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Traité Yoma

21b

Étude de Yoma 21b

Étude de la Guémara 21b

Guémara
[Comment la table du pain de présentation peut-elle être susceptible d'impureté ?] C'est un objet en bois conçu pour rester en place [et non pour être déplacé]. Or il a été enseigné : tout objet en bois conçu pour rester en place en permanence n'est pas susceptible d'impureté rituelle, et fait obstacle à la transmission de l'impureté. La Guemara répond : Ce que [le verset] enseigne plutôt, c'est que les prêtres la soulevaient afin de montrer le pain de présentation aux pèlerins des Fêtes [olé réguel], et ils leur disaient : «Voyez combien vous êtes aimés devant Dieu [le Makom] — le pain est aussi chaud lors de son retrait [après une semaine sur la table, le Chabbat,] qu'il l'était lors de sa disposition [initiale]», comme il est dit : «Pour mettre du pain chaud le jour où il a été retiré» (I Chmouel 21, 7). [Puisque la table était parfois déplacée pour être présentée aux pèlerins, elle n'était pas classée comme un objet «conçu pour rester en place» et était donc susceptible d'impureté.] En même temps, il est clair que le miracle du pain de présentation était un miracle accompli à l'extérieur [du Sanctuaire], car il était visible de tous.
כְּלִי עֵץ הֶעָשׂוּי לְנַחַת הוּא, וְכׇל כְּלִי [עֵץ] הֶעָשׂוּי לְנַחַת אֵינוֹ מְקַבֵּל טוּמְאָה, וְחוֹצֵץ בִּפְנֵי טוּמְאָה. אֶלָּא מְלַמֵּד שֶׁמַּגְבִּיהִין אוֹתוֹ לְעוֹלֵי רְגָלִים, וְאוֹמְרִים לָהֶם: רְאוּ חִיבַּתְכֶם לִפְנֵי הַמָּקוֹם, שֶׁסִּילּוּקוֹ כְּסִדּוּרוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לָשׂוּם לֶחֶם חוֹם בְּיוֹם הִלָּקְחוֹ״.
La Guemara demande : Et n'y a-t-il pas davantage de miracles accomplis dans le Temple ? Rav Ochaya n'a-t-il pas dit : Lorsque Chlomo construisit le Temple, il y planta toutes sortes d'arbres fruitiers précieux en or, et ces arbres produisaient leurs fruits à la saison fixée comme les autres arbres, et quand le vent les faisait se balancer les fruits tombaient, comme il est dit : «Que son fruit frémisse comme le Liban» (Téhilim 72, 16) [les Sages interprétant «Liban» — Levanon — comme une allusion au Temple, construit avec les cèdres du Liban]. Et lorsque les nations étrangères pénétrèrent dans le Sanctuaire, l'arbre d'or se dessécha, comme il est dit : «Et les fleurs du Liban se flétrissent» (Nahoum 1, 4). Et le Saint béni soit-Il est appelé à les restituer à Israël à l'avenir, comme il est dit : «Il fleurira abondamment, il tressaillira aussi de joie et poussera des cris d'allégresse ; la gloire du Liban lui sera donnée» (Yéchayahou 35, 2). Il y avait apparemment des miracles supplémentaires dans le Temple.
וְתוּ לֵיכָּא? וְהָאָמַר רַב אוֹשַׁעְיָא: בְּשָׁעָה שֶׁבָּנָה שְׁלֹמֹה בֵּית הַמִּקְדָּשׁ, נָטַע בּוֹ כׇּל מִינֵי מְגָדִים שֶׁל זָהָב, וְהָיוּ מוֹצִיאִין פֵּירוֹתֵיהֶן בִּזְמַנָּן, וּכְשֶׁהָרוּחַ מְנַשֶּׁבֶת בָּהֶן נוֹשְׁרִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יִרְעַשׁ כַּלְּבָנוֹן פִּרְיוֹ״. וּכְשֶׁנִּכְנְסוּ גּוֹיִם לַהֵיכָל יָבַשׁ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּפֶרַח לְבָנוֹן אוּמְלָל״, וְעָתִיד הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְהַחֲזִירָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״פָּרוֹחַ תִּפְרַח וְתָגֵל אַף גִּילַת וְרַנֵּן כְּבוֹד הַלְּבָנוֹן נִתַּן לָהּ״.
La Guemara répond : [La michna] ne compte pas les miracles permanents [qui duraient en continu]. La Guemara note : Maintenant que tu es parvenu à cette solution, elle peut aussi résoudre une difficulté antérieure : l'Arche et les kérouvim ne sont pas non plus comptés, puisqu'eux aussi étaient des miracles permanents.
