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Traité Taanit

25b

Étude de Taanit 25b

Étude de la Guémara 25b

Guémara
…ses pousses ne se renouvellent pas lorsqu'on coupe sa souche, de même, à Dieu ne plaise, le juste — ses pousses ne se renouvelleraient pas, c'est-à-dire qu'il ne pourrait se relever de l'infortune. C'est pourquoi le verset dit « cèdre » : de même que le cèdre fait croître de nouvelles pousses après que sa souche a été coupée, de même le juste prospérera de nouveau. À l'inverse, si l'on disait « cèdre » sans dire « palmier », je dirais que, de même qu'un cèdre ne produit pas de fruit, de même un juste, à Dieu ne plaise, ne produirait pas de fruit — c'est-à-dire qu'il n'aurait pas de récompense dans le Monde à venir. C'est pourquoi il est dit « palmier » et il est dit aussi « cèdre ».
אֵין גִּזְעוֹ מַחְלִיף, אַף צַדִּיק חַס וְשָׁלוֹם אֵין גִּזְעוֹ מַחְלִיף — לְכָךְ נֶאֱמַר אֶרֶז. אִילּוּ נֶאֱמַר אֶרֶז וְלֹא נֶאֱמַר תָּמָר, הָיִיתִי אוֹמֵר: מָה אֶרֶז אֵין עוֹשֶׂה פֵּירוֹת אַף צַדִּיק חַס וְשָׁלוֹם אֵין עוֹשֶׂה פֵּירוֹת — לְכָךְ נֶאֱמַר תָּמָר וְנֶאֱמַר אֶרֶז.
§ La Guemara demande : et les pousses d'un cèdre se renouvellent-elles vraiment ? Mais n'est-il pas enseigné dans une baraïta : celui qui achète à autrui un arbre pour l'abattre (sans en acquérir la pleine propriété) doit lever sa hache d'un téfa'h (un palme) et couper là, afin de permettre à l'arbre de repousser ; mais s'il a acheté un grand sycomore, il doit en laisser deux palmes ; un sycomore non taillé, trois palmes ; s'il a acheté des roseaux ou des ceps de vigne, il ne peut couper qu'à partir du premier nœud et au-dessus ; et pour des palmiers ou des cèdres, on peut creuser et les déraciner, car leurs pousses ne se renouvellent pas. Cette baraïta indique que les cèdres ne font pas croître de nouvelles pousses après avoir été coupés !
וְאֶרֶז גִּזְעוֹ מַחְלִיף? וְהָתַנְיָא: הַלּוֹקֵחַ אִילָן מֵחֲבֵירוֹ לָקוֹץ, מַגְבִּיהוֹ מִן הַקַּרְקַע טֶפַח וְקוֹצֵץ. בְּסַדַּן הַשִּׁקְמָה — שְׁנֵי טְפָחִים. בִּבְתוּלַת הַשִּׁקְמָה — שְׁלֹשָׁה טְפָחִים. בְּקָנִים וּבִגְפָנִים — מִן הַפְּקָק וּלְמַעְלָה. בִּדְקָלִים וּבַאֲרָזִים — חוֹפֵר לְמַטָּה וּמַשְׁרִישׁ, לְפִי שֶׁאֵין גִּזְעוֹ מַחְלִיף.
La Guemara répond : de quoi traitons-nous ici ? D'autres espèces de cèdres, conformément à l'opinion de Rabba bar Houna. Car Rabba bar Houna dit : il y a dix espèces de cèdres, comme il est dit : « Je mettrai dans le désert le cèdre, l'acacia, le myrte et l'olivier ; je placerai dans la steppe le cyprès, le platane et le mélèze ensemble » (Yéchayahou 41, 19). Les sept espèces mentionnées dans ce verset sont toutes appelées « cèdres », ainsi que trois espèces de plus.
הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן בִּשְׁאָר מִינֵי אֲרָזִים, כִּדְרַבָּה בַּר הוּנָא. דְּאָמַר רַבָּה בַּר הוּנָא: עֲשָׂרָה מִינֵי אֲרָזִים הֵן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֶתֵּן בַּמִּדְבָּר אֶרֶז שִׁטָּה וַהֲדַס וְגוֹ׳״.
