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Traité Sukkah

55a

Étude de Sukkah 55a

Étude de la Guémara 55a

Guémara
Et Rabbi Yo'hanan dit : pourquoi a-t-on disposé [les morceaux] de cette manière ? C'était un signe destiné au peuple, pour qu'il sache que la néoménie [Roch 'Hodech] avait bien été fixée en son temps, après le vingt-neuvième jour du mois précédent. La Guemara répond [à la contradiction soulevée] : cela ne fait pas difficulté, car on instituait deux signes [distincts]. Celui qui voyait ceci — c'est-à-dire l'ordre des chants — le voyait [et y reconnaissait le signe] ; et celui qui voyait cela — c'est-à-dire l'endroit où l'on plaçait les graisses [sur l'autel] — le voyait [aussi] : il n'y a donc pas de contradiction.
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֵידַע שֶׁהוּקְבַּע רֹאשׁ חוֹדֶשׁ בִּזְמַנּוֹ. תְּרֵי הֶיכֵּירָא עָבְדִינַן. דְּחָזֵי הַאי — חָזֵי, וְחָזֵי בְּהַאי — חָזֵי.
La Guemara soulève une autre objection contre l'opinion de Rabbi A'ha, car Rava bar Chemouel enseigna cette baraïta : j'aurais pu penser que, de même que [lorsque le Chabbat et la néoménie ne coïncident pas] on sonne les trompettes pour le moussaf [l'offrande supplémentaire] du Chabbat en lui-même, et pour le moussaf de la néoménie en lui-même, de même on sonnerait les trompettes pour chacune des offrandes supplémentaires lorsque ces jours coïncident. C'est pourquoi le verset dit : « Au jour de votre joie, en vos solennités et en vos néoménies, vous sonnerez des trompettes lors de vos holocaustes et de vos sacrifices de paix ; elles seront pour vous un mémorial devant votre D.ieu. Je suis l'Éternel votre D.ieu » (Bamidbar 10, 10) — ce qui indique qu'une seule sonnerie est faite pour l'ensemble. La Guemara propose : voilà une réfutation décisive de l'opinion de Rabbi A'ha. La Guemara conclut : en effet, c'est une réfutation décisive.
מֵיתִיבִי, דְּתָנֵי רָבָא בַּר שְׁמוּאֵל: יָכוֹל כְּשֵׁם שֶׁתּוֹקְעִין עַל שַׁבָּת בִּפְנֵי עַצְמוֹ וְעַל רֹאשׁ חֹדֶשׁ בִּפְנֵי עַצְמוֹ, כָּךְ יִהְיוּ תּוֹקְעִין עַל כׇּל מוּסָף וּמוּסָף — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבְרָאשֵׁי חׇדְשֵׁיכֶם״, תְּיוּבְתָּא דְּרַבִּי אַחָא! תְּיוּבְתָּא.
Puisque la baraïta a été citée, la Guemara demande : quelle est la déduction [scripturaire] avancée dans cette baraïta ? En quoi l'expression « et en vos néoménies » prouve-t-elle qu'on ne sonne les trompettes qu'une seule fois pour toutes les offrandes supplémentaires ? Abaye dit : le verset dit « et en vos néoménies », au pluriel, ce qui indique que tous les mois sont assimilés les uns aux autres ; et de même que, lors d'une néoménie ordinaire, on ne sonne les trompettes qu'une seule fois pour l'offrande supplémentaire, de même, lorsque le Chabbat et la néoménie coïncident, on ne sonne qu'une seule fois, et pas davantage. Rav Achi dit : dans ce verset, il est écrit « votre mois » [« 'hodchekhem »], sans le youd, au singulier, et il est écrit dans le même verset « et en vos [néoménies] » [« ouverachei »], au pluriel. Et quel est le mois qui a deux « têtes » [deux commencements] ? Tu dois dire que c'est Roch Hachana, qui est à la fois le commencement de l'année nouvelle et celui du mois nouveau. Or la Torah a dit « votre mois » au singulier, indiquant qu'il est un, et que l'on ne sonne qu'une seule fois.