נִיסֵּי דִּקְבִיעִי לָא קָא חָשֵׁיב. הַשְׁתָּא דְּאָתֵית לְהָכִי: אָרוֹן וּכְרוּבִים נָמֵי, נִיסֵּי דִּקְבִיעִי נִינְהוּ.
§ Le Maître a dit [en listant les miracles] que même tous les vents du monde étaient incapables de déplacer la fumée du bûcher. La Guemara demande : Et y avait-il de la fumée au-dessus du bûcher ? Mais n'a-t-on pas enseigné dans une baraïta : Cinq choses furent dites à propos du feu du bûcher [ma'arakha] : il était ramassé comme un lion ; il était limpide comme la lumière du soleil ; il avait une substance tangible ; il consumait le bois humide comme le bois sec ; et il ne produisait pas de fumée !
אָמַר מָר: וַעֲשַׁן הַמַּעֲרָכָה. וּמִי הֲוָה עָשָׁן בְּמַעֲרָכָה? וְהָתַנְיָא: חֲמִשָּׁה דְּבָרִים נֶאֶמְרוּ בָּאֵשׁ שֶׁל מַעֲרָכָה: רְבוּצָה כַּאֲרִי, וּבָרָה כַּחַמָּה, וְיֵשׁ בָּהּ מַמָּשׁ, וְאוֹכֶלֶת לַחִין כִּיבֵשִׁין, וְאֵינָהּ מַעֲלָה עָשָׁן!
La Guemara répond : Quand nous disions [que la fumée ne se déplaçait pas], c'était en référence au feu d'un homme ordinaire [hèdyot] — c'est-à-dire au feu allumé par les prêtres eux-mêmes —, comme il a été enseigné dans une baraïta : «Et les fils d'Aharon le prêtre mettront du feu sur l'autel» (Vayikra 1, 7) [— ce verset enseigne] que même si le feu descend du ciel, il est néanmoins une mitsva [obligatoire] d'apporter [également] du feu par un homme [hèdyot]. C'est le feu apporté par les prêtres [par voie humaine] qui produisait de la fumée, et le miracle en question concernait cette fumée.
כִּי קָא אָמְרִינַן — בִּדְהֶדְיוֹט. דְּתַנְיָא: ״וְנָתְנוּ בְּנֵי אַהֲרֹן הַכֹּהֵן אֵשׁ עַל הַמִּזְבֵּחַ״, אַף עַל פִּי שֶׁאֵשׁ יוֹרֶדֶת מִן הַשָּׁמַיִם, מִצְוָה לְהָבִיא מִן הַהֶדְיוֹט.
[La baraïta enseigne que] le feu du bûcher était ramassé comme un lion. Mais n'a-t-on pas enseigné dans une baraïta : Rabbi Hanina, adjoint du Grand Prêtre [ségan ha-kohanim], dit : «J'ai vu le feu dans le Temple, et il était ramassé comme un chien — et non comme un lion !» La Guemara répond : Il n'y a pas là de contradiction. Là où la baraïta dit que le feu ressemblait à un lion, cela fait référence au Premier Temple ; et là où Rabbi Hanina, l'adjoint du Grand Prêtre, dit que le feu ressemblait à un chien, cela fait référence au Second Temple.
רְבוּצָה כַּאֲרִי. וְהַתַּנְיָא, אָמַר רַבִּי חֲנִינָא סְגַן הַכֹּהֲנִים: אֲנִי רְאִיתִיהָ, וּרְבוּצָה כְּכֶלֶב! לָא קַשְׁיָא: כָּאן — בְּמִקְדָּשׁ רִאשׁוֹן, כָּאן — בְּמִקְדָּשׁ שֵׁנִי.
La Guemara demande : Et y avait-il du feu descendant du ciel dans le Second Temple ? Rav Chmouel bar Inya n'a-t-il pas dit : Que signifie ce qui est écrit à propos du Second Temple : «Montez sur la montagne, prenez du bois, bâtissez la Maison ; j'y prendrai plaisir et je serai glorifié [ve-ikkaved], dit l'Éternel» (Haggaï 1, 8) ? Bien que le texte écrive ve-ikkaved [sans hé final], on le lit ve-ikkavda [avec un hé final ajouté]. Que signifie ce fait que le mot est déficitaire d'une lettre hé ? Cela représente cinq [sa valeur numérique], soit les cinq phénomènes qui constituaient la différence entre le Premier Temple et le Second Temple — et qui étaient absents du Second Temple. Et voici ces cinq choses : l'Arche de l'Alliance, son couvercle le Kaporet, et les kérouvim qui reposaient dessus [comptés comme un seul élément] ; le feu [céleste] ; la Présence divine [Che'hina] ; l'Esprit saint [Rouah ha-Kodech] ; et les Ourim ve-Toumim [le pectoral oraculaire du Kohen Gadol]. Il n'y avait donc apparemment pas de feu du ciel dans le Second Temple. Les Sages répondent : Oui, il y avait bien du feu du ciel dans le Second Temple ; cependant, il n'aidait pas à brûler les offrandes — il était seulement visible au-dessus du bûcher [comme un signe de Présence, sans contribuer à la combustion].