Nos maîtres ont enseigné : il arriva que Rabbi Eliézer décréta un cycle complet de treize jeûnes sur l'assemblée, mais la pluie ne tomba pas. À la fin du dernier jeûne, l'assemblée commença à sortir de la synagogue. Il leur dit : vous êtes-vous préparé des tombes ? Si la pluie ne tombe pas, nous mourrons tous de faim. Tout le peuple fondit en larmes, et la pluie tomba.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר שֶׁגָּזַר שְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה תַּעֲנִיּוֹת עַל הַצִּבּוּר וְלֹא יָרְדוּ גְּשָׁמִים, בָּאַחֲרוֹנָה הִתְחִילוּ הַצִּבּוּר לָצֵאת. אָמַר לָהֶם: תִּקַּנְתֶּם קְבָרִים לְעַצְמְכֶם?! גָּעוּ כׇּל הָעָם בִּבְכִיָּה, וְיָרְדוּ גְּשָׁמִים.
Il y eut un autre incident avec Rabbi Eliézer, qui descendit officier devant l'arche un jour de jeûne. Et il récita vingt-quatre bénédictions, mais ne fut pas exaucé. Rabbi Akiva descendit devant l'arche après lui et dit : « Notre Père, notre Roi (Avinou Malkénou), nous n'avons pas d'autre roi que Toi. Notre Père, notre Roi, pour Ton amour, aie pitié de nous. » Et la pluie tomba aussitôt. Les Sages chuchotaient entre eux que Rabbi Akiva avait été exaucé tandis que son maître, Rabbi Eliézer, ne l'avait pas été. Une voix céleste sortit et dit : ce n'est pas parce que ce Sage-ci (Rabbi Akiva) est plus grand que celui-là (Rabbi Eliézer), mais parce que celui-ci est indulgent (maavir al midotav), et que celui-là ne l'est pas. Dieu répondit à la nature indulgente de Rabbi Akiva en lui envoyant la pluie.
שׁוּב מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר שֶׁיָּרַד לִפְנֵי הַתֵּיבָה, וְאָמַר עֶשְׂרִים וְאַרְבַּע בְּרָכוֹת וְלֹא נַעֲנָה. יָרַד רַבִּי עֲקִיבָא אַחֲרָיו וְאָמַר: ״אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ אֵין לָנוּ מֶלֶךְ אֶלָּא אָתָּה. אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ, לְמַעַנְךָ רַחֵם עָלֵינוּ״, וְיָרְדוּ גְּשָׁמִים. הֲווֹ מְרַנְּנִי רַבָּנַן, יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה: לֹא מִפְּנֵי שֶׁזֶּה גָּדוֹל מִזֶּה, אֶלָּא שֶׁזֶּה מַעֲבִיר עַל מִידּוֹתָיו, וְזֶה אֵינוֹ מַעֲבִיר עַל מִדּוֹתָיו.
§ Nos maîtres ont enseigné dans une baraïta : jusqu'à quel point la pluie doit-elle tomber pour que la communauté cesse son jeûne pour la pluie ? Si la pluie pénètre le sol de toute la profondeur de la lame d'une charrue jusqu'à l'endroit où elle se recourbe, ils peuvent cesser de jeûner — paroles de Rabbi Meïr. Et les Sages énoncent une autre mesure : si la terre est complètement sèche, le sol doit être humecté sur la profondeur d'un seul palme (téfa'h) ; pour une terre moyenne, ils doivent attendre que l'humidité atteigne deux palmes ; et si c'est une terre travaillée (labourée), l'humidité doit atteindre trois palmes.
תָּנוּ רַבָּנַן: עַד מָתַי יְהוּ הַגְּשָׁמִים יוֹרְדִין וְהַצִּבּוּר פּוֹסְקִין מִתַּעֲנִיתָם? כִּמְלֹא בֶּרֶךְ הַמַּחֲרֵישָׁה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בַּחֲרֵבָה טֶפַח, בְּבֵינוֹנִית טִפְחַיִים, בַּעֲבוּדָה שְׁלֹשָׁה טְפָחִים.
