Guémara
Et il déduit les halakhot de la fin de la consécration [de l'animal] à partir du début de sa consécration, comme suit : tout comme, au moment de la consécration initiale de l'animal, un héritier peut effectuer une temoura [substitution], de même, à la fin de la vie de l'animal consacré, un héritier peut poser ses mains sur sa tête [pour la cérémonie d'imposition des mains].
וְיָלֵיף סוֹף הֶקְדֵּשׁ מִתְּחִילַּת הֶקְדֵּשׁ, מָה תְּחִילַּת הֶקְדֵּשׁ יוֹרֵשׁ מֵימִר, אַף סוֹף הֶקְדֵּשׁ יוֹרֵשׁ סוֹמֵךְ.
La Guemara demande : selon Rabbi Yehouda, qui est d'avis qu'un héritier ne peut pas effectuer de substitution, que fait-il de la redondance du verset : « Et s'il substitue en substituant » (Vayikra 27, 10) ? À quoi sert-elle ? La Guemara répond : elle sert à inclure la femme parmi ceux qui peuvent effectuer une substitution et encourir la pénalité de quarante coups pour l'avoir fait. Et c'est conforme à ce qu'enseigne une baraïta : puisque les versets relatifs à toute la matière de la substitution ne parlent qu'au masculin, comme il est dit : « Il ne l'échangera pas et ne le substituera pas » (Vayikra 27, 10), d'où tire-t-on que la femme est incluse ? Le verset dit : « Et s'il substitue en substituant », pour inclure la femme.
רַבִּי יְהוּדָה, הַאי ״וְאִם הָמֵר יָמִיר״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? לְרַבּוֹת אֶת הָאִשָּׁה. וְכִדְתַנְיָא: לְפִי שֶׁכׇּל הָעִנְיָן כּוּלּוֹ אֵינוֹ מְדַבֵּר אֶלָּא לְשׁוֹן זָכָר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא יַחֲלִיפֶנּוּ וְלֹא יָמִיר אֹתוֹ״, אִשָּׁה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאִם הָמֵר יָמִיר״ לְרַבּוֹת אֶת הָאִשָּׁה.
La Guemara demande : et selon Rabbi Meir, qui tire une autre halakha de ce verset, d'où tire-t-il que la femme est incluse ? La Guemara répond : il le déduit de l'ajout de la conjonction « et » dans le verset : « Et s'il substitue en substituant ». Et Rabbi Yehouda n'interprète pas le terme « et si » comme portant une signification particulière.
וּלְרַבִּי מֵאִיר, אִשָּׁה מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מִ״וְּאִם״. וְרַבִּי יְהוּדָה, ״וְאִם״ לָא דָּרֵישׁ.
La Guemara analyse ce différend. Et selon l'opinion de Rabbi Meir comme selon celle de Rabbi Yehouda, la raison pour laquelle la femme est incluse est que le verset l'inclut explicitement, soit par l'ajout d'une conjonction, soit par la répétition du verbe. La Guemara demande : doit-on en déduire que, si le verset n'avait pas inclus la femme, on aurait dit que lorsqu'une femme effectue un acte de substitution, elle n'est pas flagellée ? Mais Rav Yehouda n'a-t-il pas dit que Rav dit, et que l'école de Rabbi Yishmael enseigne de même, que lorsque le verset dit : « Lorsqu'un homme ou une femme commettra l'un des péchés que commettent les hommes » (Bamidbar 5, 6), le verset assimile la femme à l'homme pour toutes les punitions de la Torah ! Pourquoi, alors, le verset a-t-il besoin d'inclure les femmes dans l'interdit de substitution ?
