C'est une mitsva [obligation] d'essuyer les gouttes d'urine de ses jambes afin qu'elles ne soient pas visibles [et ne donnent lieu à aucune suspicion]. Puisqu'il les essuie avec ses mains, ses mains nécessitent également une sanctification [kidouch yadaïm]. La Guemara remarque : cela conforte l'opinion de Rabbi Ami, car Rabbi Ami a dit : il est interdit à un homme de sortir [en public] avec les gouttes d'urine qui se trouvent sur ses jambes, parce qu'il apparaît alors comme un homme dont [l'organe a été] tranché [kérout chafkha — homme dans l'incapacité d'engendrer]. Les gens qui voient de l'urine sur ses jambes pourraient soupçonner qu'il souffre de cette condition et propager des rumeurs sur ses enfants en disant qu'ils sont des mamzerim [enfants illégitimes]. C'est pourquoi on doit veiller à essuyer les gouttes d'urine de ses jambes.
מִצְוָה לְשַׁפְשֵׁף. מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי אַמֵּי, דְּאָמַר רַבִּי אַמֵּי: אָסוּר לְאָדָם שֶׁיֵּצֵא בְּנִיצוֹצוֹת שֶׁעַל גַּבֵּי רַגְלָיו, מִפְּנֵי שֶׁנִּרְאֶה כִּכְרוּת שׇׁפְכָה, וּמוֹצִיא לַעַז עַל בָּנָיו שֶׁהֵן מַמְזֵרִים.
Rav Pappa dit à ce propos : en présence d'excréments [tsoa] à leur place naturelle [dans l'anus], il est interdit de réciter le Chema [tant qu'ils n'ont pas été évacués]. La Guemara interroge : de quelles circonstances s'agit-il ? Si ces excréments sont visibles [en dehors de l'anus], il est évident qu'il ne peut pas réciter le Chema, puisque des excréments se trouvent sur sa peau. Si ces excréments ne sont pas visibles [car entièrement à l'intérieur du corps], comment Rav Pappa peut-il statuer qu'il ne peut pas réciter le Chema ? La Torah n'a pas été donnée aux anges ministres [mais aux hommes, dont le corps contient naturellement des excréments] ! La Guemara répond : non, il est nécessaire d'interdire la récitation du Chema uniquement dans la situation où, lorsqu'il est assis, les excréments sont visibles, et lorsqu'il est debout, ils ne sont pas visibles.
אָמַר רַב פָּפָּא: צוֹאָה בִּמְקוֹמָהּ, אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע. הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּנִרְאֵית — פְּשִׁיטָא. אִי דְּלֹא נִרְאֵית — לֹא נִיתְּנָה תּוֹרָה לְמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת! לָא צְרִיכָא: דְּיוֹשֵׁב וְנִרְאֵית, עוֹמֵד וְאֵינָהּ נִרְאֵית.
La Guemara demande : en quoi ce cas [des excréments à leur place naturelle] diffère-t-il du cas des excréments sur sa peau ? Car il a été dit [dans une controverse amoraïque] : en cas d'excréments sur sa peau, ou si ses mains se trouvaient dans un lieu d'aisances [beit hakkisé], Rav Houna dit : il est néanmoins permis de réciter le Chema [dans ces circonstances]. Et Rav 'Hisda dit : il est interdit de réciter le Chema dans ces cas. La Guemara rejette cette comparaison : les situations ne sont pas comparables. Il est incontestable que les excréments à leur place naturelle [dans l'anus] sont plus graves [et interdisent davantage la récitation], car là la souillure [zouhama] est grande, étant fraîche et malodorante. Et si les excréments ne sont pas à leur place naturelle [c'est-à-dire sur la peau], la souillure n'est pas aussi grande [car ils sont secs et moins odorants]. C'est à propos de ce dernier cas qu'existe la controverse amoraïque.
וּמַאי שְׁנָא מִצּוֹאָה עַל בְּשָׂרוֹ? דְּאִיתְּמַר: צוֹאָה עַל בְּשָׂרוֹ, אוֹ שֶׁהָיוּ יָדָיו בְּבֵית הַכִּסֵּא, רַב הוּנָא אָמַר: מוּתָּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע, וְרַב חִסְדָּא אָמַר: אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע. בִּמְקוֹמָהּ נְפִישׁ זוּהֲמָא, שֶׁלֹּא בִּמְקוֹמָהּ לָא נְפִישׁ זוּהֲמָא.
