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Traité Taanit

10b

Étude de Taanit 10b

Étude de la Guémara 10b

Guémara
…et pour les jours de fête commémoratifs inscrits dans la Méguilat Taanit, qui contient une liste de dates où les Sages ont interdit de jeûner.
וּבְיָמִים טוֹבִים הַכְּתוּבִין בִּמְגִילַּת תַּעֲנִית.
Nos maîtres ont enseigné dans une baraïta : qu'une personne ne dise pas « je ne suis qu'un élève, je ne suis donc pas digne d'être compté parmi les individus qui jeûnent » (comme l'énonce la Michna). Plutôt, au regard des jeûnes des individus, tous les érudits de la Torah sont des individus. La baraïta précise : qui est un « individu » et qui est un « élève » ? Un individu est quiconque est versé dans la Torah et digne d'être nommé dirigeant et maître de la communauté. Un élève est tout érudit à qui l'on pose une question de halakha dans son étude et qui en donne la réponse correcte — et cela même s'il n'est familier que du traité du mois de kalla (le traité que la communauté étudiait cette année-là).
תָּנוּ רַבָּנַן: אַל יֹאמַר אָדָם תַּלְמִיד אֲנִי, אֵינִי רָאוּי לִהְיוֹת יָחִיד, אֶלָּא: כׇּל תַּלְמִידֵי חֲכָמִים יְחִידִים. אֵיזֶהוּ יָחִיד וְאֵיזֶהוּ תַּלְמִיד? יָחִיד — כֹּל שֶׁרָאוּי לְמַנּוֹתוֹ פַּרְנָס עַל הַצִּבּוּר, תַּלְמִיד — כׇּל שֶׁשּׁוֹאֲלִין אוֹתוֹ דָּבָר הֲלָכָה בְּתַלְמוּדוֹ וְאוֹמֵר, וַאֲפִילּוּ בְּמַסֶּכְתָּא דְכַלָּה.
Nos maîtres ont enseigné dans une autre baraïta : ce n'est pas quiconque le veut qui peut se faire « individu » et se conduire en conséquence, ni quiconque le veut qui peut agir en « élève ». Telle est l'opinion de Rabbi Meïr. Rabbi Yossi dit : on le peut, et on en est même rappelé en bien — car la conduite d'un élève de la Torah n'est pas pour lui une source de gloire, mais une source de peine. Il est convenable de prendre sur soi ces obligations, et l'on n'est pas tenu pour agir de manière déplacée.
תָּנוּ רַבָּנַן: לֹא כׇּל הָרוֹצֶה לַעֲשׂוֹת עַצְמוֹ יָחִיד עוֹשֶׂה, תַּלְמִיד — עוֹשֶׂה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: עוֹשֶׂה, וְזָכוּר לַטּוֹב, לְפִי שֶׁאֵין שֶׁבַח הוּא לוֹ, אֶלָּא צַעַר הוּא לוֹ.
Il est enseigné dans une autre baraïta : ce n'est pas quiconque le veut qui peut se faire « individu », ni quiconque le veut qui peut agir en « élève ». Telle est l'opinion de Rabbi Chimon ben Eléazar. Rabban Chimon ben Gamliel dit : dans quel cas cet énoncé est-il dit ? Au sujet d'une matière de gloire — par exemple se parer des vêtements d'un érudit de la Torah. Mais au sujet d'une matière de peine — lorsque les érudits agissent avec rigueur —, on le peut, et celui qui agit avec rigueur en est rappelé en bien, car ce n'est pas pour lui une source de gloire, mais une source de peine.
תַּנְיָא אִידַּךְ: לֹא כׇּל הָרוֹצֶה לַעֲשׂוֹת עַצְמוֹ יָחִיד עוֹשֶׂה, תַּלְמִיד — עוֹשֶׂה, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים: בְּדָבָר שֶׁל שֶׁבַח, אֲבָל בְּדָבָר שֶׁל צַעַר — עוֹשֶׂה, וְזָכוּר לַטּוֹב, שֶׁאֵין שֶׁבַח הוּא לוֹ, אֶלָּא צַעַר הוּא לוֹ.