מַאי תַּלְמוּדָא? אָמַר אַבָּיֵי, אָמַר קְרָא: ״וּבְרָאשֵׁי חׇדְשֵׁיכֶם״ — הוּקְּשׁוּ כׇּל חֳדָשִׁים כּוּלָּם זֶה לָזֶה. רַב אָשֵׁי אָמַר: כְּתִיב ״חׇדְשְׁכֶם״, וּכְתִיב ״וּבְרָאשֵׁי״ — וְאֵיזֶה חֹדֶשׁ שֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁנֵי רָאשִׁים, הֱוֵי אוֹמֵר: זֶה רֹאשׁ הַשָּׁנָה, וְאָמַר רַחֲמָנָא ״חׇדְשְׁכֶם״, חַד הִיא.
Et de plus — à l'encontre de l'opinion de Rabbi A'ha — il fut enseigné dans une baraïta : aux jours intermédiaires de la fête [de Souccot, 'hol hamo'ed], le premier jour, que disait-on comme chant accompagnant l'offrande de ce jour ? « Rendez [havou] à l'Éternel, fils des puissants… » (Tehilim 29, 1). Le deuxième jour, que disait-on ? Le psaume qui contient le verset : « Mais au méchant [velaracha] D.ieu dit : qu'as-tu à réciter mes lois… ? » (Tehilim 50, 16). Le troisième jour, que disait-on ? Le psaume qui contient le verset : « Qui [mi] se lèvera pour moi contre les malfaiteurs ? » (Tehilim 94, 16).
וְעוֹד, תַּנְיָא: בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, בָּרִאשׁוֹן מֶה הָיוּ אוֹמְרִים: ״הָבוּ לַה׳ בְּנֵי אֵלִים״. בַּשֵּׁנִי מֶה הָיוּ אוֹמְרִים: ״וְלָרָשָׁע אָמַר אֱלֹהִים״. בַּשְּׁלִישִׁי מֶה הָיוּ אוֹמְרִים: ״מִי יָקוּם לִי עִם מְרֵעִים״.
Le quatrième jour, que disait-on ? « Comprenez [binou], hommes stupides parmi le peuple… » (Tehilim 94, 8). Le cinquième jour, que disait-on ? « J'ai déchargé [hassiroti] son épaule du fardeau… » (Tehilim 81, 7). Le sixième jour, que disait-on ? « Toutes les fondations de la terre sont ébranlées [yimotou] » (Tehilim 82, 5). Et si le Chabbat tombait l'un de ces jours intermédiaires de la fête, comme le Chabbat a son propre chant (Tehilim 92), le dernier des chants des jours intermédiaires — à savoir « Toutes les fondations de la terre sont ébranlées » — est écarté, et tous les autres chants sont récités dans leur ordre habituel.
בָּרְבִיעִי מֶה הָיוּ אוֹמְרִים: ״בִּינוּ בּוֹעֲרִים בָּעָם״. בַּחֲמִישִׁי מֶה הָיוּ אוֹמְרִים: ״הֲסִירוֹתִי מִסֵּבֶל שִׁכְמוֹ״. בַּשִּׁשִּׁי מֶה הָיוּ אוֹמְרִים: ״יִמּוֹטוּ כׇּל מוֹסְדֵי אָרֶץ״. וְאִם חָל שַׁבָּת בְּאֶחָד מֵהֶם, ״יִמּוֹטוּ״ יִדָּחֶה.
Rav Safra fixa un moyen mnémotechnique pour l'ordre des psaumes récités durant les jours intermédiaires de la fête : Hé, Vav, Mem, Beit, Hé, Youd — les premières lettres des mots translittérés des versets cités. Rav Papa fixa un autre moyen mnémotechnique pour un ordre différent des psaumes : Hé, Vav, Mem, Hé, Beit, Youd — car, selon son opinion, le psaume qui contient « J'ai déchargé » [hassiroti] est récité avant le psaume qui contient « Comprenez » [binou]. La Guemara fait remarquer : un moyen mnémotechnique pour retenir lequel des deux amoraïm a fixé tel signe est l'expression « convoi [ ambouha ] de scribes [ desafrei ] » — car l'orthographe de « ambouha » est semblable au moyen mnémotechnique de Rav Safra [« houmbahé »].
רַב סָפְרָא מַנַּח בְּהוּ סִימָנָא: ״הוּמְבָּהֵ״‎י״. רַב פָּפָּא מַנַּח בְּהוּ סִימָנָא: ״הוּמְהָבֵּ״‎י״. וְסִימָנָךְ, ״אַמְבּוּהָא דְסָפְרֵי״.
La Guemara conclut : cette baraïta est une réfutation décisive de l'opinion de Rabbi A'ha bar 'Hanina — car, le Chabbat, on récitait le chant du Chabbat seul, sans le chant de la fête ; et de même, on ne sonne pas des sonneries de trompettes distinctes pour les différentes offrandes supplémentaires. L'opinion de Rabbi A'ha fut donc rejetée sur la base de plusieurs sources. La Guemara demande : mais Rabbi A'ha n'a-t-il pas invoqué un verset et une baraïta à l'appui de son opinion ? Comment ces citations peuvent-elles être écartées ?
