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Traité Yoma

12a

Étude de Yoma 12a

Étude de la Guémara 12a

Guémara
Cette baraïta [qui déclare qu'une synagogue ne contracte pas l'impureté des négaïm] traite des synagogues des grandes villes [krakkim]. Puisque ces synagogues accueillent des fidèles de partout, le bâtiment n'appartient pas aux habitants du lieu mais au public tout entier. Et cette autre baraïta [qui déclare qu'une synagogue contracte l'impureté] traite des synagogues des villages [kfarim], qui appartiennent exclusivement aux villageois, et dont le statut est semblable à celui d'une maison possédée en indivision [par des associés].
וְהָא — דִּכְרַכִּים, וְהָא — דִּכְפָרִים.
La Guemara demande : Et les synagogues des grandes villes ne contractent-elles vraiment pas l'impureté des négaïm ? N'a-t-on pas enseigné dans une baraïta : [Le verset dit] « ahhouzatekhem » ['votre propriété'] [à propos des maisons atteintes de la plaie de tsarahat] — « votre propriété » contracte l'impureté des négaïm, mais Jérusalem ne contracte pas l'impureté des négaïm, puisqu'elle n'appartient à aucune tribu en particulier mais à tout le peuple juif. Rabbi Yehouda a dit : Moi, je n'ai entendu [que l'exemption vaut] uniquement pour l'emplacement du Sanctuaire [Beit haMikdach]. On peut donc déduire que selon Rabbi Yehouda, même les synagogues et maisons d'étude [battei knessioth OU battei midrachoth] de Jérusalem contractent l'impureté des négaïm, et cela même si ce sont des synagogues de grandes villes ! La Guemara rejette cet argument : au contraire, il faut corriger le texte de la baraïta et dire que Rabbi Yehouda a dit : Moi, je n'ai entendu [que l'exemption vaut] uniquement pour un lieu consacré [makom mekouddach]. Cette définition inclut les synagogues et les maisons d'étude [de Jérusalem].
וְדִכְרַכִּים אֵין מִטַּמֵּא בִּנְגָעִים? וְהָתַנְיָא: ״אֲחוּזַּתְכֶם״, אֲחוּזַּתְכֶם מִטַּמְּאָה בִּנְגָעִים, וְאֵין יְרוּשָׁלָיִם מִטַּמְּאָה בִּנְגָעִים. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אֲנִי לֹא שָׁמַעְתִּי אֶלָּא מְקוֹם מִקְדָּשׁ בִּלְבַד. הָא בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת מִטַּמְּאִין בִּנְגָעִים, וְאַף עַל גַּב דִּכְרָכִים נִינְהוּ! אֵימָא: אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אֲנִי לֹא שָׁמַעְתִּי אֶלָּא מְקוֹם מְקוּדָּשׁ בִּלְבַד.
§ La Guemara explique le principe du désaccord dans la baraïta citée : Sur quel point Rabbi Yehouda et les Sages s'opposent-ils ? Le premier tanna [Tanna kamma] estime que Jérusalem n'a pas été répartie entre les tribus [mais appartient à l'ensemble du peuple juif], et que c'est pourquoi elle ne contracte pas l'impureté des négaïm. Rabbi Yehouda estime, lui, que Jérusalem a été répartie entre les tribus de Yehouda et de Binyamin. Dès lors, les mêmes lois d'impureté s'y appliquent que dans toutes les autres villes d'Éretz Yisrael.
בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי? תַּנָּא קַמָּא סָבַר יְרוּשָׁלַיִם לֹא נִתְחַלְּקָה לִשְׁבָטִים, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר יְרוּשָׁלַיִם נִתְחַלְּקָה לִשְׁבָטִים.
Et ce désaccord correspond à celui qui oppose ces tannaïm [dans une autre baraïta], comme il a été enseigné : Quelle partie du Temple se trouvait dans le lot de la tribu de Yehouda ? L'ensemble du Mont du Temple [Har HaBayit], les salles [lchakhoth] et les parvis [azaroth]. Et quelle partie se trouvait dans le lot de la tribu de Binyamin ? Le portique [Oulam], le Sanctuaire [Heikhal] et le Saint des Saints [Kodech haKodachim]. Or une langue de terre [retsoua] émergeait du lot de Yehouda et pénétrait dans le lot de Binyamin, et c'est sur elle qu'était bâti l'autel [Mizbeah]. Et Binyamin le juste [Binyamin haTzaddik] en souffrait [littéralement : était dans la douleur] et cherchait à l'absorber [à se l'approprier] chaque jour.
וּבִפְלוּגְתָּא דְּהָנֵי תַּנָּאֵי. דְּתַנְיָא: מֶה הָיָה בְּחֶלְקוֹ שֶׁל יְהוּדָה — הַר הַבַּיִת, הַלְּשָׁכוֹת וְהָעֲזָרוֹת. וּמֶה הָיָה בְּחֶלְקוֹ שֶׁל בִּנְיָמִין — אוּלָם וְהֵיכָל וּבֵית קׇדְשֵׁי הַקֳּדָשִׁים, וּרְצוּעָה הָיְתָה יוֹצְאָה מֵחֶלְקוֹ שֶׁל יְהוּדָה וְנִכְנֶסֶת לְחֶלְקוֹ שֶׁל בִּנְיָמִין, וּבָהּ הָיָה מִזְבֵּחַ בָּנוּי, וּבִנְיָמִין הַצַּדִּיק הָיָה מִצְטַעֵר עָלֶיהָ לְבׇלְעָהּ בְּכׇל יוֹם,
Il y a une allusion à cela dans la bénédiction que Moïse formula pour Binyamin : « Constamment il le protège et il repose entre ses épaules » (Devarim 33, 12) — [cette image est celle de quelqu'un qui ne peut supporter quelque chose coincé entre ses épaules et qui le frotte sans cesse pour l'en chasser, à la manière de Binyamin qui aspirait à cette bande de terre]. C'est pourquoi Binyamin le juste mérita d'être l'hôte [ouchpizekhan] du Tout-Puissant, comme il est dit : « et il repose entre ses épaules » — allusion au fait que le Kodech haKodachim [Saint des Saints] était situé sur le territoire de Binyamin.
שֶׁנֶּאֱמַר: ״חוֹפֵף עָלָיו כׇּל הַיּוֹם״. לְפִיכָךְ זָכָה בִּנְיָמִין הַצַּדִּיק וְנַעֲשָׂה אוּשְׁפִּיזְכָן לִגְבוּרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבֵין כְּתֵפָיו שָׁכֵן״.
Et ce tanna [cité ensuite] estime que Jérusalem n'a pas été répartie entre les tribus, comme il a été enseigné dans une baraïta : On ne louait pas de maisons à Jérusalem, car elles n'appartenaient pas [à leurs occupants — la ville était propriété commune de tout le peuple]. Rabbi Elazar bar Tzadok dit : On ne louait pas même les lits [qui s'y trouvaient]. C'est pourquoi, en ce qui concerne les peaux des animaux sacrés [offerts comme chélamim de fête par les pèlerins], les hôtes [ouchpizkanim] les prenaient de force [car ils estimaient avoir droit à un présent de la part des pèlerins, puisqu'ils les hébergeaient gratuitement]. Abbayé dit : On apprend de là que l'usage est qu'un hôte laisse son pichet vide [goulfa] et la peau de l'animal qu'il a abattu à son hôte.