Nos maîtres ont enseigné dans une baraïta : celui qui jeûnait pour un malheur et que le malheur est passé, ou qui jeûnait pour le rétablissement d'un malade et que ce malade a guéri — il ne peut interrompre son jeûne du seul fait que sa cause a disparu ; il achève plutôt son jeûne. La baraïta poursuit : celui qui va d'un lieu où l'on ne jeûne pas vers un lieu où l'on jeûne, jeûne avec eux. À l'inverse, celui qui va d'un lieu où l'on jeûne vers un lieu où l'on ne jeûne pas, achève son jeûne en tant que résident de sa ville d'origine.
תָּנוּ רַבָּנַן: מִי שֶׁהָיָה מִתְעַנֶּה עַל הַצָּרָה וְעָבְרָה, עַל הַחוֹלֶה וְנִתְרַפֵּא — הֲרֵי זֶה מִתְעַנֶּה וּמַשְׁלִים. הַהוֹלֵךְ מִמְּקוֹם שֶׁאֵין מִתְעַנִּין לִמְקוֹם שֶׁמִּתְעַנִּין — הֲרֵי זֶה מִתְעַנֶּה עִמָּהֶן. מִמְּקוֹם שֶׁמִּתְעַנִּין לִמְקוֹם שֶׁאֵין מִתְעַנִּין — הֲרֵי זֶה מִתְעַנֶּה וּמַשְׁלִים.
Celui qui a oublié le jeûne, a mangé et bu, ne doit pas se montrer rassasié devant la communauté, ni s'adonner à des plaisirs. Qu'on ne pense pas que, parce qu'on a déjà mangé, le jeûne est entièrement annulé et qu'on peut se conduire comme si ce n'était pas un jour de jeûne : il faut plutôt réduire ce qu'on mange, comme il est dit : « Et Yaakov dit à ses fils : Pourquoi vous montrez-vous ? » (Béréchit 42, 1) — Yaakov dit à ses fils : ne vous montrez pas rassasiés, ni devant les gens de la maison d'Ésaü ni devant ceux d'Yichmaël, afin qu'ils ne soient pas jaloux de vous, car ils souffrent de la faim. Cela enseigne qu'on ne doit pas faire montre de satiété quand d'autres ont faim.
שָׁכַח וְאָכַל וְשָׁתָה — אַל יִתְרָאֶה בִּפְנֵי הַצִּבּוּר, וְאַל יַנְהִיג עִידּוּנִין בְּעַצְמוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר יַעֲקֹב לְבָנָיו לָמָּה תִּתְרָאוּ״, אָמַר לָהֶם יַעֲקֹב לְבָנָיו: אַל תַּרְאוּ עַצְמְכֶם כְּשֶׁאַתֶּם שְׂבֵעִין, לֹא בִּפְנֵי עֵשָׂו וְלֹא בִּפְנֵי יִשְׁמָעֵאל, כְּדֵי שֶׁלֹּא יִתְקַנְּאוּ בָּכֶם.
§ La Guemara présente un autre conseil lié au récit de Yossef et de ses frères. Yossef leur dit : « Ne vous querellez pas en chemin » (Béréchit 45, 24). Rabbi Eléazar dit : Yossef dit à ses frères : ne vous absorbez pas dans une question de halakha, de peur que vous ne vous égariez en chemin. Si vous discutez d'une halakha en voyageant, vous pourriez entrer en dispute ; or il importe aux voyageurs de rester en bons termes.
״אַל תִּרְגְּזוּ בַּדָּרֶךְ״, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, אָמַר לָהֶם יוֹסֵף לְאֶחָיו: אַל תִּתְעַסְּקוּ בִּדְבַר הֲלָכָה, שֶׁמָּא תְּרַגְּזוּ עֲלֵיכֶם הַדֶּרֶךְ.
La Guemara demande : en est-il ainsi ? Mais Rabbi Ilaï bar Berekhya n'a-t-il pas dit : deux érudits de la Torah qui cheminent ensemble sans qu'aucune parole de Torah ne s'échange entre eux méritent d'être brûlés, comme il est dit : « Et comme ils marchaient encore en parlant, voici, un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent l'un de l'autre » (II Mélakhim 2, 11) — si le char de feu ne fit pas de mal à Élisée, c'est parce qu'il y avait entre eux une parole de Torah, d'où l'on infère que, n'eussent-ils discuté d'une parole de Torah, ils auraient mérité d'être brûlés !
אִינִי? וְהָאָמַר רַבִּי אִלְעַאי בַּר בֶּרֶכְיָה: שְׁנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים שֶׁמְּהַלְּכִים בַּדֶּרֶךְ וְאֵין בֵּינֵיהֶן דִּבְרֵי תוֹרָה — רְאוּיִין לִישָּׂרֵף, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי הֵמָּה הֹלְכִים הָלוֹךְ וְדַבֵּר וְהִנֵּה רֶכֶב אֵשׁ וְסוּסֵי אֵשׁ וַיַּפְרִדוּ בֵּין שְׁנֵיהֶם״, טַעְמָא דְּאִיכָּא דִּיבּוּר, הָא לֵיכָּא דִּיבּוּר — רְאוּיִין לִישָּׂרֵף!