Les Sages ont enseigné dans une baraïta une halakha relative au repas : un homme qui quitte la table d'un repas pour uriner lave une seule main [celle dont il s'est servi pour essuyer les gouttes d'urine], puis rentre reprendre le repas. S'il est sorti, a parlé avec quelqu'un et s'est attardé [au dehors], il lave ses deux mains [avant de rentrer reprendre le repas]. On suppose en effet que lors de sa longue conversation, il a été distrait et n'a pas maintenu la propreté de ses mains, ce qui l'oblige à les laver à nouveau. Et lorsqu'il lave ses mains pour le repas, il ne doit pas les laver à l'extérieur [de la salle] puis entrer, de crainte d'éveiller le soupçon qu'il n'a pas lavé ses mains. Au contraire, il entre, s'assoit à sa place, lave ses deux mains, puis passe la cruche d'eau [la taphi'ah] aux convives en leur demandant si quelqu'un a besoin d'eau, afin que tous sachent qu'il a lavé ses mains.
תָּנוּ רַבָּנַן הֲלָכָה בִּסְעוּדָה: אָדָם יוֹצֵא לְהַשְׁתִּין מַיִם — נוֹטֵל יָדוֹ אַחַת וְנִכְנָס. דִּיבֵּר עִם חֲבֵירוֹ וְהִפְלִיג — נוֹטֵל שְׁתֵּי יָדָיו וְנִכְנָס. וּכְשֶׁהוּא נוֹטֵל, לֹא יִטּוֹל מִבַּחוּץ וְיִכָּנֵס, מִפְּנֵי חֲשָׁד. אֶלָּא נִכְנָס וְיוֹשֵׁב בִּמְקוֹמוֹ וְנוֹטֵל שְׁתֵּי יָדָיו, וּמַחֲזִיר הַטָּפִיחַ עַל הָאוֹרְחִין.
Rav 'Hisda dit : nous n'avons enseigné ce principe [de laver ses mains en public à l'intérieur] que lorsqu'il rentre pour boire [à la suite du repas] ; mais s'il rentre pour manger, il peut même laver ses mains à l'extérieur et entrer [sans craindre le soupçon]. Pourquoi ? Parce qu'il est notoire qu'il est méticuleux [aninà da'atei — minutieux] et qu'il ne mangerait pas sans s'être préalablement nettoyé les mains de l'urine et autres impuretés. Rav Na'hman bar Yitzhak dit : pour ma part, je peux même laver mes mains à l'extérieur lorsque j'entre uniquement pour boire, car on sait bien que je suis méticuleux et que j'ai certainement lavé mes mains avant d'entrer.
אָמַר רַב חִסְדָּא: לָא אֲמַרַן אֶלָּא לִשְׁתּוֹת, אֲבָל לֶאֱכוֹל — נוֹטֵל מִבַּחוּץ וְנִכְנָס, דְּמִידָּע יְדִיעַ דַּאֲנִינָא דַּעְתֵּיהּ. אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: וַאֲנָא אֲפִילּוּ לִשְׁתּוֹת נָמֵי, מִידָּע יָדְעִי דַּאֲנִינָא דַּעְתַּאי.
Mishna 1
MICHNA : Nul n'entre dans la cour du Temple [l'Azara] pour y accomplir le service [avoda], même s'il est pur [tahor], avant de s'être immergé [dans un bain rituel, mikvé]. Cinq immersions [tevila] et dix sanctifications [kidouch — sanctification des mains et des pieds au kiyor] accomplit le Kohen Gadol [Grand Prêtre] et accomplit pour les mains et les pieds, respectivement, en ce jour de Yom Kippour. Et toutes ces immersions et sanctifications ont lieu dans l'espace sacré [baqqodech], dans la cour du Temple, sur le toit de la Salle de Parva [beit haParva], à l'exception de cette première immersion seulement. Car cette immersion, n'étant pas propre à Yom Kippour [elle est requise chaque jour pour tout prêtre entrant dans le Temple], peut être accomplie en dehors de la cour. On étendait un drap de lin fin [sadin chel bouss] entre lui et le peuple [pour des raisons de pudeur], et le Kohen Gadol s'immergea et sanctifia ses mains et ses pieds.
