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Traité Yoma

31b

Étude de Yoma 31b

Étude de la Mishna & Guémara 31b

[Puisque la porte a une hauteur de vingt coudées et que le bain rituel au-dessus en a trois supplémentaires, l'eau se trouvait à vingt-trois coudées au-dessus du sol de la cour.] La Guemara demande : comment peut-il s'agir seulement de vingt-trois coudées ? N'y a-t-il pas à ajouter la coudée de l'épaisseur du plafond [tiqra] au-dessus de la porte et la coudée de l'épaisseur du revêtement en crépi [ma'aziva] du sol du bain rituel — soit au total au moins vingt-cinq coudées ? La Guemara répond : en ce qui concerne les portes du Temple, puisqu'elles étaient construites en marbre [chécha], on les construisait avec une épaisseur minimale [bé-machéhou]. Ni l'épaisseur du plafond ni celle du revêtement n'atteignaient une coudée. La Guemara demande : mais n'y a-t-il pas néanmoins cette épaisseur minimale du plafond et du revêtement qui ferait au total plus de vingt-trois coudées ? La Guemara répond : en effet ; cependant, puisque l'épaisseur du plafond ne constituait pas une coudée entière, Abaye ne la prend pas en compte dans son calcul.
וְהָא אִיכָּא אַמָּה תִּקְרָה וְאַמָּה מַעֲזִיבָה! שְׁעָרִים דְּבֵית הַמִּקְדָּשׁ, כֵּיוָן דְּשֵׁישָׁא נִינְהוּ, בְּמַשֶּׁהוּ עָבְדִי לְהוּ. וְהָא אִיכָּא הַאיְךְ מַשֶּׁהוּ! כֵּיוָן דְּלָא הֲוַאי אַמְּתָא — לָא חָשֵׁיב לַהּ.
§ Nous avons appris dans la michna : On étendait un drap de lin fin [sadin chel bouss] entre lui [le Kohen Gadol] et le peuple [pour des raisons de pudeur]. La Guemara demande : pourquoi utilisait-on spécifiquement un drap de lin fin [bouss] ? La Guemara répond : c'est comme l'a dit Rav Kahana [à propos d'une question connexe] : afin qu'il reconnaisse [et garde présent à l'esprit] que le service de ce jour de Yom Kippour s'accomplit avec des vêtements de lin fin [bigdei bouss]. Ici aussi, on utilisait un drap de lin pour qu'il reconnaisse que le service de ce jour de Yom Kippour s'accomplit avec des vêtements de lin fin.
פֵּרְסוּ סָדִין שֶׁל בּוּץ וְכוּ׳. מַאי שְׁנָא שֶׁל בּוּץ? כִּדְאָמַר רַב כָּהֲנָא: כְּדֵי שֶׁיַּכִּיר שֶׁעֲבוֹדַת הַיּוֹם בְּבִגְדֵי בוּץ. הָכָא נָמֵי: שֶׁיַּכִּיר שֶׁעֲבוֹדַת הַיּוֹם בְּבִגְדֵי בוּץ.
Mishna 1
MICHNA : Le Kohen Gadol ôta les vêtements blancs [bigdei lavan] qu'il portait, descendit vers le bain rituel [mikvé] et s'y immergea. Il remonta et se sécha avec une serviette [nistefag — se tamponna avec une éponge/serviette]. Puis on lui apporta les vêtements d'or [bigdei zahav] du Kohen Gadol, et il les revêtit, et il sanctifia ses mains et ses pieds [qiddech yadaïv vé-raglaïv — au kiyor]. On lui apporta le mouton du sacrifice quotidien du matin [hatamid], qu'il égorgea [qérats — en coupant la majeure partie de la trachée et de l'œsophage]. Un autre prêtre acheva l'égorgement [imèraq] pour lui immédiatement après, afin que le Kohen Gadol puisse recueillir le sang dans un récipient et poursuivre l'ordre du service de Yom Kippour. Dès que l'égorgement fut achevé, le Kohen Gadol recueillit le sang dans un récipient et l'aspergea sur l'autel.
