[Suite de la discussion sur la vigne d'or :] et les cultivateurs les frottent avec une corde faite de feuilles de palmier, auxquelles les graines adhèrent, et ils plantent l'arbre à l'endroit où la mer dépose des sédiments [sirton]. Un arbre planté ainsi produit du bois apte à servir de poutre, mais il ne donne pas de fruits. Et comme l'arbre ne détourne pas ses ressources vers les fruits, son bois est si robuste et lourd que trois de ses branches ne peuvent être supportées par un pont.
וְשָׁיְיפִי לְהוּ בְּחַבְלָא דְּצַבְתָּא דִּסְרִיךְ עֲלֵיהּ בִּזְרָא, וְקָבְרִי הֵיכָא דְּמַסֵּיק יַמָּא שִׂירְטוֹן, קוֹרָה – עָבְדָא, פֵּירֵי – לָא עָבְדָא, וּתְלָת בְּרִיכֵי מִינַּיְיהוּ לָא מַחְזְקָה לְהוּ גַּמְלָא.
§ La michna enseigne : le prêtre disposa le grand brasier du côté est de l'autel, son ouverture tournée vers l'est. La Guemara demande : pourquoi formait-on une ouverture dans le brasier ? Cette question fait l'objet d'une dispute entre Rav Houna et Rav Ḥisda : l'un dit que l'ouverture servait à ce que le vent y souffle et attise les flammes ; l'autre dit qu'elle permettait aux prêtres d'y allumer l'embrasement placé entre les bûches.
סִידֵּר אֶת הַמַּעֲרָכָה גְּדוֹלָה וְכוּ׳. מַאי טַעְמָא? רַב הוּנָא וְרַב חִסְדָּא. חַד אָמַר: כְּדֵי שֶׁתְּהֵא הָרוּחַ מְנַשֶּׁבֶת בָּהּ, וְחַד אָמַר: כְּדֵי שֶׁיְּהוּ מַצִּיתִין הָאֲלִיתָא מִשָּׁם.
La Guemara soulève une objection tirée de la michna : il y avait de l'espace entre les bûches, car les prêtres y allumaient l'embrasement — ce qui montre que l'embrasement n'était pas allumé depuis l'ouverture. La Guemara explique : celui qui soutient que l'on allumait depuis l'ouverture orientale du brasier pourrait te répondre qu'en plus de cette ouverture, les prêtres aménageaient de nombreux espaces dans le brasier, par lesquels ils allumaient l'embrasement pour renforcer le feu.
מֵיתִיבִי: רֶיוַח הָיָה בָּהֶן בֵּין הַגְּזִירִין, שֶׁהָיוּ מַצִּיתִין הָאֲלִיתָא מִשָּׁם. אָמַר לָךְ, מְקוֹמוֹת מְקוֹמוֹת עָבְדִי.
Hadran alakh « Raouhou aḥav » [Nous reviendrons vers toi, chapitre « Ses frères le virent »].
הֲדַרַן עֲלָךְ רָאוּהוּ אֶחָיו
Mishna 1
MICHNA 3, 1 : quatre loteries se tenaient chaque jour au Temple pour déterminer quels prêtres accompliraient quels rites. Après la première loterie pour l'enlèvement des cendres, le tanna décrit la seconde. Le prêtre chargé des loteries dit aux prêtres : venez participer à la loterie pour déterminer qui égorgera l'offrande quotidienne ; qui en aspergera le sang ; qui enlèvera les cendres de l'autel intérieur d'or ; qui enlèvera les cendres du Chandelier ; et qui portera les membres de l'offrande quotidienne jusqu'à la rampe pour qu'ils soient brûlés ensuite.
אָמַר לָהֶן הַמְמוּנֶּה בּוֹאוּ וְהָפִיסוּ: מִי הַשּׁוֹחֵט, וּמִי הַזּוֹרֵק, מִי מְדַשֵּׁן מִזְבֵּחַ הַפְּנִימִי, מִי מְדַשֵּׁן אֶת הַמְּנוֹרָה, מִי מַעֲלֶה אֵבָרִים לַכֶּבֶשׁ.(משנה)
Les membres de l'offrande quotidienne portés à la rampe étaient répartis ainsi : un prêtre prenait la tête et la patte arrière droite ; un second les deux pattes avant ; un troisième la croupe — bas du dos et queue — et la patte arrière gauche ; un quatrième la poitrine et la régurgitation, c'est-à-dire le cou et les organes internes appendus, dont la trachée, le foie et le cœur ; un cinquième les deux flancs ; un sixième les entrailles ; un septième la fine farine de l'offrande de farine accompagnante ; un huitième le gâteau-gril ; un neuvième le vin de la libation.