מַתְנִי׳ אֵין אָדָם נִכְנָס לָעֲזָרָה לַעֲבוֹדָה אֲפִילּוּ טָהוֹר עַד שֶׁיִּטְבּוֹל. חָמֵשׁ טְבִילוֹת וַעֲשָׂרָה קִדּוּשִׁין טוֹבֵל כֹּהֵן גָּדוֹל וּמְקַדֵּשׁ בּוֹ בַּיּוֹם, וְכוּלָּן בַּקֹּדֶשׁ עַל בֵּית הַפַּרְוָה, חוּץ מִזּוֹ בִּלְבַד. פֵּרְסוּ סָדִין שֶׁל בּוּץ בֵּינוֹ לְבֵין הָעָם (קִידֵּשׁ יָדָיו וְרַגְלָיו).(משנה)
Guémara
GUEMARA : On interrogea Ben Zoma au sujet de cette immersion : pourquoi est-elle obligatoire pour quiconque entre [dans la cour du Temple pour le service] ? Il leur dit : [Raisonnons par un] kal va'homer [raisonnement a fortiori] : de même que celui qui passe d'un service sacré à un autre service sacré [c'est-à-dire le Kohen Gadol à Yom Kippour, qui passe d'un service à l'autre dans l'enceinte du Temple et du Sanctuaire], et qui passe d'un lieu dont l'entrée en état d'impureté est punie par la karet [la cour du Temple] à un autre lieu dont l'entrée en état d'impureté est également punie par la karet [le Sanctuaire ou le Saint des Saints], est tenu de s'immerger ; à plus forte raison, pour celui qui passe d'un espace non-sacré à un espace sacré, et d'un lieu où l'entrée en état d'impureté n'est pas punie par la karet à un lieu où elle l'est, n'est-il pas juste de requérir l'immersion ? Cette première immersion a donc été instituée dans un but de sainteté [kédoucha] et non de pureté [tahara].
גְּמָ׳ שָׁאֲלוּ אֶת בֶּן זוֹמָא: טְבִילָה זוֹ, לָמָּה? אָמַר לָהֶם: וּמָה הַמְשַׁנֶּה מִקּוֹדֶשׁ לְקוֹדֶשׁ, וּמִמָּקוֹם שֶׁעָנוּשׁ כָּרֵת לְמָקוֹם שֶׁעָנוּשׁ כָּרֵת — טָעוּן טְבִילָה. הַמְשַׁנֶּה מֵחוֹל לְקוֹדֶשׁ, וּמִמָּקוֹם שֶׁאֵין עָנוּשׁ כָּרֵת לְמָקוֹם שֶׁעָנוּשׁ כָּרֵת — אֵינוֹ דִּין שֶׁטָּעוּן טְבִילָה?
Rabbi Yehouda dit : il s'agit là d'une immersion accessoire [sérekh tevila], qui n'est pas une mitsva [stricto sensu], instituée pour que l'homme se souvienne de toute ancienne impureté [touma yechana] qu'il aurait contractée et se retire [du service]. En se soumettant au processus de l'immersion, il se souviendra s'il a été en contact avec une source d'impureté de sept jours [comme la contamination par un mort] et s'abstiendra d'accomplir le service du Temple.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: סֶרֶךְ טְבִילָה הִיא זוֹ, כְּדֵי שֶׁיִּזְכּוֹר טוּמְאָה יְשָׁנָה שֶׁבְּיָדוֹ וְיִפְרוֹשׁ.
La Guemara interroge : sur quel principe Ben Zoma et Rabbi Yehouda, qui ont avancé deux justifications différentes pour l'immersion, sont-ils en désaccord [bé-maï qamifalghi] ?
בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי?
