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Traité Tamid

33b

Étude de Tamid 33b

Étude de la Mishna & Guémara 33b

Mishna 1
MICHNA 7, 1 : Après que les Cohanim eurent achevé le sacrifice de l'offrande quotidienne du matin, ils entraient dans le Sanctuaire pour se prosterner. Lorsque le Grand Cohen entrait dans le Sanctuaire pour se prosterner, il entrait avant les autres Cohanim. Quand le Grand Cohen entre dans le Sanctuaire, trois Cohanim le tiennent pour l'assister et le soutenir, afin de distinguer le service du Grand Cohen de celui des autres Cohanim entrant dans le Sanctuaire. Un Cohen tient sa main droite, un autre sa main gauche, et un troisième se tient derrière le Grand Cohen, tenant les deux pierres d'onyx précieuses situées sur ses épaules, sur l'éphod.
בִּזְמַן שֶׁכֹּהֵן גָּדוֹל נִכְנָס לְהִשְׁתַּחֲוֹת, שְׁלֹשָׁה אוֹחֲזִין בּוֹ: אֶחָד בִּימִינוֹ, וְאֶחָד בִּשְׂמֹאלוֹ, וְאֶחָד בַּאֲבָנִים טוֹבוֹת.(משנה)
Et dès que le Cohen désigné entendit le bruit des pas du Grand Cohen indiquant qu'il sortait, il soulevait pour lui le parochet suspendu à l'entrée du Ulam [préau]. Après que le Grand Cohen fut entré, s'était prosterné et sorti du Sanctuaire, ses frères les Cohanim entrèrent, se prosternèrent et sortirent du Sanctuaire.
וְכֵיוָן שֶׁשָּׁמַע הַמְמוּנֶּה קוֹל רַגְלָיו שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל שֶׁהוּא יוֹצֵא, הִגְבִּיהַּ לוֹ אֶת הַפָּרוֹכֶת. נִכְנַס, וְהִשְׁתַּחֲוָה וְיָצָא. נִכְנְסוּ אֶחָיו הַכֹּהֲנִים, הִשְׁתַּחֲווּ וְיָצְאוּ.
MICHNA 7, 2 : Après que les Cohanim furent sortis du Sanctuaire, ils venaient se tenir sur les douze marches devant le Ulam. Les cinq premiers Cohanim se plaçaient au sud de leurs frères les Cohanim, qui avaient monté les membres de l'offrande quotidienne sur l'autel. Ces cinq Cohanim tenaient cinq ustensiles : le panier contenant les cendres de l'autel intérieur dans les mains de l'un ; la cruche contenant les cendres du Chandelier dans celles d'un autre ; le brasier de charbon dans celles d'un troisième ; le petit récipient [bazzekh] contenant l'encens dans celles de celui qui avait brûlé l'encens ; et la cuiller avec son couvercle dans celles de l'ami ou parent de celui qui avait brûlé l'encens.
בָּאוּ וְעָמְדוּ עַל מַעֲלוֹת הָאוּלָם. עָמְדוּ הָרִאשׁוֹנִים לִדְרוֹם אֲחֵיהֶם הַכֹּהֲנִים, וַחֲמִשָּׁה כֵּלִים בְּיָדָם: הַטְּנִי בְּיַד אֶחָד, וְהַכּוּז בְּיַד אֶחָד, וְהַמַּחְתָּה בְּיַד אֶחָד, וְהַבָּזֵךְ בְּיַד אֶחָד, וְכַף וְכִסּוּיוֹ בְּיַד אֶחָד.
Ils posaient leurs ustensiles à terre, puis bénissaient le peuple en récitant une seule bénédiction. La Bénédiction sacerdotale était aussi récitée hors du Temple, mais au Temple elle se faisait différemment : dans le reste du pays, les Cohanim la récitaient en trois bénédictions, et les auditeurs répondaient amen après chacune ; mais au Temple, ils la récitaient en une seule bénédiction, sans réponse après chaque segment. À la conclusion de toute la Bénédiction sacerdotale, ils répondaient : « Béni sois-Tu, Éternel, Dieu d'Israël, d'éternité en éternité. » Au Temple, les Cohanim récitaient le Nom de D.ieu tel qu'il est écrit, avec les lettres yod, hé, vav, hé ; dans le reste du pays, ils récitaient le Nom de D.ieu par son appellation, alef, dalet, noun, yod.