מַתְנִי׳ פָּשַׁט יָרַד וְטָבַל, עָלָה וְנִסְתַּפָּג. הֵבִיאוּ לוֹ בִּגְדֵי זָהָב, וְלָבַשׁ, וְקִידֵּשׁ יָדָיו וְרַגְלָיו. הֵבִיאוּ לוֹ אֶת הַתָּמִיד, קְרָצוֹ וּמֵירַק אַחֵר שְׁחִיטָה עַל יָדוֹ. קִבֵּל אֶת הַדָּם וּזְרָקוֹ.(משנה)
Il entra dans le Sanctuaire [Hékhal] pour brûler l'encens du matin [qétoret chel cha'har] et pour rectifier [l'état des] lampes de la menora [hétiv et hanerot] ; puis il sortit du Sanctuaire et revint dans la cour pour offrir la tête et les membres [du mouton du tamid] et l'offrande quotidienne sur la plaque de cuisson [havitim — l'offrande journalière de fine farine du Kohen Gadol], et la libation de vin [yaïn — nesakhim] accompagnant le tamid. La michna précise : l'encens du matin [qétoret chel cha'har] était brûlé entre la réception et l'aspersion du sang [d'un côté] et le brûlage des membres [de l'autre] ; et l'encens de l'après-midi [chel bein ha'arbaïm] était brûlé entre l'élévation des membres sur l'autel [de l'un côté] et le versement des libations [qui accompagnaient l'offrande, de l'autre].
נִכְנַס לְהַקְטִיר קְטוֹרֶת שֶׁל שַׁחַר, וּלְהֵיטִיב אֶת הַנֵּרוֹת, וּלְהַקְרִיב אֶת הָרֹאשׁ וְאֶת הָאֵבָרִים וְהַחֲבִיתִּין וְאֶת הַיַּיִן. קְטוֹרֶת שֶׁל שַׁחַר הָיְתָה קְרֵיבָה בֵּין דָּם לְאֵבָרִים, שֶׁל בֵּין הָעַרְבַּיִם בֵּין אֵיבָרִים לִנְסָכִים.
Si le Kohen Gadol était âgé ou d'une constitution délicate [istenis — sensible au froid], on lui chauffait de l'eau chaude [méhhammin chamim] et on la versait dans l'eau froide [du bain rituel] afin d'en atténuer le froid [chétafig tsinnatam], pour que le Kohen Gadol puisse s'immerger sans inconfort.
אִם הָיָה כֹּהֵן גָּדוֹל זָקֵן אוֹ אִיסְטְנִיס מְחַמִּין לוֹ חַמִּין, וּמְטִילִין לְתוֹךְ הַצּוֹנֵן כְּדֵי שֶׁתָּפִיג צִינָּתָן.
Guémara
GUEMARA : Les Sages dirent cette chose devant Rav Pappa : cette michna n'est pas conforme à l'opinion de Rabbi Méïr. Car si elle l'était, puisque Rabbi Méïr a dit que le Kohen Gadol accomplit deux sanctifications [qiddouchain] des mains et des pieds lors de chaque changement de vêtements [ici : deux sanctifications pour le changement des habits de lin vers les habits d'or], il devrait également accomplir deux sanctifications lors du changement de vêtements [décrit dans la michna]. Or la description de la michna indique qu'il ôte ses vêtements sans sanctifier ses mains et ses pieds [avant de le faire].
גְּמָ׳ אַמְרוּהָ רַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּרַב פָּפָּא: הָא דְּלָא כְּרַבִּי מֵאִיר. דְּאִי רַבִּי מֵאִיר, כֵּיוָן דְּאָמַר תְּרֵי קִידּוּשֵׁי אַלְּבִישָׁה עָבֵיד לְהוּ — הָכָא נָמֵי לֶיעְבֵּיד תְּרֵי קִידּוּשֵׁי אַלְּבִישָׁה!
Rav Pappa leur dit : tant selon l'opinion des Sages que selon l'opinion de Rabbi Méïr, il y a une sanctification lors du retrait des vêtements sacrés et une sanctification lors de l'habillage [d'autres vêtements sacrés]. Et c'est sur ce point précis qu'ils sont en désaccord. Il est écrit : « Il ôtera les vêtements de lin qu'il avait mis lorsqu'il est entré dans le Sanctuaire, et il les laissera là. Il lavera sa chair dans l'eau en un lieu sacré, et il revêtira ses vêtements » (Vayikra 16, 23-24). Rabbi Méïr soutient : le verset établit une analogie [maqich] entre le retrait des vêtements et le revêtement des vêtements pour la raison suivante : de même que pour le revêtement des vêtements, il revêt les vêtements et sanctifie ensuite [après s'être habillé] — de même pour le retrait des vêtements, il ôte les vêtements et sanctifie ensuite [après s'être dévêtu].
