AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Tamid

32b

Étude de Tamid 32b

Étude de la Mishna & Guémara 32b

Alexandre leur dit : les gens mangent-ils du pain d'or ? Elles lui répondirent : mais si tout ce que tu voulais, c'était du vrai pain, n'avais-tu pas de pain à manger chez toi ? Ce n'est pas pour du pain que tu as entrepris une campagne, peiné et venu jusqu'ici — tu es venu pour accroître ta richesse. Lorsqu'Alexandre partit et revint dans son pays, il écrivit sur la porte de la ville : « Moi, Alexandre de Macédoine, j'étais un fou jusqu'à ce que j'arrive au pays d'Afrique des femmes, et j'ai appris le bon sens auprès des femmes. »
אֲמַר לְהוּ: מִי אָכְלִי אִינָשֵׁי נַהֲמָא דְּדַהֲבָא? אֲמַרוּ לֵיהּ: אֶלָּא אִי נַהֲמָא בָּעֵית, לָא הֲוָה לָךְ בְּאַתְרָךְ נַהֲמָא לְמֵיכַל, דִּשְׁקַלְתְּ וַאֲתֵית לְהָכָא? כִּי נָפֵיק וְאָתֵי, כְּתַב אַבָּבָא דְּמָחוֹזָא: אֲנָא אֲלֶכְּסַנְדְּרוֹס מוֹקְדוֹן, הֲוֵיתִי שָׁטְיָיא עַד דַּאֲתֵיתִי לִמְדִינָת אַפְרִיקֵי דִּנְשַׁיָּא, וִילֵיפִית עֵצָה מִן נְשַׁיָּא.
§ À propos d'Alexandre, la Guemara relate : lorsqu'il se mit en route, il s'assit près d'une certaine source et mangeait du pain. Il avait des poissons salés [guldenei] dans les mains, et tandis qu'il les nettoyait de leur excès de sel, un parfum particulièrement agréable s'en dégagea. Alexandre se dit : je peux conclure de cet événement que cette source vient du jardin d'Éden.
כִּי שָׁקֵיל וְאָתֵי, יָתֵיב אַהָהוּא מַעְיָינָא, קָא אָכֵיל נַהֲמָא. הֲווֹ בִּידֵיהּ גִּלְדָּנֵי דְּמִלְחָא, בַּהֲדֵי דִּמְחַוְּורִי לְהוּ – נְפַל בְּהוּ רֵיחָא. אֲמַר: שְׁמַע מִינַּהּ הַאי עֵינָא מִגַּן עֵדֶן אָתֵי.
D'autres disent : il prit de ces eaux et se lava le visage. Et d'autres disent : il remonta toute la longueur de la source jusqu'à l'entrée du jardin d'Éden. Il éleva la voix en criant : « Ouvrez-moi la porte ! » Le gardien du jardin d'Éden lui dit : « Ceci est la porte de l'Éternel ; les justes y entreront » (Tehilim 118, 20). Puisque tu n'es pas juste, tu ne peux pas entrer. Il leur dit : moi aussi je suis digne, car je suis un roi, je suis très important. Si je ne suis pas admis, au moins donnez-moi quelque chose de l'intérieur. Ils lui donnèrent un globe oculaire. Il l'apporta et pesa contre lui tout l'or et l'argent qu'il possédait — et pourtant ces richesses ne équilibrèrent pas le poids supérieur du globe oculaire.
אִיכָּא דְּאָמְרִי: שְׁקַל מֵהָנְהוּ מַיָּא, טְרָא בְּאַפֵּיהּ. אִיכָּא דְאָמְרִי: אִידַּלִּי כּוּלֵּיהּ עַד דִּמְטָא לְפִתְחָא דְּגַן עֵדֶן, רְמָא קָלָא: פִּתְחוּ לִי בָּבָא! אֲמַרוּ לֵיהּ ״זֶה הַשַּׁעַר לַה׳ וְגוֹ׳״. אֲמַר לְהוֹן: אֲנָא נָמֵי מַלְכָּא אֲנָא, מִיחְשָׁב חֲשִׁיבְנָא, הַבוּ לִי מִידֵּי. יְהַבוּ לֵיהּ גּוּלְגֻּלְתָּא חֲדָא, אַתְיַיהּ תַּקְלֵיהּ לְכוּלֵּיהּ דַּהֲבָא וְכַסְפָּא דִּידֵיהּ בַּהֲדַיהּ, לָא הֲוָה (מַתְקָלֵיהּ).
