Rabbi Yéhouda veut dire que le Kohen Gadol [Grand Prêtre] n'assure pas le service du Temple pour la journée entière — bien que la Torah le lui permette —, en raison d'un décret rabbinique [guezéra] : de peur qu'il oublie qu'il est un onen [endeuillé dont le mort n'est pas encore enterré] et consomme des aliments sacrés [kodachim] qui lui sont interdits dans cet état. Rav Adda bar Ahava dit à Rava : Et Rabbi Yéhouda a-t-il vraiment décrété [par mesure préventive] de peur qu'il mange ? Mais n'avons-nous pas appris dans la michna que Rabbi Yéhouda dit : [les Sages] lui désignent même une autre épouse, de peur que son épouse [actuelle] ne meure [le jour de Kippour] ? Or, si son épouse venait à mourir, il accomplirait quand même le service du Temple — et Rabbi Yéhouda n'a pas décrété [dans ce cas] de peur qu'il mange ! Cela contredit l'autre position de Rabbi Yéhouda selon laquelle un Kohen Gadol ne peut pas officier la journée entière où il est onen. Rava lui dit : Comment peut-on comparer ces deux cas ? Là-bas, dans la michna, puisque c'est Yom Kippour — jour où personne ne mange —, lui non plus ne sera pas tenté de manger. Mais ici, pendant le reste de l'année, quand tout le monde mange, lui aussi pourrait être tenté de manger. C'est pourquoi un décret [préventif] a été émis.
לוֹמַר שֶׁאֵינוֹ עוֹבֵד כׇּל הַיּוֹם, גְּזֵירָה שֶׁמָּא יֹאכַל. אֲמַר לֵיהּ רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה לְרָבָא: וּמִי גָּזַר רַבִּי יְהוּדָה שֶׁמָּא יֹאכַל? וְהָתְנַן, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף אִשָּׁה אַחֶרֶת מַתְקִינִין לוֹ, שֶׁמָּא תָּמוּת אִשְׁתּוֹ. וְאִי מָיְיתָא אִשְׁתּוֹ עָבֵיד עֲבוֹדָה, וְלָא גָּזַר רַבִּי יְהוּדָה שֶׁמָּא יֹאכַל! אֲמַר לֵיהּ: הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם, כֵּיוָן דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים הוּא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא קָא אָכְלִי, הוּא נָמֵי לָא אָתֵי לְמֵיכַל, הָכָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא אָכְלִי — הוּא נָמֵי אָתֵי לְמֵיכַל.
La Guemara soulève une question sous un angle différent : Et dans un cas comme celui-là [où la femme meurt après avoir reçu un guet provisoire selon Rabbi Yéhouda], le statut halakhique d'onen [deuil aigu] s'appliquerait-il sur lui, étant donné qu'elle est divorcée ? [Selon Rabbi Yéhouda, le Kohen Gadol doit remettre à son épouse un guet provisoire ; si elle meurt, elle n'est plus légalement son épouse et il n'est plus obligé de porter son deuil.] La Guemara répond : Même si le statut d'onen ne s'applique pas formellement à lui, n'est-il pas troublé [et préoccupé] par la mort de sa femme ? C'est pourquoi, selon Rabbi Yéhouda, il convient de lui interdire d'accomplir le service du Temple ce jour-là.
וְכִי הַאי גַּוְונָא מִי חָיְילָא עֲלֵיהּ אֲנִינוּת? וְהָא מִיגָּרְשָׁא! נְהִי דַּאֲנִינוּת לָא חָיְילָא עֲלֵיהּ, אִטְּרוֹדֵי מִי לָא מִיטְּרִיד?
Mishna 1
MICHNA : Durant les sept jours entiers [de retraite du Kohen Gadol] avant Yom Kippour, [le Kohen Gadol] asperge le sang [de l'offrande quotidienne], brûle l'encens [ketoret], nettoie les lampes [de la ménorah], et offre la tête et la patte arrière de l'offrande quotidienne [tamir]. [Il accomplit ces tâches] afin de se familiariser avec les services qu'il devra accomplir le jour de Yom Kippour. Durant tous les autres jours de l'année, s'il souhaite offrir n'importe quelle offrande, il peut le faire — car le Kohen Gadol offre en premier la portion de son choix et reçoit en premier la portion de son choix.