וּבֵרְכוּ אֶת הָעָם בְּרָכָה אַחַת. אֶלָּא שֶׁבַּמְּדִינָה אוֹמְרִים אוֹתָהּ שָׁלֹשׁ בְּרָכוֹת, וּבַמִּקְדָּשׁ בְּרָכָה אַחַת. בַּמִּקְדָּשׁ הָיוּ אוֹמְרִים אֶת הַשֵּׁם כִּכְתָבוֹ, וּבַמְּדִינָה בְּכִנּוּיוֹ.
De plus, dans le reste du pays, en récitant la Bénédiction sacerdotale les Cohanim lèvent leurs mains au niveau de leurs épaules ; au Temple, ils les élèvent au-dessus de leur tête. Telle est la halakha pour tous les Cohanim au Temple, sauf le Grand Cohen, qui n'élève pas ses mains au-dessus du tsits [plaque frontale] sur son front, car le Nom de D.ieu y est inscrit. Rabbi Yehouda dit : même le Grand Cohen élevait ses mains au-dessus du tsits en récitant la Bénédiction sacerdotale au Temple, comme il est dit à propos de la Bénédiction d'Aharon le Grand Cohen : « Et Aharon leva ses mains vers le peuple et les bénit » (Vayikra 9, 22).
בַּמְּדִינָה – הַכֹּהֲנִים נוֹשְׂאִים אֶת יְדֵיהֶם כְּנֶגֶד כִּתְפֵיהֶם, וּבַמִּקְדָּשׁ – עַל גַּבֵּי רָאשֵׁיהֶן. חוּץ מִכֹּהֵן גָּדוֹל, שֶׁאֵין מַגְבִּיהַּ אֶת יָדָיו לְמַעְלָה מִן הַצִּיץ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף כֹּהֵן גָּדוֹל מַגְבִּיהַּ אֶת יָדָיו לְמַעְלָה מִן הַצִּיץ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּשָּׂא אַהֲרֹן אֶת יָדָיו אֶל הָעָם וַיְבָרְכֵם״.
MICHNA 7, 3 : Le Grand Cohen a le droit de sacrifier toute offrande apportée au Temple, à sa discrétion. Lorsqu'il voulait brûler les membres de l'offrande quotidienne et l'offrande de farine qui l'accompagne, il montait la rampe vers l'autel, et le Segan [Grand Cohen adjoint] marchait à sa droite. Arrivé à mi-hauteur de la rampe, le Segan tenait sa main droite et le faisait monter jusqu'à l'autel au sommet de la rampe.
בִּזְמַן שֶׁכֹּהֵן גָּדוֹל רוֹצֶה לְהַקְטִיר, הָיָה עוֹלֶה בַּכֶּבֶשׁ, וְהַסְּגָן בִּימִינוֹ. הִגִּיעַ לְמַחֲצִית הַכֶּבֶשׁ, אָחַז הַסְּגָן בִּימִינוֹ וְהֶעֱלָהוּ.
Le premier des neuf Cohanim qui avaient monté les membres sur l'autel remit au Grand Cohen la tête et la patte arrière de l'offrande ; le Grand Cohen posa ses mains sur eux, puis les jeta sur le feu de l'autel. Ensuite, le second des neuf Cohanim remit les deux pattes avant au premier Cohen, qui les donna au Grand Cohen ; celui-ci posa ses mains dessus et les jeta sur le feu. À ce moment, le second Cohen s'éloigna et partit. De la même manière, les Cohanim remettaient au Grand Cohen le reste de tous les membres ; il posait ses mains dessus, puis les jetait sur le feu. Et s'il le voulait, il posait ses mains et d'autres jetaient les membres sur le feu.