Il dit aux Sages : qu'est-ce que c'est ? Pourquoi ce globe oculaire l'emporte-t-il sur tout ? Ils répondirent : c'est le globe oculaire d'un mortel de chair et de sang, qui n'est jamais rassasié. Il leur dit : d'où savez-vous que telle en est la raison du déséquilibre de la balance ? Les Sages lui répondirent : prends un peu de terre et couvre l'œil. Il le fit, et aussitôt la balance s'équilibra. L'œil n'est jamais rassasié tant qu'il peut voir, comme il est écrit : « Le Shéol et l'Abaddon ne sont jamais rassasiés, et les yeux de l'homme ne le sont jamais » (Michlé 27, 20).
אֲמַר לְהוֹן לְרַבָּנַן: מַאי הַאי? אָמְרִי גּוּלְגֻּלְתָּא דְּעֵינָא דְּבִישְׂרָא וּדְמָא [הוּא], דְּלָא קָא שָׂבַע. אֲמַר לְהוּ: מִמַּאי דְּהָכִי הוּא? שָׁקְלִי קַלִּיל עַפְרָא וְכַסְּיוּהּ, לְאַלְתַּר תְּקַלָא, דִּכְתִיב: ״שְׁאוֹל וַאֲבַדּוֹן לֹא תִשְׂבַּעְנָה וְגוֹ׳״.
L'école d'Éliyahou a enseigné : la Géhenna est au-dessus des cieux, et d'autres disent qu'elle se trouve au-delà des montagnes des ténèbres.
תָּנָא דְּבֵי אֵלִיָּהוּ: גֵּיהִנָּם לְמַעְלָה מִן הָרָקִיעַ, וְיֵשׁ אוֹמְרִים לַאֲחוֹרֵי הָרֵי חשֶׁךְ.
Rabbi Hiyya a enseigné : quiconque s'occupe de la Torah la nuit, la Présence divine [Shekhina] est en face de lui, comme il est dit : « Lève-toi, crie dans la nuit, au commencement des veilles ; répands ton cœur comme de l'eau devant la face de l'Éternel, lève tes mains vers Lui » (Eikha 2, 19). Rabbi Elazar ben Azarya dit : les disciples des Sages accroissent la paix dans le monde, comme il est dit : « Et tous tes enfants [banayikh] seront disciples de l'Éternel, et grande sera la paix de tes enfants » (Yeshayahu 54, 13) — lisible aussi bonayikh, « tes bâtisseurs », c'est-à-dire les Sages qui construisent et accroissent la paix pour le monde entier.
תָּנָא רַבִּי חִיָּיא: כׇּל הָעוֹסֵק בַּתּוֹרָה בַּלַּיְלָה – שְׁכִינָה כְּנֶגְדּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״קוּמִי רוֹנִּי בַלַּיְלָה לְרֹאשׁ אַשְׁמוּרוֹת שִׁפְכִי כַמַּיִם לִבֵּךְ נֹכַח פְּנֵי ה׳ (וְגוֹ׳)״. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה: תַּלְמִידֵי חֲכָמִים מַרְבִּים שָׁלוֹם בָּעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכׇל בָּנַיִךְ לִמּוּדֵי ה׳ וְרַב שְׁלוֹם בָּנָיִךְ״.
Hadran alakh « Lo hayou koftin » — Nous reviendrons vers toi, [chapitre] « On ne liait pas ».