מַתְנִי׳ כׇּל שִׁבְעַת הַיָּמִים הוּא זוֹרֵק אֶת הַדָּם, וּמַקְטִיר אֶת הַקְּטוֹרֶת, וּמֵיטִיב אֶת הַנֵּרוֹת, וּמַקְרִיב אֶת הָרֹאשׁ וְאֶת הָרֶגֶל. וּשְׁאָר כׇּל הַיָּמִים אִם רָצָה לְהַקְרִיב — מַקְרִיב, שֶׁכֹּהֵן גָּדוֹל מַקְרִיב חֵלֶק בָּרֹאשׁ, וְנוֹטֵל חֵלֶק בָּרֹאשׁ.(משנה)
Guémara
GUEMARA : La Guemara demande : Quel est le tanna [Sage de la Michna] qui a enseigné cette michna ? Rav 'Hisda dit : Cette michna n'est pas conforme à l'opinion de Rabbi Akiva. Car si elle était conforme à l'opinion de Rabbi Akiva, la difficulté suivante se poserait : Rabbi Akiva n'a-t-il pas dit que concernant une personne purement rituelle sur laquelle une aspersion d'eau de purification [haï nidda, « eau lustrale » de la para adouma] est tombée, cette aspersion la rend impure ? [Si tel est le cas,] comment le Kohen Gadol peut-il accomplir le service du Temple ? En effet, le Kohen Gadol reçoit une aspersion d'eau de purification chacun des sept jours de sa retraite [pour le cas où il aurait contracté une impureté cadavérique]. Mais il est possible qu'il soit en réalité pur. Si tel est le cas, l'aspersion le rendrait impur.
גְּמָ׳ מַאן תַּנָּא? אָמַר רַב חִסְדָּא, דְּלָא כְּרַבִּי עֲקִיבָא. דְּאִי רַבִּי עֲקִיבָא, הָא אָמַר: טָהוֹר שֶׁנָּפְלָה עָלָיו הַזָּאָה טִמְּאַתּוּ, הֵיכִי עָבֵיד עֲבוֹדָה!
Comme il a été enseigné dans une baraïta [texte tannaitique non inclus dans la Michna] : Il est écrit : « Et la personne pure aspergera [l'eau] sur la personne impure » (Bamidbar 19, 19). L'insistance sur le fait qu'il asperge l'eau sur la personne impure enseigne que : s'il asperge sur la personne impure, celle-ci devient pure ; mais s'il asperge sur la personne pure, celle-ci devient impure rituellement. Telle est la position de Rabbi Akiva. Et les Sages [Hakhamim] disent : Ces paroles [sur l'aspersion sur une personne impure] ont pour seul but d'enseigner que [l'acte] est considéré comme une aspersion [valide] uniquement s'il est effectué sur des objets susceptibles de contracter l'impureté — alors que si l'eau a été aspergée sur des objets non susceptibles d'impureté, cela n'est pas considéré comme une aspersion [valide].
דְּתַנְיָא: ״וְהִזָּה הַטָּהוֹר עַל הַטָּמֵא״. עַל הַטָּמֵא — טָהוֹר, וְעַל הַטָּהוֹר — טָמֵא, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין הַדְּבָרִים הַלָּלוּ אֲמוּרִין אֶלָּא בִּדְבָרִים הַמְקַבְּלִים טוּמְאָה.