La Guemara répond : ce n'est pas difficile. Cette opinion de Rabbi Ilaï bar Berekhya vise l'étude par cœur (révision d'un savoir déjà acquis), permise et même appropriée en voyageant ; tandis que cette opinion de Rabbi Eléazar vise l'examen approfondi d'une halakha — auquel cas il est probable que les érudits entrent en conflit.
לָא קַשְׁיָא: הָא — לְמִיגְרַס, הָא — לְעַיּוֹנֵי.
Il est enseigné dans une baraïta que Yossef dit à ses frères : ne faites pas de grandes enjambées, et faites entrer le soleil dans la ville — c'est-à-dire entrez dans la ville pour y passer la nuit avant que le soleil ne soit couché. La Guemara développe : ne faites pas de grandes enjambées, car le Maître a dit : une grande enjambée ôte un cinq-centième de la vue d'une personne, et cette perte ne vaut pas le temps gagné.
בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: אַל תַּפְסִיעוּ פְּסִיעָה גַּסָּה, וְהַכְנִיסוּ חַמָּה לָעִיר. אַל תַּפְסִיעוּ פְּסִיעָה גַּסָּה — דְּאָמַר מָר: פְּסִיעָה גַּסָּה נוֹטֶלֶת אֶחָד מֵחֲמֵשׁ מֵאוֹת מִמְּאוֹר עֵינָיו שֶׁל אָדָם.
La Guemara explique encore : et faites entrer le soleil dans la ville — c'est conforme à ce que Rav Yehouda a dit au nom de Rav. Car Rav Yehouda a dit au nom de Rav : on doit toujours quitter le lieu où l'on a passé la nuit avec « c'est bon » (Béréchit 1, 4), c'est-à-dire après le lever du soleil — car la Torah emploie l'expression « c'est bon » au sujet de la création de la lumière, et cette bonté se manifeste dans le sentiment de sécurité qu'on éprouve à la lumière. Et de même, lorsqu'on arrive dans une ville inconnue, on doit y entrer avec « c'est bon », avant le coucher du soleil, comme il est dit : « Dès que le matin fut clair, les hommes furent renvoyés » (Béréchit 44, 3).
וְהַכְנִיסוּ חַמָּה לָעִיר — כִּדְרַב יְהוּדָה אָמַר רַב. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לְעוֹלָם יֵצֵא אָדָם בְּ״כִי טוֹב״ וְיִכָּנֵס בְּ״כִי טוֹב״, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַבֹּקֶר אוֹר וְהָאֲנָשִׁים שֻׁלְּחוּ״.
De même, Rav Yehouda dit au nom de Rabbi 'Hiya : celui qui chemine sur la route ne doit pas manger chaque jour plus qu'il ne mangerait normalement en une année de famine. La Guemara demande : quelle en est la raison ? Ici, en Babylonie, on a expliqué que la raison tient aux intestins — car l'effort du voyage peut endommager des intestins pleins, et il est donc préférable de manger moins que la quantité normale. En Occident (Erets Israël), on dit que la raison tient à la nourriture : si l'on mange trop, ses provisions risquent de ne pas durer tout le voyage, et il doit donc rationner ses repas. La Guemara demande : quelle est la différence pratique entre ces deux opinions ? La Guemara répond : la différence pratique entre elles…
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַבִּי חִיָּיא: הַמְהַלֵּךְ בַּדֶּרֶךְ — אַל יֹאכַל יוֹתֵר מִשְּׁנֵי רְעָבוֹן. מַאי טַעְמָא? הָכָא תַּרְגִּימוּ: מִשּׁוּם מַעְיָינָא. בְּמַעְרְבָא אָמְרִי: מִשּׁוּם מְזוֹנֵי. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ,

