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Traité Yevamot

5a

Étude de Yevamot 5a

Étude de la Guémara 5a

Guémara
GUEMARA : La Guemara fait remarquer : ceci se tient bien selon l'enseignement de l'école de Rabbi Yichmaël, qui pose que tous les vêtements mentionnés dans la Torah sont, sauf précision contraire, faits de lin ou de laine. Mais selon l'opinion des Sages [Rabbanan], qui n'admettent pas ce principe, d'où tirent-ils que la mitsva positive [d'attacher les tsitsit] l'emporte sur l'interdit [du chaatnez] ? Comme on l'a établi plus haut, la conclusion selon laquelle la mitsva positive de placer des franges sur un vêtement supplante l'interdit de mêler le lin et la laine se déduit d'une expression « libre » [moufné] dans le verset ; or, cette expression n'est disponible pour une telle interprétation que dans l'opinion du Tana de l'école de Rabbi Yichmaël [pour qui « vêtement » signifie d'office lin ou laine, ce qui rend le mot superflu là où il réapparaît]. Selon les Sages, l'expression n'est pas superflue et ne peut donc servir de source.
תִּינַח לְתַנָּא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. לְרַבָּנַן, מְנָא לְהוּ?
[Les Sages] le tirent du mot « sa tête », dans le verset traitant de la purification du métsora [le lépreux] de sa lèpre [tsaraat] : « Et il arrivera au septième jour qu'il rasera tout son poil — sa tête, sa barbe et ses sourcils ; oui, tout son poil il le rasera » (Vayikra 14, 9). Car il est enseigné dans une baraïta : puisqu'il est déjà dit « tout son poil », qu'est-ce que le verset entend nous apprendre en précisant en outre « sa tête » ? Le voici : comme il est dit ailleurs « Vous n'arrondirez pas les coins de votre tête » (Vayikra 19, 27) — c'est-à-dire qu'il est interdit de raser les coins de la tête —, j'aurais pu entendre que même le métsora est inclus dans cet interdit [et qu'il lui serait défendu de se raser la tête lors de sa purification].
נָפְקָא לְהוּ מֵ״רֹאשׁוֹ״. דְּתַנְיָא: ״רֹאשׁוֹ״ מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא תַקִּיפוּ (אֶת) פְּאַת רֹאשְׁכֶם״, שׁוֹמֵעַ אֲנִי אַף מְצוֹרָע כֵּן,
C'est pourquoi le verset précise expressément : « sa tête » — pour enseigner que la mitsva imposant au métsora de se raser supplante l'interdit d'arrondir les coins de sa tête en les rasant. Et la Guemara ajoute : ce Tana tient que le rasage de la tête entière est, lui aussi, nommé « arrondissement » [hakafa]. Certains Sages soutiennent en effet qu'on ne transgresse l'interdit d'arrondir les coins de la tête que lorsqu'on laisse subsister une partie de la chevelure et qu'on retire les seuls coins. Ce Tana, à l'inverse, tient que même celui qui retire tout le poil de la tête — comme le fait le métsora lors de son rasage rituel, puisque cet acte inclut les coins — transgresse par là l'interdit d'arrondissement. Il fallait donc un verset pour permettre au métsora ce rasage, ce qui démontre qu'une mitsva positive supplante un interdit.
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״רֹאשׁוֹ״. וְקָא סָבַר הַאי תַּנָּא הַקָּפַת כׇּל הָרֹאשׁ שְׁמָהּ הַקָּפָה.