Quelle est l'implication halakhique de cette position [des Hakhamim] ? C'est comme nous l'avons appris dans une michna : Concernant celui qui avait l'intention d'asperger l'eau de purification sur un animal [qui, s'il est vivant, n'est pas susceptible d'impureté], mais l'a par erreur aspergée sur une personne impure — s'il reste de l'eau sur l'hysope [ezov] qu'il a utilisée, il doit recommencer l'action et asperger l'eau de purification sur la personne [pour la purifier]. Puisque la première aspersion était sur une personne, qui peut contracter l'impureté, l'eau restante sur l'hysope peut être réutilisée, et n'est pas invalidée par un usage impropre. En revanche, concernant celui qui avait l'intention d'asperger l'eau de purification sur une personne mais l'a par erreur aspergée sur un animal — même s'il reste de l'eau sur l'hysope, il ne doit pas recommencer l'action. Puisque la première aspersion était sur un animal, qui ne peut pas contracter l'impureté, l'eau est invalidée par un usage impropre et ne peut pas être utilisée pour une seconde aspersion.
מַאי הִיא — כְּדִתְנַן: נִתְכַּוֵּון לְהַזּוֹת עַל הַבְּהֵמָה וְהִזָּה עַל הָאָדָם, אִם יֵשׁ בָּאֵזוֹב — יִשְׁנֶה. נִתְכַּוֵּון לְהַזּוֹת עַל הָאָדָם וְהִזָּה עַל הַבְּהֵמָה, אִם יֵשׁ בָּאֵזוֹב — לֹא יִשְׁנֶה.
La Guemara analyse le fondement du débat : Quelle est la raison de l'opinion de Rabbi Akiva ? Au lieu d'écrire : « Et la personne pure aspergera sur la personne impure », que la Torah [le Miséricordieux] ait écrit : « Et la personne pure aspergera sur elle » — et il eût été clair qu'il s'agit de la personne impure susmentionnée. Qu'enseigne alors la formulation : « sur la personne impure » ? On en déduit : s'il asperge sur la personne impure, celle-ci devient pure ; mais s'il asperge sur la personne pure, celle-ci devient impure. Et les Sages disent à propos de cette formulation : Elle vient enseigner que cela n'est considéré comme une aspersion [valide] que si elle est effectuée sur des objets susceptibles d'impureté. Mais ici, en ce qui concerne l'aspersion d'eau de purification sur une personne pure, on dérive par un raisonnement a fortiori [kal va'homer] qu'elle demeure pure : si l'eau tombée sur la personne impure la rend pure — si elle tombe sur la personne pure, n'est-il pas évident à plus forte raison qu'elle reste pure ?
מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי עֲקִיבָא? נִכְתּוֹב רַחֲמָנָא: ״וְהִזָּה הַטָּהוֹר עָלָיו״, מַאי ״עַל הַטָּמֵא״? שְׁמַע מִינַּהּ עַל הַטָּמֵא — טָהוֹר, וְעַל הַטָּהוֹר — טָמֵא. וְרַבָּנַן: הַאי לִדְבָרִים הַמְּקַבְּלִין טוּמְאָה הוּא דַּאֲתָא. אֲבָל הָכָא, קַל וָחוֹמֶר הוּא: אִם עַל הַטָּמֵא — טָהוֹר, עַל הַטָּהוֹר — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן!
Et Rabbi Akiva répondrait à ce raisonnement a fortiori : C'est là ce que le roi Salomon a dit : « J'ai dit : je serai sage — mais cela m'échappe » (Kohélet 7, 23). Selon la tradition, même Salomon dans sa grande sagesse ne put comprendre la nature contradictoire de l'aspersion de l'eau de purification, qui purifie la personne impure et rend impure la personne pure. Et les Sages attribuent l'étonnement de Salomon à un aspect différent de cette halakha : [Salomon était déconcerté par le fait que] celui qui asperge l'eau et celui sur qui on asperge sont [considérés] purs ; mais celui qui touche l'eau [en dehors du contexte de l'aspersion] est impur.
וְרַבִּי עֲקִיבָא? הַיְינוּ דְּקָאָמַר שְׁלֹמֹה ״אָמַרְתִּי אֶחְכָּמָה וְהִיא רְחוֹקָה מִמֶּנִּי״. וְרַבָּנַן? הַהוּא לַמַּזֶּה וְלַמַּזִּין עָלָיו — טָהוֹר, וְנוֹגֵעַ בָּהֶן — טָמֵא.
