[L'écriture du rouleau pour l'enfant se faisait] en alternant mots complets et initiales [de mots]. Les premiers mots de chaque verset étaient écrits en toutes lettres, mais le reste des mots du verset n'était représenté que par leurs initiales. Dès lors, ce don de la reine Hélène [le rouleau de la Torah qu'elle avait offert] ne résout pas la question de savoir si l'on est autorisé à écrire un rouleau [de Torah partiel, de type syllabaire] pour un enfant.
בְּסֵירוּגִין.
§ [La michna avait mentionné :] Pour Nicanor, des miracles furent accomplis avec ses portes. Les Sages ont enseigné dans la Tossefta : Quels miracles furent accomplis avec ses portes ? Ils ont dit : Lorsque Nicanor se rendit à Alexandrie d'Égypte [ville réputée pour son artisanat] afin d'en rapporter des portes de cuivre pour la porte orientale du Temple, au cours de son voyage de retour par mer, une tempête se leva et menaça de le noyer. Les passagers du bateau prirent l'une des portes — qui étaient d'une extrême lourdeur — et la jetèrent à la mer, craignant que le poids des portes ne fasse sombrer le navire. Et pourtant la mer ne se calma pas de sa fureur.
נִיקָנוֹר נַעֲשׂוּ נִסִּים לְדַלְתוֹתָיו. תָּנוּ רַבָּנַן: מָה נִסִּים נַעֲשׂוּ לְדַלְתוֹתָיו? אָמְרוּ: כְּשֶׁהָלַךְ נִיקָנוֹר לְהָבִיא דְּלָתוֹת מֵאֲלֶכְּסַנְדְּרִיָּא שֶׁל מִצְרַיִם, בַּחֲזִירָתוֹ עָמַד עָלָיו נַחְשׁוֹל שֶׁבַּיָּם לְטַבְּעוֹ, נָטְלוּ אַחַת מֵהֶן וֶהֱטִילוּהָ לַיָּם, וַעֲדַיִין לָא נָח הַיָּם מִזַּעְפּוֹ.
Ils voulurent jeter à la mer l'autre porte [elle aussi], mais Nicanor se leva, la serra dans ses bras et leur dit : « Jetez-moi à la mer avec elle ! » À l'instant même, la mer se calma de sa fureur, et il ne fut nécessaire de jeter ni la porte ni Nicanor. Le bateau poursuivit sa route avec une seule porte, et durant tout le voyage il était inconsolable au sujet de l'autre porte qu'il avait laissé jeter à la mer. Lorsqu'ils arrivèrent au port d'Akko et s'apprêtèrent à débarquer, malgré le fait qu'elle fût faite de cuivre [métal dense et lourd], la porte que l'on avait jetée à la mer pointait sous les flancs du navire. Et certains disent qu'une créature marine l'avait avalée et l'avait recrachée sur la terre ferme.
בִּקְּשׁוּ לְהָטִיל אֶת חֲבֶרְתָּהּ, עָמַד הוּא וּכְרָכָהּ, אָמַר לָהֶם: הֲטִילוּנִי עִמָּהּ. מִיָּד נָח הַיָּם מִזַּעְפּוֹ, וְהָיָה מִצְטַעֵר עַל חֲבֶרְתָּהּ. כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ לִנְמֵלָהּ שֶׁל עַכּוֹ, הָיְתָה מְבַצְבֶּצֶת וְיוֹצְאָה מִתַּחַת דּוֹפְנֵי הַסְּפִינָה. וְיֵשׁ אוֹמְרִים בְּרִיָּה שֶׁבַּיָּם בְּלָעַתָּה, וֶהֱקִיאַתָּה לַיַּבָּשָׁה.