וּבְמִקְדָּשׁ שֵׁנִי מִי הֲוַאי? וְהָאָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר אִינְיָא: מַאי דִּכְתִיב: ״וְאֶרְצֶה בּוֹ וְאֶכָּבֵד״, וְקָרֵינַן ״וְאֶכָּבְדָה״. מַאי שְׁנָא דִּמְחוּסַּר הֵ״א — אֵלּוּ חֲמִשָּׁה דְּבָרִים שֶׁהָיוּ בֵּין מִקְדָּשׁ רִאשׁוֹן לְמִקְדָּשׁ שֵׁנִי, וְאֵלּוּ הֵן: אָרוֹן וְכַפּוֹרֶת וּכְרוּבִים, אֵשׁ, וּשְׁכִינָה, וְרוּחַ הַקּוֹדֶשׁ, וְאוּרִים וְתוּמִּים. אָמְרִי: אִין, מִיהְוָה הֲוָה, סַיּוֹעֵי לָא מְסַיְּיעָא.
À propos du feu sur l'autel, la Guemara cite une baraïta connexe. Les Sages ont enseigné : Il y a six types de feu. Il y a un feu qui consume les solides et ne consume pas les liquides ; il y a un feu qui consume les liquides et ne consume pas les solides ; il y a un feu qui consume les solides et consume les liquides ; il y a un feu qui consume les objets humides comme des objets secs ; il y a un feu qui repousse un autre feu ; et il y a un feu qui consume un autre feu.
תָּנוּ רַבָּנַן, שֵׁשׁ אִשּׁוֹת הֵן: יֵשׁ אוֹכֶלֶת וְאֵינָהּ שׁוֹתָה, וְיֵשׁ שׁוֹתָה וְאֵינָהּ אוֹכֶלֶת, וְיֵשׁ אוֹכֶלֶת וְשׁוֹתָה, וְיֵשׁ אוֹכֶלֶת לַחִין כִּיבֵשִׁין, וְיֵשׁ אֵשׁ דּוֹחָה אֵשׁ, וְיֵשׁ אֵשׁ אוֹכֶלֶת אֵשׁ.
La Guemara développe : [1] Le feu qui consume les solides et ne consume pas les liquides, c'est notre feu ordinaire, qui consume les matières sèches mais n'assèche pas les liquides. [2] Le feu qui consume les liquides et ne consume pas les solides, c'est la fièvre du malade [qui déshydrate le corps mais ne consume pas la chair]. [3] Le feu qui consume les solides et les liquides, c'est le feu d'Élie le Prophète, comme il est écrit : «Et le feu tomba du ciel, et il consuma l'offrande, et le bois, et les pierres, et la poussière ; et il lécha l'eau qui était dans la tranchée» (I Méla'him 18, 38). [4] Le feu qui consume les objets humides comme les objets secs, c'est le feu du bûcher [ma'arakha]. [5] Le feu qui repousse un autre feu, c'est le feu de l'ange Gavriel [Gabriel]. Le livre de Daniel rapporte que Gavriel, ange de feu, descendit dans la fournaise ardente, repoussa le feu et sauva Hananya, Michaël et Azarya, qui y avaient été jetés. [6] Et le feu qui consume un autre feu, c'est le feu de la Présence divine [Che'hina], comme le Maître l'a dit dans un autre contexte : le Saint béni soit-Il étendit Son doigt entre les anges — qui sont eux aussi faits de feu — et les consuma. Le feu de la Présence divine consuma le feu des anges.
יֵשׁ אֵשׁ אוֹכֶלֶת וְאֵינָהּ שׁוֹתָה — הָא דִּידַן. שׁוֹתָה וְאֵינָהּ אוֹכֶלֶת — דְּחוֹלִין. אוֹכֶלֶת וְשׁוֹתָה — דְּאֵלִיָּהוּ, דִּכְתִיב: ״וְאֶת הַמַּיִם אֲשֶׁר בַּתְּעָלָה לִחֵכָה״. אוֹכֶלֶת לַחִין כִּיבֵשִׁין — דְּמַעֲרָכָה. יֵשׁ אֵשׁ דּוֹחָה אֵשׁ — דְּגַבְרִיאֵל, וְיֵשׁ אֵשׁ אוֹכֶלֶת אֵשׁ — דִּשְׁכִינָה, דְּאָמַר מָר: הוֹשִׁיט אֶצְבָּעוֹ בֵּינֵיהֶם וּשְׂרָפָן.
