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Traité Tamid

28a

Étude de Tamid 28a

Étude de la Mishna & Guémara 28a

« Paix sur toi ! » [disait l'homme du Mont du Temple au gardien de faction.] S'il ne répondait pas, on voyait qu'il dormait. L'homme du Mont du Temple le frappait donc de son bâton, et il avait même le droit de brûler le vêtement du gardien pour le discipliner. Et ceux qui entendaient le gardien être réprimandé se disaient entre eux : quel est ce bruit dans la cour du Temple ? C'est le bruit d'un Lévite qu'on fouette et dont on brûle les vêtements, car on l'a surpris dormant pendant sa faction. Rabbi Eliezer ben Yaakov dit : une fois, les surveillants trouvèrent mon oncle maternel endormi à son poste, et ils brûlèrent son vêtement.
שָׁלוֹם עָלֶיךָ״! – נִיכָּר שֶׁהוּא יָשֵׁן, חוֹבְטוֹ בְּמַקְלוֹ. וּרְשׁוּת הָיְתָה לוֹ לִשְׂרוֹף אֶת כְּסוּתוֹ. וְהֵם אוֹמְרִים: מָה קוֹל בָּעֲזָרָה? קוֹל בֶּן לֵוִי לוֹקֶה וּבְגָדָיו נִשְׂרָפִין, שֶׁיָּשַׁן לוֹ עַל מִשְׁמָר. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: פַּעַם אַחַת מָצְאוּ אֶת אֲחִי אִמִּי יָשֵׁן, וְשָׂרְפוּ אֶת כְּסוּתוֹ.
Rabbi Ḥiyya bar Abba dit : lorsque Rabbi Yoḥanan arrivait à cette michna dans son étude, il disait ceci : bienheureuses les premières générations, qui infligeaient un jugement même pour une faute due au sommeil irrésistible — à combien plus forte raison pour des fautes qui ne l'étaient pas !
אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: כִּי מָטֵי רַבִּי יוֹחָנָן בְּהָא מַתְנִיתָא, אָמַר הָכִי: אַשְׁרֵיהֶם לָרִאשׁוֹנִים, שֶׁאֲפִילּוּ עַל אוֹנֶס שֵׁינָה עוֹשִׂין דִּין. שֶׁלֹּא עַל אוֹנֶס שֵׁינָה – עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.
Il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Yehouda haNassi dit : quelle est la voie droite qu'un homme doit choisir pour lui-même, quel doit être son principe directeur ? Qu'il aime la réprimande, car tant que des paroles de réprimande des sages se font entendre dans le monde, la sérénité entre dans le monde, le bien et la bénédiction viennent au monde, et le mal s'éloigne du monde, comme il est dit : « Mais à ceux qui réprimandent sera la délectation, et sur eux viendra la bénédiction du bien » (Mishlé 24, 25). Et d'autres disent : la voie à choisir est d'adhérer à une fidélité absolue dans les affaires et les relations, comme il est dit : « Mes yeux sont sur les fidèles du pays, pour qu'ils demeurent avec Moi ; celui qui marche dans l'intégrité, il Me servira » (Tehilim 101, 6).
תַּנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: אֵיזוֹ הִיא דֶּרֶךְ יְשָׁרָה שֶׁיָּבוֹר לוֹ הָאָדָם? יֶאֱהַב אֶת הַתּוֹכָחוֹת, שֶׁכׇּל זְמַן שֶׁתּוֹכָחוֹת בָּעוֹלָם – נַחַת רוּחַ בָּאָה לָעוֹלָם, טוֹבָה וּבְרָכָה בָּאִין לָעוֹלָם, וְרָעָה מִסְתַּלֶּקֶת מִן הָעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלַמּוֹכִיחִים יִנְעָם וַעֲלֵיהֶם תָּבֹא בִּרְכַּת טוֹב״. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: יַחְזִיק בֶּאֱמוּנָה יְתֵירָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עֵינַי בְּנֶאֶמְנֵי אֶרֶץ לָשֶׁבֶת עִמָּדִי וְגוֹ׳״.
