד חַי לִפְנֵי ה׳ לְכַפֵּר עָלָיו״, עַד מָתַי יִהְיֶה זָקוּק לַעֲמוֹד חַי? עַד שְׁעַת מַתַּן דָּמוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ — דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: עַד שְׁעַת וִידּוּי דְּבָרִים.
Sur quoi portent-ils en désaccord ? Comme il a été enseigné dans une baraïta : Le verset dit que le bouc doit rester vivant « pour faire l'expiation » [lekapper] (Vayikra 16, 10). Cela indique qu'il doit rester en vie jusqu'à ce qu'il accomplisse son expiation. Rabbi Yehouda et Rabbi Chim'on divergent sur le type d'expiation auquel le verset fait allusion. Selon Rabbi Yehouda, le verset parle de l'expiation accomplie par l'aspersion du sang de l'offrande expiatoire [bouc]. Et de même il est dit : « Lorsqu'il aura achevé d'expier pour le Sanctuaire, la Tente de Réunion et l'autel, il présentera le bouc vivant » (Vayikra 16, 20). Tout comme là il s'agit de l'expiation par le sang, de même ici le verset parle de l'expiation par le sang — c'est la position de Rabbi Yehouda.
בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי? כִּדְתַנְיָא: ״לְכַפֵּר״ — בְּכַפָּרַת דָּמִים הַכָּתוּב מְדַבֵּר, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וְכִלָּה מִכַּפֵּר אֶת הַקֹּדֶשׁ״. מָה לְהַלָּן — בְּכַפָּרַת דָּמִים, אַף כָּאן — בְּכַפָּרַת דָּמִים, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.
Rabbi Chim'on dit : « Pour faire l'expiation sur lui » [lekapper 'alav] — le verset parle de l'expiation accomplie par la parole, c'est-à-dire la confession verbale [viddouï devarim] récitée sur le bouc.
רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״לְכַפֵּר עָלָיו״, בְּכַפָּרַת דְּבָרִים הַכָּתוּב מְדַבֵּר.
Viens et entends [ta shma'] une preuve que le tirage au sort n'est pas indispensable. Une baraïta enseigne : Les disciples de Rabbi Akiva lui ont demandé : Si le sort [pour Dieu] a été tiré par la main gauche [du Kohen Gadol], quelle est la halakha — peut-il le transférer dans sa main droite ? Il leur a dit : Ne donnez pas aux hérétiques [minim] l'occasion de dominer [et de vous railler].
תָּא שְׁמַע, שָׁאֲלוּ תַּלְמִידָיו אֶת רַבִּי עֲקִיבָא: עָלָה בִּשְׂמֹאל, מַהוּ שֶׁיַּחֲזוֹר לְיָמִין? אָמַר לָהֶן: אַל תִּתְּנוּ מָקוֹם לַמִּינִין לִרְדּוֹת.
La Guemara en déduit : La seule raison donnée par Rabbi Akiva pour interdire [le transfert] était de ne pas donner aux hérétiques l'occasion de dominer — ce qui implique que sans cette raison, il serait permis de transférer le sort dans la main droite. Mais comment serait-ce possible ? N'as-tu pas dit que le tirage au sort est indispensable [me'akev] ? Et, par conséquent, une fois que la désignation du bouc a été définie par le tirage de la main gauche, comment pourrait-on la transférer dans la main droite ? Cela implique nécessairement que la désignation n'est pas créée par le tirage lui-même, et que donc le tirage n'est pas indispensable.