וּבֵין רַבִּי מֵאִיר וּבֵין רַבִּי יְהוּדָה, טַעְמָא דְּרַבִּי קְרָא לְאִשָּׁה, הָא לָא רַבְּיַיהּ קְרָא — הֲוָה אָמֵינָא: כִּי עָבְדָא תְּמוּרָה לָא לָקְיָא. וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב, וְכֵן תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״אִישׁ אוֹ אִשָּׁה כִּי יַעֲשׂוּ מִכׇּל חַטֹּאת הָאָדָם״ — הִשְׁוָה הַכָּתוּב אִשָּׁה לְאִישׁ לְכׇל עֳונָשִׁין שֶׁבַּתּוֹרָה!
La Guemara répond : il fallait que le verset inclue spécifiquement les femmes, de peur que l'on dise que cette assimilation générale de la femme à l'homme ne vise que les punitions qui s'appliquent également à l'individu et au public. Mais ici, puisqu'il s'agit d'une punition qui ne s'applique pas de façon égale à tous — comme nous l'avons appris dans une michna (13a) : le public et les associés ne peuvent pas rendre un animal substitut — on pourrait prétendre qu'une femme aussi, lorsqu'elle effectue un acte de substitution, n'est pas flagellée. Le verset nous apprend donc qu'elle est en effet passible.
אִיצְטְרִיךְ, מַהוּ דְּתֵימָא: הָנֵי מִילֵּי עוֹנֶשׁ דְּשָׁוֶה בֵּין בְּיָחִיד בֵּין בְּצִבּוּר, אֲבָל הָכָא, כֵּיוָן דְּעוֹנֶשׁ שֶׁאֵינוֹ שָׁוֶה בַּכֹּל הוּא, דִּתְנַן: אֵין הַצִּבּוּר וְהַשּׁוּתָּפִין עוֹשִׂין תְּמוּרָה — אִשָּׁה נָמֵי כִּי עָבְדָא לָא לָקְיָא, קָא מַשְׁמַע לַן.
§ Rami bar Hama soulève un dilemme : en ce qui concerne un mineur, quelle est la halakha ? Peut-il effectuer une substitution ou non ? La Guemara précise : dans quelles circonstances cette question se pose-t-elle ? Si l'on dit qu'il s'agit d'un mineur qui n'a pas encore atteint l'âge de responsabilité pour ses vœux, c'est-à-dire douze ans et un jour, tu ne devrais pas soulever le dilemme : puisqu'il ne peut pas consacrer un animal par vœu, pourrait-il effectuer une substitution ? Plutôt, lorsqu'il soulève ce dilemme, c'est à propos d'un mineur qui a atteint l'âge de responsabilité pour ses vœux.
בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: קָטָן מַהוּ שֶׁיָּמִיר? הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא בְּקָטָן שֶׁלֹּא הִגִּיעַ לְעוֹנַת נְדָרִים — לָא תִּיבְּעֵי לָךְ, דְּכֵיוָן אַקְדּוֹשֵׁי לָא אַקְדֵּישׁ, אֲמוֹרֵי מֵמַיר? אֶלָּא כִּי קָמִבַּעְיָא לֵיהּ — בְּקָטָן שֶׁהִגִּיעַ לְעוֹנַת נְדָרִים.
La Guemara expose le dilemme : dirions-nous qu'un mineur peut effectuer une substitution, puisque le Maître a dit à propos de la consécration : le verset dit : « Lorsqu'un homme prononcera clairement un vœu » (Vayikra 27, 2). Que signifie la formulation inhabituelle : prononcera clairement [yafli] un vœu, au lieu du terme plus courant : prendra un vœu [yiddor] ? Cela sert à inclure un mineur discernant proche de la majorité, enseignant que sa consécration prend effet. Peut-être, du fait qu'il peut consacrer un animal, peut-il aussi effectuer une substitution. Ou peut-être, puisqu'aucun mineur n'est passible de punitions, ne peut-il pas appliquer de sainteté à un animal par un acte de substitution, qui entraînerait une punition ?