Rachi

וכן בימים טובים הכתובים במגילת תענית:

תלמיד אני – ואיני חשוב כל כך כיחידים כלומר איני ראוי להתחיל תענית עם היחידים:

לא כל הרוצה לעשות עצמו יחיד – לענין תענית:,עושה – דנראה מגסי הרוח ותנן (אבות פרק ג משנה י) כל שרוח הבריות נוחה הימנו כו':,הכי גרסינן התלמידים עושין עצמן – כדאמרינן לעיל שכל התלמידים ראויין לכך ואין בהם משום גסות הרוח:,רבי יוסי אומר כל אדם – ואפילו שאינו תלמיד עושה עצמו יחיד להתענות וזכור לטוב דצער הוא לו ולא גסות לישנא אחרינא גרסינן לא כל הרוצה לעשות עצמו יחיד עושה תלמיד עושה כלומר ולא כל הרוצה נמי לעשות עצמו תלמיד להתנהג עצמו במדת תלמיד בחלוקו ובמטתו ולהתנאות בסודר של תלמידי חכמים ושאר דברים עושה דכל הרוצה ליטול לו את השם לא יטול ורבי יוסי ארישא ומסתבר כי האי לישנא מדקא מהדר רבן שמעון בן גמליאל דבר של שבח אינו עושה מכלל דאיירי בשבח:

על החולה ונתרפא – הוא הדין אם מת החולה בעי לקיומי נדרו:,על הצרה ועברה – מתענה ומשלים ואם לאו נראה כמתנה עם קונו אם תעבור (אתענה) ואם לאו (לא) אתענה:,למקום שאין מתענין הרי זה מתענה ומשלים – כל התעניות שקבלו עליהן בני עירו דנותנין עליו חומרי המקום שיצא משם:

אכל ושתה – דיעבד:,אל יתראה בפניהן – שנראה כחתן בין אבלים ויתקנאו בו:,ואל ינהיג עדונים בעצמו – שלא יאמר הואיל ואכלתי כל שהוא אוכל הרבה:,אל תראו עצמכם – שיש לכם חטים הרבה ולא הלכו אלא בשביל דבר זה שלא להתראות בפני בני עשו שהיו צעורים ורעבים:

תרגזו עליכם הדרך – תתעו:

לישרף באש – דכתיב והנה סוסי אש וכתיב בההוא עניינא הלוך ודבר ואהכי כתביה לאשמועינן דאי לאו שהיו הולכין בעומקה של הלכה לא [היו ניצולין]:

הא למגרס – מבעי ליה באורחא אבל במלתא דמבעי ליה לעיוני לא:

במתניתא תנא – מאי אל תרגזו בדרך אל תזיקו עצמכם בפסיעה גסה:,והכניסו חמה לעיר – כשאתם לנין ושוכבין בדרך בעיירות הכניסו לעיר בעוד שהחמה זורחת:

יצא אדם בכי טוב – שימתין עד שיאור כמו וירא אלהים את האור כי טוב (בראשית א):,ויכנס בכי טוב – בערב בעוד שהחמה זורחת שאין ליסטין מצויין אי נמי שלא יפול בבורות ובקעים שבעיר שלא יעלילו עליו עלילות מרגל אתה או גנב:,הבוקר אור והאנשים שולחו המה וחמוריהם – מיכן שיצאו בכי טוב והוא הדין ליכנס בכי טוב יש ספרים דלא כתיב בהו האי קרא אלא מילתא דרב יהודה סברא הוא ולא בעי' קרא:

לא יאכל יותר ממה שאוכל בשני רעבון – דאמר לקמן (תענית דף יא.) שצריך להרעיב עצמו בשני רעבון:,(הכא – זה בבלי הוא וכי משתעי בבבל קאמר הכא וכל הא לן והא להו בבבל קאמר):,משום מעיינא – שלא יתחלחלו מעיו של אדם ברוב אכילתו מפני טורח הדרך יש אומרים יהיו מעיו של אדם שופכין זה לזה כעין מעיין:,משום מזוני – שמא אין לו לאח"כ:

Tossafot

איזהו יחיד כו' שראוי למנותו פרנס על הצבור להיות פרנס ואיזהו תלמיד. כל ששואלין דבר הלכה בכל מקום וכו'. וקשה דהכא משמע דקרי תלמיד אותו שיודע להשיב כששואלין לו דבר הלכה בכל מקום ואומרה והתם אמרינן במס' שבת פרק ואלו קשרים (שבת דף קיד.) איזהו תלמיד הראוי למנותו פרנס על הצבור כשיודע להשיב כל ששואלין דבר הלכה ואפילו במסכת כלה אלמא הראוי למנותו פרנס על הצבור הוי כשיודע להשיב והכא משמע דאותו הראוי למנותו פרנס הוי מילתא אחריתי ועוד דהכא משמע דיחיד עדיף מדקאמר בסמוך לא כל הרוצה לעשות עצמו יחיד עושה אבל הרוצה לעשות עצמו תלמיד עושה ויש לומר דיש חילוק בתלמיד דדוקא כשהרב בא אל מקום אחד וכל התלמידים אצלו זה שואל אל הרב ממה שהוא לומד וזה שואל ממקום אחר ואותו הרב יודע להשיב לכל התלמידים לכל אחד ואחד כפי שאילתו ואפילו במס' כלה זהו יחיד דעדיף מתלמיד דהכא ונקרא תלמיד התם בפרק אלו קשרים אותו ודאי ראוי למנותו פרנס על הצבור אבל אם אינו יודע להשיב אלא במסכת שלו נקרא גם כן תלמיד ומזה מיירי הכא:

ההולך ממקום שמתענין למקום שאין מתענין הרי מתענה ומשלים. ל"ש דעתו לחזור ל"ש אין דעתו לחזור הואיל וקבל עליו התענית:

למה תתראו. כמו שמפרש אל תראו עצמכם בפני בני עשו וכו' ויש במדרש למה תתראו פירוש למה תהיו כחושין:

אל תרגזו בדרך. ויש מדרש אל תפסיקו מדבר הלכה:

ואין ביניהם דברי תורה ראוים לישרף דכתיב ויהי המה הולכים הלוך ודבר וגו' טעמא דאיכא דבור וכו'. ויש מדרש שהם היו מדברים דברים בטלים ומש"ה ראוין לישרף:

פסיעה גסה נוטלת אחת מחמש מאות ממאור עיניו של אדם ואין להקשות אם כן בחמש מאות פסיעות גסות יהיה ניטל כל מאור עיניו של אדם והא קא חזינן דלאו הכי הוה ונראה לפרש דהפסיעה ראשונה נוטל אחת מחמש מאות והפסיעה שניה נוטל פחות מן הראשונה ששניה אינה נוטלת אלא אחד מחמש מאות הנשארים כמו בעישורייתא דבי רבי (כתובות דף סח.) ר"ל העישור ממה שנשאר אבל עדיין קשה דמ"ש פסיעה ראשונה דנוטלת יותר מן השניה אלא יש לומר דלא נוטלת אלא פסיעה ראשונה דוקא ומכאן ואילך כיון דדש דש אי נמי פסיעה ראשונה נוטלת טפי משום דכל התחלות קשות:

לעולם יצא אדם בכי טוב. פי' בפרק קמא דפסחים (דף ב.) [וע"ע תוס' ב"ק ס:]:

משום מעיינא. פירוש משום שהבני מעיין הוי קשה להו:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Taanit 10b
100%
תענית י׳ במַסֶּכֶת תַּעֲנִית