Rabbi Shmouel bar Naḥmani dit au nom de Rabbi Yonatan : quiconque réprimande son prochain pour l'amour du Ciel mérite de demeurer dans la part du Saint, béni soit-Il, comme il est dit : « Celui qui réprimande un homme sera derrière Moi » (Mishlé 28, 23), c'est-à-dire avec Moi. Et de plus, la cour céleste étend sur lui un fil de grâce divine, comme il est dit dans le même verset : « Il trouvera plus de faveur que celui qui flatte de la langue. »
אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: כׇּל הַמּוֹכִיחַ אֶת חֲבֵירוֹ לְשֵׁם שָׁמַיִם – זוֹכֶה לְחֶלְקוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מוֹכִיחַ אָדָם אַחֲרַי״. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא שֶׁמּוֹשְׁכִין עָלָיו חוּט שֶׁל חֶסֶד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״חֵן יִמְצָא מִמַּחֲלִיק לָשׁוֹן״.
§ La michna enseigne (26a) : si l'on trouvait la porte des latrines fermée, on savait qu'une personne s'y trouvait. La michna décrit ensuite le début du service quotidien au Temple : celui qui veut enlever les cendres de l'autel se lève de bonne heure et s'immerge avant l'arrivée du prêtre désigné. La Guemara objecte : cette michna est difficile en elle-même. Tu as d'abord dit : celui qui veut enlever les cendres se lève de bonne heure et s'immerge avant l'arrivée du prêtre désigné — ce qui montre que la question de savoir qui enlèvera les cendres ne dépend pas d'une loterie, mais que le premier prêt l'emporte. Sinon, seul celui qui aurait été désigné s'immergerait. Mais ensuite la michna enseigne que le prêtre désigné dit aux autres : que celui qui s'est immergé vienne participer à la loterie — ce qui montre que la question dépend bien d'une loterie. Comment résoudre cette contradiction ?
מְצָאוֹ נָעוּל יוֹדֵעַ וְכוּ׳. מִי שֶׁהוּא רוֹצֶה לִתְרוֹם אֶת הַמִּזְבֵּחַ [וְכוּ׳]. הָא גוּפָא קַשְׁיָא, אָמְרַתְּ: מִי שֶׁהוּא רוֹצֶה לִתְרוֹם אֶת הַמִּזְבֵּחַ – מַשְׁכִּים וְטוֹבֵל עַד שֶׁלֹּא יָבֹא הַמְמוּנֶּה. אַלְמָא לָאו בְּפַיִיס תַּלְיָא מִילְּתָא. וַהֲדַר תָּנֵי: יָבֹא וִיפַיֵּיס, אַלְמָא בְּפַיִיס תַּלְיָא מִילְּתָא!
Abaye dit : ce n'est pas difficile. Ici, lorsque la michna indique que le premier prêt l'emporte, elle décrit la procédure avant que les Sages n'aient institué la loterie. Là, lorsqu'elle parle de loterie, elle décrit la procédure après cette institution.
אָמַר אַבָּיֵי: לָא קַשְׁיָא, כָּאן – קוֹדֶם תַּקָּנָה. כָּאן – לְאַחַר תַּקָּנָה.
Comme nous l'avons appris dans une michna (Yoma 22a) : au début, la pratique était la suivante : celui qui voulait enlever les cendres de l'autel les enlevait. Quand beaucoup de prêtres souhaitaient accomplir cette tâche, on organisait une course : les prêtres couraient et montaient la rampe menant au sommet de l'autel. Celui qui devançait l'autre et atteignait en premier à quatre coudées du sommet avait le privilège d'enlever les cendres. Si deux prêtres étaient à égalité, le prêtre désigné leur disait : « Levez le doigt », et on procédait à une loterie.
דִּתְנַן: בָּרִאשׁוֹנָה כׇּל מִי שֶׁרוֹצֶה לִתְרוֹם אֶת הַמִּזְבֵּחַ, תּוֹרֵם. בִּזְמַן שֶׁהֵן מְרוּבִּין – רָצִין וְעוֹלִין בַּכֶּבֶשׁ, כׇּל הַקּוֹדֵם אֶת חֲבֵירוֹ בְּתוֹךְ אַרְבַּע אַמּוֹת – זָכָה. הָיוּ שְׁנַיִם שָׁוִין, הַמְמוּנֶּה אוֹמֵר לָהֶם: ״הַצְבִּיעוּ״.