וְהוֹשִׁיט לוֹ הָרִאשׁוֹן הָרֹאשׁ וְהָרֶגֶל, וְסָמַךְ עֲלֵיהֶן, וּזְרָקָן. הוֹשִׁיט הַשֵּׁנִי לָרִאשׁוֹן שְׁתֵּי הַיָּדַיִם, נוֹתְנָן לְכֹהֵן גָּדוֹל, וְסָמַךְ עֲלֵיהֶן, וּזְרָקָן. נִשְׁמַט הַשֵּׁנִי וְהָלַךְ לוֹ. וְכָךְ הָיוּ מוֹשִׁיטִין לוֹ שְׁאָר כׇּל הָאֵבָרִין, וְהוּא סוֹמֵךְ עֲלֵיהֶן וְזוֹרְקָן. וּבִזְמַן שֶׁהוּא רוֹצֶה – הוּא סוֹמֵךְ, וַאֲחֵרִים זוֹרְקִין.
Lorsque le Grand Cohen, au sommet de la rampe côté sud de l'autel, venait faire le tour de l'autel pour atteindre l'angle sud-ouest, où il verserait la libation de vin, par où commençait-il ? Il commençait par l'angle sud-est, puis l'angle nord-est, l'angle nord-ouest, et enfin l'angle sud-ouest. À ce moment, les Cohanim lui donnaient le vin à verser.
בָּא לוֹ לְהַקִּיף אֶת הַמִּזְבֵּחַ, מֵהֵיכָן הוּא מַתְחִיל – מִקֶּרֶן דְּרוֹמִית מִזְרָחִית, מִזְרָחִית צְפוֹנִית, צְפוֹנִית מַעֲרָבִית, מַעֲרָבִית דְּרוֹמִית. נָתְנוּ לוֹ יַיִן לְנַסֵּךְ.
Le Segan se tenait au côté du Grand Cohen à l'angle de l'autel, les étoffes [sudarim] à la main, pour signaler par un mouvement aux Lévites de commencer le chant lorsque le Grand Cohen verserait la libation. Deux Cohanim se tenaient près de la table de marbre des graisses, où les membres et graisses étaient déposés avant d'être portés à l'autel, et tenaient deux trompettes d'argent. Ces deux Cohanim sonnèrent un tekia, un son continu ; puis une teroua, une série de sons brefs ; et enfin un autre tekia, pour alerter les Lévites de se préparer à réciter le psaume.
הַסְּגָן עוֹמֵד עַל הַקֶּרֶן, וְהַסּוּדָרִים בְּיָדוֹ. שְׁנֵי כֹּהֲנִים עוֹמְדִין עַל שֻׁלְחַן הַחֲלָבִים, וּשְׁתֵּי חֲצוֹצְרוֹת בְּיָדָם. תָּקְעוּ וְהֵרִיעוּ וְתָקְעוּ.
Les Cohanim avec les trompettes vinrent se tenir près de ben Arza — titre donné à celui chargé de frapper le cymbale — l'un à sa droite et l'un à sa gauche. Alors le Grand Cohen se pencha pour verser la libation ; le Segan agita les étoffes ; ben Arza frappa le cymbale ; et les Lévites récitèrent le psaume du jour de la semaine. Chaque psaume était divisé en trois sections. Chaque fois que les Lévites atteignaient la fin d'une section, les Cohanim sonnaient un tekia, et le peuple dans la cour se prosternait. À la fin de chaque section il y avait un tekia, et pour chaque tekia une prosternation. Telle est la procédure du sacrifice de l'offrande quotidienne dans le service de la Maison de notre D.ieu ; puisse-t-Il vouloir qu'elle soit rapidement reconstruite en nos jours, amen.
בָּאוּ וְעָמְדוּ אֵצֶל בֶּן אַרְזָא, אֶחָד מִימִינוֹ וְאֶחָד מִשְּׂמֹאלוֹ. שָׁחָה לְנַסֵּךְ, וְהֵנִיף הַסְּגָן בַּסּוּדָרִים, וְהִקִּישׁ בֶּן אַרְזָא בַּצִּלְצָל, וְדִבְּרוּ הַלְוִיִּם בַּשִּׁיר. הִגִּיעוּ לַפֶּרֶק, תָּקְעוּ, וְהִשְׁתַּחֲווּ הָעָם. עַל כׇּל פֶּרֶק – תְּקִיעָה, וְעַל כׇּל תְּקִיעָה – הִשְׁתַּחֲוָיָה. זֶהוּ סֵדֶר הַתָּמִיד לַעֲבוֹדַת בֵּית אֱלֹהֵינוּ, יְהִי רָצוֹן שֶׁיִּבָּנֶה בִּמְהֵרָה בְּיָמֵינוּ, אָמֵן.