Il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Chimon ben Eléazar dit : il n'est pas un palme de pluie d'en haut vers lequel l'eau de l'abîme ne monte de trois palmes. La Guemara soulève une objection : mais n'est-il pas enseigné dans une autre baraïta que l'eau de l'abîme monte de deux palmes ? La Guemara explique : ce n'est pas difficile. Ici, dans la première baraïta, il s'agit d'une terre travaillée, que l'eau pénètre plus vite ; tandis que là, dans la seconde, il s'agit d'une terre non travaillée, que l'eau ne pénètre pas aussi aisément, et où l'eau de l'abîme ne monte donc que de deux palmes.
תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אֵין לְךָ טֶפַח מִלְּמַעְלָה, שֶׁאֵין תְּהוֹם יוֹצֵא לִקְרָאתוֹ שְׁלֹשָׁה טְפָחִים. וְהָא תַּנְיָא טִפְחַיִים! לָא קַשְׁיָא: כָּאן בַּעֲבוּדָה, כָּאן בְּשֶׁאֵינָהּ עֲבוּדָה.
Rabbi Eléazar dit : lorsqu'on versait la libation d'eau durant la fête de Souccot, ces eaux de l'abîme disaient aux autres eaux de l'abîme : laissez couler votre eau, car j'entends les voix de deux de nos amis (la libation de vin et la libation d'eau), tous deux versés sur l'autel. Comme il est dit : « L'abîme appelle l'abîme au bruit de Tes cataractes ; toutes Tes vagues et Tes flots ont passé sur moi » (Téhilim 42, 8) — les eaux supérieures de l'abîme appelant les eaux inférieures lorsqu'elles entendent le bruit des libations.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כְּשֶׁמְּנַסְּכִין אֶת הַמַּיִם בֶּחָג, תְּהוֹם אוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: אַבַּע מֵימֶיךָ, קוֹל שְׁנֵי רֵיעִים אֲנִי שׁוֹמֵעַ. שֶׁנֶּאֱמַר: ״תְּהוֹם אֶל תְּהוֹם קוֹרֵא לְקוֹל צִנּוֹרֶיךָ וְגוֹ׳״.
Rabba dit : j'ai vu moi-même cet ange préposé à l'eau, Ridya, sous la forme d'un veau dont les lèvres étaient fendues, se tenant entre les eaux inférieures de l'abîme et les eaux supérieures de l'abîme. Aux eaux supérieures de l'abîme, il disait : distillez votre eau et faites pleuvoir. Aux eaux inférieures de l'abîme, il disait : laissez couler votre eau d'en bas, comme il est dit : « Les fleurs paraissent sur la terre ; le temps du chant est venu, et la voix de la tourterelle [tor] s'entend dans notre pays » (Chir HaChirim 2, 12). Les fleurs qui paraissent font allusion aux libations ; le temps du chant désigne le chant de la fête ; et le terme tor, en araméen, peut aussi signifier « bœuf » — ici interprété comme une référence à l'ange Ridya.
אָמַר רַבָּה: לְדִידִי חֲזֵי לִי הַאי רִידְיָא, דָּמֵי לְעִיגְלָא וּפְרִיטָא שִׂפְווֹתֵיהּ וְקָיְימָא בֵּין תְּהוֹמָא תַּתָּאָה לִתְהוֹמָא עִילָּאָה. לִתְהוֹמָא עִילָּאָה אָמַר לֵיהּ: חֲשׁוֹר מֵימֶיךָ. לִתְהוֹמָא תַּתָּאָה אָמַר לֵיהּ: אַבַּע מֵימֶיךָ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַנִּצָּנִים נִרְאוּ בָּאָרֶץ וְגוֹ׳״.
§ La Michna enseigne : s'ils jeûnaient pour la pluie, et que la pluie tomba pour eux avant le lever du soleil, ils n'ont pas à achever leur jeûne jusqu'au soir. Nos maîtres ont enseigné : s'ils jeûnaient pour la pluie et que la pluie tomba pour eux avant le lever du soleil, ils n'ont pas à achever leur jeûne, car l'obligation de jeûner ne prend effet qu'au lever du soleil ; mais si la pluie tomba après le lever du soleil, ils doivent achever leur jeûne. Telle est l'opinion de Rabbi Meïr. Rabbi Yehouda dit : si la pluie tomba avant midi, ils n'ont pas à achever leur jeûne ; mais si elle tombe après midi, ils doivent achever leur jeûne.