תְּיוּבְתָּא דְּרַבִּי אַחָא בַּר חֲנִינָא! תְּיוּבְתָּא. וְהָא רַבִּי אַחָא בַּר חֲנִינָא קְרָא וּמַתְנִיתָא קָאָמַר?
Ravina dit : le verset et la baraïta qu'il a cités n'enseignent pas que l'on sonnait des trompettes pour chaque offrande supplémentaire. Ils viennent plutôt dire que l'on prolonge la durée des sonneries, en l'honneur des offrandes supplémentaires qui s'ajoutent, mais sans pour autant ajouter ne serait-ce qu'une seule sonnerie. Les Sages de Césarée, au nom de Rabbi A'ha, disent : le verset et la baraïta cités par Rabbi A'ha viennent dire que l'on augmente le nombre de sonneurs de trompettes, en l'honneur des offrandes supplémentaires qui s'ajoutent, mais non le nombre des sonneries effectuées.
אָמַר רָבִינָא: לוֹמַר שֶׁמַּאֲרִיכִין בִּתְקִיעוֹת. רַבָּנַן דְּקֵיסָרִי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי אַחָא אָמְרִי: לוֹמַר שֶׁמַּרְבֶּה בְּתוֹקְעִין.
À propos des psaumes récités durant la fête, la Guemara demande : et nous, hors de Terre d'Israël, qui avons deux jours de fête en raison de l'incertitude [sur le jour exact fixé par le tribunal], et donc aussi une incertitude sur chacun des jours intermédiaires, comment procédons-nous quant à la mention des offrandes supplémentaires dans la prière supplémentaire [moussaf] de la fête durant les jours intermédiaires, et quant à la lecture de la Torah ces jours-là ? Abaye dit : la mention du deuxième jour sera écartée. Puisque le premier des jours intermédiaires hors de Terre d'Israël correspond au troisième jour de la fête en Terre d'Israël, on ne mentionne que l'offrande supplémentaire du troisième jour seul, puis les offrandes du quatrième jour le quatrième jour, et ainsi de suite. On ne fait aucune mention du deuxième jour hors de Terre d'Israël.
וַאֲנַן, דְּאִית לַן תְּרֵי יוֹמֵי, הֵיכִי עָבְדִינַן? אַבָּיֵי אָמַר: שֵׁנִי יִדָּחֶה.
Rava dit : c'est la mention du septième jour qui sera écartée. Le premier des jours intermédiaires hors de Terre d'Israël — qui est le troisième jour de la fête [en Terre d'Israël] — on mentionne dans la Amida supplémentaire et l'on lit dans la Torah le passage qui commence par « Et le deuxième jour… » (Bamidbar 29, 17), et chaque jour suivant on mentionne et l'on lit le passage suivant. On ne fait aucune mention du septième jour le huitième jour, car celui-ci n'est plus Souccot, mais Chemini Atséret. La Guemara fait remarquer : une baraïta fut enseignée conformément à l'opinion de Rava : et si le Chabbat tombe l'un des jours intermédiaires de la fête, le chant du septième jour de Souccot — « Toutes les fondations de la terre sont ébranlées » — est écarté.
רָבָא אָמַר: שְׁבִיעִי יִדָּחֶה. תַּנְיָא כְּוָתֵיהּ דְּרָבָא: אִם חָל שַׁבָּת לִהְיוֹת בְּאֶחָד מֵהֶן, ״יִמּוֹטוּ״ יִדָּחֶה.
La Guemara cite une troisième opinion : Améimar institua, dans sa ville de Néhardéa, que durant les jours intermédiaires on répète la seconde des offrandes supplémentaires mentionnées la veille et l'on y ajoute les offrandes supplémentaires du jour suivant [« on saute par bonds », midalgi dalogué]. Le premier des jours intermédiaires en diaspora, on mentionne les offrandes supplémentaires des deuxième et troisième jours de Souccot à la fois. Le deuxième des jours intermédiaires, on répète les versets du troisième jour de Souccot et l'on ajoute les versets du quatrième jour.
אַתְקִין אַמֵּימָר בִּנְהַרְדְּעָא, דִּמְדַלְּגִי דַּלּוֹגֵי.