La Guemara soulève une objection contre cette preuve. On peut la réfuter ainsi : qu'y a-t-il à dire de l'interdit d'arrondissement ? Il a ceci de particulier qu'il n'est pas pareillement applicable à tous [lav ché-éno chavé ba-kol], car il ne s'applique pas aux femmes ; on ne peut donc rien en déduire pour les autres cas. On n'apprend pas de cette halakha qu'une mitsva positive — fût-elle réservée à certains — supplante même un interdit qui, lui, pèse pareillement sur tous.
אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְלָאו דְּהַקָּפָה, שֶׁכֵּן לָאו שֶׁאֵין שָׁוֶה בַּכֹּל!
Plutôt, la Guemara propose une autre suggestion : le principe selon lequel une mitsva positive supplante un interdit se déduit du mot superflu « sa barbe » (Vayikra 14, 9). Car il est enseigné dans une autre baraïta : qu'est-ce que le verset entend nous apprendre en précisant « sa barbe » ? Après tout, la barbe est déjà comprise dans l'expression « tout son poil ». La baraïta répond : comme il est dit à propos des Cohanim « Et ils ne raseront pas les coins de leur barbe » (Vayikra 21, 5), j'aurais pu entendre que même un métsora qui est Cohen est inclus dans cet interdit de raser sa barbe ; c'est pourquoi le verset précise « sa barbe » dans le cas du métsora [pour autoriser ce rasage].
אֶלָּא: אָתְיָא מִ״זְּקָנוֹ״. דְּתַנְיָא: ״זְקָנוֹ״ מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּפְאַת זְקָנָם לֹא יְגַלֵּחוּ״, שׁוֹמֵעַ אֲנִי אַף כֹּהֵן מְצוֹרָע כֵּן — תַּלְמוּד לוֹמַר ״זְקָנוֹ״.
Toutefois, raser sa barbe est, là encore, un interdit qui n'est pas pareillement applicable à tous, puisqu'il ne s'applique pas aux femmes. Il faut donc pousser l'argument plus loin. Et si cette déduction tirée du terme « sa barbe » ne sert pas à enseigner le cas d'un interdit qui n'est pas égal pour tous — car le principe qu'une mitsva positive supplante un interdit qui n'oblige pas tout le monde a déjà été déduit du mot « sa tête » —, alors la répétition de ce cas précis doit servir à élargir l'enseignement. En conséquence, rapporte-le à la question d'un interdit qui, lui, pèse pareillement sur tous : à savoir qu'une mitsva positive — fût-elle réservée à certains — supplante même les interdits qui obligent tout le monde.
וְאִם אֵינוֹ עִנְיָן לְלָאו שֶׁאֵין שָׁוֶה בַּכֹּל, תְּנֵהוּ עִנְיָן לְלָאו הַשָּׁוֶה בַּכֹּל.
La Guemara écarte cette preuve : il reste malgré tout nécessaire que le verset précise « sa barbe ». Cette expression n'est en réalité nullement superflue, car elle apporte une nouveauté : il aurait pu te venir à l'esprit de dire que les Cohanim sont différents ; puisque le verset multiplie à leur égard des mitsvot supplémentaires, il conviendrait d'être plus rigoureux avec eux, et l'on aurait pu penser qu'une mitsva positive ne devrait même pas supplanter, à leur sujet, un interdit qui n'oblige pas tout le monde. C'est pourquoi le verset précise « sa barbe », et il nous enseigne par là que, même pour les Cohanim, une mitsva positive supplante un interdit qui n'est pas égal pour tous. Cela signifie que le principe — qu'une mitsva positive supplante même un interdit pesant sur tous — ne peut se déduire d'ici [car « sa barbe » est requis pour son propre enseignement].
וְאַכַּתִּי אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: שָׁאנֵי כֹּהֲנִים, הוֹאִיל וְרִיבָּה בָּהֶן הַכָּתוּב מִצְוֹת יְתֵירוֹת, אֲפִילּוּ לָאו שֶׁאֵין שָׁוֶה בַּכֹּל לָא דָּחֵי, קָא מַשְׁמַע לַן דְּדָחֵי!
