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Traité Tamid

26a

Étude de Tamid 26a

Étude de la Mishna & Guémara 26a

par le passage sinueux qui s'étendait sous le Temple, car il ne pouvait pas traverser la cour du Temple en raison de son impureté. Et des lampes brûlaient de ce côté et de l'autre du passage. Il marchait dans le passage jusqu'à ce qu'il atteigne la Chambre d'Immersion. Et il y avait là un feu qui brûlait pour réchauffer les Cohanim après qu'ils s'étaient immergés, et aussi des latrines d'honneur, afin que les Cohanim puissent uriner avant l'immersion. Tel était le signe de leur dignité : si l'on trouvait la porte fermée, on savait qu'une personne s'y trouvait, et on attendait qu'elle sorte avant d'entrer. Si l'on trouvait la porte ouverte, on savait qu'il n'y avait personne, et l'on pouvait entrer. C'est ainsi que celui qui s'en servait bénéficia d'intimité.
בִּמְסִיבָּה הַהוֹלֶכֶת לוֹ תַּחַת הַבִּירָה. וְנֵרוֹת דּוֹלְקִין מִכָּאן וּמִכָּאן. עַד שֶׁהוּא מַגִּיעַ לְבֵית הַטְּבִילָה. וּמְדוּרָה הָיְתָה שָׁם. וּבֵית הַכִּסֵּא שֶׁל כָּבוֹד. זֶה הָיָה כְּבוֹדוֹ: מְצָאוֹ נָעוּל – יוֹדֵעַ שֶׁיֵּשׁ שָׁם אָדָם. פָּתוּחַ – בְּיָדוּעַ שֶׁאֵין שָׁם אָדָם.
Après que le Cohen était descendu et s'était immergé dans le bain rituel, il remontait, s'essuyait avec une serviette et se réchauffait face au feu. Il revenait ensuite à la Chambre du Foyer et s'asseyait avec ses frères les Cohanim jusqu'à l'aube, moment où les portes de la cour du Temple s'ouvraient. Il quittait alors le Temple et repartait. Puisque le processus de purification de celui qui s'immerge n'est pas achevé avant le coucher du soleil, par la loi rabbinique il ne pouvait pas rester au Temple pendant la journée.
יָרַד, וְטָבַל, עָלָה וְנִסְתַּפֵּג, וְנִתְחַמֵּם כְּנֶגֶד הַמְּדוּרָה. בָּא, וְיָשַׁב לוֹ אֵצֶל אֶחָיו הַכֹּהֲנִים, עַד שֶׁהָיוּ שְׁעָרִים נִפְתָּחִים, יוֹצֵא וְהוֹלֵךְ לוֹ.
La michna décrit le début du service quotidien au Temple : parmi les membres de la famille sacerdotale appelés à servir au Temple ce jour-là, celui qui veut enlever les cendres de l'autel se lève de bonne heure et s'immerge dans un bain rituel, comme l'exige quiconque entre dans la cour du Temple. Il doit s'immerger avant l'arrivée du Cohen désigné, car celui-ci supervise le tirage au sort qui détermine quels Cohanim accomplissent les divers rites du service du Temple, et le premier de ces tirages désigne qui sera chargé de l'enlèvement des cendres. Et à quelle heure le Cohen désigné arrive-t-il ? Les heures de son arrivée ne sont pas toutes identiques. Parfois il vient au cri du coq [hagever], ou il peut venir à un moment voisin, soit avant le cri du coq, soit après.
מִי שֶׁהוּא רוֹצֶה לִתְרוֹם אֶת הַמִּזְבֵּחַ, מַשְׁכִּים וְטוֹבֵל עַד שֶׁלֹּא יָבֹא הַמְמוּנֶּה. וְכִי בְּאֵיזֶה שָׁעָה בָּא הַמְמוּנֶּה? לֹא כׇּל הָעִתִּים שָׁווֹת, פְּעָמִים שֶׁהוּא בָּא מִקְּרוֹת הַגֶּבֶר, אוֹ סָמוּךְ לוֹ מִלְּפָנָיו אוֹ מֵאַחֲרָיו.
Le Cohen désigné arrivait à la Chambre du Foyer, où les Cohanim de la famille patrilinéaire étaient rassemblés, et il frappait à la porte pour leur signaler de l'ouvrir. Lorsqu'ils lui ouvraient la porte, il leur disait : celui qui s'est immergé dans le bain rituel peut venir participer au tirage au sort. Ils procédaient alors au tirage, et celui qui gagnait ce tirage obtenait le privilège d'accomplir le rite de l'enlèvement des cendres.
הַמְמוּנֶּה בָּא, וְדָפַק עֲלֵיהֶן, וְהֵן פָּתְחוּ לוֹ, אָמַר לָהֶן: מִי שֶׁטָּבַל – יָבֹא וְיָפִיס, הֵפִיסוּ, מִי שֶׁזָּכָה – זָכָה בּוֹ.