הָיוּ מִתְעַנִּין וְיָרְדוּ גְּשָׁמִים קוֹדֶם הָנֵץ הַחַמָּה כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: הָיוּ מִתְעַנִּין וְיָרְדוּ לָהֶם גְּשָׁמִים, קוֹדֶם הָנֵץ הַחַמָּה — לֹא יַשְׁלִימוּ. לְאַחַר הָנֵץ הַחַמָּה — יַשְׁלִימוּ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: קוֹדֶם חֲצוֹת — לֹא יַשְׁלִימוּ. לְאַחַר חֲצוֹת — יַשְׁלִימוּ.
Rabbi Yossi dit : si la pluie tombe avant la neuvième heure (trois heures dans l'après-midi), ils n'ont pas à achever leur jeûne ; si elle tombe après la neuvième heure du jour, ils doivent achever leur jeûne — comme nous l'avons trouvé au sujet d'A'hav, roi d'Israël, qui jeûna à partir de la neuvième heure, comme il est dit : « Et lorsqu'A'hav entendit ces paroles, il déchira ses vêtements, mit un sac sur sa chair, jeûna, coucha dans le sac et marcha doucement. Et la parole de l'Éternel fut adressée à Élie le Tichbite, disant : Vois-tu comme A'hav s'humilie devant Moi ? » (I Mélakhim 21, 27-29). Selon la tradition, cela survint à la neuvième heure.
רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: קוֹדֶם תֵּשַׁע שָׁעוֹת — לֹא יַשְׁלִימוּ, לְאַחַר תֵּשַׁע שָׁעוֹת — יַשְׁלִימוּ, שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּאַחְאָב מֶלֶךְ יִשְׂרָאֵל שֶׁהִתְעַנָּה מִתֵּשַׁע שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הֲרָאִיתָ כִּי נִכְנַע אַחְאָב וְגוֹ׳״.
Rabbi Yehouda Nessia décréta un jeûne, et la pluie tomba pour eux après le lever du soleil. Il pensa achever le jeûne, mais Rabbi Ami lui dit que nous avons appris : « avant midi et après midi » — c'est-à-dire que la halakha est conforme à l'opinion de Rabbi Yehouda. Chmouel haKatan décréta un jeûne, et la pluie tomba pour eux avant le lever du soleil. Les gens pensèrent dire : c'est là un signe de la louange de la communauté, car nous avons mérité la pluie avant même d'avoir prié.
רַבִּי יְהוּדָה נְשִׂיאָה גְּזַר תַּעֲנִיתָא וְיָרְדוּ לָהֶם גְּשָׁמִים לְאַחַר הָנֵץ הַחַמָּה. סָבַר לְאַשְׁלוֹמִינְהוּ, אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַמֵּי: קוֹדֶם חֲצוֹת וְאַחַר חֲצוֹת שָׁנִינוּ. שְׁמוּאֵל הַקָּטָן גְּזַר תַּעֲנִיתָא וְיָרְדוּ לָהֶם גְּשָׁמִים קוֹדֶם הָנֵץ הַחַמָּה. כִּסְבוּרִין הָעָם לוֹמַר: שִׁבְחוֹ שֶׁל צִבּוּר הוּא.