§ La Guemara demande : [La baraïta affirme que] même si tous les vents du monde venaient souffler [sur la fumée du bûcher], ils ne la déplaçaient pas de sa place et elle s'élevait directement vers le ciel. Mais Rabbi Yits'hak bar Avdimi n'a-t-il pas dit : À l'issue du dernier jour de la Fête de Soukot [Hoshana Raba], tout le monde regardait la fumée du bûcher [pour y lire les présages de l'année à venir] : si le vent de sud soufflait et que la fumée se dirigeait vers le nord, les pauvres se réjouissaient et les propriétaires terriens étaient tristes — car c'était le signe que les pluies de l'année allaient être abondantes, produisant une récolte généreuse, mais que les fruits pourriraient sous l'effet de l'humidité, rendant impossible leur conservation, forçant les propriétaires à vendre rapidement à bas prix. Et si le vent de nord soufflait et que la fumée se dirigeait vers le sud, les pauvres étaient tristes et les propriétaires terriens se réjouissaient — car c'était le signe que les pluies de l'année allaient être rares, que la récolte serait faible, mais qu'il serait facile de conserver les fruits et de les vendre à un prix plus élevé.
וַעֲשַׁן הַמַּעֲרָכָה, אֲפִילּוּ כׇּל הָרוּחוֹת שֶׁבָּעוֹלָם אֵין מְזִיזוֹת אוֹתוֹ מִמְּקוֹמוֹ? וְהָאָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי: בְּמוֹצָאֵי יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן שֶׁל חַג הַכֹּל צוֹפִין לַעֲשַׁן הַמַּעֲרָכָה. נוֹטֶה כְּלַפֵּי צָפוֹן — עֲנִיִּים שְׂמֵחִין וּבַעֲלֵי בָתִּים עֲצֵבִין, מִפְּנֵי שֶׁגִּשְׁמֵי שָׁנָה מְרוּבִּין וּפֵירוֹתֵיהֶן מַרְקִיבִין. נָטָה כְּלַפֵּי דָרוֹם — עֲנִיִּים עֲצֵבִין, וּבַעֲלֵי בָתִּים שְׂמֵחִין, מִפְּנֵי שֶׁגִּשְׁמֵי שָׁנָה מוּעָטִין, וּפֵירוֹתֵיהֶן מִשְׁתַּמְּרִין.
Si le vent d'ouest soufflait et que la fumée se dirigeait vers l'est, c'était le signe de pluies suffisantes pour assurer une récolte abondante et d'une conservation aisée des fruits — et tout le monde se réjouissait. Si le vent d'est soufflait et que la fumée se dirigeait vers l'ouest, c'était le signe d'une sécheresse [car les vents d'est ne portent pas la pluie] — et tout le monde était triste. Apparemment donc, le vent faisait bien se déplacer la fumée s'élevant du bûcher. La Guemara répond : La fumée s'inclinait et revenait comme un palmier [se balançant sous le vent], mais elle ne se dispersait pas.
נָטָה כְּלַפֵּי מִזְרָח — הַכֹּל שְׂמֵחִין. כְּלַפֵּי מַעֲרָב — הַכֹּל עֲצֵבִין! דְּאָזֵיל וְאָתֵי כְּדִיקְלֵי, וְאִבַּדּוֹרֵי לָא הֲוָה מִיבַּדַּר.
Le Maître a dit : Si le vent d'ouest pousse la fumée vers l'est, tout le monde se réjouit ; si le vent d'est pousse la fumée vers l'ouest, tout le monde est triste. La Guemara soulève une contradiction : Les Sages ont dit — le vent d'est est toujours bon ; le vent d'ouest est toujours mauvais ; le vent du nord est bon pour le blé quand il a atteint un tiers de sa croissance potentielle, et mauvais pour les olives quand elles arrivent à maturité ; le vent du sud est mauvais pour le blé quand il a atteint un tiers de sa croissance potentielle, et bon pour les olives quand elles arrivent à maturité.
אָמַר מָר: כְּלַפֵּי מִזְרָח — הַכֹּל שְׂמֵחִין, כְּלַפֵּי מַעֲרָב — הַכֹּל עֲצֵבִין. וּרְמִינְהוּ: מִזְרָחִית — לְעוֹלָם יָפָה, מַעֲרָבִית — לְעוֹלָם קָשָׁה, רוּחַ צְפוֹנִית — יָפָה לַחִטִּין בְּשָׁעָה שֶׁהֵבִיאוּ שְׁלִישׁ, וְקָשָׁה לַזֵּיתִים בִּזְמַן שֶׁהֵן חוֹנְטִין, רוּחַ דְּרוֹמִית — קָשָׁה לַחִטִּין בְּשָׁעָה שֶׁהֵבִיאוּ שְׁלִישׁ, וְיָפָה לַזֵּיתִים בִּזְמַן שֶׁהֵן חוֹנְטִין.
Yoma 21b
100%
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