הָרֹאשׁ וְהָרֶגֶל שֶׁל יָמִין, וּשְׁתֵּי הַיָּדַיִם, הָעוֹקֶץ וְהָרֶגֶל שֶׁל שְׂמֹאל, הֶחָזֶה וְהַגֵּרָה, וּשְׁתֵּי דְפָנוֹת, הַקְּרָבַיִים, וְהַסּוֹלֶת, וְהַחֲבִיתִּין וְהַיַּיִן.
On procéda à la loterie pour les treize tâches — l'abattage, le port des neuf éléments ou paires d'éléments, l'aspersion du sang, l'enlèvement des cendres de l'autel intérieur et du Chandelier. Celui qui gagnait cette loterie obtenait le droit d'accomplir l'abattage, et les douze prêtres placés à sa droite obtenaient les autres privilèges.
הֵפִיסוּ, זָכָה מִי שֶׁזָּכָה.
MICHNA 3, 2 : le prêtre désigné dit aux prêtres : sortez et observez s'il fait jour et si l'heure de l'abattage est venue. Si l'heure est venue, l'observateur dit : il y a de la lumière. Matya ben Shmouel dit que le prêtre désigné formulait autrement sa question : tout le ciel oriental est-il illuminé jusqu'à Hébron ? Et l'observateur répond : oui.
אָמַר לָהֶן: צְאוּ וּרְאוּ אִם הִגִּיעַ זְמַן שְׁחִיטָה. אִם הִגִּיעַ, הָרוֹאֶה אוֹמֵר: ״בַּרְקַאי״. מַתְיָא בֶּן שְׁמוּאֵל אוֹמֵר: הֵאִיר פְּנֵי כׇּל הַמִּזְרָח עַד שֶׁהוּא בְּחֶבְרוֹן? וְהוּא אוֹמֵר: ״הֵן״.
MICHNA 3, 3 : le prêtre désigné leur dit : sortez et apportez-moi un agneau de la Chambre des Agneaux, où l'on gardait les agneaux examinés et jugés sans défaut. La Chambre des Agneaux se trouvait dans l'angle nord-ouest du bâtiment de la Chambre du Foyer. Il y avait là quatre chambres : celle des Agneaux ; celle des Sceaux, à l'angle nord-est, où le prêtre conservait les reçus remis à ceux qui achetaient des animaux d'offrande ; celle du Foyer, où brûlait un feu pour réchauffer les prêtres ; et enfin celle où l'on préparait le pain de proposition.
אָמַר לָהֶן: צְאוּ וְהָבִיאוּ (לִי, וְהוֹצִיאוּ) טָלֶה מִלִּשְׁכַּת הַטְּלָאִים. וַהֲרֵי לִשְׁכַּת הַטְּלָאִים נְתוּנָה בְּמִקְצוֹעַ צְפוֹנִית מַעֲרָבִית. אַרְבַּע לְשָׁכוֹת הָיוּ שָׁם: אַחַת – לִשְׁכַּת הַטְּלָאִים, וְאַחַת – לִשְׁכַּת הַחוֹתָמוֹת, וְאַחַת – לִשְׁכַּת בֵּית הַמּוֹקֵד, וְאַחַת – לִשְׁכָּה שֶׁעוֹשִׂין בָּהּ לֶחֶם הַפָּנִים.
MICHNA 3, 4 : les prêtres entrèrent dans la Chambre des Ustensiles, où étaient entreposés ceux requis pour le service quotidien du Temple. Ils en sortirent quatre-vingt-treize ustensiles d'argent et d'or. Puis ils donnèrent à boire à l'agneau choisi pour l'offrande quotidienne dans une coupe
נִכְנְסוּ לְלִשְׁכַּת הַכֵּלִים, הוֹצִיאוּ מִשָּׁם תִּשְׁעִים וּשְׁלֹשָׁה כְּלֵי כֶסֶף וּכְלֵי זָהָב, הִשְׁקוּ אֶת הַתָּמִיד בַּכּוֹס