Et c'est à ce sujet que Salomon dit : « Les poutres de nos maisons sont des cèdres, nos portes sont des cyprès [berotim] » (Chir haChirim 1, 17). Et les Sages interprétèrent [ce verset] de manière homilétique : Ne lis pas « berotim » [cyprès], mais « berit yam » [alliance avec la mer], car cette porte avait conclu une alliance avec la mer pour que la mer la ramène à sa destination. C'est pourquoi, lorsque le peuple prospéra et que l'on remplaça les portes du Temple en différents métaux, les portes de toutes les entrées du Temple furent transformées en portes d'or — à l'exception des portes de la porte de Nicanor, parce que des miracles avaient été accomplis pour elles. Certains disent que c'est parce que leur cuivre était d'une couleur éclatante et d'une haute qualité. Rabbi Éliézer ben Yaakov dit : c'était du cuivre raffiné [kelonita], et il illuminait les alentours comme de l'or.
וְעָלֶיהָ אָמַר שְׁלֹמֹה: ״קוֹרוֹת בָּתֵּינוּ אֲרָזִים רַהִיטֵנוּ בְּרוֹתִים״, אַל תִּיקְרֵי ״בְּרוֹתִים״, אֶלָּא ״בְּרִית יָם״. לְפִיכָךְ, כׇּל הַשְּׁעָרִים שֶׁהָיוּ בַּמִּקְדָּשׁ נִשְׁתַּנּוּ לִהְיוֹת שֶׁל זָהָב, חוּץ מִשַּׁעֲרֵי נִיקָנוֹר מִפְּנֵי שֶׁנַּעֲשׂוּ בּוֹ נִסִּים. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: מִפְּנֵי שֶׁנְּחוֹשְׁתָּן מוּצְהֶבֶת הָיְתָה. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: נְחֹשֶׁת קְלוֹנִיתָא הָיְתָה, וְהָיְתָה מְאִירָה כְּשֶׁל זָהָב.
Mishna 1
MICHNA : À l'opposé [des personnes mentionnées favorablement dans la michna précédente], voici celles qui sont mentionnées défavorablement : les artisans de la Maison de Garmu ne voulaient pas enseigner le secret de la préparation du pain de proposition [lé'hem happanim], cherchant à conserver ce secret dans leur famille. Les artisans de la Maison d'Avtinas ne voulaient pas enseigner le secret de la préparation de l'encens [ketoret].
מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ לִגְנַאי: שֶׁל בֵּית גַּרְמוּ לֹא רָצוּ לְלַמֵּד עַל מַעֲשֵׂה לֶחֶם הַפָּנִים, שֶׁל בֵּית אַבְטִינָס לֹא רָצוּ לְלַמֵּד עַל מַעֲשֵׂה הַקְּטוֹרֶת.(משנה)
Hugras ben Lévi connaissait un chapitre dans l'art de la musique [un procédé vocal particulièrement mélodieux] et ne voulait pas l'enseigner aux autres. Et le scribe ben Kamtzar ne voulait pas enseigner une technique particulière d'écriture [par laquelle il pouvait écrire les quatre lettres d'un Nom divin de quatre lettres simultanément]. À propos des premiers [qui furent mentionnés favorablement dans la michna], il est dit : « Le souvenir du juste est en bénédiction » (Michlé 10, 7) ; et à propos de ceux-ci [qui ne pensaient qu'à eux-mêmes], il est dit : « Mais le nom des méchants pourrit » (Michlé 10, 7).
הוּגְרַס בֶּן לֵוִי הָיָה יוֹדֵעַ פֶּרֶק בַּשִּׁיר וְלֹא רָצָה לְלַמֵּד, בֶּן קַמְצָר לֹא רָצָה לְלַמֵּד עַל מַעֲשֵׂה הַכְּתָב. עַל הָרִאשׁוֹנִים נֶאֱמַר: ״זֵכֶר צַדִּיק לִבְרָכָה״, וְעַל אֵלּוּ נֶאֱמַר: ״וְשֵׁם רְשָׁעִים יִרְקָב״.