Rachi
מצוה לשפשף בידו - ניצוצות של מי רגלים הניתזין על רגליו שלא יצא בהן חוץ ונראה ככרות שפכה שאין מי רגליו מקלחין אלא שותתין וכרות שפכה אינו מוליד ויאמרו על בניו שאינם שלו:
במקומה - בנקב פי הטבעת אסור זה לקרות ק"ש:
ידיו בבית הכסא - מחיצה מפסקת ובית הכסא לפנים מהמחיצה וזה הכניס ידיו דרך חור שבמחיצה:,ורב חסדא אמר אסור - משום כל עצמותי תאמרנה וגו' (תהילים ל״ה:י׳) טעמא משום כל עצמותי אבל משום זוהמת הריח לא וקשיא לרב פפא מתרוייהו:,במקומה נפיש זוהמא - שחמה היא שלא יצאה לאויר ולא נתפזר ריחה:
הלכה בסעודה - כלומר הלכה זו אמרו בהלכות סעודה:,אדם - שיצא מתוך הסעודה להשתין מים נוטל ידו אחת אותה ששיפשף בה ניצוצות:,והפליג - שהה:,נוטל שתי ידיו - דכיון שהפליג שעה אחת או שתים הסיח דעתו מסעודתו ולא נזהר לשמור ידיו והן עסקניות:,לא יטול מבחוץ - שלא יאמרו עליו לא נטל:,ומחזיר הטפיח על האורחין - ה"ג לה בתוספתא [פ"ד] דברכות טפיח פך שיוצקין ממנו מים על הידים מחזירו על האורחים המסובין והשמש מחזירו עליהן ואומר יש בכם הצריך ליטול ואין זאת אלא להודיע שנטל זה שהכניס את ידיו:
לא אמרן - דלא יטול בחוץ אלא שאינו צריך עוד לאכול אלא לשתות הוא נכנס שהיו רגילין להאריך לשתות בשתיה אחר המזון ומיהו צריך ליטול שמא יתן פרוסה לתוך פיו:,מידע ידיע דאנינא דעתיה - ולא חשדי ליה:
מתני' לעבודה - לאו דוקא דאין אדם נכנס לעזרה עד שיטבול וטעמא מפרש בגמרא:,חמש טבילות וכו' - יליף לה בגמרא:,על בית הפרוה - על גג לשכת בית הפרוה:,חוץ מזו - הראשונה שאינה באה חובה ליום הכפורים דהא כל יומא נמי איתא אבל טבילות הבאות חובה ליוה"כ כתיב בהן במקום קדוש בעניינא דאחרי מות:
גמ' טבילה זו - של כל שחרית למה לטהור:,ומה המשנה מקודש וכו' - כהן גדול בחמש עבודות ביוה"כ המשתנות מחוץ לפנים ומפנים לחוץ ששני המקומות קדש ועל שניהן ענוש כרת הנכנס בטומאה:,טעון טבילה - בין עבודה לעבודה כדיליף בפרקין (דף לב.) וזה הבא מביתו לעזרה שהוא מחול אל הקדש וכו':
סרך טבילה היא זו - אין כאן חובה מן התורה אלא לסרך ולתפוש בשם טבילה כדי לעלות על לב שאין טבילה אלא לטמאין ולתת ללבו אם יש טומאה עליו ויזכור טומאה ישנה שיש עליו ושכחה ויפרוש מלבא לעזרה היום עד שיעריב שמשו אחר הטבילה ולא יעבוד היום:
Tossafot
מצוה לשפשף - תימה אמאי צריך לשפשף והא מסתמא קיימא לן כרבנן דר"א דאסור לאחוז באמה ואמרו ליה רבנן והלא ניצוצות ניתזין על רגליו וכו' אלמא דכשאוחז באמה אין ניצוצות ניתזין על רגליו וי"ל אעפ"כ אי אפשר שלא יהו מעט ניתזין על רגליו דזימנין מישתלי ולאו אדעתיה לאחוז באמה עד לבסוף אי נמי דרבנן מודו לבסוף לדיברי ר"א תדע דבפ' כל היד (נדה דף יג.) פריך אשמואל דאמר ליה לרב יהודה שיננא אחוז באמה והתניא ר"א אומר כל האוחז וכו' וכן בפרק כירה (שבת דף מא.) ואי רבנן פליגי מאי פריך מיהו יש לדחות זה דאפילו רבנן לא שרו אלא שלא יוציא לעז