d'or. Bien que l'agneau ait été examiné et jugé sans défaut plus tôt dans la soirée, les cohanim l'examinent maintenant à la lumière des torches.
שֶׁל זָהָב. אַף עַל פִּי שֶׁהוּא מְבוּקָּר מִבָּעֶרֶב – מְבַקְּרִין אוֹתוֹ לְאוֹר אֲבוּקוֹת.
MICHNA 3, 5 : Les cohanim qui avaient remporté le privilège de l'enlèvement des cendres de l'autel intérieur et de l'enlèvement des cendres du Chandelier précédaient les autres cohanim et tenaient quatre ustensiles en leurs mains : le panier, la cruche, et les deux clés. Le panier ressemble à un grand récipient d'or d'une capacité de trois kav [letarkav], mais il ne contient que deux kav et demi. La cruche ressemble à une grande flasque [lekitton] d'or. Quant aux deux clés : avec l'une, le cohen passait son bras jusqu'à son aisselle par une petite ouverture dans la porte et ouvrait la serrure située en bas de la porte, à l'intérieur, puis traversait cette porte pour entrer dans un compartiment. L'autre est la clé avec laquelle le cohen ouvrait la serrure de la porte intérieure du compartiment, par laquelle il entrait dans le Sanctuaire, et cette serrure il l'ouvrait directement.
מִי שֶׁזָּכָה בְּדִישּׁוּן מִזְבֵּחַ הַפְּנִימִי וּבְדִישּׁוּן הַמְּנוֹרָה, הָיוּ מַקְדִּימִין, וְאַרְבָּעָה כֵּלִים בְּיָדָם: הַטְּנִי וְהַכּוּז וּשְׁנֵי מַפְתְּחוֹת. הַטְּנִי – דּוֹמֶה לְתַרְקַב שֶׁל זָהָב מַחֲזִיק קַבַּיִים וָחֵצִי. וְהַכּוּז – דּוֹמֶה לְקִיתוֹן גָּדוֹל שֶׁל זָהָב. וּשְׁתֵּי מַפְתְּחוֹת – אֶחָד שֶׁהוּא יוֹרֵד בְּאַמַּת הַשֶּׁחִי, וְאֶחָד שֶׁהוּא פּוֹתֵחַ כֵּיוָן.
MICHNA 3, 6 : Le cohen arriva au guichet septentrional. Il y avait deux guichets pour la grande porte, l'un dans la partie nord de la porte et l'autre dans la partie sud. Par le guichet situé dans la partie sud, aucune personne n'entrait. À son égard, le statut du guichet est précisé par le prophète Yehezkel, comme il est dit : « Puis il me ramena par le chemin de la porte extérieure du sanctuaire, qui regarde vers l'orient ; et elle était fermée. Et l'Éternel me dit : Cette porte sera fermée, elle ne s'ouvrira point, et nul homme n'y entrera, car l'Éternel, le D.ieu d'Israël, y est entré ; elle sera donc fermée » (Yehezkel 44, 1-2).
בָּא לוֹ לַפִּשְׁפָּשׁ הַצְּפוֹנִי. שְׁנֵי פִּשְׁפָּשִׁין הָיוּ לוֹ לַשַּׁעַר הַגָּדוֹל, אַחַת בַּצָּפוֹן, וְאַחַת בַּדָּרוֹם. שֶׁבַּדָּרוֹם לֹא נִכְנַס בּוֹ אָדָם. עָלָיו הוּא מְפוֹרָשׁ עַל יְדֵי יְחֶזְקֵאל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר אֵלַי ה׳ הַשַּׁעַר הַזֶּה סָגוּר יִהְיֶה לֹא יִפָּתֵחַ וְאִישׁ אַל יָבֹא בוֹ כִּי ה׳ אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל בָּא בוֹ וְהָיָה סָגוּר״.
Le cohen prit la clé, ouvrit le guichet au nord de la porte, et entra dans le compartiment. Il passa du compartiment au Sanctuaire et continua jusqu'à atteindre la grande porte. Une fois arrivé à la grande porte, qui était verrouillée de l'intérieur, il déplaça le verrou et les serrures fixant le verrou en place, et ouvrit la porte. Le cohen qui égorgeait l'offrande quotidienne n'égorgeait pas l'animal avant d'entendre que la grande porte avait été ouverte.
נָטַל אֶת הַמַּפְתֵּחַ וּפָתַח אֶת הַפִּשְׁפָּשׁ, וְנִכְנַס לְהַתָּא, וּמֵהַתָּא לַהֵיכָל, עַד שֶׁמַּגִּיעַ לְשַׁעַר הַגָּדוֹל. הִגִּיעַ לְשַׁעַר הַגָּדוֹל, הֶעֱבִיר אֶת הַנֶּגֶר וְאֶת הַפּוֹתְחוֹת וּפְתָחוֹ. לֹא הָיָה שׁוֹחֵט הַשּׁוֹחֵט עַד שֶׁשּׁוֹמֵעַ שַׁעַר גָּדוֹל שֶׁנִּפְתַּח.