הֲדַרַן עֲלָךְ לֹא הָיוּ כּוֹפְתִין
Mishna 1
MICHNA 5, 1 : Après que les Cohanim eurent terminé de disposer les parties de l'offrande quotidienne sur la rampe, ils allaient à la Chambre de la Pierre Taillée pour réciter le Shema. Le Cohen désigné qui supervisait les tirages au sort dans le Temple leur dit : « Récitez une seule bénédiction parmi celles qui accompagnent le Shema. » Les membres de la garde sacerdotale récitèrent une bénédiction, puis les Dix Commandements, le Shema (Devarim 6, 4-9), VeHaya im Shamoa (Devarim 11, 13-21) et VaYomer (Bamidbar 15, 37-41) — la formule habituelle du Shema.
א אָמַר לָהֶם הַמְמוּנֶּה: בָּרְכוּ בְּרָכָה אַחַת! וְהֵם בֵּרְכוּ. קָרְאוּ עֲשֶׂרֶת הַדִּבְּרוֹת, ״שְׁמַע״, ״וְהָיָה אִם שָׁמוֹעַ״, ״וַיֹּאמֶר״.(משנה)
Ils bénirent aussi le peuple avec trois bénédictions : « Vérité et Fermeté [Emet veYatsiv] », la bénédiction de la rédemption récitée après le Shema ; la bénédiction du service du Temple, également récitée dans la Amida ; et la Bénédiction sacerdotale, récitée sous forme de prière, sans l'élevation des mains qui l'accompagne habituellement. Et le Shabbat, lorsque la nouvelle garde sacerdotale commençait son service, les Cohanim ajoutaient une bénédiction récitée par la garde sortante, demandant que l'amour, la fraternité, la paix et l'amitié règnent parmi les Cohanim de la garde entrante.
בֵּרְכוּ אֶת הָעָם שָׁלֹשׁ בְּרָכוֹת: ״אֱמֶת וְיַצִּיב״, וַעֲבוֹדָה וּבִרְכַּת כֹּהֲנִים. וּבַשַּׁבָּת מוֹסִיפִין בְּרָכָה אַחַת לַמִּשְׁמָר הַיּוֹצֵא.
MICHNA 5, 2 : Le Cohen désigné leur dit : « Que viennent seuls les Cohanim qui brûlent l'encens pour la première fois participer au tirage au sort pour l'encens. » Celui qui gagnait ce tirage obtenait le privilège de brûler l'encens. Le Cohen désigné leur dit ensuite : « Les Cohanim nouveaux, c'est-à-dire ceux qui ne l'avaient jamais accompli, avec les Cohanim anciens, c'est-à-dire ceux qui l'avaient déjà accompli, viennent participer au tirage pour déterminer qui monte les membres du bas de la rampe, où ils avaient été placés plus tôt, jusqu'à l'autel. » Rabbi Eliezer ben Yaakov dit : le Cohen qui monte les membres jusqu'à la rampe est celui qui les monte de la rampe et les place sur l'autel.
ב אָמַר לָהֶם: חֲדָשִׁים לִקְטֹרֶת בּוֹאוּ וְהָפִיסוּ. זָכָה מִי שֶׁזָּכָה, אָמַר לָהֶם: חֲדָשִׁים עִם יְשָׁנִים, בּוֹאוּ וְהָפִיסוּ מִי מַעֲלֶה אֵבָרִים מִן הַכֶּבֶשׁ לַמִּזְבֵּחַ. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: הַמַּעֲלֶה אֵבָרִים לַכֶּבֶשׁ, הוּא מַעֲלֶה אוֹתָן עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ.
MICHNA 5, 3 : Les Cohanim qui n'avaient pas gagné au tirage étaient encore vêtus des habits sacerdotaux qu'ils devaient porter pour entrer au tirage, afin d'être prêts au service s'ils gagnaient. Le Cohen désigné remettait ces Cohanim aux soins des assistants [hazanim]. Les assistants les déshabillaient et retiraient leurs vêtements, ne laissant sur eux que leurs pantalons. Après qu'ils eurent revêtu leurs vêtements profanes, ils retiraient les pantalons sacerdotaux et enfilèrent leurs pantalons profanes. Il y avait là quatre compartiments de rangement pour les vêtements sacerdotaux de chaque garde, et sur chacun était inscrit l'usage du vêtement qui y était entreposé : pantalons, tunique, ceinture et mitre.