וְהַאי תַּנָּא סָבַר יְרוּשָׁלַיִם לֹא נִתְחַלְּקָה לִשְׁבָטִים, דְּתַנְיָא: אֵין מַשְׂכִּירִין בָּתִּים בִּירוּשָׁלַיִם לְפִי שֶׁאֵינָהּ שֶׁלָּהֶן. רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר (צָדוֹק) אוֹמֵר: אַף לֹא מִטּוֹת. לְפִיכָךְ, עוֹרוֹת קָדָשִׁים — בַּעֲלֵי אוּשְׁפִּיזְכָנִין נוֹטְלִין אוֹתָן בִּזְרוֹעַ. אָמַר אַבָּיֵי: שְׁמַע מִינַּהּ, אוֹרַח אַרְעָא לְמִישְׁבַּק אִינִישׁ גּוּלְפָּא וּמַשְׁכָּא לְאוּשְׁפִּיזֵיהּ.
Après avoir discuté du statut de Jérusalem, la Guemara aborde la question des synagogues des villages. La Guemara demande : Et les synagogues des villages contractent-elles vraiment l'impureté des négaïm ? N'a-t-on pas enseigné dans une baraïta : [il est écrit] « laahouzza » ['en propriété'] [à propos de la plaie de néga dans une maison][ce mot signifie] jusqu'à ce que vous la conquériez et qu'elle devienne entièrement vôtre. Mais dans le cas où ils l'ont conquise sans la répartir entre les tribus, ou l'ont répartie entre les tribus sans la distribuer aux familles patriarcales, ou l'ont distribuée aux familles patriarcales mais où chacun ne reconnaît pas encore son propre lot — d'où sait-on [que la maison n'est pas susceptible d'impureté] ?
וְדִכְפָרִים מִי מִטַּמֵּא בִּנְגָעִים? וְהָתַנְיָא: ״לַאֲחוּזָּה״, עַד שֶׁיִּכְבְּשׁוּ אוֹתָהּ. כָּבְשׁוּ אוֹתָהּ וְלֹא חִלְּקוּהָ לִשְׁבָטִים, חִלְּקוּ לִשְׁבָטִים וְלֹא חִלְּקוּ לְבֵית אָבוֹת, חִלְּקוּ לְבֵית אָבוֹת וְאֵין כׇּל אֶחָד מַכִּיר אֶת שֶׁלּוֹ, מִנַּיִין?
Le verset dit : « Et celui à qui appartient la maison viendra » (Vayikra 14, 35) — [il s'agit] de celui pour qui la maison est désignée [et dont la propriété est certaine], à l'exclusion des maisons qui ne lui sont pas désignées [en propre]. Apparemment, le statut juridique des synagogues des villages est celui d'une propriété collective, car la part de chaque individu n'est pas clairement identifiable, et elles ne peuvent donc pas contracter l'impureté. Dès lors, il n'y a pas de distinction à cet égard entre les synagogues des grandes villes et celles des villages. Et quant à la question initiale [sur la contradiction entre les deux baraïtot], la réponse est claire : c'est comme nous l'avons expliqué dès le début.
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבָא אֲשֶׁר לוֹ הַבַּיִת״, מִי שֶׁמְיוּחָד לוֹ, יָצָא אֵלּוּ שֶׁאֵין מְיוּחָדִין לוֹ. אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא כִּדְשַׁנִּין מֵעִיקָּרָא.
§ Il a été enseigné dans la michna : Et on lui désignait un autre Kohen [pour remplacer le Grand-Prêtre] de peur qu'une disqualification due à l'impureté ne l'empêche d'entrer dans le Temple à Yom Kippour. La Guemara demande : Il est évident que si la disqualification a frappé le Grand-Prêtre en titre avant le sacrifice du tamid du matin [de Yom Kippour], on initie le remplaçant [en lui faisant revêtir les huit vêtements du Grand-Prêtre] lors du tamid du matin, ce qui le consacre comme Grand-Prêtre [par intérim]. Mais si la disqualification a frappé le Grand-Prêtre en titre après le tamid du matin, comment initie-t-on le remplaçant ? Après le tamid du matin, le Grand-Prêtre entame le service de Yom Kippour vêtu des quatre vêtements de lin propres à ce jour [qui sont les mêmes que la tunique, le caleçon, le turban et la ceinture du Kohen ordinaire]. Comment distingue-t-on qu'il est Grand-Prêtre par intérim ?