La Guemara demande : Celui qui asperge est-il vraiment pur ? N'est-il pas écrit : « Celui qui asperge l'eau de purification lavera ses vêtements, et celui qui touche l'eau de purification sera impur jusqu'au soir » (Bamidbar 19, 21) ? La Guemara répond : Que signifie le terme : « celui qui asperge » dans ce verset ? Il désigne : « celui qui touche ». Mais il est écrit : « celui qui asperge » — et il est aussi écrit dans le même verset : « celui qui touche » ! [Ce sont donc deux actes distincts.] De plus, dans ce verset, celui qui asperge doit laver ses vêtements [signe d'un degré d'impureté plus sévère], alors que celui qui touche ne doit pas laver ses vêtements. Manifestement, lorsqu'il est écrit : « celui qui asperge », cela ne désigne pas celui qui touche.
וּמַזֶּה טָהוֹר? וְהָכְתִיב: ״וּמַזֵּה מֵי הַנִּדָּה יְכַבֵּס בְּגָדָיו״. מַאי ״מַזֶּה״ — נוֹגֵעַ. וְהָכְתִיב ״מַזֶּה״, וְהָא כְּתִיב ״נוֹגֵעַ״? וְעוֹד: מַזֶּה בָּעֵי כִּיבּוּס בְּגָדִים, נוֹגֵעַ לָא בָּעֵי כִּבּוּס בְּגָדִים!
Plutôt, [disent les Sages], que signifie : « celui qui asperge » ? Cela désigne celui qui porte [l'eau de purification]. La Guemara demande : Mais si c'est ainsi, que la Torah [le Miséricordieux] écrive : « celui qui porte » — quelle est la raison d'écrire « celui qui asperge » si la référence est au portage ? La Guemara répond : L'emploi du terme « aspersion » pour décrire le portage nous enseigne que pour contracter l'impureté en portant l'eau de purification, il faut porter la mesure [minimale] requise pour l'aspersion.
אֶלָּא: מַאי ״מַזֶּה״ — נוֹשֵׂא. וְנִכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״נוֹשֵׂא״, מַאי טַעְמָא כְּתִיב ״מַזֶּה״? הָא קָא מַשְׁמַע לַן דְּבָעֵינַן שִׁיעוּר הַזָּאָה.
La Guemara demande : Cela [l'explication précédente] fonctionne bien selon celui qui dit que l'aspersion requiert une mesure minimale d'eau, car le concept d'une mesure requise pour l'aspersion a alors un sens. Mais selon celui qui dit que l'aspersion ne requiert pas de mesure minimale d'eau, qu'y a-t-il à dire ? Il n'existe alors aucun concept de mesure requise pour l'aspersion. La Guemara répond : Même selon celui qui dit que l'aspersion ne requiert pas de mesure minimale d'eau — cela s'applique uniquement à la mesure d'eau de purification qui doit être aspergée sur le dos de l'homme impur : n'importe quelle quantité suffit. Mais dans le récipient [dans lequel on trempe l'hysope afin d'asperger l'eau], une certaine mesure d'eau est requise, comme nous l'avons appris dans une michna : Quelle quantité d'eau doit être dans le récipient pour qu'elle soit équivalente à la mesure requise pour l'aspersion ? Il faut qu'elle soit suffisante pour tremper [les tiges d'hysope et en extraire l'aspersion].
הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: הַזָּאָה צְרִיכָה שִׁיעוּר. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: הַזָּאָה אֵין צְרִיכָה שִׁיעוּר, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר! אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר הַזָּאָה אֵין צְרִיכָא שִׁיעוּר, הָנֵי מִילֵּי אַגַּבָּא דְגַבְרָא, אֲבָל בְּמָנָא — צְרִיכָה שִׁיעוּר. דִּתְנַן: כַּמָּה יְהֵא בָּהֶן וִיהֵא כְּדֵי הַזָּאָה — כְּדֵי שֶׁיִּטְבּוֹל
Rachi
לומר שאינו עובד כל היום - עד הלילה אבל בלילה אם בא להקטיר חלבים ואימורים יקטיר:,גזירה שמא יאכל - כל היום אסור באכילת קדשים מן התורה אבל באנינות הלילה משנקבר המת ביום אינה מדברי תורה אלא מדברי סופרים והכי שמעינן ליה לר' יהודה במסכת זבחים (דף צט:) והכי קאמר רבי יהודה כל היום הוא באנינות ולא יקריב:
והא מיגרשא - דהכי אוקימנא דאי חזי לה דמתה קדים ועייל לבית הכנסת ומשוי ליה לגיטא דההיא דמתה גיטא למפרע:,מי לא מיטרד - ובקדשים בעינן שמחה וגדולה דכתיב (במדבר יח ח) לך נתתים למשחה כדרך שהמלכים אוכלים (חולין קלב:):
מתני' הוא זורק את הדם - של תמידין כדי שיהא רגיל ומזומן בעבודת יוה"כ:,ומטיב את הנרות - מדשן מן אפר הפתילות שכבו וכן כל יום ויום מטיבן בבקר שנאמר בבקר בבקר בהטיבו את הנרות וכל יום מקטירין קטורת בהיכל פרס בשחרית ופרס בין הערבים:,ושאר כל הימים אם רצה - להיטיב ולהקריב את כל קרבן שירצה מקריב ואין המשמר יכול לעכב על ידו:,מקריב חלק בראש - ראש הוא להקטיר ולהקריב כל חלק שיבחר:,ונוטל חלק - בחלוקת אכילת קדשים:,בראש - מנה יפה שיבחר לו:
גמ' דרבי עקיבא - לקמן בשמעתין:,היכי עביד עבודה - כל שבעה הרי מזין עליו:
על הטמא טהור ועל הטהור טמא - אם הזה על הטמא נעשה טהור ואם הזה על הטהור נעשה טמא ויליף טעמא מעל הטמא יתירא כדמפרש לקמן:,וחכמים אומרים - על הטמא לדרשא אתא לומר שאין דברי הזאה אמורים אלא בדברים המקבלים טומאה אבל בדברים שאין מקבלים טומאה אין הזאה הניתזת עליהן קרויה הזיה ונפקא מינה שהשיריים שיש באזוב שירי פסולי הן ואין להכשירן להזות:
כדתנן נתכוון וכו' אם יש באזוב ישנה - כלומר ראויין השיריים להזות על אדם שצריך הזאה דלא נתכוון (לו) וחוזר ושונה ואין צריך לחזור ולהטביל:,לא ישנה - דנפסלו במלאכה דהזאה של בהמה אין הזאה עליה והוו להו כמים שנעשית בהן מלאכה:
למזה טהור - דדריש הכי והזה הטהור אף לאחר שהזה קראו טהור:
הניחא למאן דאמר כו' - פלוגתא היא בזבחים בפרק התערובת (זבחים דף פ.):,אגבא דגברא - כל שהוא שנותן עליו מטהרו:,אבל במנא - שהוא מטבל ראשי גבעולי אזוב בו צריכה שיעור:
Tossafot
שאינו עובד עבודה כל היום - וה"פ כל היום שוין אכילה להקרבה כמו שאינו אוכל כך אינו מקריב הא בלילה מקריב ואינו אוכל ולא גזרינן דילמא אתא למיכל דאנינות לילה דאבילות דרבנן והיא גופה גזירה ואנן ניקום וניגזור גזירה לגזירה ולא הוה מצי לשנויי דכל היום אאינו אוכל קאי הא בלילה אוכל דהא ס"ל לר' יהודה בפ' טבול יום (זבחים דף צט:) דאנינות לילה דיום מיתה דאורייתא ודיום קבורה דרבנן והא דמסיק כל היום אבל לילה לא היינו דיום קבורה דאי דיום מיתה הא שמעינן ליה לרבי יהודה בפ' טבול יום דאנינות לילה דיום מיתה דאורייתא וא"כ ניגזור דילמא אתי למיכל מיניה:
למזה ומזין עליו טהור ונוגע טמא - תימה מזין עליו אינו טהור עד שיטבול ויערב שמשו יטהר וא"כ למאי הוה נוגע טמא טפי ממזין עליו וי"ל דה"ק מזין עליו ההזאה גורמת לו טהרה ונוגע מי חטאת גורמין לו טומאה אי נמי י"ל מזין עליו טהור היינו טהור שנפלו עליו הזאה דהוי טהור לגמרי:
מאי מזה נושא - וא"ת ומנא ליה לגמרא למעקר קרא ממשמעותיה לומר דמזה טהור ומזה דקרא היינו נושא אימר מזה ממש י"ל מדכתיב והזה הטהור אלמא דהמזה טהור ואף על גב דדרשינן מיניה טהור מכלל שהוא טמא לימד על טבול יום שהוא כשר בפרה י"ל תרתי שמע מינה:,אלא מאי מזה נושא - והא קמ"ל דעד דדרי כשיעור הזאה תימה לי א"כ מאי טעמא הדר ביה ממאי דאמר מאי מזה נוגע אי משום דקשיא ליה והכתיב נוגע והכתיב מזה ועוד מזה בעי כיבוס נוגע לא בעי כיבוס לימא הא דכתב נוגע ולא כתב ביה כיבוס היינו כי לא נוגע כשיעור הזאה ומזה דבעי כיבוס היינו כי נגע כשיעור הזאה ואין לתרץ דמש"ה לא מוקמינן ליה בנוגע וכדפריש משום דנוגע לא בעי כיבוס אפילו כי נגע בכשיעור מדכתיב והנוגע במי הנדה יטמא ולא כתב ביה כיבוס ומי הנדה משמע מים הראוין להזות שיש בהן כשיעור דהא ודאי ליתא דמי הנדה לא משמע הכי דאי לא תימא הכי א"כ כי פריך ונכתוב נושא מאי קא משני הא קמשמע לן עד דדרי כשיעור הזאה אכתי תיקשי לך ליכתוב והנושא מי נדה יכבס בגדיו דמי הנדה משמע שיש בהן כדי הזייה ועוד אי מי הנדה משמע דוקא שיש בהן כדי הזייה אם כן אין בהן כדי הזייה לא יטמא במגע כלל והא ליתא דבריש מסכת כלים משמע דמטמו במגע דתנן התם אבות הטומאות השרץ וכו' עד ומי חטאת שאין בהן כדי הזייה הרי אלו מטמאין אדם וכלים במגע ואין מטמאין במשא ואין לתרץ דה"ק מאי מזה נושא אף נושא והוא הדין במגע דשקולין הן והי מינייהו מפקת דאם כן מאי פריך ולכתוב נושא לישני אי הוה כתב נושא הוה אמינא דוקא במשא ולא במגע להכי כתב מזה דהשתא אתי תרוייהו ועוד הלשון אינו משמע כן דקאמר עד דדרי כשיעור הזאה ולא קאמר עד דנגע כשיעור הזאה לענין כיבוס בגדים ונ"ל דלהכי לא אוקמא במגע ולענין כיבוס דא"כ הוה משמע במגע לענין כיבוס ובמשא טהור גמור והא לא אשכחן טומאה דלא מטמיא אלא במגע לענין כיבוס ובמשא טהורה אע"ג דשרץ מטמא במגע ולא במשא מ"מ לא בעי כיבוס להכי אוקמי במשא דבמשא בעי כיבוס ובמגע לא בעי כיבוס דאשכחן טומאה כיוצא בה דנבילה מטמא אדם ולא בעי כיבוס ובמשא בעי כיבוס אי נמי נ"ל דמי הנדה משמע הכי ומשמע הכי בין יש בהן כשיעור בין אין בהן כשיעור ולהכי לא מצי לאוקמא במגע דהא כתיב והנוגע במי הנדה יטמא ומשמע אפילו בכשיעור יטמא גרידא טומאה קלה בלא כיבוס בגדים והשתא נמי ניחא הא דקאמר עד דדרי כשיעור הזאה דאי הוה כתב והנושא מי הנדה יכבס בגדיו הוה אמינא בין יש בהן כשיעור בין אין בהן:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.