MICHNA 3, 7 : De Jéricho, les gens entendaient le bruit indiquant que la grande porte avait été ouverte. De Jéricho, les gens entendaient le bruit produit au Temple par l'instrument ayant la forme d'une pelle. De Jéricho, les gens entendaient le chant des Lévimes au Temple. De Jéricho, les gens entendaient le son de ben Arza frappant les cymbales au Temple. De Jéricho, les gens entendaient le son de la flûte jouée au Temple douze jours par an.
מִירִיחוֹ הָיוּ שׁוֹמְעִין קוֹל שַׁעַר גָּדוֹל שֶׁנִּפְתַּח. מִירִיחוֹ הָיוּ שׁוֹמְעִין קוֹל מַגְרֵיפָה. מִירִיחוֹ הָיוּ שׁוֹמְעִין קוֹל הַשִּׁיר. מִירִיחוֹ הָיוּ שׁוֹמְעִין קוֹל בֶּן אַרְזָה מַקִּישׁ בַּצִּלְצֵל. מִירִיחוֹ הָיוּ שׁוֹמְעִין קוֹל הֶחָלִיל.
De Jéricho, les gens entendaient la voix de Gevini, le crieur du Temple, qui proclamait chaque jour au Temple : « Levez-vous, cohanim, pour votre service, et Lévimes pour votre estrade, et Israélites pour votre garde non sacerdotale. » De Jéricho, les gens entendaient le bruit du bois que ben Katin avait façonné en mécanisme de poulies pour la Cuve. De Jéricho, les gens entendaient le chant des Lévimes au Temple. De Jéricho, les gens entendaient le son du shofar soufflé plusieurs fois chaque jour au Temple. Et certains disent qu'à Jéricho les gens entendaient même la voix du Grand Cohen au moment où il prononçait le Nom ineffable de D.ieu à Yom Kippour.
מִירִיחוֹ הָיוּ שׁוֹמְעִין קוֹל גְּבִינִי כָּרוֹז. מִירִיחוֹ הָיוּ שׁוֹמְעִין קוֹל הָעֵץ שֶׁעָשָׂה בֶּן קָטִין מוּכְנִי לַכִּיּוֹר. מִירִיחוֹ הָיוּ שׁוֹמְעִין קוֹל הַשִּׁיר. מִירִיחוֹ הָיוּ שׁוֹמְעִין קוֹל הַשּׁוֹפָר. וְיֵשׁ אוֹמְרִים אַף קוֹלוֹ שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל בְּשָׁעָה שֶׁהוּא מַזְכִּיר אֶת הַשֵּׁם בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים.
De Jéricho, les gens sentaient le parfum émanant de la préparation de l'encens au Temple. Rabbi Elazar ben Diglai dit : il y avait des chèvres appartenant à mon père qui paissaient dans les villes de Mikhvar, situées à distance de Jérusalem, et elles éternuaient à cause du parfum de la préparation de l'encens qu'elles sentaient.
מִירִיחוֹ הָיוּ מְרֵיחִין רֵיחַ פִּיטּוּם הַקְּטוֹרֶת. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן דִּגְלַאי: עִזִּים הָיוּ לְאַבָּא (בְּעָרֵי) [בְּהָרֵי] הַמִּכְווֹר, וְהָיוּ מִתְעַטְּשׁוֹת מֵרֵיחַ פִּיטּוּם הַקְּטוֹרֶת.
MICHNA 3, 8 : Le cohen qui avait remporté la loterie pour égorger l'offrande quotidienne tirait l'agneau et se rendait à l'abattoir pour l'égorger en tant qu'offrande quotidienne. Et les cohanim qui avaient remporté le droit de porter les membres sur la rampe allaient avec lui. L'abattoir se trouvait au nord de l'autel. À côté se trouvaient huit piliers de pierre bas. Des dalles de bois de cèdre étaient fixées sur eux, et des crochets de fer étaient fixés dans les dalles de bois. Il y avait trois rangées de crochets sur chacune de ces dalles, sur lesquels les cohanim suspendaient l'animal après l'avoir égorgé. Et ils écorchaient la peau de l'animal sur des tables de marbre disposées entre les piliers.