MICHNA 7, 4 : Voici la liste de chaque psaume quotidien que les Lévites récitaient au Temple. Le premier jour de la semaine, ils récitaient le psaume commençant : « De David. A l'Éternel la terre et ce qu'elle renferme, le monde et ceux qui l'habitent » (Tehilim 24). Le second jour : « Un cantique ; un psaume des fils de Coré. Grand est l'Éternel et hautement loué dans la cité de D.ieu, sur Sa montagne sainte » (Tehilim 48). Le troisième jour : « Un psaume d'Asaf. D.ieu se tient dans l'assemblée divine ; au milieu des juges, Il juge » (Tehilim 82). Le quatrième jour : « Dieu de vengeance, Éternel, Dieu de vengeance, parais » (Tehilim 94). Le cinquième jour : « Au chef des chantres ; sur la guitte, un psaume d'Asaf. Acclamez D.ieu, notre force ; poussez des cris de joie vers le D.ieu de Yaakov » (Tehilim 81). Le sixième jour : « L'Éternel règne ; Il est revêtu de majesté ; l'Éternel est revêtu, ceint de force » (Tehilim 93). Le Shabbat : « Un psaume, un cantique pour le jour du Shabbat » (Tehilim 92) — interprété comme un psaume, un cantique pour l'avenir, pour le jour qui sera entièrement Shabbat et repos pour la vie éternelle.
הַשִּׁיר שֶׁהָיוּ הַלְוִיִּם אוֹמְרִים בַּמִּקְדָּשׁ: בַּיּוֹם הָרִאשׁוֹן הָיוּ אוֹמְרִים ״לַה׳ הָאָרֶץ וּמְלוֹאָהּ תֵּבֵל וְיוֹשְׁבֵי בָהּ״. בַּשֵּׁנִי הָיוּ אוֹמְרִים ״גָּדוֹל ה׳ וּמְהֻלָּל מְאֹד בְּעִיר אֱלֹהֵינוּ הַר קׇדְשׁוֹ״. בִּשְׁלִישִׁי הָיוּ אוֹמְרִים ״אֱלֹהִים נִצָּב בַּעֲדַת אֵל בְּקֶרֶב אֱלֹהִים יִשְׁפּוֹט״. בָּרְבִיעִי הָיוּ אוֹמְרִים ״אֵל נְקָמוֹת ה׳ אֵל נְקָמוֹת הוֹפִיעַ״. בַּחֲמִישִׁי הָיוּ אוֹמְרִים ״הַרְנִינוּ לֵאלֹהִים עוּזֵּנוּ הָרִיעוּ לֵאלֹהֵי יַעֲקֹב״. בַּשִּׁשִּׁי הָיוּ אוֹמְרִים ״ה׳ מָלָךְ גֵּאוּת לָבֵשׁ לָבֵשׁ וְגוֹמֵר״. בַּשַּׁבָּת הָיוּ אוֹמְרִים ״מִזְמוֹר שִׁיר לְיוֹם הַשַּׁבָּת״ – מִזְמוֹר שִׁיר לֶעָתִיד לָבוֹא, לְיוֹם שֶׁכּוּלּוֹ שַׁבָּת וּמְנוּחָה לְחַיֵּי הָעוֹלָמִים.
Hadran alakh « Bizman sheKohen Gadol » — et nous avons achevé le traité Tamid. Nous reviendrons vers toi, [chapitre] « Lorsque le Grand Cohen ».