טַעְמָא דְּאַל תִּתְּנוּ מָקוֹם לַמִּינִין לִרְדּוֹת, הָא לָאו הָכִי מַהְדְּרִינַן לֵיהּ, וְהָא אָמְרַתְּ הַגְרָלָה מְעַכְּבָא, וְכֵיוָן דִּקְבַעְתֵּיהּ שְׂמֹאל הֵיכִי מַהְדְּרִינַן לֵיהּ?
La Guemara explique que la baraïta peut se comprendre d'une façon qui ne constitue pas une preuve : Rava a dit : Voici ce que les disciples de Rabbi Akiva demandaient : Si le sort est sorti [de la boîte] de la main gauche, quelle est la halakha — peut-on transférer le sort et le bouc associé vers le côté droit [du Kohen Gadol] ? Il leur dit : Ne donnez pas aux hérétiques l'occasion de dominer. Ainsi, il n'a jamais été question de modifier la désignation des boucs. On ne peut donc tirer aucune conclusion concernant le caractère indispensable du tirage au sort.
אָמַר רָבָא, הָכִי קָאָמְרִי: עָלָה הַגּוֹרָל בִּשְׂמֹאל, מַהוּ שֶׁיַּחֲזִירוּ לוֹ וְלִשְׂעִירוֹ לְיָמִין. אָמַר לָהֶם: אַל תִּתְּנוּ מָקוֹם לַמִּינִין לִרְדּוֹת.
Viens et entends [ta shma'] une preuve que le tirage au sort est indispensable. Une baraïta enseigne (Sifra, A'haré Mot 2, 4) : Si le verset n'avait dit que « le bouc sur lequel [est tombé] le sort » [acher 'alav] (Vayikra 16, 9), j'aurais dit que l'intention est qu'il [le Kohen Gadol] doit le poser [yani'henou] physiquement [le sort] sur le bouc. C'est pourquoi le verset dit aussi : « Sur lequel il est monté » [acher 'alah] (Vayikra 16, 9), indiquant qu'une fois le sort sorti de la boîte [haqlaphy], il n'est plus nécessaire d'accomplir autre chose — c'est-à-dire que le sort n'a pas à être posé physiquement sur le bouc.
תָּא שְׁמַע: אִילּוּ נֶאֱמַר: ״אֶת הַשָּׂעִיר אֲשֶׁר עָלָיו״, הָיִיתִי אוֹמֵר יַנִּיחֶנּוּ עָלָיו, — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עָלָה״, כֵּיוָן שֶׁעָלָה שׁוּב אֵינוֹ צָרִיךְ.
La Guemara précise la nature de cette preuve : À quoi la baraïta fait-elle allusion quand elle dit qu'il n'est plus nécessaire de poser physiquement le sort sur le bouc ? Si l'on dit que cela signifie qu'il n'est plus nécessaire de le faire même à titre de mitsva, on doit en déduire, par inférence, que la pose du sort sur le bouc n'est même pas une mitsva. Cela est problématique, puisqu'il s'agit manifestement d'un élément du service de Yom Kippour qui doit au moins avoir le statut de mitsva. Plutôt, n'est-il pas que, quand la baraïta enseigne que la pose du sort n'est pas nécessaire, elle signifie seulement que la pose n'est pas indispensable [eino me'akev] ? Et l'on peut conclure de là que le tirage au sort est indispensable, mais que la pose du sort sur le bouc ne l'est pas.
לְמַאי? אִילֵימָא לְמִצְוָה, מִכְלָל דַּהֲנָחָה מִצְוָה נָמֵי לָא? אֶלָּא לָאו, לְעַכֵּב. וּשְׁמַע מִינַּהּ: הַגְרָלָה מְעַכְּבָא, הַנָּחָה — לָא מְעַכְּבָא!