מִי אָמְרִינַן, כֵּיוָן דְּאָמַר מָר: ״אִישׁ״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״כִּי יַפְלִיא נֶדֶר״ — לְרַבּוֹת מוּפְלָא הַסָּמוּךְ לְאִישׁ, דְּקׇדְשׁוֹ קָדוֹשׁ. מִדְּאַקְדּוֹשֵׁי מַקְדֵּישׁ, אֲמוֹרֵי נָמֵי מֵמַיר, אוֹ דִלְמָא: כֵּיוָן דְּלָאו בַּר עוּנְשִׁין הוּא, בִּתְמוּרָה לָא מִיתְּפִיס?
Et même si tu dises qu'un mineur peut effectuer une substitution, puisqu'il atteindra un âge où il sera passible de punitions, quelle est la halakha quant à la capacité d'un païen à effectuer une substitution ? Dirais-tu qu'il le peut du fait que sa consécration prend effet, comme il est enseigné dans une baraïta : le verset dit : « Tout homme [ish ish]… qui apportera son offrande ». Que signifie la répétition « ish ish » ? Cela sert à inclure les païens, enseignant qu'ils peuvent prendre des vœux pour apporter des offrandes votives et des offrandes de don, comme un Juif. Puisque la consécration d'un païen prend effet, peut-être peut-il aussi effectuer une substitution. Ou peut-être, puisqu'il n'atteindra jamais un moment où il sera passible de punitions, lorsqu'il effectue un acte de substitution, l'animal n'est-il pas consacré ?
אִם תִּימְצֵי לוֹמַר קָטָן עָבֵיד תְּמוּרָה, דְּהָא אָתֵי לִכְלַל עֳונָשִׁין, גּוֹי מַהוּ שֶׁיָּמִיר? מִי אָמְרַתְּ מִדְּאַקְדּוֹשֵׁי מַקְדֵּישׁ, דְּתַנְיָא: ״אִישׁ אִישׁ״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ אִישׁ״? לְרַבּוֹת אֶת הַגּוֹיִם, שֶׁנּוֹדְרִים נְדָרִים וּנְדָבוֹת כְּיִשְׂרָאֵל, אֲמוֹרֵי נָמֵי מֵמַיר. אוֹ דִלְמָא: כֵּיוָן דְּלָא אָתֵי לִכְלַל עֳונָשִׁין, כִּי עָבֵיד תְּמוּרָה לָא קָדְשָׁה?
Rava dit : viens et entends, comme il est enseigné dans une baraïta (Tosefta, Zevachim 5, 6) : en ce qui concerne les animaux consacrés par des païens, on ne peut pas en tirer de bénéfice a priori, mais si l'on en a tiré bénéfice, on n'est pas passible de mé'ilah [usage indu d'un bien consacré] a posteriori. Et si l'on les consomme, on n'est pas passible des transgressions de piggoul [intention de consommer au-delà du temps imparti], de notar [consommation au-delà du temps imparti], ni de consommation d'offrandes rituellement impures si l'on était impur. Les païens ne peuvent pas rendre un animal profane substitut de celui qu'ils ont consacré. Et on n'apporte pas de libations pour les offrandes d'un païen en tant qu'offrandes indépendantes, mais son offrande exige des libations. Tel est l'avis de Rabbi Shimon.
אָמַר רָבָא: תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: קׇדְשֵׁי גוֹיִם — לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין, וְאֵין חַיָּיבִין עֲלֵיהֶם מִשּׁוּם פִּיגּוּל, נוֹתָר וְטָמֵא, אֵין עוֹשִׂין תְּמוּרָה, וְאֵין מְבִיאִין עֲלֵיהֶם נְסָכִים, אֲבָל קׇרְבָּנוֹ טָעוּן נְסָכִים, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן.
Rabbi Yosse dit : pour tous ces points, je vois lieu d'être rigoureux. Dans quel cas cet enseignement de Rabbi Shimon, qui dispense les animaux consacrés par des païens de la mé'ilah, est-il dit ? Il concerne les animaux consacrés pour l'autel, c'est-à-dire les offrandes ; mais en ce qui concerne les animaux consacrés pour l'entretien du Temple, celui qui en tire bénéfice est passible de mé'ilah. Rava note : en tout cas, la baraïta enseigne que les païens ne peuvent pas rendre un animal substitut pour leur offrande.
