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Traité Temurah

17b

Étude de Temurah 17b

Étude de la Mishna & Guémara 17b

La Guemara explique que Shmouel aurait pu te répondre : peut-être ce tanna tient-il aussi que partout où l'animal lui-même n'est pas apte au sacrifice, la sainteté inhérente ne repose pas sur lui. Shmouel lui-même se range à l'avis de ceux qui contestent cette opinion.
אָמַר לְךָ שְׁמוּאֵל: דִּלְמָא הָךְ תַּנָּא נָמֵי סָבַר כֹּל הֵיכָא דְּלָא חַזְיָא לְגוּפַהּ — לָא נָחֲתָא לַהּ קְדוּשַּׁת הַגּוּף.
Hadran alakh « Yesh bekorbánoth » — nous avons achevé le chapitre « Il y a dans les sacrifices ».
הֲדַרַן עֲלָךְ יֵשׁ בְּקׇרְבְּנוֹת.
Mishna 1
MICHNA : Voici les animaux sacrifiés dont la progéniture et les substituts ont le même statut halakhique qu'eux-mêmes : la progéniture des offrandes de paix, leurs substituts, et même la progéniture de leur progéniture ou de leurs substituts, et encore la progéniture de leur progéniture, jusqu'à la fin de tous les temps [ad sof kol ha'olam]. Ils possèdent tous la sainteté et le statut d'offrandes de paix ; ils requièrent donc la pose des mains sur la tête de l'animal, les libations, et le balancement de la poitrine et de la cuisse pour les remettre au prêtre.
מַתְנִי׳ אֵלּוּ קָדָשִׁים שֶׁוַּולְדוֹתֵיהֶן וּתְמוּרוֹתֵיהֶן כַּיּוֹצֵא בָּהֶן, וְלַד שְׁלָמִים וּתְמוּרָתָן, וְלָדָן וּוְלַד וְלָדָן עַד סוֹף כׇּל הָעוֹלָם — הֲרֵי הֵן שְׁלָמִים, וּטְעוּנִין סְמִיכָה וּנְסָכִים וּתְנוּפַת חָזֶה וָשׁוֹק.(משנה)
Guémara
GUEMARA : La Guemara demande : puisque le tanna a déjà enseigné « la progéniture de leur progéniture ou le substitut et la progéniture de leur progéniture », pourquoi a-t-il besoin d'ajouter « jusqu'à la fin de tous les temps » ? La Guemara répond : le tanna de notre michna a entendu que Rabbi Élazar dit dans la michna suivante que la progéniture d'une offrande de paix n'est pas sacrifiée comme offrande de paix, mais plutôt mise à l'écart et laissée mourir ; et le tanna de notre michna lui a répondu : il n'est pas nécessaire de préciser pour leur progéniture que je ne te concède pas, car je maintiens qu'elle est sacrifiée sur l'autel comme offrande de paix — mais même pour toutes les progénitures successives jusqu'à la fin des temps, je ne te concède pas, car je règle qu'elles sont toutes sacrifiées comme offrandes de paix.
גְּמָ׳ כֵּיוָן דִּתְנָא ״וְלָדָן וּוְלַד וְלָדָן״, ״עַד סוֹף כׇּל הָעוֹלָם״ לְמָה לִי? תַּנָּא דִידַן שַׁמְעֵיהּ לְרַבִּי אֶלְעָזָר דְּאָמַר ״וְלַד שְׁלָמִים לֹא יִקְרַב שְׁלָמִים״, וַאֲמַר לֵיהּ תַּנָּא דִידַן: לָא מִיבַּעְיָא בִּוְולָדָן דְּלָא מוֹדֵינָא, אֶלָּא אֲפִילּוּ עַד סוֹף הָעוֹלָם לָא מוֹדֵינָא לָךְ.