Guémara
GUEMARA : Les Sages ont enseigné dans une baraïta : Les artisans de la Maison de Garmu étaient experts dans la préparation du pain de proposition [lé'hem happanim], et ils ne voulaient pas en enseigner le secret aux autres. Les Sages les renvoyèrent et firent venir des artisans d'Alexandrie d'Égypte [grande ville comptant de nombreux experts]. Ceux-là savaient cuire [le pain] comme les membres de la Maison de Garmu, mais ils ne savaient pas le retirer du four comme eux [sans le briser, car sa forme était complexe]. La différence était la suivante : ces Alexandrins allumaient le feu à l'extérieur du four et cuisaient à l'extérieur ; quant à ceux de la Maison de Garmu, ils allumaient le feu à l'intérieur du four et cuisaient à l'intérieur. Dans le cas de ces Alexandrins, leur pain moisissait en cours de semaine ; dans le cas de ceux de la Maison de Garmu, leur pain ne moisissait pas.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: בֵּית גַּרְמוּ הָיוּ בְּקִיאִין בְּמַעֲשֵׂה לֶחֶם הַפָּנִים וְלֹא רָצוּ לְלַמֵּד. שָׁלְחוּ חֲכָמִים וְהֵבִיאוּ אוּמָּנִין מֵאֲלֶכְּסַנְדְּרִיָּא שֶׁל מִצְרַיִם. וְהָיוּ יוֹדְעִין לֶאֱפוֹת כְּמוֹתָן, וְלֹא הָיוּ יוֹדְעִין לִרְדּוֹת כְּמוֹתָן. שֶׁהַלָּלוּ מַסִּיקִין מִבַּחוּץ וְאוֹפִין מִבַּחוּץ, וְהַלָּלוּ מַסִּיקִין מִבִּפְנִים וְאוֹפִין מִבִּפְנִים. הַלָּלוּ פִּיתָּן מִתְעַפֶּשֶׁת, וְהַלָּלוּ אֵין פִּיתָּן מִתְעַפֶּשֶׁת.
Lorsque les Sages eurent connaissance de la chose [que le pain des artisans importés était de moindre qualité], ils dirent : Tout ce que le Saint béni soit-Il a créé, Il l'a créé pour Sa gloire, comme il est dit : « Tout ce qui est appelé par Mon nom, Je l'ai créé pour Ma gloire » (Yéchayahou 43, 7). [Les Sages conclurent qu'il convient de s'effacer devant la gloire de Dieu et de laisser] la Maison de Garmu reprendre sa place. Les Sages leur envoyèrent un message [pour qu'ils reprennent leur poste] — et ils ne vinrent pas. On doubla leurs gages — et ils vinrent. Chaque jour jusqu'alors ils recevaient un salaire de douze maneh, et à présent ils [demandèrent et reçurent] vingt-quatre maneh. Rabbi Yéhouda dit : Chaque jour ils recevaient vingt-quatre maneh, et à présent quarante-huit.
כְּשֶׁשָּׁמְעוּ חֲכָמִים בַּדָּבָר, אָמְרוּ: כֹּל מַה שֶּׁבָּרָא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לִכְבוֹדוֹ בְּרָאוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּל הַנִּקְרָא בִשְׁמִי וְלִכְבוֹדִי בְּרָאתִיו״. וְחָזְרוּ בֵּית גַּרְמוּ לִמְקוֹמָן. שָׁלְחוּ לָהֶם חֲכָמִים — וְלֹא בָּאוּ, כָּפְלוּ לָהֶם שְׂכָרָן וּבָאוּ. בְּכׇל יוֹם הָיוּ נוֹטְלִין שְׁנֵים עָשָׂר מָנֶה, וְהַיּוֹם עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּכׇל יוֹם עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה, וְהַיּוֹם אַרְבָּעִים וּשְׁמוֹנָה.