Plutôt, la Guemara abandonne ce raisonnement au profit d'une autre réponse. Le principe selon lequel une mitsva positive supplante un interdit se déduit d'une interprétation différente de l'expression « sa tête », rapportée par ce Tana-ci. Car il est enseigné dans une baraïta, au sujet du verset « il rasera tout son poil — sa tête » (Vayikra 14, 9) : qu'est-ce que le verset entend nous apprendre en précisant « sa tête » ? La baraïta explique : comme il est dit à propos du nazir « nul rasoir ne passera sur sa tête » (Bamidbar 6, 5), j'aurais pu entendre que même un métsora qui est nazir a l'interdiction de se raser la tête lors de sa purification ; c'est pourquoi le verset précise « sa tête ». Cela enseigne que la mitsva positive imposant au métsora de se raser supplante l'interdit du nazir.
אֶלָּא, אָתְיָא מֵ״רֹאשׁוֹ״ דְּהָךְ תַּנָּא. דְּתַנְיָא: ״רֹאשׁוֹ״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר ״תַּעַר לֹא יַעֲבוֹר עַל רֹאשׁוֹ״, שׁוֹמֵעַ אֲנִי אַף מְצוֹרָע וְנָזִיר כֵּן, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״רֹאשׁוֹ״.
La Guemara répond qu'on peut réfuter cette preuve elle aussi : qu'y a-t-il à dire de l'interdit du nazir ? Il n'est pas spécialement sévère, car un nazir devenu métsora peut demander à un Sage de dissoudre son vœu de naziréat. Puisqu'il peut annuler l'interdit qui pèse sur le rasage, cet interdit n'est manifestement pas très grave ; on ne saurait donc rien prouver, à partir de ce cas, concernant l'ensemble des interdits de la Torah. La Guemara ajoute : car si tu ne dis pas cela — que les interdits du nazir ne sont pas aussi sévères que les autres —, alors la règle que nous tenons pour acquise, selon laquelle une mitsva positive ne supplante pas un interdit doublé d'une mitsva positive, se trouverait abolie.
אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְנָזִיר מְצוֹרָע שֶׁכֵּן יֶשְׁנוֹ בִּשְׁאֵלָה. דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי — הָא דְּקַיְימָא לַן דְּאֵין עֲשֵׂה דּוֹחֶה לֹא תַעֲשֶׂה וַעֲשֵׂה,
La Guemara explicite l'affirmation précédente : déduisons donc l'inverse de ce principe à partir du cas du nazir ! Car, dans ce cas, la mitsva positive imposant au métsora de se raser supplante apparemment à la fois la mitsva positive du nazir [de laisser pousser ses cheveux] et l'interdit de se raser. Mais alors, quelle est la raison pour laquelle nous ne déduisons pas ce principe du cas du nazir ? La raison est qu'il y a matière à réfuter cette preuve de la manière déjà dite : on ne peut rien apprendre du nazir, car un nazir devenu métsora peut demander la dissolution de son vœu. De même, il y a matière à réfuter, à partir de la halakha du nazir, l'idée qu'une mitsva positive supplante un interdit, puisqu'il peut faire dissoudre son vœu.
לִיגְמַר מִנָּזִיר! אֶלָּא, מִנָּזִיר מַאי טַעְמָא לָא גָּמְרִינַן, דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ שֶׁכֵּן יֶשְׁנוֹ בִּשְׁאֵלָה. הָכִי נָמֵי אִיכָּא לְמִיפְרַךְ שֶׁכֵּן יֶשְׁנוֹ בִּשְׁאֵלָה.
Plutôt — s'il en est ainsi, qu'aucune preuve ne peut être tirée du cas du nazir —, la Guemara propose une explication différente : en réalité… [la suite du raisonnement se poursuit sur 5b].
אֶלָּא, לְעוֹלָם