§ Au sujet de l'affirmation de la michna selon laquelle le statut halakhique de la progéniture des offrandes de paix et de leurs substituts est le même que celui de l'offrande de paix elle-même, la Guemara demande : d'où ces règles sont-elles dérivées ? La Guemara répond : comme les Sages l'ont enseigné dans une baraïta : « Et si son offrande est un sacrifice de paix : s'il offre du gros bétail, mâle ou femelle, il l'offrira sans défaut devant l'Éternel » (Vayikra 3, 1). Puisque le verset dit déjà « s'il offre du gros bétail », les mots « mâle ou femelle » sont superflus. Plutôt, le mot « mâle » sert à inclure la progéniture d'une offrande de paix dans le même statut halakhique qu'une offrande de paix.
מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״זָכָר״ — לְרַבּוֹת אֶת הַוָּלָד.
La baraïta objecte : mais ne pourrait-on pas déduire cela par un raisonnement a fortiori ? Si le substitut d'une offrande de paix — plus indulgent, car il n'est pas issu d'un bien consacré, c'est-à-dire qu'il n'est pas la progéniture d'un animal sacré — est sacrifié comme offrande de paix, alors pour la progéniture d'une offrande de paix — plus stricte, car elle est issue d'un bien consacré — n'est-il pas logique qu'elle soit sacrifiée comme offrande de paix ?
וַהֲלֹא דִין הוּא: וּמָה תְּמוּרָה, שֶׁאֵין גִּידּוּלֵי הֶקְדֵּשׁ — קְרֵיבָה, וָלָד, שֶׁגִּידּוּלֵי הֶקְדֵּשׁ — אֵינוֹ דִּין שֶׁיִּקְרַב?
La baraïta répond que ce raisonnement a fortiori peut être réfuté : qu'est-ce qui est particulier au statut halakhique d'un substitut ? C'est que la halakha de substitution s'applique à toutes les offrandes individuelles ; le substitut d'une offrande de paix est donc offert comme offrande de paix. Diras-tu la même chose pour la progéniture — plus indulgente, car elle ne s'applique pas à toutes les offrandes, certaines étant mâles et ne donnant pas naissance — de sorte qu'on pourrait dire qu'elle n'est pas sacrifiée comme offrande de paix, puisque la halakha de la sainteté de la progéniture ne s'applique pas à toutes les offrandes ? C'est pourquoi le verset dit le mot « mâle » pour inclure la progéniture, et le mot « femelle » pour inclure le substitut d'une offrande de paix, indiquant que tous deux ont le statut d'une offrande de paix.
מָה לִתְמוּרָה, שֶׁכֵּן נוֹהֶגֶת בְּכׇל הַקֳּדָשִׁים, תֹּאמַר בְּוָלָד, שֶׁאֵינוֹ נוֹהֵג בְּכׇל הַקֳּדָשִׁים? אֵינוֹ קָרֵב הוֹאִיל וְאֵינוֹ נוֹהֵג בְּכׇל הַקֳּדָשִׁים. תַּלְמוּד לוֹמַר ״זָכָר״ — לְרַבּוֹת אֶת הַוָּלָד, ״נְקֵבָה״ — לְרַבּוֹת הַתְּמוּרָה.
Je n'ai dérivé que le substitut d'une offrande de paix sans défaut et la progéniture d'une offrande de paix sans défaut. D'où déduis-je que la progéniture d'animaux présentant un défaut et le substitut d'animaux présentant un défaut — qui sont eux-mêmes sans défaut — ont le statut d'offrandes de paix ? Le verset dit sous une forme élargie : « Si mâle », pour inclure la progéniture d'animaux présentant un défaut, et « si femelle », pour inclure le substitut d'animaux présentant un défaut.
אֵין לִי אֶלָּא תְּמוּרַת תְּמִימִין, וּוְלַד תְּמִימִין, וְלַד בַּעֲלֵי מוּמִין וּתְמוּרַת בַּעֲלֵי מוּמִין מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִם זָכָר״ לְרַבּוֹת וְלַד בַּעֲלֵי מוּמִין, ״אִם נְקֵבָה״ לְרַבּוֹת תְּמוּרַת בַּעֲלֵי מוּמִין.