Taanit 25b
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תענית כ״ה במַסֶּכֶת תַּעֲנִית
גְּמָרָא אֵין גִּזְעוֹ מַחְלִיף, אַף צַדִּיק חַס וְשָׁלוֹם אֵין גִּזְעוֹ מַחְלִיף — לְכָךְ נֶאֱמַר אֶרֶז. אִילּוּ נֶאֱמַר אֶרֶז וְלֹא נֶאֱמַר תָּמָר, הָיִיתִי אוֹמֵר: מָה אֶרֶז אֵין עוֹשֶׂה פֵּירוֹת אַף צַדִּיק חַס וְשָׁלוֹם אֵין עוֹשֶׂה פֵּירוֹת — לְכָךְ נֶאֱמַר תָּמָר וְנֶאֱמַר אֶרֶז. וְאֶרֶז גִּזְעוֹ מַחְלִיף? וְהָתַנְיָא: הַלּוֹקֵחַ אִילָן מֵחֲבֵירוֹ לָקוֹץ, מַגְבִּיהוֹ מִן הַקַּרְקַע טֶפַח וְקוֹצֵץ. בְּסַדַּן הַשִּׁקְמָה — שְׁנֵי טְפָחִים. בִּבְתוּלַת הַשִּׁקְמָה — שְׁלֹשָׁה טְפָחִים. בְּקָנִים וּבִגְפָנִים — מִן הַפְּקָק וּלְמַעְלָה. בִּדְקָלִים וּבַאֲרָזִים — חוֹפֵר לְמַטָּה וּמַשְׁרִישׁ, לְפִי שֶׁאֵין גִּזְעוֹ מַחְלִיף. הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן בִּשְׁאָר מִינֵי אֲרָזִים, כִּדְרַבָּה בַּר הוּנָא. דְּאָמַר רַבָּה בַּר הוּנָא: עֲשָׂרָה מִינֵי אֲרָזִים הֵן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֶתֵּן בַּמִּדְבָּר אֶרֶז שִׁטָּה וַהֲדַס וְגוֹ׳״. תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר שֶׁגָּזַר שְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה תַּעֲנִיּוֹת עַל הַצִּבּוּר וְלֹא יָרְדוּ גְּשָׁמִים, בָּאַחֲרוֹנָה הִתְחִילוּ הַצִּבּוּר לָצֵאת. אָמַר לָהֶם: תִּקַּנְתֶּם קְבָרִים לְעַצְמְכֶם?! גָּעוּ כׇּל הָעָם בִּבְכִיָּה, וְיָרְדוּ גְּשָׁמִים. שׁוּב מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר שֶׁיָּרַד לִפְנֵי הַתֵּיבָה, וְאָמַר עֶשְׂרִים וְאַרְבַּע בְּרָכוֹת וְלֹא נַעֲנָה. יָרַד רַבִּי עֲקִיבָא אַחֲרָיו וְאָמַר: ״אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ אֵין לָנוּ מֶלֶךְ אֶלָּא אָתָּה. אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ, לְמַעַנְךָ רַחֵם עָלֵינוּ״, וְיָרְדוּ גְּשָׁמִים. הֲווֹ מְרַנְּנִי רַבָּנַן, יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה: לֹא מִפְּנֵי שֶׁזֶּה גָּדוֹל מִזֶּה, אֶלָּא שֶׁזֶּה מַעֲבִיר עַל מִידּוֹתָיו, וְזֶה אֵינוֹ מַעֲבִיר עַל מִדּוֹתָיו. תָּנוּ רַבָּנַן: עַד מָתַי יְהוּ הַגְּשָׁמִים יוֹרְדִין וְהַצִּבּוּר פּוֹסְקִין מִתַּעֲנִיתָם? כִּמְלֹא בֶּרֶךְ הַמַּחֲרֵישָׁה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בַּחֲרֵבָה טֶפַח, בְּבֵינוֹנִית טִפְחַיִים, בַּעֲבוּדָה שְׁלֹשָׁה טְפָחִים. תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אֵין לְךָ טֶפַח מִלְּמַעְלָה, שֶׁאֵין תְּהוֹם יוֹצֵא לִקְרָאתוֹ שְׁלֹשָׁה טְפָחִים. וְהָא תַּנְיָא טִפְחַיִים! לָא קַשְׁיָא: כָּאן בַּעֲבוּדָה, כָּאן בְּשֶׁאֵינָהּ עֲבוּדָה. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כְּשֶׁמְּנַסְּכִין אֶת הַמַּיִם בֶּחָג, תְּהוֹם אוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: אַבַּע מֵימֶיךָ, קוֹל שְׁנֵי רֵיעִים אֲנִי שׁוֹמֵעַ. שֶׁנֶּאֱמַר: ״תְּהוֹם אֶל תְּהוֹם קוֹרֵא לְקוֹל צִנּוֹרֶיךָ וְגוֹ׳״. אָמַר רַבָּה: לְדִידִי חֲזֵי לִי הַאי רִידְיָא, דָּמֵי לְעִיגְלָא וּפְרִיטָא שִׂפְווֹתֵיהּ וְקָיְימָא בֵּין תְּהוֹמָא תַּתָּאָה לִתְהוֹמָא עִילָּאָה. לִתְהוֹמָא עִילָּאָה אָמַר לֵיהּ: חֲשׁוֹר מֵימֶיךָ. לִתְהוֹמָא תַּתָּאָה אָמַר לֵיהּ: אַבַּע מֵימֶיךָ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַנִּצָּנִים נִרְאוּ בָּאָרֶץ וְגוֹ׳״. הָיוּ מִתְעַנִּין וְיָרְדוּ גְּשָׁמִים קוֹדֶם הָנֵץ הַחַמָּה כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: הָיוּ מִתְעַנִּין וְיָרְדוּ לָהֶם גְּשָׁמִים, קוֹדֶם הָנֵץ הַחַמָּה — לֹא יַשְׁלִימוּ. לְאַחַר הָנֵץ הַחַמָּה — יַשְׁלִימוּ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: קוֹדֶם חֲצוֹת — לֹא יַשְׁלִימוּ. לְאַחַר חֲצוֹת — יַשְׁלִימוּ. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: קוֹדֶם תֵּשַׁע שָׁעוֹת — לֹא יַשְׁלִימוּ, לְאַחַר תֵּשַׁע שָׁעוֹת — יַשְׁלִימוּ, שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּאַחְאָב מֶלֶךְ יִשְׂרָאֵל שֶׁהִתְעַנָּה מִתֵּשַׁע שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הֲרָאִיתָ כִּי נִכְנַע אַחְאָב וְגוֹ׳״. רַבִּי יְהוּדָה נְשִׂיאָה גְּזַר תַּעֲנִיתָא וְיָרְדוּ לָהֶם גְּשָׁמִים לְאַחַר הָנֵץ הַחַמָּה. סָבַר לְאַשְׁלוֹמִינְהוּ, אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַמֵּי: קוֹדֶם חֲצוֹת וְאַחַר חֲצוֹת שָׁנִינוּ. שְׁמוּאֵל הַקָּטָן גְּזַר תַּעֲנִיתָא וְיָרְדוּ לָהֶם גְּשָׁמִים קוֹדֶם הָנֵץ הַחַמָּה. כִּסְבוּרִין הָעָם לוֹמַר: שִׁבְחוֹ שֶׁל צִבּוּר הוּא. אָמַר לָהֶם: אֶמְשׁוֹל לָכֶם מָשָׁל, לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה — לְעֶבֶד שֶׁמְבַקֵּשׁ פְּרָס מֵרַבּוֹ, אָמַר לָהֶם: תְּנוּ לוֹ וְאַל אֶשְׁמַע קוֹלוֹ. שׁוּב, שְׁמוּאֵל הַקָּטָן גְּזַר תַּעֲנִיתָא וְיָרְדוּ לָהֶם גְּשָׁמִים לְאַחַר שְׁקִיעַת הַחַמָּה. כִּסְבוּרִים הָעָם לוֹמַר שִׁבְחוֹ שֶׁל צִבּוּר הוּא, אָמַר לָהֶם שְׁמוּאֵל: לֹא שֶׁבַח שֶׁל צִבּוּר הוּא, אֶלָּא אֶמְשׁוֹל לָכֶם מָשָׁל, לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה — לְעֶבֶד שֶׁמְבַקֵּשׁ פְּרָס מֵרַבּוֹ, וְאָמַר לָהֶם: הַמְתִּינוּ לוֹ עַד שֶׁיִּתְמַקְמֵק וְיִצְטַעֵר, וְאַחַר כָּךְ תְּנוּ לוֹ. וְלִשְׁמוּאֵל הַקָּטָן שִׁבְחוֹ שֶׁל צִבּוּר הֵיכִי דָּמֵי? אֲמַר ״מַשִּׁיב הָרוּחַ״ וּנְשַׁב זִיקָא, אֲמַר ״מוֹרִיד הַגֶּשֶׁם״ וַאֲתָא מִיטְרָא. מַעֲשֶׂה וְגָזְרוּ תַּעֲנִית בְּלוֹד כּוּ׳. וְנֵימָא הַלֵּל מֵעִיקָּרָא? אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַויְיהוּ: לְפִי שֶׁאֵין אוֹמְרִים הַלֵּל