Guémara
GUEMARA : La michna enseigne que les Cohanim montaient la garde en trois endroits du Temple. La Guemara demande : d'où ces matières sont-elles dérivées ? Abaye dit qu'elles le sont d'un verset, car le verset dit : « Et ceux qui campaient devant le Tabernacle, à l'est, devant la Tente de Rencontre, du côté du levant, étaient Moïse, Aaron et ses fils, gardant la charge du sanctuaire pour la garde des enfants d'Israël ; et l'étranger qui s'approchait devait mourir » (Bamidbar 3, 38).
גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר אַבָּיֵי: אָמַר קְרָא ״וְהַחֹנִים לִפְנֵי הַמִּשְׁכָּן קֵדְמָה לִפְנֵי אֹהֶל מוֹעֵד מִזְרָחָה מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן וּבָנָיו שֹׁמְרִים מִשְׁמֶרֶת הַמִּקְדָּשׁ לְמִשְׁמֶרֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״.
Les Sages répondent : oui, nous avons trouvé dans ce verset qu'en général la Torah exige qu'une garde soit tenue. De plus, le verset indique que ce sont les Cohanim et les Lévites qui sont tenus d'accomplir la garde, car il cite le précédent de Moïse, qui était Lévite, et d'Aaron, qui était Cohen. Mais la michna (Middot 1, 1) enseigne : les Cohanim montaient la garde en trois endroits de la cour du Temple… et les Lévites en vingt et un endroits. Selon la michna, les Cohanim et les Lévites montaient la garde en des lieux différents, tandis que dans le verset les Cohanim et les Lévites sont mentionnés ensemble, ce qui indiquerait qu'ils montaient la garde aux mêmes endroits.
אָמְרִי: אִין, שִׁימּוּר בְּעָלְמָא אַשְׁכְּחַן דְּבָעֵי, כֹּהֲנִים וּלְוִיִּם שִׁימּוּר. מִיהוּ מַתְנִיתִין קָתָנֵי: בִּשְׁלֹשָׁה מְקוֹמוֹת הַכֹּהֲנִים שׁוֹמְרִים בְּבֵית הַמִּקְדָּשׁ, וְהַלְוִיִּם בְּעֶשְׂרִים וְאֶחָד מָקוֹם, וְאִילּוּ קְרָא, כֹּהֲנִים וּלְוִיִּם בַּהֲדֵי הֲדָדֵי כְּתִיב!
Les Sages disent que voici ce que dit le verset : « Et ceux qui campaient devant le Tabernacle, à l'est, devant la Tente de Rencontre, du côté du levant, étaient Moïse » — indiquant que les Lévites montent la garde. Puis le verset énonce, à propos de la garde distincte tenue par les Cohanim : « Aaron et ses fils, gardant la charge du sanctuaire ». De plus, le verset indique qu'Aaron monte la garde en un endroit, et ses fils en deux autres endroits, d'où l'on déduit que les Cohanim montent la garde en trois endroits différents.
אָמְרִי, הָכִי קָאָמַר: ״וְהַחֹנִים לִפְנֵי הַמִּשְׁכָּן קֵדְמָה לִפְנֵי אֹהֶל מוֹעֵד מִזְרָחָה מֹשֶׁה וַהֲדַר אַהֲרֹן וּבָנָיו שֹׁמְרֵי מִשְׁמֶרֶת הַמִּקְדָּשׁ״. אַהֲרֹן – בְּחַד מָקוֹם, וּבָנָיו – בִּשְׁנֵי מְקוֹמוֹת.
La Guemara demande : d'où déduit-on que le verset doit être interprété de cette manière ? C'est du fait qu'il est écrit : « Et ceux qui campaient… étaient Moïse », et qu'il est écrit séparément : « Aaron et ses fils, gardant la charge ». Cela indique que ceux qui campaient et montaient ainsi la garde sont distincts, et que ceux qui montent la garde sont distincts — c'est-à-dire qu'ils accomplissent des gardes différentes en des lieux séparés.
מִמַּאי? מִדִּכְתִיב ״וְהַחֹנִים״, וּכְתִיב ״שֹׁמְרִים״. ״חוֹנִים״ לְחוֹד, וְ״שׁוֹמְרִים״ לְחוֹד.
La Guemara objecte : on pourrait dire que tous les Cohanim montent la garde en un seul endroit distinct des gardes des Lévites, et non en trois endroits séparés. La Guemara explique : cette possibilité ne devrait pas entrer dans ton esprit, car le verset juxtapose les gardes de Moïse et d'Aaron. Cela indique que, de même que Moïse monte la garde en un endroit distinct, Aaron et ses fils montent chacun la garde en un endroit distinct, et ils ne montent pas la garde ensemble.
אֵימָא כּוּלְּהוּ בְּחַד מָקוֹם לְחוֹדֵיהּ! לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ: מָה מֹשֶׁה – בְּחַד מָקוֹם לְחוֹדֵיהּ, אַף אַהֲרֹן וּבָנָיו – בְּחַד מָקוֹם לְחוֹדֵיהּ.
Rav Ashi dit que la halakha selon laquelle les Cohanim montent la garde en trois endroits se déduit de la fin du verset, qui dit : « Moïse, Aaron et ses fils, gardant [shomerim] la charge [mishmeret] du sanctuaire, pour la garde [lemishmeret] des enfants d'Israël ». Le verset emploie trois termes de la racine shin, mem, resh, qui signifie garder, indiquant qu'il doit y avoir trois gardes séparées.