מִי שֶׁזָּכָה בַּתָּמִיד – מְשָׁכוֹ וְהוֹלֵךְ בְּבֵית הַמִּטְבָּחַיִים. וּמִי שֶׁזָּכוּ בָּאֵבָרִים הוֹלְכִין עִמּוֹ. בֵּית הַמִּטְבָּחַיִים הָיָה לִצְפוֹנוֹ שֶׁל מִזְבֵּחַ, וְעָלָיו שְׁמוֹנָה עַמּוּדִים נַנָּסִים, וּרְבָעִים שֶׁל אֶרֶז עַל גַּבֵּיהֶן, וְאֻנְקְלָאוֹת שֶׁל בַּרְזֶל הָיוּ קְבוּעִין בָּהֶן, וּשְׁלֹשָׁה סְדָרִים לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד, שֶׁבָּהֶן תּוֹלִין וּמַפְשִׁיטִין עַל שׁוּלְחָנוֹת שֶׁל שַׁיִשׁ שֶׁבֵּין הָעַמּוּדִים.
MICHNA 3, 9 : Le cohen qui avait remporté le droit de l'enlèvement des cendres de l'autel intérieur entra par la porte du Sanctuaire, prit le panier avec lui et le plaça devant lui sur le sol, entre lui et l'autel. Il prenait des poignées de cendres sur l'autel et les plaçait dans le panier. Finalement, lorsqu'il ne restait qu'une petite quantité de cendres sur l'autel, le cohen balayait le reste dans le panier, replaçait le panier sur le sol du Sanctuaire, et sortait du Sanctuaire.
מִי שֶׁזָּכָה בְּדִישּׁוּן מִזְבֵּחַ הַפְּנִימִי – נִכְנַס וְנָטַל אֶת הַטְּנִי, וְהִנִּיחוֹ לְפָנָיו, וְהָיָה חוֹפֵן וְנוֹתֵן לְתוֹכוֹ. וּבָאַחֲרוֹנָה, כִּיבֵּד אֶת הַשְּׁאָר לְתוֹכוֹ, וְהִנִּיחוֹ וְיָצָא.
Le cohen qui avait remporté le droit de l'enlèvement des cendres du Chandelier entra dans le Sanctuaire. S'il trouvait dans le Chandelier les deux lampes les plus à l'est, dont la seconde est appelée la lampe occidentale, encore allumées, il enlevait d'abord les cendres et les mèches brûlées des autres lampes et les plaçait dans la cruche, puis mettait de nouvelles mèches et de l'huile dans ces lampes. Et il laissait ces deux lampes brûler à leur place. S'il trouvait que les deux lampes les plus à l'est étaient éteintes, il enlevait les cendres et les mèches brûlées et les allumait à partir des lampes encore allumées. Si aucune n'était encore allumée, il les allumait à partir du feu de l'autel extérieur. Ensuite seulement, le cohen enlevait les cendres et les mèches des autres lampes.
מִי שֶׁזָּכָה בְּדִישּׁוּן הַמְּנוֹרָה, נִכְנַס וּמָצָא שְׁנֵי נֵרוֹת מִזְרָחִית מַעֲרָבִית דּוֹלְקִין – מְדַשֵּׁן אֶת הַשְּׁאָר, וּמַנִּיחַ אֶת אֵלּוּ דּוֹלְקִין בִּמְקוֹמָן. מְצָאָן שֶׁכָּבוּ – מְדַשְּׁנָן וּמַדְלִיקָן מִן הַדּוֹלְקִין, וְאַחַר כָּךְ מְדַשֵּׁן אֶת הַשְּׁאָר.
Il y avait une pierre devant le Chandelier, et en elle trois marches sur lesquelles le cohen se tenait debout pour préparer les lampes à l'allumage. Comme le Chandelier mesurait dix-huit empan [tefahim] de hauteur, il était nécessaire que le cohen se tienne sur une surface surélevée pour atteindre les lampes. Après avoir placé les cendres et les mèches des cinq lampes les plus à l'ouest dans la cruche, il plaçait la cruche sur la deuxième marche de cette pierre, puis sortait du Sanctuaire. Lorsque le cohen revenait plus tard pour préparer les deux lampes les plus à l'est à l'allumage, il retirait la cruche contenant les cendres du Chandelier, et avec le cohen qui enlevait le panier de cendres de l'autel intérieur, versait les cendres de la cruche et du panier sur le côté de l'autel.
וְאֶבֶן הָיְתָה לִפְנֵי הַמְּנוֹרָה, וּבָהּ שָׁלֹשׁ מַעֲלוֹת שֶׁעָלֶיהָ כֹּהֵן עוֹמֵד וּמֵטִיב אֶת הַנֵּרוֹת, (וּמַנִּיחַ) [הִנִּיחַ] אֶת הַכּוּז עַל מַעֲלָה שְׁנִיָּה, וְיָצָא.
Hadran alakh « Amar lahem hamemouné » — Nous reviendrons vers toi, chapitre « Le surveillant leur dit ».
הֲדַרַן עֲלָךְ אָמַר לָהֶם הַמְמוּנֶּה