Est-ce que cela ne parle pas de ceux qui ont gagné le tirage au sort [paiass], décrivant comment on leur retirait leurs vêtements non sacrés avant de les habiller des vêtements sacerdotaux ? Rav Houna bar Yehouda dit au nom de Rav Chechet, rejetant cette interprétation : Non, il est possible d'expliquer que tous les prêtres au tirage au sort portaient des vêtements sacrés et que, au contraire, la michna parle de ceux qui n'ont pas gagné le tirage au sort. Le texte décrit comment on retirait les vêtements sacrés qu'ils portaient pendant le tirage au sort.
מַאי לָאו, בְּאוֹתָן שֶׁזָּכוּ לַפַּיִיס. אָמַר רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לָא, בְּאוֹתָן שֶׁלֹּא זָכוּ לַפַּיִיס.
La Guemara soutient cette dernière interprétation : il est également raisonnable de suivre l'interprétation de Rav Chechet. Car si l'on admettait que la michna traite de ceux qui ont gagné le tirage au sort et décrit comment on retirait leurs vêtements non sacrés avant de les habiller des vêtements sacrés, comment comprendre l'affirmation «on ne laissait sur eux que le pantalon [mikhnassayim]» ? Il faudrait expliquer que les prêtres revêtaient ensuite les vêtements sacrés par-dessus le pantalon non sacré, puis retiraient le pantalon non sacré et le remplaçaient par le pantalon sacré. Mais n'a-t-on pas enseigné dans une baraïta : d'où sait-on que rien ne doit précéder le pantalon quand le prêtre s'habille ? Le verset dit : «Et il aura des culottes de lin sur sa chair» (Vayikra 16, 4) ? Selon l'interprétation proposée de la michna, les prêtres auraient cependant revêtu les autres vêtements sacrés avant le pantalon.
הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא. דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ בְּאוֹתָן שֶׁזָּכוּ לַפַּיִיס, ״לֹא הָיוּ מַנִּיחִין עֲלֵיהֶן אֶלָּא מִכְנָסַיִם בִּלְבַד״? וְהָתַנְיָא: מִנַּיִין שֶׁלֹּא יְהֵא דָּבָר קוֹדֶם לַמִּכְנָסַיִם — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּמִכְנְסֵי בַד יִהְיוּ עַל בְּשָׂרוֹ״!
La Guemara demande : et comment l'autre, Rav Na'hman, résoudrait-il cette difficulté ? Il répondrait que ce n'est pas difficile, car voici ce qu'enseigne la michna : tandis que les vêtements non sacrés sont encore sur eux [les gagnants du tirage], on leur revêt le pantalon sacré, puis on leur retire les vêtements non sacrés et on ne laisse sur eux que le pantalon sacré. Il est donc possible d'interpréter la michna dans les deux sens.
וְאִידַּךְ? הָא לָא קַשְׁיָא, הָכִי קָתָנֵי: עַד שֶׁעוֹדָן עֲלֵיהֶן בִּגְדֵי חוֹל מַלְבִּישִׁין אוֹתָן מִכְנְסֵי קֹדֶשׁ, וְהָיוּ מַפְשִׁיטִין אוֹתָן בִּגְדֵי חוֹל וְלֹא הָיוּ מַנִּיחִין אֶלָּא מִכְנָסַיִם בִּלְבַד.
Rav Chechet dit : d'où est-ce que je tire mon opinion [que les prêtres portaient des vêtements sacrés lors du tirage au sort] ? De ce qu'il a été enseigné dans une baraïta : la Salle des pierres de taille [Lichkat haGazit] était construite comme une grande basilique [basiliki] ; le tirage au sort se tenait dans sa partie est [zone sacrée], et un Ancien [zaken du tribunal rabbinique] siégeait dans sa partie ouest [pour donner des instructions et trancher les cas douteux]. Les prêtres se tenaient en cercle disposé comme un bracelet [bekhouliar], et le préposé [haMemouné] venait et ôtait la mitre [mitsénéfet] de la tête de l'un d'eux, et tous savaient ainsi que le décompte [du tirage au sort] commençait à partir de lui. Or si l'on admettait que les prêtres portaient des vêtements non sacrés lors du tirage au sort, existe-t-il une mitre parmi les vêtements non sacrés ?