ג מְסָרוּם לַחַזָּנִים, הָיוּ מַפְשִׁיטִין אוֹתָם אֶת בִּגְדֵיהֶם, וְלֹא הָיוּ מַנִּיחִין עֲלֵיהֶם אֶלָּא מִכְנָסַיִם בִּלְבַד. וְחַלּוֹנוֹת הָיוּ שָׁם, וְכָתוּב עֲלֵיהֶם תַּשְׁמִישׁ הַכֵּלִים.
MICHNA 5, 4 : Le Cohen qui gagna le tirage pour brûler l'encens prenait la cuiller servant à porter l'encens. La cuiller ressemblait à un grand récipient d'or d'une contenance de trois kav, et le petit récipient [bazzekh] était placé à l'intérieur de la cuiller.
ד מִי שֶׁזָּכָה בַּקְּטֹרֶת הָיָה נוֹטֵל אֶת הַכַּף, וְהַכַּף דּוֹמֶה לְתַרְקַב גָּדוֹל שֶׁל זָהָב מַחְזֶקֶת שְׁלֹשָׁה קַבִּין, וְהַבָּזֵךְ הָיָה בְּתוֹכוֹ.
Tamid 32b
100%
תמיד ל״ב במַסֶּכֶת תָּמִיד
מִשְׁנָה אֲמַר לְהוּ: מִי אָכְלִי אִינָשֵׁי נַהֲמָא דְּדַהֲבָא? אֲמַרוּ לֵיהּ: אֶלָּא אִי נַהֲמָא בָּעֵית, לָא הֲוָה לָךְ בְּאַתְרָךְ נַהֲמָא לְמֵיכַל, דִּשְׁקַלְתְּ וַאֲתֵית לְהָכָא? כִּי נָפֵיק וְאָתֵי, כְּתַב אַבָּבָא דְּמָחוֹזָא: אֲנָא אֲלֶכְּסַנְדְּרוֹס מוֹקְדוֹן, הֲוֵיתִי שָׁטְיָיא עַד דַּאֲתֵיתִי לִמְדִינָת אַפְרִיקֵי דִּנְשַׁיָּא, וִילֵיפִית עֵצָה מִן נְשַׁיָּא. כִּי שָׁקֵיל וְאָתֵי, יָתֵיב אַהָהוּא מַעְיָינָא, קָא אָכֵיל נַהֲמָא. הֲווֹ בִּידֵיהּ גִּלְדָּנֵי דְּמִלְחָא, בַּהֲדֵי דִּמְחַוְּורִי לְהוּ – נְפַל בְּהוּ רֵיחָא. אֲמַר: שְׁמַע מִינַּהּ הַאי עֵינָא מִגַּן עֵדֶן אָתֵי. אִיכָּא דְּאָמְרִי: שְׁקַל מֵהָנְהוּ מַיָּא, טְרָא בְּאַפֵּיהּ. אִיכָּא דְאָמְרִי: אִידַּלִּי כּוּלֵּיהּ עַד דִּמְטָא לְפִתְחָא דְּגַן עֵדֶן, רְמָא קָלָא: פִּתְחוּ לִי בָּבָא! אֲמַרוּ לֵיהּ ״זֶה הַשַּׁעַר לַה׳ וְגוֹ׳״. אֲמַר לְהוֹן: אֲנָא נָמֵי מַלְכָּא אֲנָא, מִיחְשָׁב חֲשִׁיבְנָא, הַבוּ לִי מִידֵּי. יְהַבוּ לֵיהּ גּוּלְגֻּלְתָּא חֲדָא, אַתְיַיהּ תַּקְלֵיהּ לְכוּלֵּיהּ דַּהֲבָא וְכַסְפָּא דִּידֵיהּ בַּהֲדַיהּ, לָא הֲוָה (מַתְקָלֵיהּ). אֲמַר לְהוֹן לְרַבָּנַן: מַאי הַאי? אָמְרִי גּוּלְגֻּלְתָּא דְּעֵינָא דְּבִישְׂרָא