Et quels doigts levaient-ils pour la loterie ? Un ou deux doigts. On ne levait pas le pouce dans le Temple, car il aurait permis de manipuler la loterie : en comptant, un prêtres pouvait calculer le résultat et étendre sournoisement le pouce et un autre doigt ; la séparation entre le pouce et l'index pouvait faire croire qu'ils appartenaient à deux prêtres différents, et ainsi faire aboutir la loterie sur un autre prêtre.
וּמָה הֵן מוֹצִיאִין? אַחַת אוֹ שְׁתַּיִם. וְאֵין מוֹצִיאִין גּוּדָּל בַּמִּקְדָּשׁ.
La michna poursuit : telle était la procédure, mais un incident survint : deux prêtres étaient à égalité en courant et montant la rampe ; l'un poussa l'autre, qui tomba et se cassa la jambe. Quand le tribunal vit qu'on courait un danger, il institua que les prêtres n'enlèveraient les cendres de l'autel que par loterie.
מַעֲשֶׂה שְׁנַיִם הָיוּ שָׁוִין, רָצִין וְעוֹלִין בַּכֶּבֶשׁ, וְדָחַף אֶחָד מֵהֶם אֶת חֲבֵירוֹ, וְנִשְׁבְּרָה רַגְלוֹ. וּכְשֶׁרָאוּ בֵּית דִּין שֶׁהָיוּ בָּאִים לִידֵי סַכָּנָה, הִתְקִינוּ שֶׁלֹּא יְהוּ תּוֹרְמִין אֶת הַמִּזְבֵּחַ אֶלָּא בְּפַיִיס.
Rava dit : cette clause, qui exige que les prêtres se lèvent tôt et soient prêts, et celle qui impose une loterie, décrivent toutes deux la procédure après l'institution. Et voici ce qu'enseigne la michna : celui qui veut venir participer à la loterie se lève de bonne heure et s'immerge avant l'arrivée du prêtre désigné qui conduira la loterie parmi les prêtres prêts.
רָבָא אָמַר: אִידֵּי וְאִידֵּי לְאַחַר תַּקָּנָה, וְהָכִי קָתָנֵי: מִי שֶׁהוּא רוֹצֶה לָבֹא וּלְפַיֵּיס – מַשְׁכִּים וְטוֹבֵל עַד שֶׁלֹּא יָבֹא הַמְמוּנֶּה.
Mishna 1
MICHNA : vers l'heure de l'aube, le prêtre désigné prenait la clé gardée sous une dalle de marbre au sol de la Chambre du Foyer, et ouvrait avec elle la lucarne [hapishpesh] de la porte de la Chambre du Foyer. Il entrait par cette lucarne de la Chambre du Foyer vers la cour du Temple ; les prêtres de la famille patriarcale entraient après lui, et deux torches de feu étaient dans leurs mains pour éclairer le chemin.
מַתְנִי׳ נָטַל אֶת הַמַּפְתֵּחַ וּפָתַח אֶת הַפִּשְׁפָּשׁ, וְנִכְנַס מִבֵּית הַמּוֹקֵד לָעֲזָרָה, וְנִכְנְסוּ הַכֹּהֲנִים אַחֲרָיו, וּשְׁתֵּי אֲבוּקוֹת שֶׁל אוֹר בְּיָדָם.(משנה)
Les prêtres se divisaient en deux groupes : ceux-ci marchaient le long du portique entourant la cour, en partant vers l'est, et ceux-là le long du portique en partant vers l'ouest. Les prêtres vérifiaient que tous les ustensiles de service étaient en place, prêts pour le service quotidien. Les deux groupes continuaient l'inspection jusqu'à atteindre l'endroit où se trouvait la Chambre du Préparateur du gâteau-gril du Grand Prêtre. Quand ils y arrivaient, ces prêtres et ceux-là se disaient mutuellement : tout va bien ; tous les ustensiles sont en place. Puis on chargeait le préparateur du gâteau-gril de le préparer.