Rava rejette la preuve : Rava a dit : La baraïta ne peut servir de preuve, car voici ce qu'elle dit : Si le verset n'avait dit que « le bouc sur lequel [est tombé] le sort » [acher 'alav], j'aurais dit que l'intention est qu'il doit poser physiquement le sort sur le bouc, et que le sort doit y demeurer jusqu'au moment de l'abattage [she'hitah]. C'est pourquoi le verset dit aussi : « Sur lequel il est monté » [acher 'alah], indiquant qu'une fois le sort sorti de la boîte et posé sur le bouc même un instant, il n'est plus nécessaire d'en faire davantage — c'est-à-dire que le sort n'a pas à demeurer sur le bouc. Compris de cette façon, on ne peut pas déterminer à partir de cette baraïta si la pose est ou non indispensable.
אָמַר רָבָא, הָכִי קָאָמַר: אִילּוּ נֶאֱמַר ״אֲשֶׁר עָלָיו״, הָיִיתִי אוֹמֵר יַנִּיחֶנּוּ עָלָיו עַד שְׁעַת שְׁחִיטָה, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר עָלָה״, כֵּיוָן שֶׁעָלָה שׁוּב אֵינוֹ צָרִיךְ.
Viens et entends [ta shma'] une preuve que Rabbi Yehouda estime que le tirage au sort est indispensable. Une baraïta du Sifra enseigne : Le verset dit [à propos du bouc de Yom Kippour] : « Aaron amènera le bouc sur lequel le sort est monté pour l'Éternel, et il l'offrira en offrande expiatoire ['hatat] » (Vayikra 16, 9). Le verset indique que le sort [goral] lui confère le statut d'offrande expiatoire ['hatat], mais qu'une désignation verbale [chem] ne lui confère pas ce statut.
תָּא שְׁמַע: ״וְעָשָׂהוּ חַטָּאת״, הַגּוֹרָל עוֹשֵׂהוּ חַטָּאת, וְאֵין הַשֵּׁם עוֹשֵׂהוּ חַטָּאת.
La baraïta continue : Un verset est nécessaire pour enseigner cette halakha, car j'aurais pu penser à la conclusion inverse. N'y a-t-il pas un raisonnement a fortiori [qal va'homer] comme suit : Tout comme dans un cas où le recours au sort ne consacre pas les animaux avec une désignation spécifique — par exemple une femme qui vient d'accoucher et doit apporter deux oiseaux, l'un en offrande expiatoire et l'autre en holocauste — une désignation verbale des animaux avec le statut requis les consacre néanmoins ; de même, dans un cas où le recours au sort consacre les animaux, n'est-il pas logique que la désignation verbale les consacre également ?
שֶׁיָּכוֹל, וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה בִּמְקוֹם שֶׁלֹּא קִידֵּשׁ הַגּוֹרָל — קִידֵּשׁ הַשֵּׁם, מְקוֹם שֶׁקִּידֵּשׁ הַגּוֹרָל, אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּקַדֵּשׁ הַשֵּׁם?
En contradiction avec ce raisonnement, le verset dit [à propos du bouc] : « Il l'offrira en offrande expiatoire » [ve'achahu 'hatat] — pour indiquer que le sort [goral] lui confère le statut d'offrande expiatoire ['hatat] ; une désignation verbale ne lui confère pas ce statut.
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְעָשָׂהוּ חַטָּאת״, הַגּוֹרָל עוֹשֶׂה חַטָּאת, וְאֵין הַשֵּׁם עוֹשֶׂה חַטָּאת.