אָמַר רַב שֵׁשֶׁת, מְנָא אָמֵינָא לַהּ, דְּתַנְיָא: לִשְׁכַּת הַגָּזִית כְּמִין בָּסִילְקֵי גְּדוֹלָה הָיְתָה, פַּיִיס בְּמִזְרָחָהּ, וְזָקֵן יוֹשֵׁב בְּמַעֲרָבָהּ. וְהַכֹּהֲנִים מוּקָּפִין וְעוֹמְדִין כְּמִין (בְּ)כּוּלְיָאר, וְהַמְמוּנֶּה בָּא וְנוֹטֵל מִצְנֶפֶת מֵרֹאשׁוֹ שֶׁל אֶחָד מֵהֶן, וְיוֹדְעִין שֶׁמִּמֶּנּוּ פַּיִיס מַתְחִיל. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ בְּבִגְדֵי חוֹל — מִצְנֶפֶת בְּבִגְדֵי חוֹל מִי אִיכָּא.
La Guemara rejette ce raisonnement : oui, en fait, il existe bien des mitres portées comme vêtements non sacrés, comme Rav Yehouda — et certains disent que c'était Rav Chmouel bar Yehouda — l'enseigne : un prêtre dont la mère lui avait confectionné une tunique [kétonet] pour témoigner de son amour pour son fils et de son attachement aux mitsvot, peut accomplir un service individuel [avodat ya'hid] avec cette tunique, mais non des services communautaires. Il est donc possible que les prêtres portaient des mitres non sacrées du même style que les mitres sacrées, tout comme ils pouvaient parfois avoir des tuniques non sacrées.
אִין — כִּדְתָנֵי רַב יְהוּדָה וְאִיתֵּימָא רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה: כֹּהֵן שֶׁעָשְׂתָה לוֹ אִמּוֹ כְּתוֹנֶת, עוֹבֵד בָּהּ עֲבוֹדַת יָחִיד.
Abaye dit : on peut déduire de cette baraïta que la Lichkat haGazit [Salle des pierres de taille] était construite moitié dans la zone sacrée [kodech] et moitié dans la zone non sacrée ['hol]. Et on peut en déduire également qu'elle avait deux entrées, l'une ouvrant sur la zone sacrée et l'autre ouvrant sur la zone non sacrée. Abaye explique ces déductions : car si l'on admettait que la Salle des pierres de taille se trouvait entièrement dans la zone sacrée, comment pourrait-on dire qu'un Ancien siégeait dans sa partie ouest ? Le Maître n'a-t-il pas dit : il n'est pas permis de s'asseoir dans le parvis du Temple [azara] sauf pour les rois de la maison de David uniquement ? L'Ancien devait donc se trouver dans une zone extérieure au parvis du Temple.
אָמַר אַבָּיֵי: שְׁמַע מִינַּהּ לִשְׁכַּת הַגָּזִית חֶצְיָהּ בַּקֹּדֶשׁ וְחֶצְיָהּ בַּחוֹל, וּשְׁמַע מִינַּהּ שְׁנֵי פְתָחִים הָיוּ לָהּ, אֶחָד פָּתוּחַ בַּקֹּדֶשׁ, וְאֶחָד פָּתוּחַ בַּחוֹל. דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ כּוּלָּהּ בַּקֹּדֶשׁ — זָקֵן יוֹשֵׁב בְּמַעֲרָבָהּ? וְהָאָמַר מָר: אֵין יְשִׁיבָה בַּעֲזָרָה אֶלָּא לְמַלְכֵי בֵית דָּוִד בִּלְבַד.
Et si l'on admettait que la salle se trouvait entièrement dans la zone non sacrée, comment le tirage au sort pourrait-il se tenir dans sa partie est ? N'est-il pas requis d'accomplir [le verset] : «dans la Maison de Dieu nous avons marché avec enthousiasme» (Tehilim 55, 15), dont il a été déduit plus haut qu'il est souhaitable que les tirages au sort suscitent une effervescence dans la Maison de Dieu, c'est-à-dire dans la zone sacrée du Temple ? Si le tirage au sort avait lieu dans une zone non sacrée, ce verset ne serait pas accompli. C'est pourquoi on doit conclure de cette baraïta que la salle était construite moitié dans la zone sacrée du Temple et moitié dans la zone non sacrée.
וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ כּוּלָּהּ בַּחוֹל — פַּיִיס בְּמִזְרָחָהּ? וְהָא בָּעֵינַן ״בְּבֵית אֱלֹהִים נְהַלֵּךְ בְּרָגֶשׁ״, וְלֵיכָּא. אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ: חֶצְיָהּ בַּקֹּדֶשׁ וְחֶצְיָהּ בַּחוֹל.