נֶחְלְקוּ לִשְׁתֵּי כִיתּוֹת, אֵלּוּ מְהַלְּכִין בָּאַכְסַדְרָה דֶּרֶךְ מִזְרָח, וְאֵלּוּ מְהַלְּכִין בָּאַכְסַדְרָה דֶּרֶךְ מַעֲרָב. הָיוּ בּוֹדְקִין וְהוֹלְכִים עַד שֶׁמַּגִּיעִים לִמְקוֹם עוֹשֵׂה חֲבִיתִּים. הִגִּיעוּ – אֵלּוּ וָאֵלּוּ אָמְרוּ: ״שָׁלוֹם, הַכֹּל שָׁלוֹם״. הֶעֱמִידוּ עוֹשֵׂה חֲבִיתִּים לַעֲשׂוֹת חֲבִיתִּים.
Tamid 28a
100%
תמיד כ״ח אמַסֶּכֶת תָּמִיד
מִשְׁנָה שָׁלוֹם עָלֶיךָ״! – נִיכָּר שֶׁהוּא יָשֵׁן, חוֹבְטוֹ בְּמַקְלוֹ. וּרְשׁוּת הָיְתָה לוֹ לִשְׂרוֹף אֶת כְּסוּתוֹ. וְהֵם אוֹמְרִים: מָה קוֹל בָּעֲזָרָה? קוֹל בֶּן לֵוִי לוֹקֶה וּבְגָדָיו נִשְׂרָפִין, שֶׁיָּשַׁן לוֹ עַל מִשְׁמָר. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: פַּעַם אַחַת מָצְאוּ אֶת אֲחִי אִמִּי יָשֵׁן, וְשָׂרְפוּ אֶת כְּסוּתוֹ. אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: כִּי מָטֵי רַבִּי יוֹחָנָן בְּהָא מַתְנִיתָא, אָמַר הָכִי: אַשְׁרֵיהֶם לָרִאשׁוֹנִים, שֶׁאֲפִילּוּ עַל אוֹנֶס שֵׁינָה עוֹשִׂין דִּין. שֶׁלֹּא עַל אוֹנֶס שֵׁינָה – עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. תַּנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: אֵיזוֹ הִיא דֶּרֶךְ יְשָׁרָה שֶׁיָּבוֹר לוֹ הָאָדָם? יֶאֱהַב אֶת הַתּוֹכָחוֹת, שֶׁכׇּל זְמַן שֶׁתּוֹכָחוֹת בָּעוֹלָם – נַחַת רוּחַ בָּאָה לָעוֹלָם, טוֹבָה וּבְרָכָה בָּאִין לָעוֹלָם, וְרָעָה מִסְתַּלֶּקֶת מִן הָעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלַמּוֹכִיחִים יִנְעָם וַעֲלֵיהֶם תָּבֹא בִּרְכַּת טוֹב״. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: יַחְזִיק בֶּאֱמוּנָה יְתֵירָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עֵינַי בְּנֶאֶמְנֵי אֶרֶץ לָשֶׁבֶת עִמָּדִי וְגוֹ׳״. אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: כׇּל הַמּוֹכִיחַ אֶת חֲבֵירוֹ לְשֵׁם שָׁמַיִם – זוֹכֶה לְחֶלְקוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מוֹכִיחַ אָדָם אַחֲרַי״. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא שֶׁמּוֹשְׁכִין עָלָיו חוּט שֶׁל חֶסֶד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״חֵן יִמְצָא מִמַּחֲלִיק לָשׁוֹן״. מְצָאוֹ נָעוּל יוֹדֵעַ וְכוּ׳. מִי שֶׁהוּא רוֹצֶה לִתְרוֹם אֶת הַמִּזְבֵּחַ [וְכוּ׳]. הָא גוּפָא קַשְׁיָא, אָמְרַתְּ: מִי שֶׁהוּא רוֹצֶה לִתְרוֹם אֶת הַמִּזְבֵּחַ – מַשְׁכִּים וְטוֹבֵל עַד שֶׁלֹּא יָבֹא הַמְמוּנֶּה. אַלְמָא לָאו בְּפַיִיס תַּלְיָא מִילְּתָא. וַהֲדַר תָּנֵי: יָבֹא וִיפַיֵּיס, אַלְמָא בְּפַיִיס תַּלְיָא מִילְּתָא! אָמַר אַבָּיֵי: לָא קַשְׁיָא, כָּאן – קוֹדֶם תַּקָּנָה. כָּאן – לְאַחַר תַּקָּנָה. דִּתְנַן: בָּרִאשׁוֹנָה כׇּל מִי שֶׁרוֹצֶה לִתְרוֹם אֶת הַמִּזְבֵּחַ, תּוֹרֵם. בִּזְמַן שֶׁהֵן מְרוּבִּין – רָצִין וְעוֹלִין בַּכֶּבֶשׁ, כׇּל הַקּוֹדֵם אֶת חֲבֵירוֹ בְּתוֹךְ אַרְבַּע אַמּוֹת – זָכָה. הָיוּ שְׁנַיִם שָׁוִין, הַמְמוּנֶּה אוֹמֵר לָהֶם: ״הַצְבִּיעוּ״. וּמָה הֵן מוֹצִיאִין? אַחַת אוֹ שְׁתַּיִם. וְאֵין מוֹצִיאִין גּוּדָּל בַּמִּקְדָּשׁ. מַעֲשֶׂה שְׁנַיִם הָיוּ שָׁוִין, רָצִין וְעוֹלִין בַּכֶּבֶשׁ, וְדָחַף אֶחָד מֵהֶם אֶת חֲבֵירוֹ, וְנִשְׁבְּרָה רַגְלוֹ. וּכְשֶׁרָאוּ בֵּית דִּין שֶׁהָיוּ בָּאִים לִידֵי סַכָּנָה, הִתְקִינוּ שֶׁלֹּא יְהוּ תּוֹרְמִין אֶת הַמִּזְבֵּחַ אֶלָּא בְּפַיִיס. רָבָא אָמַר: אִידֵּי וְאִידֵּי לְאַחַר תַּקָּנָה, וְהָכִי קָתָנֵי: מִי שֶׁהוּא רוֹצֶה לָבֹא וּלְפַיֵּיס – מַשְׁכִּים וְטוֹבֵל עַד שֶׁלֹּא יָבֹא הַמְמוּנֶּה. מַתְנִי׳ נָטַל אֶת הַמַּפְתֵּחַ וּפָתַח אֶת הַפִּשְׁפָּשׁ, וְנִכְנַס מִבֵּית הַמּוֹקֵד לָעֲזָרָה, וְנִכְנְסוּ הַכֹּהֲנִים אַחֲרָיו, וּשְׁתֵּי אֲבוּקוֹת שֶׁל אוֹר בְּיָדָם. נֶחְלְקוּ לִשְׁתֵּי כִיתּוֹת, אֵלּוּ מְהַלְּכִין בָּאַכְסַדְרָה דֶּרֶךְ מִזְרָח, וְאֵלּוּ מְהַלְּכִין בָּאַכְסַדְרָה דֶּרֶךְ מַעֲרָב. הָיוּ בּוֹדְקִין וְהוֹלְכִים עַד שֶׁמַּגִּיעִים לִמְקוֹם עוֹשֵׂה חֲבִיתִּים. הִגִּיעוּ – אֵלּוּ וָאֵלּוּ אָמְרוּ: ״שָׁלוֹם, הַכֹּל שָׁלוֹם״. הֶעֱמִידוּ עוֹשֵׂה חֲבִיתִּים לַעֲשׂוֹת חֲבִיתִּים. מִי שֶׁזָּכָה לִתְרוֹם אֶת הַמִּזְבֵּחַ, הוּא יִתְרוֹם. וְהֵם אוֹמְרִים: הֱוֵי זָהִיר שֶׁלֹּא תִּגַּע בַּכְּלִי עַד שֶׁתְּקַדֵּשׁ יָדֶיךָ וְרַגְלֶיךָ מִן הַכִּיּוֹר. וַהֲרֵי הַמַּחְתָּה נְתוּנָה בַּמִּקְצוֹעַ בֵּין הַכֶּבֶשׁ לַמִּזְבֵּחַ, בְּמַעֲרָבוֹ שֶׁל כֶּבֶשׁ. אֵין אָדָם נִכְנָס עִמּוֹ. וְלֹא נֵר בְּיָדוֹ, אֶלָּא מְהַלֵּךְ לְאוֹר הַמַּעֲרָכָה. לֹא הָיוּ רוֹאִין אוֹתוֹ,