וּדְמָא [הוּא], דְּלָא קָא שָׂבַע. אֲמַר לְהוּ: מִמַּאי דְּהָכִי הוּא? שָׁקְלִי קַלִּיל עַפְרָא וְכַסְּיוּהּ, לְאַלְתַּר תְּקַלָא, דִּכְתִיב: ״שְׁאוֹל וַאֲבַדּוֹן לֹא תִשְׂבַּעְנָה וְגוֹ׳״. תָּנָא דְּבֵי אֵלִיָּהוּ: גֵּיהִנָּם לְמַעְלָה מִן הָרָקִיעַ, וְיֵשׁ אוֹמְרִים לַאֲחוֹרֵי הָרֵי חשֶׁךְ. תָּנָא רַבִּי חִיָּיא: כׇּל הָעוֹסֵק בַּתּוֹרָה בַּלַּיְלָה – שְׁכִינָה כְּנֶגְדּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״קוּמִי רוֹנִּי בַלַּיְלָה לְרֹאשׁ אַשְׁמוּרוֹת שִׁפְכִי כַמַּיִם לִבֵּךְ נֹכַח פְּנֵי ה׳ (וְגוֹ׳)״. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה: תַּלְמִידֵי חֲכָמִים מַרְבִּים שָׁלוֹם בָּעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכׇל בָּנַיִךְ לִמּוּדֵי ה׳ וְרַב שְׁלוֹם בָּנָיִךְ״. הֲדַרַן עֲלָךְ לֹא הָיוּ כּוֹפְתִין א אָמַר לָהֶם הַמְמוּנֶּה: בָּרְכוּ בְּרָכָה אַחַת! וְהֵם בֵּרְכוּ. קָרְאוּ עֲשֶׂרֶת הַדִּבְּרוֹת, ״שְׁמַע״, ״וְהָיָה אִם שָׁמוֹעַ״, ״וַיֹּאמֶר״. בֵּרְכוּ אֶת הָעָם שָׁלֹשׁ בְּרָכוֹת: ״אֱמֶת וְיַצִּיב״, וַעֲבוֹדָה וּבִרְכַּת כֹּהֲנִים. וּבַשַּׁבָּת מוֹסִיפִין בְּרָכָה אַחַת לַמִּשְׁמָר הַיּוֹצֵא. ב אָמַר לָהֶם: חֲדָשִׁים לִקְטֹרֶת בּוֹאוּ וְהָפִיסוּ. זָכָה מִי שֶׁזָּכָה, אָמַר לָהֶם: חֲדָשִׁים עִם יְשָׁנִים, בּוֹאוּ וְהָפִיסוּ מִי מַעֲלֶה אֵבָרִים מִן הַכֶּבֶשׁ לַמִּזְבֵּחַ. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: הַמַּעֲלֶה אֵבָרִים לַכֶּבֶשׁ, הוּא מַעֲלֶה אוֹתָן עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ. ג מְסָרוּם לַחַזָּנִים, הָיוּ מַפְשִׁיטִין אוֹתָם אֶת בִּגְדֵיהֶם, וְלֹא הָיוּ מַנִּיחִין עֲלֵיהֶם אֶלָּא מִכְנָסַיִם בִּלְבַד. וְחַלּוֹנוֹת הָיוּ שָׁם, וְכָתוּב עֲלֵיהֶם תַּשְׁמִישׁ הַכֵּלִים. ד מִי שֶׁזָּכָה בַּקְּטֹרֶת הָיָה נוֹטֵל אֶת הַכַּף, וְהַכַּף דּוֹמֶה לְתַרְקַב גָּדוֹל שֶׁל זָהָב מַחְזֶקֶת שְׁלֹשָׁה קַבִּין, וְהַבָּזֵךְ הָיָה בְּתוֹכוֹ.