Rachi

יעמד חי - על כרחך ללמדנו שאם מת אתה צריך להביא אחר דאי לא למאי אתא אם תאמר שלא ישלחנו עד לאחר מתן דמים ליכתוב יעמד לפני ה' לכפר עליו חי למה לי אלא שאם מת צריך להביא אחר:,ועד מתי הזקיקו להיות חי עד שעת מתן דמים של חבירו - דכתיב לכפר עד שיכפר בדמו של חבירו אבל משעת מתן דמים ואילך אע"פ שעדיין לא התודה לפי סדר המקראות וכלה מכפר וגו' (ויקרא טז) וסמך אהרן וגו' אם מת אין צריך אחר אלמא וידוי לא מיעכב:,רבי שמעון אומר כו' - כדפריש טעמא לקמן ואני שמעתי ואזדו לטעמייהו בהגרלה מיעכבא ולא מיעכבא ואי אפשר להעמידה:

וכן הוא אומר וכלה מכפר את הקודש - הוא מתן דמים והקריב את השעיר החי עד כאן צריך להיות חי:

עלה בשמאל - גורל שם:,אל תתנו מקום לצדוקים - תלמידים החולקים על התורה לרדות ולמשול בהן לקפח אתכם בדברים שיאמרו לפי רצונם הם עושים הכל:

הא לאו הכי מהדרינן - של עזאזל שם:

כיון שעלה - מתוך קלפי ויודע איזו לשם ואיזו לעזאזל שוב אינו צריך להיות מונח עליו ואפילו למצוה אבל עלייה והנחה מצוה (היא) מיהא איכא:

ואין השם - אם קרא לו שם בלא גורל:

במקום שלא קידש הגורל - בשאר קרבנות הצריכין פירוש כגון קיני זבין וזבות ויולדות שאחד מהן חטאת ואחד מהן עולה שלא קידש הגורל אם כתב על שני גורלות על אחד חטאת ועל א' עולה ונתנן עליהם לא מצינו שהגורל קובעם ולא יכול לשנותן:,קידש השם - מאחר שקרא לזו חטאת ולזו עולה אין הכהן רשאי לשנותן כדאמרינן לקמן (יומא דף מא.) מולקחה שתי תורים או שני בני יונה אחד לעולה ואחד לחטאת בשעת לקיחה הן נקבעין זו לעולה וזו לחטאת כאן שמצינו שהגורל קובען אינו דין שהשם קובען:

Tossafot

כיון דקבעתיה שמאל כו' - ולא בעי לאוקמא ר"ע כרבי שמעון כיון דר' יהודה ור' נחמיה נמי היו תלמידיו כדאיתא בפרק הבא על יבמתו (יבמות דף סב:):

ועשהו חטאת הגורל עושהו חטאת וכו' - וא"ת ניהדר ונילף בעלמא מהכא שיקדש הגורל מק"ו ומה במקום שלא קדש השם קדש הגורל במקום שקדש השם א"ד שיקדש הגורל וי"ל דכי היכי דדרשינן מועשהו חטאת הגורל עושהו חטאת ואין השם עושהו חטאת כל שכן דנדרוש ועשהו חטאת לזה ולא לאחר תדע דבפ"ק דקדושין (דף טו:) אמרינן גבי עבד עברי הנמכר לנכרי שיהא. נגאל בשש מק"ו ומה מי שאין נגאל באלה פי' בקרובים כגון עבד עברי הנמכר לישראל נגאל בשש מי שנגאל באלה אינו דין שיהא נגאל בשש ומשני ת"ל באלה באלה הוא נגאל ואינו נגאל בשש ופריך ואי ס"ד יליף שכיר שכיר אמאי אינו נגאל באלה נילף שכיר שכיר ומשני שאני התם דאמר קרא יגאלנו לזה ולא לאחר אלמא אף על גב דפשיטא ליה דדרשינן מיעוטא דיגאלנו לזה ולא לאחר ולהכי לא ילפינן נמכר לישראל בק"ו מנמכר לנכרי אפילו הכי הוה יליף נמכר לנכרי ליגאל בשש בק"ו ולא קא ממעט ליה מיגאלנו ולמידרש דודו ובן דודו או משאר בשרו יגאלנו ולא בדבר אחר אבל תימה מאי שנא דהכא ממעטינן תרוייהו מועשהו דהכא לא מקדש השם ובעלמא לא מקדש הגורל והתם לא ממעט מיגאלנו אלא דבעלמא לא מהני גאולת קרובים אבל דהכא אינו נגאל בשש יליף לה מקרא אחרינא מואם לא יגאל באלה באלה הוא נגאל ואינו נגאל בשש ושמא יש לומר דשאני הכא דכיון דכתיב ועשהו חטאת וכתב נמי חוקה אתא ועשהו דכתיב בגורל לגלויי אחוקה דקאי נמי אהגרלה דאע"ג דלרבי יהודה חוקה לא קיימא אהגרלה ועשהו מגלי לן דחוקה נמי קאי אהגרלה א"נ משום דתנא ביה קרא תרי זימני אשר עלה אשר עלה ובהא נמי ניחא מאי דק"ל דמסיק תיובתא למ"ד הגרלה לא מעכבא אבל למ"ד מעכבא ניחא ואמאי לדידיה נמי תיקשי דהכא יליף עיכובא מועשהו ואיהו יליף ליה לעיל מדתנא ביה קרא ולמאי דפרישית ניחא דאי לאו ועשהו דמשמע מיעוטא אע"ג דתנא ביה קרא הוה דרשינן ק"ו לומר דהגרלה לא מעכבא כיון דלא תנא ביה קרא בלשון צווי להכי איצטריך ועשהו ואי לא תנא ביה קרא לא הוה דרשינן ועשהו אלא למעוטי דלא מהני הגרלה בעלמא כי ההוא דיגאלנו כדפירש' להכי איצטריך דתנא ביה קרא מיהו בלאו הכי מצי למימר דלא פריך למ"ד מעכבא דאיכא למימר טעמיה מהכא והא דקאמר טעמא לעיל משום דתנא ביה קרא אין זה מדבריו אלא בעל הגמרא קא מפרש לטעמא הכי למאי דלא ידע אכתי ברייתא דועשהו וכי האי גוונא יש בפ"ג דשבועות (דף כה.) גבי פלוגתא דרב ושמואל בשבועה שזרק פלוני צרור לים:

מה במקום שלא קידש הגורל כו' - הקשה מורי הר"ר שמואל בר מנחם זצ"ל היכי גמר מהכא והא יום הכפורים דבר שהיה בכלל כל הקרבנות שקידש בהם השם ויצא לידון בדבר החדש בגורל אי אתה יכול להחזירו לכללו ולכולי עלמא איהו לא גמר מכלליה באיזהו מקומן (זבחים מט.) ונראה לי דאפילו יצא לידון בדבר החדש גמרי מהדדי בקל וחומר או במה מצינו אם אין להשיב אבל אם יש להשיב לא גמרינן אבל דבר שהיה בכלל ויצא מן הכלל לא ללמד על עצמו יצא כו' כמו הבערה וכיוצא בה גמרינן מיניה אפי' אם יש להשיב אין משיבין כמו על ג"ש והיקש שאין משיבין עליהן תדע דבפרק קמא דיבמות (דף ז.) פריך מאי איצטריך עליה למיסר עריות לייבם מהיכא תיתי דלישתרו דאיצטריך עליה למיסר קא ס"ד תיתי מאשת אח דהוה ליה דבר שהיה בכלל ויצא ללמד וכו' ופריך הא לא דמי אלא ליצא לידון בדבר החדש וכו' עד אלא סד"א תיתי אחות אשה במה מצינו מאשת אח והשתא כיון דאמר כבר דהוה ליה דבר החדש היכי הדר תו קאמר תיתי מאשת אח אלא על כרחך מעיקרא הוה ס"ד למימר דניגמר מאשת אח כמו מדבר שהיה בכלל ויצא ללמד דאפילו איכא פירכא לא פרכינן ופריך והלא דבר החדש הוא ואם כן אי איכא למיפרך לא גמרינן מיניה והדר קאמר ואע"ג דדבר החדש הוא ניגמר מיניה במה מצינו דהא ליכא למיפרך מיניה מידי ולהכי פריך מי דמי התם חד איסורא הכא תרי איסורי והיינו פירכא וכיון דאיכא למיפרך לא גמרינן מיניה כיון דדבר חדש הוא:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Yoma 40b
100%
יומא מ׳ במַסֶּכֶת יוֹמָא