La Guemara analyse la baraïta : Rav Safra dit à Abaye : mais pourquoi ne devrais-je pas inverser les interprétations et dire que les mots « si mâle » servent à inclure le substitut d'animaux présentant un défaut, et les mots « si femelle » à inclure la progéniture d'animaux présentant un défaut ? Abaye répond : il est logique que de l'endroit où le substitut d'animaux sans défaut est inclus — du mot « femelle » — le substitut d'animaux présentant un défaut soit aussi inclus — de la forme élargie « si femelle ». De même, puisque le mot « mâle » enseigne que la progéniture d'une offrande de paix sans défaut est incluse, la progéniture d'une offrande de paix présentant un défaut est incluse par la phrase « si mâle ».
אֲמַר לֵיהּ רַב סָפְרָא לְאַבָּיֵי: וְאֵיפוֹךְ אֲנָא! מִסְתַּבְּרָא, מִמָּקוֹם שֶׁנִּתְרַבְּתָה תְּמוּרַת תְּמִימִין נִתְרַבְּתָה תְּמוּרַת בַּעֲלֵי מוּמִין.
Rav Safra dit à Abaye pour expliquer sa question : t'ai-je dit d'inverser les interprétations des phrases « si mâle » et « si femelle » ? J'ai en fait dit qu'il faudrait inverser l'interprétation de tout le verset ainsi : le mot « mâle » servirait à inclure le substitut d'une offrande présentant ou non un défaut, et le mot « femelle » à inclure la progéniture d'une offrande présentant ou non un défaut. Abaye lui répond : il est logique d'interpréter le verset comme le fait la baraïta, car le mot progéniture [valad] indique une forme masculine, tandis que le mot substitut [temura] indique une forme féminine.
אֲמַר לֵיהּ: מִי קָאָמֵינָא לָךְ לֵיפוֹךְ ״אִם זָכָר״ ״אִם נְקֵבָה״? אֲנָא כּוּלֵּיהּ קְרָא קָאָמֵינָא! אֵימָא: ״זָכָר״ לְרַבּוֹת אֶת הַתְּמוּרָה, ״נְקֵבָה״ לְרַבּוֹת אֶת הַוָּלָד. אֲמַר לֵיהּ: ״וָלָד״ לְשׁוֹן זָכָר מַשְׁמַע, ״תְּמוּרָה״ לְשׁוֹן נְקֵבָה מַשְׁמַע.
§ La baraïta avait établi que la progéniture d'une offrande de paix présentant un défaut a le statut d'une offrande de paix. La Guemara demande : pour quelle halakha cela est-il pertinent ? Shmouel dit : c'est pertinent pour la sacrifier sur l'autel comme offrande de paix, même si sa mère est présentant un défaut et disqualifiée pour l'autel. Et la baraïta est conforme à l'avis de Rabbi Élazar, qui règle que si l'on met de côté une femelle pour un holocauste et qu'elle met bas un mâle, la progéniture est offerte comme holocauste, même si sa mère ne peut pas être offerte comme holocauste (voir 18b).
לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר שְׁמוּאֵל: לִיקְרַב, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר.
La baraïta enseigne donc que la même règle vaut pour la progéniture d'une offrande de paix présentant un défaut. Et bien que Rabbi Élazar ait déjà énoncé ce principe, la baraïta devait le répéter dans ce cas, de peur que l'on dise : lorsque Rabbi Élazar exprime son avis, c'est seulement pour un holocauste — car là l'écart entre mère et progéniture est le sexe, et il existe un statut d'holocauste pour les femelles, c'est-à-dire le cas d'un oiseau du même sexe que sa mère, car on peut sacrifier une offrande d'oiseau femelle en holocauste. Mais peut-être ces progénitures d'une offrande de paix présentant un défaut ne sont-elles pas sacrifiées, car il n'existe pas de cas d'animal présentant un défaut pouvant être offert comme offrande de paix. C'est pourquoi elle nous enseigne que même ces progénitures peuvent être sacrifiées.
דְּמַהוּ דְּתֵימָא: כִּי קָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר עוֹלָה, דְּאִיכָּא שֵׁם עוֹלָה עַל אִמּוֹ, אֲבָל הָנֵי וְלָדוֹת לָא קָרְבִי — קָמַשְׁמַע לַן.
Temurah 17b
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תמורה י״ז במַסֶּכֶת תְּמוּרָה