וּמַתְקִינִין לוֹ כֹּהֵן אַחֵר. פְּשִׁיטָא אֵירַע בּוֹ פְּסוּל קוֹדֶם תָּמִיד שֶׁל שַׁחַר — מְחַנְּכִין אוֹתוֹ בְּתָמִיד שֶׁל שַׁחַר. אֶלָּא אֵירַע בּוֹ פְּסוּל אַחַר תָּמִיד שֶׁל שַׁחַר, בַּמֶּה מְחַנְּכִין אוֹתוֹ?
Rav Adda bar Ahava dit : [On le reconnaît] grâce à sa ceinture [avnet]. [La ceinture portée par le Grand-Prêtre à Yom Kippour est faite de lin pur, contrairement à celle du Kohen ordinaire qui est un mélange de laine et de lin — kilayim.] La Guemara demande : Cela fonctionne bien selon celui qui dit que la ceinture du Grand-Prêtre [portée] le reste de l'année est identique à la ceinture du Kohen ordinaire [toutes deux étant un mélange de kilayim], car à Yom Kippour sa ceinture change [pour devenir de lin pur] : lorsque le remplaçant revêt la ceinture de lin, il est initié comme Grand-Prêtre. Mais selon celui qui dit que la ceinture du Grand-Prêtre [le reste de l'année] n'est pas identique à celle du Kohen ordinaire [le Grand-Prêtre portant une ceinture mêlée de laine bleue, pourpre et lin, tandis que les Kohanim ordinaires portent une ceinture de lin blanc], que peut-on dire ? Selon cette approche, à Yom Kippour, lorsque le Grand-Prêtre revêt une ceinture de lin blanc, sa ceinture est identique à celle d'un Kohen ordinaire. Dès lors, qu'est-ce qui initie le remplaçant comme Grand-Prêtre ?
אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: בְּאַבְנֵט. הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל, זֶה הוּא אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן הֶדְיוֹט. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל לֹא זֶהוּ אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן הֶדְיוֹט, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?
Abbayé dit : Avant que le remplaçant commence le service de Yom Kippour avec les quatre vêtements de lin [identiques à ceux du Kohen ordinaire], on l'initie et on l'élève à la Grande-Prêtrise en lui faisant revêtir les huit vêtements du Grand-Prêtre, puis en lui faisant retourner un membre [d'un animal] sur l'autel avec une fourche [tzinora], ce qui accélère la combustion du tamid du matin. En accomplissant une partie du service revêtu des vêtements du Grand-Prêtre, il est initié comme Grand-Prêtre par intérim. Et ceci est conforme à l'opinion de Rav Houna, car Rav Houna a dit : Un non-Kohen [zar] qui retourne une pièce d'offrande sur l'autel avec une fourche est passible de mort [mitat Bet Din], car il a accompli un service réservé aux Kohanim. Et Rav Pappa a dit :
אָמַר אַבָּיֵי: לוֹבֵשׁ שְׁמוֹנָה, וּמְהַפֵּךְ בְּצִינּוֹרָא, וְכִדְרַב הוּנָא. דְּאָמַר רַב הוּנָא: זָר שֶׁהִפֵּךְ בְּצִינּוֹרָא — חַיָּיב מִיתָה. וְרַב פָּפָּא אָמַר:

Rachi

דכרכים - שהוא מקום שווקים ומתקבצים שם ממקומות הרבה והיא עשויה לכל הבא להתפלל ואין לה בעלים מיוחדים:,דכפרים - כל בעליו ניכרים והרי הוא כבית השותפין:

ואין ירושלים מטמאה בנגעים - שאין אחוזה להם קסבר לא נתחלקה לשבט יהודה ובנימין אלא כל השבטים שוין בה:,אני לא שמעתי - קסבר נתחלקה לשבטים:,אלא מקום מקדש בלבד - שכשקנה דוד את גורן מארונה היבוסי גבה הכסף מכל שבט ושבט כדאמרינן בספרי ובשחיטת קדשים [זבחים קטז:]:

במאי קא מיפלגי - ר' יהודה ורבנן:

הר הבית והלשכות והעזרות - צד המזרחי רוחב הר הבית עזרת נשים כולה ועזרת ישראל כולה י"א אמה של מקום רגלי דריסת הכהנים להלן מרגלי ישראל ושם המזבח מתחיל משם ולמערב בחלקו של בנימין אלא שבמקום מושב המזבח יוצאה רצועה מחלקו של יהודה ונכנסה לקרן מזרחית דרומית:

חופף - כאדם המתחכך מחמת שאינו משיג תאותו לשון נזיר (לא יחוף ראשו) (נזיר דף מב.):,אושפיזכן - שהיה הארון נתון בחלקו:

והאי תנא - דלקמן סבר לא נתחלקה והיינו תנאי:,עורות קדשים - של שלמי חגיגה ושמחה שעולי רגלים שוחטין ואוכלין שם:,גולפא - קנקן של חרס:,ומשכא - עור בהמה שהוא שוחט ואוכל בבית בעל הבית:

לאחוזה - גבי נגעים כתיב (ויקרא י״ד:ל״ד) אשר אני נותן לכם לאחוזה לבית אחוזה:,לבית אבות - למשפחות:,ואין כל אחד ואחד - שלא חלקו אחוזת המשפחה לגברים:

כדשנין מעיקרא - דאית ביה דירה:

פשיטא אירע - בכהן גדול פסול ביוה"כ קודם תמיד של שחר מחנכין אותו לזה המשמש תחתיו בתמיד של שחר שיעשה הוא תמיד של שחר בשמונה בגדים ויהא מחונך לכהונה גדולה קודם שיגיע עבודת יום הכפורים:,במה מחנכין אותו - הרי עבודת יום הכפורים שאחר התמיד בארבעה בגדים היא ובמה הוא ניכר שהוא כהן גדול מעולם והיכן יצא מהדיוטות שתהא עבודת היום נעשית בכהן גדול:

באבנט - באותן ד' בגדים עצמן יש היכר לכהונה גדולה שאבנטו של כהן גדול בעבודת יוה"כ של בוץ הוא כדכתי' (ויקרא טו) ובאבנט בד יחגור וזה עד עכשיו היה רגיל לעבוד בשל כלאים:,הניחא למ"ד אבנטו של כהן גדול - של כל ימות השנה היה של כלאים כדכתיב ואת האבנט שש משזר ותכלת:,זהו אבנטו של כהן הדיוט - שאין חילוק באבנטיהם איכא היכירא ביום הכפורים באבנט לפי שאבנטו של כהן גדול משתנה ביום הכפורים להיות של בוץ:,אלא למאן דאמר - לקמן אבנטו של כהן גדול בכל השנה לא זהו של הדיוט שההדיוט של בוץ נמצאו אבנטיהם שוין ביום הכפורים ומאי היכירא כהונה גדולה איכא להאי:

אמר אביי - קודם שיתחיל עבודת היום שהוא בבגדים השוין בהדיוט לובש שמונה בגדים ויהפוך במזבח החיצון אחד מאיברי התמיד במזלג של ברזל דקירוב עבודה היא שממהר להתעכל מחמת הפיכה זו ועבודה היא כדרב הונא ונמצא שנתחנך לכהונה גדולה קודם לכן:,בצינורא - במזלג:,חייב מיתה - משום והזר הקרב יומת (במדבר י״ח:ז׳) אלמא קרובי עבודה הוי עבודה:

Tossafot

הא דכרכים הא דכפרים - לכאורה תרוייהו כרבנן מוקי להו דאי אידי ואידי כרבי מאיר אם כן כיון דאיבעית אימא קמא אידי ואידי כרבנן מוקי להו והשתא מוקי תרוייהו כר' מאיר הוה ליה למימר ואי בעית אימא אידי ואידי כר"מ ועוד כי פריך לקמן ודכפרים מי מטמא בנגעים והתניא לאחוזה וכו' לימא ההיא רבנן היא ותימה לי א"כ פלוגתייהו דרבי מאיר ורבנן בדכרכים ומאי פריך תו מרבי יהודה דאמר אני לא שמעתי אלא מקום מקדש דילמא כר"מ סבירא ליה ועוד קשה לי דעל כרחך מתרוייהו פריך דממילתא דת"ק נמי דייק ירושלים דוקא אינה מטמא' הא בתי כנסיות ובתי מדרשות מטמאים ואם כן כי משני אימא מקום מקודש בלבד אכתי מת"ק תיקשי אלא על כרחך משום הכי לא פריך מת"ק דמצי לשנויי דכרבי מאיר סבירא ליה א"כ דרבי יהודה נמי לישני הכי מיהו הא לא קשיא דמת"ק ליכא למידק מידי הא בתי כנסיות ובתי מדרשות מטמאים דדילמא נקט ירושלים אע"ג דלא קדישא כולי האי כמו בתי כנסיות ובתי מדרשות לכמה ענינים וכ"ש בתי כנסיות ומדרשות מיהו הא קשיא ומאי פריך מרבי יהודה וי"ל כיון דלא הוזכרו שום תנאים דפליגי בהא מילתא כי אם רבי מאיר ורבי יהודה מסתמא בר פלוגתא דרבי מאיר הוא ר' יהודה והיינו רבנן דברייתא דלעיל ובר פלוגתיה דרבי יהודה הוא ר"מ:

ירושלים לא נתחלקה לשבטים - תימה דבפרק איזהו מקומן (זבחים דף נג:) אמרינן דקרן דרומית מזרחית לא היה לו יסוד לפי שלא היה בחלקו של טורף וא"כ למ"ד לא נתחלקה מאי שנא דשאר מקומות של המזבח היה להם יסוד ומזרחית דרומית לא היה לה יסוד ואין לתרץ דלדידיה היה להם יסוד מכל צדדיו דאם כן אל יסוד מזבח העולה מאי עביד ליה דמשמע שיש ליתן אותו במקום שיש לו מכלל דאיכא דוכתא דלא היה לו יסוד וי"ל הכי גמירי שלא לעשות יסוד למזרחית דרומית כדכתיב [דה"א כח] הכל בכתב:

במאי קא מיפלגי - בשלמא מעיקרא כי הוה ס"ד דר' יהודה מקום מקדש דוקא קאמר איכא למימר דפליגי בהא ת"ק סבר כל ירושלים אין מטמא בנגעים משום דקדישא לאכילת קדשים קלים ומעשר שני וכיון דמיוחדת לקדשי גבוה לא חשיבא ליה אחוזתכם ורבי יהודה סבר דווקא מקום מקדש שהוא מחנה שכינה לאכילת קדשי קדשים אבל ירושלים מטמאה וכל שכן בתי כנסיות ומדרשות אבל השתא דאמרינן דרבי יהודה אמר אני לא שמעתי אלא מקום מקודש בלבד ובכלל זה יש כמו כן בתי כנסיות ומדרשות אם איתא דטעמא דת"ק הוי משום דירושלים קדושה לאכילת קדשים קלים ומעשר שני לא הוי ליה לר' יהודה למימר האי לישנא אלא מקום מקודש כיון דטעמא דת"ק נמי הוי משום דירושלים מקום מקודש היא להכי איצטריך למימר דפליגי במילתא אחריתי:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Yoma 12a
100%
יומא י״ב אמַסֶּכֶת יוֹמָא