על בניו הא לאו הכי לא וההיא דכירה לאו משום הכי הוה והא דרב יהודה אאיגרא הוה קאי ומשתין למטה וליכא למימר משום ניצוצות אלא משום לכלוך הכותל ומשום האי מילתא לא הוו שרו רבנן מיהו יש להביא ראיה מדאמרינן פרק כיצד מברכין (ברכות דף מ.) אין מי רגלים כלים אלא בישיבה ובעפר תיחוח אפילו בעמידה וכו' אבל אוחז באמה לא קאמר דאע"ג דמסתמא כמו כן כלים ואמרינן נמי בפרק כל היד (נדה דף טז:) ג' שנאתי וכו' וחשיב אוחז באמה ומשתין ולא הוזכר שם ר"א אלא ש"מ דחזרו רבנן והודו לר"א ואע"ג דלא אשכחן בהדיא לא במשנה ולא בברייתא שחזרו יש לומר כן וה"נ אשכחן בפרק כל היד (נדה דף יג:) אמילתא אחריתי דקאמר ר' טרפון תקצץ ידו על טיבורו פי' על שנגע באמתו אמרו לו ישב לו קוץ לא יטלנו משמע דרבנן שרו אפילו בלא קוץ אלא דהוו מקשי ליה אודי לן מיהת בישב לו קוץ ובמתני' דהתם באנשים תיקצץ ומסתמא אתיא נמי כרבנן דאין סברא לאוקומיה כר"ט אלמא דחזרו בהן אע"ג דלא אשכחן לה בהדיא וא"ת וכיון דמצוה לשפשף ויש תקנה לשפשף מאי קא פרכי ליה רבנן לר"א אין לו מקום גבוה ואין לו עפר תיחוח מאי אמר להם מוטב יוציא לעז על בניו שהן ממזרים ואל יראה רשע שעה אחת לפני המקום ואמאי לא אמר להו מצוה לשפשף וי"ל אם לא יאחוז באמה כלל אז יהיה רוב ניצוצות ניתזים על רגליו ואפילו אם משפשף יהא ניכר ויוציא לעז על בניו וגם יש לו טורח לשפשפן הכל ומניח:
אין אדם נכנס לעבודה אפילו טהור עד שהוא טובל - לאו דוקא לעבודה אלא אפילו לשחיטה דלאו עבודה היא מוכח לקמן דבעי טבילה ואפילו בלאו עבודה רק שנכנס לעזרה וכן מוכיח בירושלמי דקאמר לא סוף דבר לעבודה אלא אפילו שלא לעבודה וכן מוכח לקמן כמו שאפרש בסמוך:
ומה המשנה בין קדש לקדש כו' - תימה לי איכא למפרך מה להתם שכן רוצה לעבוד עבודה אבל טהור הנכנס שלא לעבודה מניין וי"ל דודאי הק"ו אינו אלא בטהור הנכנס כדי לעבוד אלא דמדרבנן גזרו אפילו בנכנס שלא לעבוד גזירה שמא יעבוד וא"ת אכתי ליפרך מה ליום הכפורים כשהוא משנה מקודש לקודש שכן טובל במקום קדוש די"ל דבשאר ימות השנה נמי יטבול במקום קדוש מהאי דינא אבל קשה אם כן כי קאמר בסמוך במאי קא מיפלגי לימא דבהא פליגי דלבן זומא טביל במקום קדוש ולר' יהודה לא ועוד דאכתי איכא למפרך מה ליום הכפורים שהוא חמור שלא הוכשרה עבודת יום בכהן הדיוט אלא בכהן גדול או ליפרך שכן מרובה כפרתו של היום כדפריך בפ"ק דשבועות (דף ט.) אלא צ"ל דבן זומא לא מחשיב להו פירכות דאדרבה אלימי אלים לק"ו ע"י כך ונכניס אותן חומרי בק"ו ונימא הכי ומה המשנה מקודש לקודש אע"פ שטבל כבר טבילה חשובה במקום קדוש ואע"פ שהוא כהן גדול דקדוש טפי ואע"פ שהוטלה עליו כל עבודת היום וזריז וזהיר טפי מתוך כך ומחמת שכפרת היום מרובה אפ"ה צריך טבילה המשנה מחול לקודש לא כ"ש והאי דלא טביל במקום קדוש סברא הוא כיון דאכתי לא נתקדש בבגדי קודש שיטבול בחול:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.