הֲדַרַן עֲלָךְ בִּזְמַן שֶׁכֹּהֵן גָּדוֹל וּסְלִיקָא לַהּ מַסֶּכֶת תָּמִיד
Tamid 33b
100%
תמיד ל״ג במַסֶּכֶת תָּמִיד
מִשְׁנָה בִּזְמַן שֶׁכֹּהֵן גָּדוֹל נִכְנָס לְהִשְׁתַּחֲוֹת, שְׁלֹשָׁה אוֹחֲזִין בּוֹ: אֶחָד בִּימִינוֹ, וְאֶחָד בִּשְׂמֹאלוֹ, וְאֶחָד בַּאֲבָנִים טוֹבוֹת. וְכֵיוָן שֶׁשָּׁמַע הַמְמוּנֶּה קוֹל רַגְלָיו שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל שֶׁהוּא יוֹצֵא, הִגְבִּיהַּ לוֹ אֶת הַפָּרוֹכֶת. נִכְנַס, וְהִשְׁתַּחֲוָה וְיָצָא. נִכְנְסוּ אֶחָיו הַכֹּהֲנִים, הִשְׁתַּחֲווּ וְיָצְאוּ. בָּאוּ וְעָמְדוּ עַל מַעֲלוֹת הָאוּלָם. עָמְדוּ הָרִאשׁוֹנִים לִדְרוֹם אֲחֵיהֶם הַכֹּהֲנִים, וַחֲמִשָּׁה כֵּלִים בְּיָדָם: הַטְּנִי בְּיַד אֶחָד, וְהַכּוּז בְּיַד אֶחָד, וְהַמַּחְתָּה בְּיַד אֶחָד, וְהַבָּזֵךְ בְּיַד אֶחָד, וְכַף וְכִסּוּיוֹ בְּיַד אֶחָד. וּבֵרְכוּ אֶת הָעָם בְּרָכָה אַחַת. אֶלָּא שֶׁבַּמְּדִינָה אוֹמְרִים אוֹתָהּ שָׁלֹשׁ בְּרָכוֹת, וּבַמִּקְדָּשׁ בְּרָכָה אַחַת. בַּמִּקְדָּשׁ הָיוּ אוֹמְרִים אֶת הַשֵּׁם כִּכְתָבוֹ, וּבַמְּדִינָה בְּכִנּוּיוֹ. בַּמְּדִינָה – הַכֹּהֲנִים נוֹשְׂאִים אֶת יְדֵיהֶם כְּנֶגֶד כִּתְפֵיהֶם, וּבַמִּקְדָּשׁ – עַל גַּבֵּי רָאשֵׁיהֶן. חוּץ מִכֹּהֵן גָּדוֹל, שֶׁאֵין מַגְבִּיהַּ אֶת יָדָיו לְמַעְלָה מִן הַצִּיץ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף כֹּהֵן גָּדוֹל מַגְבִּיהַּ אֶת יָדָיו לְמַעְלָה מִן הַצִּיץ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּשָּׂא אַהֲרֹן אֶת יָדָיו אֶל הָעָם וַיְבָרְכֵם״. בִּזְמַן שֶׁכֹּהֵן גָּדוֹל רוֹצֶה לְהַקְטִיר, הָיָה עוֹלֶה בַּכֶּבֶשׁ, וְהַסְּגָן בִּימִינוֹ. הִגִּיעַ לְמַחֲצִית הַכֶּבֶשׁ, אָחַז הַסְּגָן בִּימִינוֹ וְהֶעֱלָהוּ. וְהוֹשִׁיט לוֹ הָרִאשׁוֹן הָרֹאשׁ וְהָרֶגֶל, וְסָמַךְ עֲלֵיהֶן, וּזְרָקָן. הוֹשִׁיט הַשֵּׁנִי לָרִאשׁוֹן שְׁתֵּי הַיָּדַיִם, נוֹתְנָן לְכֹהֵן גָּדוֹל, וְסָמַךְ עֲלֵיהֶן, וּזְרָקָן. נִשְׁמַט