Rachi

תינח לתנא דבי רבי ישמעאל - דאייתור ליה צמר ופשתים אלא לרבנן דלית להו כל בגדים צמר ופשתים והא צמר ופשתים לא מייתר מנא להו דאתי עשה ודוחה לא תעשה:

ראשו מה ת"ל - במצורע כתיב יגלח את כל שערו הרי ראשו בכלל למה לי דכתיב ראשו:

וקסבר האי תנא - דאיצטריך ליה ראשו לדחות לאו דלא תקיפו דהקפת כל הראש שמה הקפה ולא אמרינן פאת כתב רחמנא הלכך אי לאו דרבי קרא ה"א לא ליקוף. אלמא אשמעינן קרא דאתי עשה ודחי לא תעשה ומהכא נפקא. הלכך איצטריך עליה למיסר ערוה לייבום דלא תימא אתי עשה דייבום ודחי לאו דאחות אשה:

שאין שוה בכל - דנשים אינן בלאו דהקפה בפ"ק דקידושין (דף לה:) תאמר בלאו דאחות אשה שכשם שהוא מוזהר עליה כך היא מוזהרת עליו דכתיב הנפשות העושות (ויקרא י״ח:כ״ט) שניהם במשמע:

ופאת זקנם - בכהנים כתיב:,תלמוד לומר זקנו - לרבות זקן כהן מצורע דאתי עשה ודחי לא תעשה (ואע"ג דהאי נמי לאו שאין שוה בכל ילפינן מיניה דכל לא תעשה נמי דחי דאם אינו ענין ללאו שאין שוה בכל דאתי עשה ודחי ליה דהא נפקא לן מראשו תנהו ענין כו'):

ואכתי איצטריך - לגופיה לאשמועינן דלאו דפאת זקן כהנים מידחי דלא נפקא לן מראשו ואע"ג דאין שוה בכל הוא דסד"א שאני לאוי דכהנים דחמירי שריבה בהן הכתוב מצות רבות אכתי לאו השוה בכל מנלן דדחי:

ראשו מה ת"ל - בראשו דמצורע נמי קאי:,ת"ל ראשו - אלמא אתי עשה ודחי ל"ת. ואע"ג דלאו שאינו שוה בכל הוא אם אינו ענין ללאו שאין שוה בכל דהא נפקא לן מזקנו דאידך תנא תנהו ענין ללאו השוה בכל:

מנזיר - בנזיר עשה ולא תעשה איכא תער לא יעבור על ראשו קדוש יהיה גדל פרע:,שכן ישנו בשאלה - לשאול לחכם ויתיר לו הלכך אתי עשה ודחי ליה:

Tossafot

לרבנן מנא להו - המ"ל דלא סברי כר' יהודה ולא בעי שיהא מוכח או מופנה אלא ניחא ליה לשנויי אפילו אי סברי כר' יהודה וא"ת ומאן ניהו דפליג עליה דתנא דבי רבי ישמעאל ר' שמעון בן אלעזר והא רשב"א ואידך תנא דבי רבי ישמעאל דבפ' במה מדליקין (שבת כז.) מודו דבלא ריבוי הוו סתם בגדים צמר ופשתים ואר"י דהיינו ההיא ברייתא דפ' התכלת (מנחות לט:) דאמר רב נחמן התם השיראין פטורה מן הציצית איתיביה רבא לרב נחמן השיראין והכלך והסריקין כולן חייבין בציצית ומשני מדרבנן אבל רבא דפריך התם לרב נחמן לטעמא דמחייב מדאורייתא וסבר לה כי ההיא ברייתא ולית ליה שינוייא דרב נחמן דמשני התם מדרבנן:

מה ללאו דהקפה שכן אינו שוה בכל - בפ' שני נזירין (נזיר נח. ושם) מפרש דהאי תנא דמוקי ראשו לנזיר סבר דהקפת כל הראש לא שמה הקפה ולהכי לא מצי לאוקמי כשאינו נזיר והך תנא דמוקי ראשו ללאו גרידא סבר דשמה הקפה ואיבעית אימא דלכולי עלמא שמיה הקפה ותנא מוקי לה לנזיר דהוי לא תעשה ועשה משום דללאו גרידא לא איצטריך לאשמעינן דדחי דמגדילים נפקא והאי תנא דמוקי לה לראשו גרידא סבר דמגדילים לא ילפינן משום דאיצטריך לכדרבא לאשמועינן דצמר ופשתים פוטרים בשאר מינים ולאו לדחות לאו דכלאים קאתי ומראשו מסייע להאי תנא דעשה דחי לא תעשה בעלמא וקשה היכי יליף מראשו דאיכא למיפרך כדפרכינן הכא שכן לאו שאין שוה בכל וע"כ פירכא גמורה היא דאם לא כן נילף מזקנו דלידחי לא תעשה ועשה וי"ל דסוגיא דנזיר סברה דאפילו לא כתיב ראשו הוה מוקמינן זקנו בכהן דזקנו משמע בין כהן בין ישראל אע"ג דראשו לא משמע בין נזיר ובין שאינו נזיר משום דקרא איירי בסתם בני אדם שאינן נזירים ולהכי כיון דכתיב זקנו דדחי לא תעשה ועשה תו לא איצטריך ראשו ללאו שאין שוה בכל ואם אינו ענין ללאו שאין שוה בכל תנהו לענין ששוה בכל אבל סוגיא דשמעתין סברה דזקנו לא הוה מוקמינן בכהנים אי לאו דכתיב ראשו ואיצטריך ראשו לגלויי אזקנו דאיירי בכהנים ודחי לא תעשה ועשה ולא מצי למילף מראשו מידי א"נ סוגיא דהכא סברה דאיצטריך ראשו לאשמועינן דהקפת כל הראש שמה הקפה אבל ההיא דשני נזירים (נזיר נז:) סוברת דמסברא ידעינן דשמה הקפה:

זקנו מה תלמוד לומר - וא"ת והא איצטריך ראשו וזקנו לכלל ופרט וכלל כדאמרי' בסוטה בפ' היה מביא (סוטה דף טז.) מה הפרט מפורש מקום כינוס שער כו' ויש לומר דההיא מילתא מצי למידרש מגבות עיניו:

ואכתי איצטריך סד״א שאני כהנים כו' - הוה מצי למימר דאיצטריך זקנו למידחי עשה ולא תעשה דמראשו לא שמעינן אלא לאו גרידא ומהכא לא מצי למילף בעלמא דליתי עשה ולידחי לא תעשה ועשה דשאני הכא דהוי לאו ועשה שאין שוה בכל כדאמרינן בפרק שני נזירים (נזיר דף נח:) וא״ת ונלמוד מהכא דלידחי לאו ועשה שאין שוה בכל וא״כ מאי פריך בפרק אלו מציאות (ב״מ ל. ושם) גבי והתעלמת פעמים שאתה מתעלם כהן והיא בבית הקברות פשיטא דאין עשה דוחה לא תעשה ועשה והא לאו ועשה שאין שוה בכל ואר״י דהתם עיקר פירכא סמיך אמי דחינן איסורא מקמי ממונא ועוד קשיא דקאמר התם בסוף פירקין (יבמות דף לב.) יכול אמר לו אביו היטמא או אל תחזיר אבדה יכול ישמע לו ת״ל כו' ופריך תיפוק ליה דאין עשה דוחה לא תעשה ועשה ומאי פריך והא לאו ועשה דטומאה אינו שוה אלא בכהנים ואר״י דלא פריך אלא אאל תחזיר אבדה דלמה לי קרא להכי דלאו ועשה שוה בכל הוא ועוד קשה דלקמן בפ״ב (יבמות דף כ.) גבי אלמנה לכ״ג דחולצת ולא מתייבמת פריך בשלמא מן הנשואין לא אתי עשה ודחי לא תעשה ועשה אלא מן האירוסין ליתי עשה ולידחי ל״ת מן הנשואין נמי אמאי ניחא ליה והא לאו ועשה שאין שוה בכל הוא וכן שם גבי פלוגתא דר' אחא ור' אלעזר (לקמן יבמות כא.) בביאת כ״ג באלמנה קאמר מן הנשואין כ״ע לא פליגי דלא פטרה דאין עשה דוחה ל״ת ועשה ואר״י דלא דמו דלאו ועשה דגילוח הוה טפי אין שוה בכל שאין שוה בכל נשים אבל גבי אלמנה לכ״ג האשה עושה איסורא כמו כהן הבא עליה דקרי ביה לא יקחו לא תקח ולא מדחי ליה עשה דיבום אע״ג דאינו שוה אלא בכהנים וי״מ דמזקנו לא ילפינן בעלמא אפילו אין שוה בכל משום דעשה דמצורע עדיף משאר עשה דגדול השלום דע״י שיטהר מותר בתשמיש כדאמרינן בשילוח הקן (חולין ד' קמא.) דאי לאו שלח תשלח ה״א דמצורע דחי עשה דשילוח משום דעדיף דגדול השלום ובשמעתין ה״ל למימר דלא ילפינן מעשה דמצורע משום דגדול השלום אלא דבלאו הכי דחי שפיר ועוד דהכא דחי דאפילו עשה כי האי לא נגמר מהכא דלידחי ומיהו לא יתיישב טעם זה אלא למאן דאסר במ״ק (דף ז:) מצורע בימי חלוטו בתשמיש המטה אבל למאן דשרי לא:

ליגמר מנזיר - דדחי וא"ת אדרבה נילף מכבוד אב ואם דלא דחי לאו ועשה דהיטמא ואל תחזיר אבידה וי"ל דמה לכבוד אב ואם שכן הכשר מצוה כדלקמן וא"ת אכתי אם באת ללמוד מכאן דדחי א"כ איצטריך לן שפיר והתעלמת בפרק אלו מציאות (ב"מ ל. ושם) לכהן והיא בבית הקברות דמתעלם ומאחר דהתם לא דחי אדרבה נילף בעלמא דלא דחי וי"ל דהתם לא צריך קרא להכי דפשיטא דלא דחי כדקאמר התם ותו מי דחינן איסורא מקמי ממונא:,שכן ישנו בשאלה - וא"ת וניגמר במה הצד מכהן ונזיר דלידחי בעלמא עשה את לאו ועשה ובפרק ב' נזירים (נזיר דף נח: ושם) בתר דקאמר וכהן ונזיר לא גמרינן מהדדי קאמר ובעלמא לא ילפינן מינייהו משום דאיכא למיפרך כדאמרן פי' מה לנזיר שכן ישנו בשאלה וכהן אינו שוה בכל ותימה דאמאי לא נגמר מינייהו במה הצד וי"ל דעל מה הצד פרכינן כל דהו דאינו לא קולא ולא חומרא ואיכא למיפרך מה להצד השוה שבהן שיש בהן איסור גילוח זה בראשו וזה בזקנו ואית דלא גרסי כדאמרן ומפרש דקאי איכא למפרך אהא דאמר בתר הכי אמר רב וכו' פי' ומפרש דאיכא למיפרך דאמר רב מיקל אדם כל גופו בתער ומסיק כעין תער וכיון דאיסור דידהו קל אתי עשה ודחי להו אבל קשיא נילף מכהן ונזיר ומילה דדחיא צרעת דהוי עשה ולא תעשה כדאמר בפרק ר' אליעזר אם לא הביא (שבת קלב:) ונראה דהוו כמו שני כתובים הבאים כאחד דממילה וחד מהני איכא למילף נמצא חד דלא איצטריך ועוד אי ילפינן מינייהו למה לי קרא דכלאים בציצית ללאו גרידא ותירוץ זה יש לדחות כמו שאפרש בסמוך ובפרק שני נזירים היה יכול לומר כן כדפרישית אלא דלא חש לדקדק ולהאריך [וע' היטיב תוס' נזיר נח: סד"ה הר"ף]:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Yevamot 5a
100%
יבמות ה׳ אמַסֶּכֶת יְבָמוֹת