Les Sages leur dirent : Qu'avez-vous vu [comme raison] pour ne pas enseigner [votre art] ? Ils leur dirent : Les membres de la maison de notre père savaient que cette maison [le Temple] est destinée à être détruite, et ils craignaient qu'un homme indigne n'apprenne notre technique et aille l'utiliser pour l'idolâtrie. Ils tentèrent donc d'empêcher que ce secret se répande hors de leur famille. La guemara précise : Et c'est pour cette raison qu'on les mentionne favorablement : jamais on ne trouva de pain blanc [de farine fine] entre les mains de leurs descendants, afin que l'on ne dise pas qu'ils se nourrissent grâce à la technique du pain de proposition [dont ils auraient pu profiter pour eux-mêmes]. Ils ne mangeaient que du pain de farine grossière mêlée de son, afin d'accomplir ce qui est dit : « Vous serez quittes envers l'Éternel et envers Israël » (Bamidbar 32, 22). Non seulement le comportement de l'homme doit être irréprochable, mais il doit aussi s'assurer d'être à l'abri de tout soupçon.
אָמְרוּ לָהֶם חֲכָמִים: מָה רְאִיתֶם שֶׁלֹּא לְלַמֵּד? אָמְרוּ לָהֶם: יוֹדְעִין הָיוּ שֶׁל בֵּית אַבָּא שֶׁבַּיִת זֶה עָתִיד לֵיחָרֵב, שֶׁמָּא יִלְמוֹד אָדָם שֶׁאֵינוֹ מְהוּגָּן וְיֵלֵךְ וְיַעֲבוֹד עֲבוֹדָה זָרָה בְּכָךְ. וְעַל דָּבָר זֶה מַזְכִּירִין אוֹתָן לְשֶׁבַח: מֵעוֹלָם לֹא נִמְצֵאת פַּת נְקִיָּה בְּיַד בְּנֵיהֶם, שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ מִמַּעֲשֵׂה לֶחֶם הַפָּנִים זֶה נִיזּוֹנִין, לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר: ״וִהְיִיתֶם נְקִיִּים מֵה׳ וּמִיִּשְׂרָאֵל״.
§ De même, la michna a rapporté : les artisans de la Maison d'Avtinas ne voulaient pas enseigner la préparation de l'encens, dans laquelle ils excellaient particulièrement. Les Sages ont enseigné dans une baraïta : Les membres de la Maison d'Avtinas étaient experts dans la technique de préparation de la ketoret [l'encens sacré], et ils ne voulaient pas l'enseigner aux autres. Les Sages les renvoyèrent et firent venir des artisans d'Alexandrie d'Égypte. Ceux-là savaient préparer le mélange d'épices comme eux, mais ils ne savaient pas faire monter la fumée comme la Maison d'Avtinas. La fumée de l'encens préparé par ces membres de la Maison d'Avtinas s'élevait en colonne droite comme un bâton ; la fumée de l'encens préparé par ces Alexandrins se dispersait de côté et d'autre et ne montait pas en ligne droite.
שֶׁל בֵּית אַבְטִינָס לֹא רָצוּ לְלַמֵּד עַל מַעֲשֵׂה הַקְּטוֹרֶת. תָּנוּ רַבָּנַן: בֵּית אַבְטִינָס הָיוּ בְּקִיאִין בְּמַעֲשֵׂה הַקְּטוֹרֶת וְלֹא רָצוּ לְלַמֵּד, שָׁלְחוּ חֲכָמִים וְהֵבִיאוּ אוּמָּנִין מֵאֲלֶכְּסַנְדְּרִיָּא שֶׁל מִצְרַיִם. וְהָיוּ יוֹדְעִין לְפַטֵּם כְּמוֹתָם וְלֹא הָיוּ יוֹדְעִין לְהַעֲלוֹת עָשָׁן כְּמוֹתָן. שֶׁל הַלָּלוּ — מִתַּמֵּר וְעוֹלֶה כְּמַקֵּל, שֶׁל הַלָּלוּ — מַפְצִיעַ לְכָאן וּלְכָאן.