אֲמַר לְהוּ רַב פָּפָּא: בֵּין לְרַבָּנַן בֵּין לְרַבִּי מֵאִיר חַד אַפְּשִׁיטָה דְּבִגְדֵי קוֹדֶשׁ, וְחַד אַלְּבִישָׁה, וְהָכָא בְּהָא קָא מִיפַּלְגִי: ״וּפָשַׁט וְרָחַץ (וְרָחַץ) וְלָבַשׁ״, רַבִּי מֵאִיר סָבַר: מַקִּישׁ פְּשִׁיטָה לִלְבִישָׁה, מָה לְבִישָׁה — לוֹבֵשׁ וְאַחַר כָּךְ מְקַדֵּשׁ, אַף פְּשִׁיטָה — פּוֹשֵׁט וְאַחַר כָּךְ מְקַדֵּשׁ.
Et les Sages soutiennent que le verset établit une analogie entre le retrait des vêtements et le revêtement des vêtements pour la raison suivante : de même que pour le revêtement des vêtements, c'est alors qu'il est habillé [kéchéhou lavouch] qu'il sanctifie ses mains et ses pieds [c'est-à-dire avant d'ôter les premiers vêtements] — de même pour le retrait des vêtements, c'est alors qu'il est habillé qu'il sanctifie ses mains et ses pieds [et ce n'est qu'ensuite qu'il ôte les vêtements]. Cependant, la première fois que le Kohen Gadol revêt les vêtements sacerdotaux à Yom Kippour, il n'a certes pas besoin de deux sanctifications, puisqu'à ce stade il n'ôte aucun autre vêtement sacré.
וְרַבָּנַן סָבְרִי: מַקִּישׁ פְּשִׁיטָה לִלְבִישָׁה, מָה לְבִישָׁה — כְּשֶׁהוּא לָבוּשׁ מְקַדֵּשׁ, אַף פְּשִׁיטָה — כְּשֶׁהוּא לָבוּשׁ מְקַדֵּשׁ.
Les Sages dirent à Rav Pappa : peut-on vraiment dire cela [que selon Rabbi Méïr, la première fois que le Kohen Gadol revêt les vêtements, il ne requiert pas deux sanctifications] ? N'a-t-on pas enseigné dans une baraïta comme suit ? On étendit un drap de lin fin entre lui et le peuple ; il ôta ses vêtements, descendit et s'immergea, remonta et se sécha. On lui apporta les vêtements d'or et il les revêtit, et il sanctifia ses mains et ses pieds. Rabbi Méïr dit : il ôta ses vêtements, sanctifia ses mains et ses pieds, et descendit et s'immergea ; il remonta et se sécha ; on lui apporta les vêtements d'or et il les revêtit et sanctifia ses mains et ses pieds. Apparemment, Rabbi Méïr exige bien une sanctification spéciale avant de revêtir les vêtements [même pour la première fois]. [Face à cette baraïta,] Rav Pappa leur dit : si cela a été enseigné [en baraïta], c'est enseigné ainsi [et j'accepte de revenir sur mon analyse logique, qui est contredite par une baraïta explicite].
אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרַב פָּפָּא: וּמִי מָצֵית אָמְרַתְּ הָכִי? וְהָתַנְיָא: פֵּרְסוּ סָדִין שֶׁל בּוּץ בֵּינוֹ לְבֵין הָעָם, פָּשַׁט וְיָרַד וְטָבַל, עָלָה וְנִסְתַּפַּג. הֵבִיאוּ לוֹ בִּגְדֵי זָהָב וְלָבַשׁ, וְקִידֵּשׁ יָדָיו וְרַגְלָיו. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: פָּשַׁט וְקִידֵּשׁ יָדָיו וְרַגְלָיו, וְיָרַד וְטָבַל, עָלָה וְנִסְתַּפַּג, הֵבִיאוּ לוֹ בִּגְדֵי זָהָב, וְלָבַשׁ וְקִידֵּשׁ יָדָיו וְרַגְלָיו. אֲמַר לְהוּ: אִי תַּנְיָא תַּנְיָא.
La Guemara demande : certes, selon l'approche de Rabbi Méïr, c'est ainsi qu'on trouve [la possibilité de :]
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי מֵאִיר, הַיְינוּ דְּמַשְׁכַּחַתְּ לַהּ