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: בְּכוּלָּן אֲנִי רוֹאֶה לְהַחְמִיר. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? בְּקׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ, אֲבָל בְּקׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת מוֹעֲלִין בָּהֶן. קָתָנֵי מִיהָא: אֵין עוֹשִׂין תְּמוּרָה!
La Guemara répond : et Rami bar Hama peut dire : je ne soulève pas le dilemme dans un cas où un païen a consacré une offrande pour qu'un païen tel que lui obtienne l'expiation. Dans ce cas, la baraïta tranche explicitement qu'il ne peut pas effectuer de substitution. Lorsque je soulève le dilemme, c'est dans un cas où un païen a consacré une offrande et qu'un Juif obtient l'expiation avec elle. Dans cette situation, suit-on celui qui a consacré — auquel cas le païen ne peut pas effectuer de substitution —, ou suit-on celui qui obtient l'expiation — auquel cas il le peut ?
וְרָמֵי בַּר חָמָא, בְּהִקְדִּישׁ גּוֹי לְהִתְכַּפֵּר גּוֹי — לָא קָמִיבַּעְיָא לִי, כִּי קָמִיבַּעְיָא לִי — בְּהִקְדִּישׁ גּוֹי וּמִתְכַּפֵּר בְּיִשְׂרָאֵל: בָּתַר מַקְדִּישׁ אָזְלִינַן, אוֹ בָּתַר מִתְכַּפֵּר אָזְלִינַן?
La Guemara suggère : tranche ce dilemme à partir d'un enseignement de Rabbi Abbahu, car Rabbi Abbahu a dit que Rabbi Yohanan dit : si l'on consacre un animal comme offrande pour qu'un autre l'apporte, et que l'animal développe un défaut qui le disqualifie pour le sacrifice, si celui qui l'a consacré désire le racheter, il ajoute un cinquième à sa valeur, comme il le ferait s'il s'agissait de sa propre offrande. En revanche, si c'est celui qui obtient l'expiation avec l'offrande qui désire la racheter, il n'a pas besoin d'ajouter un cinquième. Mais celui qui obtient l'expiation avec l'offrande peut rendre un autre animal substitut comme s'il l'avait lui-même consacré. Et si l'on sépare la terouma [la part de produit réservée au Cohen] de sa propre récolte
תִּיפְשׁוֹט לֵיהּ מִדְּרַבִּי אֲבָהוּ, דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַמַּקְדִּישׁ מוֹסִיף חוֹמֶשׁ, וּמִתְכַּפֵּר עוֹשֶׂה תְּמוּרָה, וְהַתּוֹרֵם מִשֶּׁלּוֹ
Rachi
הכי גרסינן ויליף סוף הקדש מתחלת הקדש כו':
את האשה - שתמורתה תמורה ולקיא משום לאו דלא ימיר:,אלא בלשון זכר דכתיב לא יחליפנו - דהיינו לשון זכר ולא כתיב לא תחליפנו דהוי לשון נקבה:,מה סופנו לרבות כו' - כלומר מהיכן נלמוד שסופנו לרבות את האשה: ,ת"ל ואם המר ימיר - מדכתיב קרא תרי זימני:
ולר' מאיר - דאיצטריך ליה ואם המר ימיר לרבות יורש אשה מנא ליה:,נפקא ליה מוי"ו - מדמצי למכתב אם המר ימיר וכתיב ואם:
לא לקיא - דאם המירה תמורתה אינה תמורה:
ומשני ה"ג הני מילי לאו שיש בו מעשה - בהני עונשין שוין זה לזה דכתיב אשר יעשו דמשמע עונשין שיש בהן מעשה כגון חילול שבת ושאר איסורים שיש בהן מעשה אבל לאו שאין בו מעשה כגון תמורה דבדיבורא תליא מילתא אימא לא תילקי קמ"ל: ,ל"א כתוב בספרים הני מילי עונש דשוה בין ביחיד בין בצבור - בהאי עונש הוא דהושוו זה לזה אבל הכא בתמורה אין צבור עושין תמורה כדאמרינן באידך פירקין (דף יג.) וקא מפיק ליה ממעשר:
שלא הגיע לעונת נדרים - כגון דהוי פחות מי"ב שנה דהכי אמרינן במסכת נזיר (דף סב.) איש כי יפליא מה ת"ל דהכי מצי למכתב איש כי ידור נדר אלא לרבות מופלא הסמוך לאיש כגון בן י"ב שנה דכיון שיודע להפלות לשם מי נדר ולשם מי הקדיש נדרו נדר והקדשו הקדש פחות מכן אפי' ידע למי נדר ולמי הקדיש אין בדבריו כלום יותר על כן כגון בן י"ג שנה אע"פ שאינו יודע לשם מי הפליא הוו מעשיו מעשה:,אקדושי לא מקדיש - כדפרישית לעיל דאין בדבריו כלום:,אמורי מימר - בתמיה כי היכי דלילקי:,שהגיע לעונת נדרים - דהוי בן י"ב שנה דקאמרינן התם דנדריו נבדקין ואם יודע לשם מי הפליא הוו מעשיו מעשה ואי לא לא:
דלאו בר עונשין הוא - עד י"ג שנה:,לא מיתפיס - בה תמורה דכתיב לא יחליפנו ולא ימיר אותו והיה הוא ותמורתו כלומר מאן דאיתיה בכלל לא יחליפנו ולא ימיר כגון בר עונשין איתיה נמי בכלל והיה הוא ותמורתו יהיה קדש דמתפיס בתמורה לאפוקי קטן דלאו בר עונשין הוא:
ואפילו אם תמצא לומר קטן עביד תמורה כו' - רבותא אתא לאשמועינן ולא משום דאיתיה הכי:,מדאקדושי מקדיש - דהא מרבינן במנחות (דף עג:) איש איש מבני ישראל אשר יקריב קרבנו ואמרינן מה ת"ל איש איש לרבות עובדי כוכבים שנודרין נדרים ונדבות כישראל:,דלא אתי לכלל עונשין - דעובד כוכבים לא לקי לעולם אבל קטן אתי לכלל עונשין כשהוא בן י"ג שנה ויום אחד:
לא נהנין ולא מועלין - שאם נהנה מהן לא מייתי קרבן מעילה דלא דיינינן ליה כשאר קדשים שהנהנה מהן מעל משום דלא אסור בהנאה אלא מדרבנן כדלקמן:,ואין חייבין עליהן כו' - כדמסיק לקמן:,ואין מביאין כו' ה"ג ואין מביאין נסכים ול"ג עליהן - והכי פירושא דאין מביאין נסכים של עובדי כוכבים בפני עצמן כישראל שמתנדב נסכין בפני עצמן אבל בהדי קרבנו מביאין כדאמרינן במסכת שקלים (פ"ז מ"ו) שזו אחת מן התקנות שתיקנו ב"ד דעובד כוכבים ששילח עולתו ודמי נסכיהן ממדינת הים מקבלין הימנו אבל קרבנו ודאי טעון נסכים דבהדי קרבנו מביא נסכים:
בכולן רואה אני להחמיר - דלא נהנין ומועלין וחייבין עליהן משום פגול נותר וטמא כשאר קדשים חוץ מן הנסכים דודאי אין מביאין:,בד"א - לעיל קמהדר ואמילתיה דת"ק וה"ק בד"א דקאמר תנא קמא אינו מועלין בקדשי מזבח של עובד כוכבים:,אבל בקדשי בדק הבית - שהקדישו עובד כוכבים מועלין ובמסכת זבחים מפרש טעמא בפ' ב"ש (זבחים דף מה.) ואית דגרסי לה נמי לקמן הכא בתמורה:,קתני מיהא - דקדשי עובדי כוכבים אינן עושין תמורה ותיפשוט מהא:
אמר לו בהקדש עובדי כוכבים - כלומר אי משום הא לא איריא דמהכא ליכא למיפשט כלל דהיכא דהקדיש עובד כוכבים להתכפר עובד כוכבים שהפרישו לצורך כפרת עצמו:,לא קמיבעיא לי - דאין הקדשו עושה תמורה הואיל ולא אתי לכלל עונשין:,ומתכפר ישראל - שהפרישו עובד כוכבים לצורך ישראל שיתכפר בו ישראל:,בתר מקדיש אזלינן - והמקדיש הוי עובד כוכבים דלא אתי לכלל עונשין ואינו עושה תמורה:,או בתר מתכפר - שהוא ישראל ואיתיה בכלל מלקות:
ה"ג תיפשוט ליה מהא דאמר ר' אבהו - לקמן:,המקדיש מוסיף חומש - שאם רוצה לפדות הקדשו כגון שנפל בו מום יכול לפדותו ומוסיף חומש אבל מימר אינו מוסיף חומש דכתיב אם המקדיש וגו' (ויקרא כז) על הקדש ראשון אתה מוסיף חומש ולא על הקדש שני כגון תמורה: ע"א שאם הקדיש בית או שדה ואתו בעלים לפדותו לא פרקי בלא חומש דכתיב (שם) ואם המקדיש יגאל ויסף חמישיתו אבל אם גאלו אחר לא חייביה רחמנא ליתן חומש:,ומתכפר עושה תמורה - שאם הפריש ישראל קרבן כדי שיתכפר בו חבירו ישראל ואמר המתכפר זו תחת זו תמורתו תמורה ולוקה דכיון שהופרש לצורכו קרינא ביה קרבנו דבתר המתכפר אזלינן ותיפשוט מהא:,והתורם - מתבואה שלו על טבלין של חבירו לפוטרו מן המעשרות:
Tossafot
ואין מביאין נסכים - פרש"י ואין מביאין של עובד כוכבים בפני עצמן כישראל שמתנדבין נסכים בפני עצמן אבל בהדי קרבנו מביאין כדאמר במסכת שקלים (דף יא עמוד ד) דזה אחת מן התקנות שהתקינו ב"ד דעובד כוכבים שמשלח עולתו ודמי נסכו ממדינת הים שמקבלין ממנו אבל ודאי קרבנו טעון נסכים דבהדי קרבנו (טעון נסכים ו) מביאין נסכים משל צבור:
במה דברים אמורים בקדשי מזבח אבל בקדשי בדק הבית מועלין - פרש"י דאתאן לר"ש ור"י פירש דמסקנא דמילתא דר' יוסי וה"ק רבי יוסי אומר בכולן אני רואה להחמיר והא דקאמר ר"ש אין מועלין בהן בד"א בקדשי מזבח כו' ובתוספתא משמע כפרש"י דאיתא בהדיא אבל בקדשי בדק הבית מודה רבי שמעון: ,קתני מיהת אין עושין תמורה - וא"ת ודילמא לרבי יוסי קבעי דאמר בכולן להחמיר וי"ל דניחא ליה לאוקומי הבעיא אף לר"ש עי"ל דע"כ דלרבי יוסי לא אפשר לאוקומי הבעיא דכיון דאית ליה דעושין תמורה דאפילו את"ל דהיינו על ידי ישראל ומבעיא ליה לרמי בר חמא אם העובד כוכבים עצמו אפשר לעשותה הא לא מצית אמרת דע"כ אם ישראל מתפיסה צריך שיאמר העובד כוכבים כל הרוצה להמיר יבא וימיר ואם העובד כוכבים עצמו אין עושה תמורה היאך אפשר לעשות עולה:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.