Abaye continue : et si l'on admettait que la salle n'avait qu'une seule entrée, ouvrant sur la zone sacrée, comment l'Ancien pourrait-il s'asseoir dans sa partie ouest ? N'avons-nous pas appris dans une michna : des chambres [léchaot] construites dans la zone non sacrée du Mont du Temple, mais dont les ouvertures donnent sur la zone sacrée, leur intérieur est entièrement considéré comme sacré, en dépit du fait qu'elles occupent également des terres hors de la zone sacrée ? Et si, à l'inverse, on admettait que la salle n'avait qu'une seule entrée, ouvrant sur la zone non sacrée, comment le tirage au sort pourrait-il se tenir dans sa partie est ? N'avons-nous pas appris dans une michna : les chambres construites dans la zone sacrée mais dont les ouvertures donnent sur la zone non sacrée, l'espace à l'intérieur est entièrement considéré comme non sacré, malgré la position des chambres sur un territoire sacré ? C'est pourquoi il faut conclure que la Salle des pierres de taille avait deux entrées, l'une ouvrant sur la zone sacrée et l'autre ouvrant sur la zone non sacrée.
וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ פֶּתַח אֶחָד יֵשׁ לָהּ וּפָתוּחַ לַקּוֹדֶשׁ — זָקֵן יוֹשֵׁב בְּמַעֲרָבָהּ? וְהָתְנַן: הַלְּשָׁכוֹת הַבְּנוּיוֹת בַּחוֹל וּפְתוּחוֹת לַקֹּדֶשׁ — תּוֹכָן קוֹדֶשׁ. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ פָּתוּחַ לַחוֹל — פַּיִיס בְּמִזְרָחָהּ? וְהָתְנַן: בְּנוּיוֹת בַּקֹּדֶשׁ וּפְתוּחוֹת לַחוֹל — תּוֹכָן חוֹל. אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ: שְׁנֵי פְתָחִים הָיוּ לָהּ, אֶחָד פָּתוּחַ בַּקֹּדֶשׁ וְאֶחָד פָּתוּחַ לַחוֹל.
Mishna 1
MICHNA : Le deuxième tirage au sort [paiass] effectué quotidiennement entre les prêtres détermine : qui égorge l'offrande quotidienne [tamid] du matin, qui asperge son sang [zérika], qui débarrasse les cendres de l'autel intérieur [dizoun mizbe'ah hapénimi], et qui débarrasse les cendres et les mèches consumées du candélabre [Menora], et qui monte les membres de l'offrande quotidienne sur la rampe [kevech] de l'autel pour qu'ils y soient brûlés ultérieurement.
מַתְנִי׳ הַפַּיִיס הַשֵּׁנִי: מִי שׁוֹחֵט, מִי זוֹרֵק, מִי מְדַשֵּׁן מִזְבֵּחַ הַפְּנִימִי, וּמִי מְדַשֵּׁן אֶת הַמְּנוֹרָה, וּמִי מַעֲלֶה אֵבָרִים לַכֶּבֶשׁ.(משנה)
[Voici comment les membres étaient répartis avant qu'on ne les monte sur l'autel :] La tête et la patte droite [étaient portées par un prêtre] ; et les deux pattes de devant [par un deuxième prêtre]. La queue avec les vertèbres inférieures et la graisse de la queue [ékoutz], et la patte gauche [par un troisième prêtre]. Et la poitrine [hé'hazé] et la gorge avec certains organes internes y attachés [vehaGuéra] [par un quatrième prêtre]. Et les deux flancs [chétéi hadéfanot] [par un cinquième prêtre], et les entrailles [hakéravim] par un sixième prêtre. La fine farine de l'offrande [de farine accompagnant le tamid] par un septième prêtre. L'offrande de galettes quotidienne du Kohen Gadol [ha'havitim] par un huitième prêtre, et le vin pour la libation par un neuvième prêtre. En tout, treize prêtres l'emportaient à ce tirage au sort : neuf prêtres portant le tamid et ses accompagnements, et quatre accomplissant l'égorgement, l'aspersion et le nettoyage de l'autel intérieur et du candélabre.
הָרֹאשׁ וְהָרֶגֶל, וּשְׁתֵּי הַיָּדַיִם, הָעוֹקֶץ וְהָרֶגֶל, וְהֶחָזֶה וְהַגֵּרָה, וּשְׁתֵּי הַדְּפָנוֹת, וְהַקְּרָבַיִם. וְהַסֹּלֶת, וְהַחֲבִיתִּין, וְהַיַּיִן. שְׁלֹשָׁה עָשָׂר כֹּהֲנִים זָכוּ בּוֹ.
Ben Azzaï dit devant Rabbi Akiva au nom de Rabbi Yehoua : [l'ordre indiqué dans la michna n'était pas la séquence effectivement suivie pour monter les membres sur la rampe ;] au contraire, l'ordre dans lequel ils étaient offerts était celui de la façon dont l'animal marche de son vivant [dérekh hilou'kho], comme la Guemara l'expliquera.