Rachi

והאיכא אמה - עובי תקרה על חלל השער:,ואמה מעזיבה - של טיט וחול מגובל יחד להיות המים נוחין שם לבד עומק החלל שלש אמות שחשבת:,במשהו עביד ליה - תקרה שלהן:

שעבודת היום בבגדי בוץ - שיש היום עליו עבודה שהיא בבגדי בוץ לפי שאינו רגיל לשרת בלא שמנה בגדים ויש מהן של זהב כגון ציץ וחשן ואפוד ופעמוני המעיל:

מתני' ונסתפג - מתעטף באלונטית של בגד לספוג מים שעל בשרו ונסתפג ונתקנח:,וקידש ידיו ורגליו - מן הכיור כדיליף לקמן (יומא דף לב.) שצריך לכל חליפות בגדי היום קידוש לפשיטה קידוש ללבישה וטבילה ראשונה זו שהפשיטה של בגדי חול היא לא הוצרך לקדש על הפשיטה:,קרצו - מפרש בגמרא:,ומירק אחר - וגמר כהן אחר שחיטה לפי שאין קבלת הדם כשירה אלא בכהן גדול וצריך למהר ולקבל:,על ידו - בשבילו כמו קוצץ אדם ע"י עצמו (ב"מ דף צג.) אי נמי על ידו לשון אחריו וסמוך לו והרבה יש בספר עזרא על ידו החזיק פלוני את החומה (נחמיה ג׳:ח׳):

קטורת של שחר היא היתה קריבה וכו' - בגמ' מפרש:

מחמין לו חמין - מבערב יום הכפורים ומטילין ביום הכפורים לתוך חקק בנין בית טבילתו:,שתפיג - להמיר מיד צינתו במקצת כמו ויפג לבו (בראשית מה) מפיגין טעמן (ביצה דף יד.) וריחו לא נמר (ירמיהו מח) מתרגמינן וריחו לא פג:

גמ' רבנן - תלמידי דרב פפא אמרו כך לפניו:,הא - מתני' דלא תנן בה שני קידושים בטבילה ראשונה:,דלא כר"מ - דפליג במתני' בטבילה שניה אדרבנן שהיו מקדימין קידוש לפשיטה והוא הקדים פשיטה לקידוש דתנן ר' מאיר אומר פשט וקידש ושמעינן מיניה דס"ל דשני קידושין שהוצרך הכתוב בין בגד לבגד כדיליף לקמן תרוייהו משום לבישת בגדים המתחלפים תחת הראשונים הוא וקאמרי מתני' לאו דכוותיה תנן דאי ר"מ בטבילה ראשונה נמי ניבעי תרי קידושי דהא בגדי קדש הוא בא ללבוש:

חד אפשיטה - והלכך הכא דפשיטה דבגדי חול היא לא בעיא קידוש והכא גבי טבילה שניה שנחלק ר' מאיר להקדים פשיטה לקידוש לאו משום דס"ל קידוש ראשון שכל טבילה מחמת לבישה בא אלא בגזירת הכתוב פליגי:,ופשט ורחץ ורחץ ולבש - ופשט את בגדי הבד אשר לבש וגו' וסמיך ליה ורחץ את בשרו במים במקום קדוש ולבש את בגדיו והטיל הכתוב רחיצה בין פשיטה ללבישה והאי ורחץ דרשינן ליה לקמן לענין קידוש וילפינן מיניה תרי קידושי דשדינן ורחץ אופשט ואולבש כאילו כתיב ורחץ תרי זימני:,ר"מ סבר מקיש - קידוש פשיטה לקידוש של לבישה מה לבישה לובש ואח"כ מקדש קידוש השני כדאמרינן לקמן הכל מודים בקידוש שני כשהוא לבוש מקדש ויליף לה מקראי אף קידוש של פשיטה פושט ואח"כ מקדש ורבנן סברי מה לבישה כשהוא לבוש מקדש ולדברי הכל קידוש בתרא אחר לבישה אף פשיטה כשהוא לבוש בגדים שהוא בא לפשוט מקדש ואח"כ פושט:

ומי מצית אמרת - דלא מצריך ר"מ אטבילה ראשונה תרי קידושי:,והתניא כו' - וגם טבילה ראשונה תניא מדלא מצרכו ליה רבנן אלא חד קידוש אלא טעמא דר"מ משום דקסבר תרוייהו משום בגדים שהוא לובש הוה:,אמר להו אי תניא - בהדיא דמצריך ליה תרי קידושי תניא ומההיא איכא למשמע דטעמא דר"מ משום תרוייהו אלבישה אבל אי לא אשכחייתו מתני' בהדיא לא הוה שמעינן ליה מפלוגתא דטבילה שניה דמתני' איכא לפרושי כדאמרינן להו:

Tossafot

כיון דשישא הוא במשהו עבדי ליה - למעזיבה וכיון דמעזיבה דשישא דקה היא מאד לא בעי נמי אמה תקרה אלא משהו:

כדאמר רב כהנא כדי שיכיר כ"ג שעבודת היום של בוץ - לקמן גבי הביאו לו בגדי לבן תימה מאי שנא דאמרה למילתיה אסיפא ולא ארישא ונ"ל דארישא לא חשש לאומרו דפשיטא דצריך היכירא שלא יטעה וילבש כל ח' בגדים כדרך שהוא עושה כל ימות השנה כשהוא פושט בגדי חול שהוא לובש כל ח' בגדים ולכך פרסו בגדי בוץ כדי שיכיר שהיום אין לו ללבוש בגדי בוץ עם בגדי זהב אלא בפני עצמם אבל בסיפא שהוא פושט בגדי זהב ויש לו ללבוש בגדים אחרים סד"א דלא הוה צריך היכירא דודאי לא אתי למיטעי ועוד סד"א כיון דכבר פירסו פעם אחת סדין של בוץ כדי שיכיר וכו' סגי בהכי להכי איצטריך רב כהנא לפרש דתרי היכירא הוו עבדי:

ופשט ורחץ ורחץ ולבש - וה"נ אמרי' בפ' איזהו נשך (ב"מ ד' סא.) את כספך לא תתן לו בנשך ובמרבית בנשך ובמרבית לא תתן אכלך ותימה דבפ"ק דקידושין (ד' לב:) אמרינן ות"ק אי ס"ד כדאמר ר"י הגלילי לכתוב רחמנא מפני שיבה תקום והדרת תקום והדרת פני זקן וכו' ואמאי לא נימא אע"ג דלא כתיב תקום והדרת אלא חד זימנא נימא דקאי לפניו ולאחריו כי הכא וי"ל התם לא שייך תקום על פני אלא על מפני כמו לא אוכל לקום מפניך (בראשית לא) והדרת לא שייך אמפני אלא על פני כדכתיב (איכה ה) פני זקנים לא נהדרו וההיא דחמשה פסוקים שאין להם הכרע לקמן אפרש בפרק הוציאו לו (יומא דף נב:):

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Yoma 31b
100%
יומא ל״א במַסֶּכֶת יוֹמָא