הַשֵּׁנִי וְהָלַךְ לוֹ. וְכָךְ הָיוּ מוֹשִׁיטִין לוֹ שְׁאָר כׇּל הָאֵבָרִין, וְהוּא סוֹמֵךְ עֲלֵיהֶן וְזוֹרְקָן. וּבִזְמַן שֶׁהוּא רוֹצֶה – הוּא סוֹמֵךְ, וַאֲחֵרִים זוֹרְקִין. בָּא לוֹ לְהַקִּיף אֶת הַמִּזְבֵּחַ, מֵהֵיכָן הוּא מַתְחִיל – מִקֶּרֶן דְּרוֹמִית מִזְרָחִית, מִזְרָחִית צְפוֹנִית, צְפוֹנִית מַעֲרָבִית, מַעֲרָבִית דְּרוֹמִית. נָתְנוּ לוֹ יַיִן לְנַסֵּךְ. הַסְּגָן עוֹמֵד עַל הַקֶּרֶן, וְהַסּוּדָרִים בְּיָדוֹ. שְׁנֵי כֹּהֲנִים עוֹמְדִין עַל שֻׁלְחַן הַחֲלָבִים, וּשְׁתֵּי חֲצוֹצְרוֹת בְּיָדָם. תָּקְעוּ וְהֵרִיעוּ וְתָקְעוּ. בָּאוּ וְעָמְדוּ אֵצֶל בֶּן אַרְזָא, אֶחָד מִימִינוֹ וְאֶחָד מִשְּׂמֹאלוֹ. שָׁחָה לְנַסֵּךְ, וְהֵנִיף הַסְּגָן בַּסּוּדָרִים, וְהִקִּישׁ בֶּן אַרְזָא בַּצִּלְצָל, וְדִבְּרוּ הַלְוִיִּם בַּשִּׁיר. הִגִּיעוּ לַפֶּרֶק, תָּקְעוּ, וְהִשְׁתַּחֲווּ הָעָם. עַל כׇּל פֶּרֶק – תְּקִיעָה, וְעַל כׇּל תְּקִיעָה – הִשְׁתַּחֲוָיָה. זֶהוּ סֵדֶר הַתָּמִיד לַעֲבוֹדַת בֵּית אֱלֹהֵינוּ, יְהִי רָצוֹן שֶׁיִּבָּנֶה בִּמְהֵרָה בְּיָמֵינוּ, אָמֵן. הַשִּׁיר שֶׁהָיוּ הַלְוִיִּם אוֹמְרִים בַּמִּקְדָּשׁ: בַּיּוֹם הָרִאשׁוֹן הָיוּ אוֹמְרִים ״לַה׳ הָאָרֶץ וּמְלוֹאָהּ תֵּבֵל וְיוֹשְׁבֵי בָהּ״. בַּשֵּׁנִי הָיוּ אוֹמְרִים ״גָּדוֹל ה׳ וּמְהֻלָּל מְאֹד בְּעִיר אֱלֹהֵינוּ הַר קׇדְשׁוֹ״. בִּשְׁלִישִׁי הָיוּ אוֹמְרִים ״אֱלֹהִים נִצָּב בַּעֲדַת אֵל בְּקֶרֶב אֱלֹהִים יִשְׁפּוֹט״. בָּרְבִיעִי הָיוּ אוֹמְרִים ״אֵל נְקָמוֹת ה׳ אֵל נְקָמוֹת הוֹפִיעַ״. בַּחֲמִישִׁי הָיוּ אוֹמְרִים ״הַרְנִינוּ לֵאלֹהִים עוּזֵּנוּ הָרִיעוּ לֵאלֹהֵי יַעֲקֹב״. בַּשִּׁשִּׁי הָיוּ אוֹמְרִים ״ה׳ מָלָךְ גֵּאוּת לָבֵשׁ לָבֵשׁ וְגוֹמֵר״. בַּשַּׁבָּת הָיוּ אוֹמְרִים ״מִזְמוֹר שִׁיר לְיוֹם הַשַּׁבָּת״ – מִזְמוֹר שִׁיר לֶעָתִיד לָבוֹא, לְיוֹם שֶׁכּוּלּוֹ שַׁבָּת וּמְנוּחָה לְחַיֵּי הָעוֹלָמִים. הֲדַרַן עֲלָךְ בִּזְמַן שֶׁכֹּהֵן גָּדוֹל וּסְלִיקָא לַהּ מַסֶּכֶת תָּמִיד