Lorsque les Sages eurent connaissance de la chose, ils dirent : Tout ce que le Saint béni soit-Il a créé, Il l'a créé pour Sa gloire, comme il est dit : « Dieu a tout fait pour Son bien » (Michlé 16, 4). Ils laissèrent la Maison d'Avtinas reprendre sa place. Les Sages leur envoyèrent un message pour qu'ils reprennent leur poste, et ils ne vinrent pas. On doubla leurs gages — et ils vinrent. Chaque jour jusqu'alors ils recevaient un salaire de douze maneh, et à présent vingt-quatre maneh. Rabbi Yéhouda dit : Chaque jour ils recevaient vingt-quatre maneh, et à présent quarante-huit.
וּכְשֶׁשָּׁמְעוּ חֲכָמִים בַּדָּבָר, אָמְרוּ: כֹּל מַה שֶׁבָּרָא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא — לִכְבוֹדוֹ בְּרָאוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּל פָּעַל ה׳ לַמַּעֲנֵהוּ״, וְחָזְרוּ בֵּית אַבְטִינָס לִמְקוֹמָן. שָׁלְחוּ לָהֶם חֲכָמִים וְלֹא בָּאוּ, כָּפְלוּ לָהֶם שְׂכָרָן וּבָאוּ. בְּכׇל יוֹם הָיוּ נוֹטְלִין שְׁנֵים עָשָׂר מָנֶה, וְהַיּוֹם עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּכׇל יוֹם עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה, וְהַיּוֹם אַרְבָּעִים וּשְׁמוֹנָה.
Les Sages leur dirent : Qu'avez-vous vu [comme raison] pour ne pas enseigner [votre art] ? Ils leur dirent : Les membres de la maison de notre père savaient que cette maison [le Temple] est destinée à être détruite, et ils craignaient qu'un homme indigne n'apprenne notre technique de préparation de l'encens et aille l'utiliser pour l'idolâtrie. Ils tentèrent donc d'empêcher que ce secret se répande hors de leur famille. La guemara précise : Et c'est pour cette raison qu'on les mentionne favorablement : jamais une fiancée parfumée ne sortit de leurs maisons. Et lorsqu'ils épousaient une femme d'un autre endroit, ils lui faisaient promettre de ne pas se parfumer, afin que les esprits critiques ne disent pas qu'elles se parfument grâce à la technique de fabrication de l'encens [dont elles auraient pu profiter], afin d'accomplir ce qui est dit : « Vous serez quittes envers l'Éternel et envers Israël » (Bamidbar 32, 22).
אָמְרוּ לָהֶם חֲכָמִים: מָה רְאִיתֶם שֶׁלֹּא לְלַמֵּד? אָמְרוּ: יוֹדְעִין הָיוּ שֶׁל בֵּית אַבָּא שֶׁבַּיִת זֶה עָתִיד לֵיחָרֵב, אָמְרוּ: שֶׁמָּא יִלְמוֹד אָדָם שֶׁאֵינוֹ מְהוּגָּן וְיֵלֵךְ וְיַעֲבוֹד עֲבוֹדָה זָרָה בְּכָךְ. וְעַל דָּבָר זֶה מַזְכִּירִין אוֹתָן לְשֶׁבַח: מֵעוֹלָם לֹא יָצָאת כַּלָּה מְבוּשֶּׂמֶת מִבָּתֵּיהֶן, וּכְשֶׁנּוֹשְׂאִין אִשָּׁה מִמָּקוֹם אַחֵר, מַתְנִין עִמָּהּ שֶׁלֹּא תִּתְבַּסֵּם, שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ: מִמַּעֲשֵׂה הַקְּטוֹרֶת מִתְבַּסְּמִין, לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר: ״וִהְיִיתֶם נְקִיִּים מֵה׳ וּמִיִּשְׂרָאֵל״.