אָמַר בֶּן עַזַּאי לִפְנֵי רַבִּי עֲקִיבָא מִשּׁוּם רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: דֶּרֶךְ הִלּוּכוֹ הָיָה קָרֵב.
Guémara
GUEMARA : Un doute fut soulevé devant les Sages : lorsque les prêtres effectuaient le tirage au sort [pour le deuxième paiass], tenaient-ils un tirage pour un seul service — par exemple celui de l'égorgement — et les douze autres tâches étaient ensuite attribuées aux prêtres voisins du gagnant selon leur position ; ou bien tenaient-ils peut-être un tirage au sort séparé pour chacun des treize actes énumérés ? La Guemara répond : venez et entendez une preuve tirée de ce qui a été enseigné dans la michna : «il y avait quatre tirages au sort là-bas». Or si l'on admettait qu'ils tenaient un tirage au sort pour chaque service séparément, il y aurait bien plus de quatre tirages au sort. Rav Na'hman bar Yits'hak dit : ce n'est pas une preuve concluante, car on pourrait argumenter que voici ce que dit la michna : les prêtres se rassemblaient quatre fois pour un tirage au sort, mais chaque rassemblement comportait de nombreux tirages au sort pour de nombreux services individuels.
גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: כְּשֶׁהֵן מְפַיְּיסִין — לַעֲבוֹדָה אַחַת מְפַיְּיסִין, אוֹ דִילְמָא — לְכׇל עֲבוֹדָה וַעֲבוֹדָה הֵן מְפַיְּיסִין? תָּא שְׁמַע: אַרְבַּע פְּיָיסוֹת הָיוּ שָׁם. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ לְכׇל עֲבוֹדָה הֵן מְפַיְּיסִין — טוּבָא הֲווֹ! אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, הָכִי קָאָמַר: אַרְבַּע פְּעָמִים נִכְנָסִין לְהָפִיס, וּלְכׇל חֲדָא וַחֲדָא הָיוּ בַּהּ טוּבָא פְּיָיסוֹת.
Rachi
באותם שלא זכו לפייס - היו מפשיטין בגדי קדש שהפיסו בהן:
דאי סלקא דעתך באותן שזכו - והפשטה זו בגדי חול ולהלבישן בגדי קדש וקתני לא היו מניחין עליהן אלא מכנסי חול אלמא מלבישין אותן בגדי קדש על מכנסי חול ואח"כ פושטין מכנסי חול ולובשין למכנסי קדש והתניא כו':
מלבישין אותן מכנסי קדש - כדי שלא יעמדו ערומים כשהפשיטום:
לשכת הגזית - ששם היו מפיסין:,בסילקי - בית גבוה שעל עלייה:,פייס במזרחה - קבוצת היקף המפייסין במזרחה היתה:,וזקן - של ב"ד המורה להן סדר הפייסין יושב במערבה:,בכוליאר - עגול שקורין נושק"א:,שממנו מתחיל - מנין חשבון הפייס כמו שפירשתי בראש הפרק:
כדקתני רב שמואל בר יהודה - לקמן בפרק ג' (יומא דף לה:) שהיו אמותיהן של כהנים עושות לבניהם משלהם כמין בגדי כהונה להראות תפארת עושרן ונוי מלאכתן וכמה הן מהדרות מצות דקתני כהן שעשתה לו אמו כתונת לובשה ועובד בה עבודת יחיד:
אין ישיבה בעזרה - שנאמר (דברים י״ח:ז׳) לעמוד לשרת העומדים שם לפני ה':,אלא למלכי בית דוד - שמצינו בהן ישיבה שנאמר (שמואל ב ז׳:י״ח) ויבא המלך דוד וישב לפני ה' ויאמר מי אנכי ומי ביתי וגו':
והא בעינן בית אלהים נהלך ברגש - אלמא פייס צריך להיות בבית אלהים:
מתני' מי שוחט - את התמיד:
הראש והרגל - של ימין בכהן אחד ושני הידים בכהן שני:,העוקץ - הוא הזנב והרגל של שמאל בכהן שלישי:,החזה - הוא השומן הרואה את הקרקע וחותכין אותו מכאן ומכאן בלא ראשי צלעות:,והגרה - הוא הצואר ובו מחובר הקנה והכבד והלב והחזה והגרה בכהן רביעי:,ושני הדפנות - בחמישי:,והקרבים - בששי:,והסולת - עשרון למנחת נסכו של תמיד:,והחביתים - חצי עשרונו של כ"ג שקרב עם התמידין בכל יום שנאמר (ויקרא ו׳:י״ג-י״ד) מחציתה בבקר ומחציתה בערב וסמיך ליה על מחבת בשמן תעשה לכך קרוי חביתין:,והיין - שלש לוגין של ניסוך לכבש התמיד:,י"ג כהנים זוכין בו - בפייס זה [האחד] שלש עשרה עבודות כהנים מנויות כאן:
כדרך הילוכו - בחייו היה קרב התמיד ובגמרא מפרש לה:
גמ' לעבודה אחת מפייסין - כגון מי שוחט ולכשיזכה מי שזכה לשחיטה שוב אין פייס לשאר י"ב עבודות אלא כהנים שמוקפין לימינו נמשכין אחריו כפי סדר משנתנו שני לזריקה שלישי לדישון מזבח הפנימי רביעי למנורה וכן כולן:,או דילמא לכל עבודה ועבודה - היו חוזרין ומוציאין אצבעותיהן למנין והזוכה זוכה:
Tossafot
מאי לאו באותן שזכו לפייס - תימה הוא מאי מייתי רב נחמן מהכא כיון דרב ששת מצי דחי לה ואדרבה טפי יש ראיה לרב ששת מכאן כדקאמר הכי נמי מסתברא ורב נחמן איצטריך לשנויי בדוחק וי"ל משום דלעיל מינה איירי בזוכין בעבודה דקתני ראב"י אומר המעלה אברים לכבש הוא מעלה על גב המזבח והדר קתני מסרון לחזנים והיינו נמי דקאמר רב ששת בסמוך מנא אמינא לה ולא מייתי מהא דהכא דקאמר איהו גופיה ה"נ מסתברא אלא מהא ליכא למשמע מינא דדייקא כמר וכמר:
נוטל מצנפת של אחד מהם - מכאן קשה לפירוש ריב"א דפירוש דשל כהן הדיוט קרויה מגבעת לפי שהיא רחבה ושל כ"ג מצנפת שהיא קצרה לפי שהיה צורך להניח תפילין וציץ וי"ל לשון תורה לחוד ולשון חכמים לחוד דבלשון תורה קרי לשל כ"ג מצנפת בכל דוכתא וכי ההיא דאמרינן בפ' קמא דגיטין (דף ז.) הסר המצנפת והרם העטרה בזמן שמצנפת בראש כ"ג ישנה לעטרה בראש כל אדם נסתלקה מצנפת מראש כ"ג נסתלקה עטרה מראש כל אדם:
אין ישיבה בעזרה - תימה דאמר בפ"ב דזבחים (דף טז.) ומה יושב שאוכל אם עבד חילל וכו' והיכי אכיל והא אין ישיבה בעזרה וי"ל שאוכל בקדשים קלים הנאכלין בכל העיר אי נמי אור"י בר אברהם דאף על גב דאין ישיבה בעזרה אלא למלכי בית דוד הנ"מ לדברים דלאו צורך עבודה אבל אכילה צורך עבודה היא דכתיב ואכלו אותם אשר כופר בהם שהכהנים אוכלים ובעלים מתכפרים מישרא שרי ואתי שפיר נמי הא דפריך בפרק שני דזבחים (דף יט:) גבי קידוש ידים ורגלים מן הכיור דפריך וליתיב מיתב אע"ג דבעזרה הוה צורך עבודה שרי אבל פייס דהכא לא חשיב צורך עבודה דאפשר בלא פייס אי נמי י"ל היינו טעמא דמותר לישב ולאכול קדשים דבאכילת קדשים כתיב בהו למשחה לגדולה כדרך שהמלכים אוכלין והיינו מיושב אבל אין לתרץ דמותר לאכול מיושב בלשכות הבנויות בחול ופתוחות לקודש שהן כעזרה לאכילת קדשי קדשים דהתורה ריבתה חצרות הרבה ולישב שם מותר כמו שאינן חשובין כעזרה להתחייב עליהם משום טומאה כדאיתא באיזהו מקומן (זבחים דף נו.) דהא בשמעתין משמע דלישב נמי הוי כעזרה עצמה ואסור לישב בה:
והא בעינן בית אלהים נהלך ברגש - תימה כיון דבעינן פייס בקודש אמאי לא היו מפייסין בעזרה עצמה דקדיש טפי ואור"ת כיון דנוטל מצנפתו של אחד מהן גנאי היה לעמוד בלא מצנפת בעזרה והר"ר יצחק בר ברוך פי' משום דהוי קיימי כבכולייאר ואם היו מפייסים בעזרה היה אחוריהם אל היכל ה':
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.