רַב אָשֵׁי אָמַר, מִסֵּיפֵיהּ דִּקְרָא: ״שֹׁמְרִים מִשְׁמֶרֶת ... לְמִשְׁמֶרֶת״.
Tamid 26a
100%
תמיד כ״ו אמַסֶּכֶת תָּמִיד
מִשְׁנָה בִּמְסִיבָּה הַהוֹלֶכֶת לוֹ תַּחַת הַבִּירָה. וְנֵרוֹת דּוֹלְקִין מִכָּאן וּמִכָּאן. עַד שֶׁהוּא מַגִּיעַ לְבֵית הַטְּבִילָה. וּמְדוּרָה הָיְתָה שָׁם. וּבֵית הַכִּסֵּא שֶׁל כָּבוֹד. זֶה הָיָה כְּבוֹדוֹ: מְצָאוֹ נָעוּל – יוֹדֵעַ שֶׁיֵּשׁ שָׁם אָדָם. פָּתוּחַ – בְּיָדוּעַ שֶׁאֵין שָׁם אָדָם. יָרַד, וְטָבַל, עָלָה וְנִסְתַּפֵּג, וְנִתְחַמֵּם כְּנֶגֶד הַמְּדוּרָה. בָּא, וְיָשַׁב לוֹ אֵצֶל אֶחָיו הַכֹּהֲנִים, עַד שֶׁהָיוּ שְׁעָרִים נִפְתָּחִים, יוֹצֵא וְהוֹלֵךְ לוֹ. מִי שֶׁהוּא רוֹצֶה לִתְרוֹם אֶת הַמִּזְבֵּחַ, מַשְׁכִּים וְטוֹבֵל עַד שֶׁלֹּא יָבֹא הַמְמוּנֶּה. וְכִי בְּאֵיזֶה שָׁעָה בָּא הַמְמוּנֶּה? לֹא כׇּל הָעִתִּים שָׁווֹת, פְּעָמִים שֶׁהוּא בָּא מִקְּרוֹת הַגֶּבֶר, אוֹ סָמוּךְ לוֹ מִלְּפָנָיו אוֹ מֵאַחֲרָיו. הַמְמוּנֶּה בָּא, וְדָפַק עֲלֵיהֶן, וְהֵן פָּתְחוּ לוֹ, אָמַר לָהֶן: מִי שֶׁטָּבַל – יָבֹא וְיָפִיס, הֵפִיסוּ, מִי שֶׁזָּכָה – זָכָה בּוֹ. גְּמָרָא גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר אַבָּיֵי: אָמַר קְרָא ״וְהַחֹנִים לִפְנֵי הַמִּשְׁכָּן קֵדְמָה לִפְנֵי אֹהֶל מוֹעֵד מִזְרָחָה מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן וּבָנָיו שֹׁמְרִים מִשְׁמֶרֶת הַמִּקְדָּשׁ לְמִשְׁמֶרֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״. אָמְרִי: אִין, שִׁימּוּר בְּעָלְמָא אַשְׁכְּחַן דְּבָעֵי, כֹּהֲנִים וּלְוִיִּם שִׁימּוּר. מִיהוּ מַתְנִיתִין קָתָנֵי: בִּשְׁלֹשָׁה מְקוֹמוֹת הַכֹּהֲנִים שׁוֹמְרִים בְּבֵית הַמִּקְדָּשׁ, וְהַלְוִיִּם בְּעֶשְׂרִים וְאֶחָד מָקוֹם, וְאִילּוּ קְרָא, כֹּהֲנִים וּלְוִיִּם בַּהֲדֵי הֲדָדֵי כְּתִיב! אָמְרִי, הָכִי קָאָמַר: ״וְהַחֹנִים לִפְנֵי הַמִּשְׁכָּן קֵדְמָה לִפְנֵי אֹהֶל מוֹעֵד מִזְרָחָה מֹשֶׁה וַהֲדַר אַהֲרֹן וּבָנָיו שֹׁמְרֵי מִשְׁמֶרֶת הַמִּקְדָּשׁ״. אַהֲרֹן – בְּחַד מָקוֹם, וּבָנָיו – בִּשְׁנֵי מְקוֹמוֹת. מִמַּאי? מִדִּכְתִיב ״וְהַחֹנִים״, וּכְתִיב ״שֹׁמְרִים״. ״חוֹנִים״ לְחוֹד, וְ״שׁוֹמְרִים״ לְחוֹד. אֵימָא כּוּלְּהוּ בְּחַד מָקוֹם לְחוֹדֵיהּ! לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ: מָה מֹשֶׁה – בְּחַד מָקוֹם לְחוֹדֵיהּ, אַף אַהֲרֹן וּבָנָיו – בְּחַד מָקוֹם לְחוֹדֵיהּ. רַב אָשֵׁי אָמַר, מִסֵּיפֵיהּ דִּקְרָא: ״שֹׁמְרִים מִשְׁמֶרֶת ... לְמִשְׁמֶרֶת״.