Rachi

וא"ר יוחנן - לכך סודרין אותן למעלה משאר אברים להראות שהן חשובין ולהודיע שהוקבע החדש בזמנו:

יכול כשם שתוקעין - על מוסף של ר"ח בפני עצמו כשחל בחול ועל מוסף שבת בפני עצמה כשהיא לבדה:,כך תוקעין על כל מוסף ומוסף - כשחלו להיות יחד:,ת"ל ובראשי חדשיכם - גבי תקיעות כתיב וביום שמחתכם ובמועדיכם ובראשי חדשיכם ותקעתם וגו':

הוקשו כל החדשים כולן - לענין תקיעות שתקיעותיהן שוות:,שני ראשים - ר"ח ור"ה וקרייה רחמנא חדשכם חסר כתיב לענין תקיעות:

בחולו של מועד - דסוכות:,מה היו אומרים - בשיר המוספין:,בראשון - ביום ראשון דחוש"מ:,אומרים הבו לה' וגו' - כל המזמור על שם שהיום תחלת שמחת בית השואבה דהיינו כבוד ועוז ובאותו מזמור קול ה' על המים על שם ניסוך המים:,ולרשע אמר כו' - וכל המזמור דברי כבושין הן לנאספים לעזרה למצות החג ושמחים שמחת החג ומוכיחם מה לך לספר חקי כלומר למה לך לבא לבית זה עם שאר עמי אם אינך חוזר בתשובה ובאותו מזמור כתיב זבח לאלהים תודה ושלם לעליון נדריך על שחג הסוכות זמן בל תאחר הוא לשלש רגלים כסדרן וסוף המזמור זובח תודה יכבדנני ושם דרך אראנו וגו':,מי יקום לי עם מרעים - ובינו בוערים במזמור אחד הם ובינו בוערים מוקדם ומי יקום לי מאוחר והם מקדימין את המאוחר ונראה בעיני מפני שפרשת מי יקום לי מדברת על צרותן שהיו משועבדין בבית שני תחת מלכי פרס ומלכי יון ומלכי רומי ואף על פי כן אינן נמנעים מלשמוח שמחת מלכם ומתפללים מי יקום לנו להצילנו מן המרעים האלה לולי ה' עזרתה לי כמעט שכנה דומה נפשי אם אמרתי מטה רגלי וגו' שרעפי בקרבי תנחומיך ישעשעו כלומר אף לפי צרותינו אין אנו נמנעין מלבא להשתעשע בתנחומיך וכו' עד סוף המזמור ולמחר בינו בוערים בעם מפני שעכשיו זמן מתנות עניים שהוא זמן אסיף זמן לקט שכחה ופאה ומעשר עני וכשמגיעין ימים האחרונים שהן קרובים לפרוש ולשוב לבתיהם קורין לפניהן להוכיחם שיעשרו כראוי ואע"פ שהמעשרות בצנעה ולא יאמרו מי רואנו ומי יודענו לכך אומר בינו בוערים בעם שאומרים בלבם מי יגיד מעשינו הנוטע אזן הלא ישמע אם יוצר עין הלא יביט היוסר גוים הלא יוכיח וגו' עד מי יקום לי:

הסירותי מסבל שכמו - דברי תנחומין הן אם תזכו בצרה קראת ואחלצך אענך בסתר רעם אבחנך על מי מריבה כו' על המים שנידונין עליהם בחג לפי מה שאני בוחנך אפסוק לך על שם שמתפללין על הגשמים וצריכים להם וכתיב במזמור זה אנכי ה' אלהיך המעלך מארץ מצרים הרחב פיך ואמלאהו שאשלח לכם ברכה וסוף המזמור ויאכילהו מחלב חטה וגו':,ימוטו כל מוסדי ארץ - במזמור אלהים נצב בעדת אל ואומרים כל המזמור על שם שכתוב בו עני ורש הצדיקו אלו מעשרות שכך הוא נדרש בחולין צדק משלך ותן לו בפרק הזרוע (חולין דף קלד.) לא ידעו ולא יבינו ומי שאינו נותן לבו להבין לכך בחשכה יתהלכו זו מיתה כדתנן (אבות פ"ה מ"ט) בארבעה פרקים הדבר מתרבה כו' במוצאי החג שבכל שנה מפני גזל מתנות עניים וגורם קללה לעולם ורעבון שימוטו כל אפסי ארץ:,ואם חל שבת באחד מהן - ידחו שיר המועד מלפני שיר שבת:,ימוטו ידחה - שהוא שיר אחרון ונדחה מפני שאמרו באחד בשבת שיר שהיה ראוי לומר אתמול שאין מדלגין סדר השיר ובשני שיר של אחד בשבת נמצא האחרון נדחה:

הומהב"י - סימן סדר הפרשיות הוא ומחליף להקדים הסירותי לבינו בוערים בעם:,וסימנך - שלא תטעה איזה סימן של רב ספרא:,אמבוהא דספרי - גדודי אנשים ונשים רגילים להלך במבוי של מלמדי תינוקות שהתינוקות ואבותיהם ואמותיהם מצויין אצלם אף כאן מי ששמו ספרא היה סימנו הומבה"י שדומה לתיבת אמבוהא:

תיובתא דרבי אחא - דאמר תוקעין על כל מוסף אלמא דאמר לכל אחד שירו והכא קתני ימוטו ידחה אלמא לא אמרו בשבת של חול המועד אלא שיר של שבת:

אמר רבינא לומר שמאריך בתקיעות - ברייתא קתני סתמא הכל לפי המוספין תוקעין ור' אחא פירשה שתוקעין על כל מוסף ולא ה"ל לפרושי הכי דודאי אין אומר אלא שיר אחד ואין כאן אלא תשע תקיעות לשלשה פרקי השיר וברייתא קמ"ל שמאריך במשך התקיעות כשיש שני מוספין ואומרין השיר לאחר שקרבו נסכי שניהם:,שמרבה בתוקעין - שמוסיפין חצוצרות ותוקעין יחד וכולהו חד מיחשבי דתנן בערכין (דף יג.) אין פוחתין משתי חצוצרות ומתשע כנורות ומוסיפין עד לעולם:

אנן דאית לן תרי יומי היכי עבדינן - משום דאיירי בשתי פרשיות המאורעות ליום דדחינן חדא מינה קבעי לה ואנן דמיבעי לן למימר בצלותא דמוספין את מוספי היום וקרבנות החג אינן שוין שהפרים מתמעטין והולכין ואית לן תרי יומי י"ט מספיקא ולא מצינו למימר בי"ט שני פרשת וביום השני דא"כ עבדינן ליה חול ומיבעי לן למימר ביה ובחמשה עשר יום כיומא קמא היכי עבדינן בראשון של חול המועד ובשאר הימים מי אמרינן ביומא קמא וביום השני דה"ל למימר מאתמול וכן כסדר ונמצא שביום השביעי של ערבה נאמר וביום הששי ועל כרחך למחר שהוא יו"ט לא מצית למימר וביום השביעי דאם כן עבדת ליה חול ונמצא שביעי נדחה או דלמא יומא קמא אמרינן וביום השלישי ושני נדחה ממקומו מפני שהוא ספק ידחה לגמרי:

ימוטו ידחה - שהוא אחרון אלמא פרשה שנדחה היום אומרים אותה למחר ואחרונה נעקרת:

אתקין אמימר דמדלגי דלוגי - ונמצאו כולן עומדין אומרין ביום ראשון של חול המועד ביום השני וביום השלישי ספק שני ספק שלישי ולמחר אומרים ביום השלישי וביום הרביעי ובשלישי דחול המועד ביום הרביעי וביום החמישי וברביעי ביום החמישי וביום הששי ובחמישי דחול המועד שהוא הושענא רבא אומרים ביום הששי וביום השביעי כספיקו והיינו דלוגי שאומרים היום מה שאמרו אתמול כדאמרינן (מגילה דף כב.) גבי ר"ח רב אמר דולג שאומר השני אחד מן הפסוקים שאמר ראשון וכי היכי דאתקין אמימר לענין תפלה עבדינן נמי לענין קוראי התורה שהרביעי הקורא שהוא מוסף בחולו של המועד יותר משאר ימים וניכר שהוא בא לכבוד היום הוא קורא את ספיקי היום כמו ששליח צבור אומרן ואם שבת הוא קוראן המפטיר והשלשה שקורין תחילה אין מקפידין על קריאתם יקראו מה שירצו ומכל מקום כך היו נוהגין רבותי שני ראשונים קוראים שנים ספיקי היום והשלישי בפרשת יום המחרת שאינה מספיקות היום כלל והרביעי חוזר וקורא מה שקראו שנים הראשונים:

Tossafot

אתקין אמימר דמדלגי דלוגי. יום ראשון של חול המועד אומר במוסף ביום השני וביום השלישי לפי שהוא ספק שני ספק שלישי וכן בכל יום ויום של חול המועד ספק הראוי ופירש בקונטרס כי היכי דאתקין אמימר לענין תפלה עבדינן נמי לענין קוראי התורה ורביעי שנתוסף לחול המועד יותר משאר ימים וניכר שהוא בא לכבוד היום הוא קורא ספיקי היום כמו שש"ץ אומרן ואם שבת הוא קוראן המפטיר וג' הקוראים תחילה שנים ראשונים קוראים שתי ספיקות היום והשלישי בפרשת יום המחרת והרביעי חוזר וקורא מה שקראו שנים הראשונים והשתא לפי סדר זה ישתנה הסדר ביום הושענא רבא שאם יקראו שנים הראשונים שתי ספיקות היה השלישי זקוק לקרות ביום השמיני עצרת תהיה לכם ואין נכון לקרות בחג פרשה שאינה של חג ואם מתחיל הראשון וקורא פרשה שלפני הספיקות ושני ושלישי קוראים הספיקות נמצא שאין סדר זה כסדר שאר הימים ועוד דבחנוכה כשקוראין בפרשת נשיאים רגילים שנים הראשונים לקרות נשיא אחד דיומא ושלישי קורא דלמחרת אלמא חשיב ראשון עיקר ובחג איפכא דאדרבה האחרון נחשב עיקר לפיכך ראוי להנהיג שכל הארבעה הקוראים בתורה אין קוראים כי אם בספיקות יום ראשון של חול המועד קורא ראשון ביום השני ושני ביום השלישי וחוזר שלישי וקורא ביום השני ורביעי ביום השלישי וכיוצא בזה קורין בספיקות בכל יום ויום:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Sukkah 55a
100%
סוכה נ״ה אמַסֶּכֶת סֻכָּה