AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Sukkah

4a

Étude de Sukkah 4a

Étude de la Guémara 4a

Guémara
Et même s'il les a tous annulés [les coussins et les couvertures], en formant l'intention que, pour la durée de la fête, leur statut halakhique ne soit rien de plus que de la poussière, ce n'est pas tenu pour une annulation valable, car son intention est rendue sans effet par l'opinion de tous les autres hommes : les gens n'agissent pas ainsi d'ordinaire, et le geste de celui qui le fait est donc écarté.
וְאַף עַל גַּב דְּבַטְּלִינְהוּ [לְכוּלְּהוּ], מִשּׁוּם דְּבָטְלָה דַּעְתּוֹ אֵצֶל כׇּל אָדָם.
Si l'on a posé de la paille sur le sol de sa souka afin d'en diminuer la hauteur, et qu'on l'a annulée verbalement en déclarant qu'on ne l'emploiera pas à un autre usage, c'est une diminution [de la hauteur] dotée de valeur halakhique, car le statut de la paille ajoutée est alors comme celui de la poussière ajoutée au sol de la souka pour en réduire la hauteur. Et à plus forte raison en va-t-il de même si l'on a posé de la poussière sur le sol et qu'on l'a annulée.
תֶּבֶן וּבִטְּלוֹ הָוֵי מִיעוּט, וְכׇל שֶׁכֵּן עָפָר וּבִטְּלוֹ.
Le cas où l'on a posé de la paille sur le sol de la souka sans avoir l'intention de l'évacuer de là — bien qu'on ne l'ait pas annulée verbalement —, et le cas où l'on a posé de la poussière indéterminée sans l'avoir annulée, font l'objet d'une controverse entre Rabbi Yossé et les Sages, quant à savoir si le geste seul suffit comme annulation. Comme nous l'avons appris dans une michna : dans une maison où se trouve un cadavre, ou l'équivalent d'une olive de cadavre, la règle est la suivante — s'il y a un espace d'au moins une largeur de main (téfa'h) entre le cadavre et le toit, le toit fait écran et empêche l'impureté de se propager au-delà de lui ; mais s'il y a moins d'une largeur de main entre le cadavre et le toit, le toit ne fait pas écran, et l'impureté monte tout droit. Dans une maison de ce type, où l'on a comblé l'espace entre le cadavre et le toit avec de la paille ou des gravats mêlés de mottes de terre, puis qu'on a annulé cette paille ou cette terre, c'est effectivement annulé, et l'impureté monte tout droit [comme s'il n'y avait pas d'espace].
תֶּבֶן וְאֵין עָתִיד לְפַנּוֹתוֹ, וְעָפָר סְתָם — מַחְלוֹקֶת רַבִּי יוֹסֵי וְרַבָּנַן. דִּתְנַן: בַּיִת שֶׁמִּילְּאָהוּ תֶּבֶן אוֹ צְרוֹרוֹת וּבִיטְּלוֹ — מְבוּטָּל.
On en déduit par implication : s'il l'a expressément annulée, oui, elle est annulée ; s'il ne l'a pas annulée, non, elle ne l'est pas. Et l'on enseigne à ce propos, dans la Tossefta, que Rabbi Yossé dit : si l'on a posé de la paille sur le sol de la souka sans avoir l'intention de l'évacuer, son statut est comme celui de la poussière indéterminée et elle est annulée [même sans déclaration]. Si l'on a posé de la poussière mais qu'on a l'intention de l'évacuer, son statut est comme celui de la paille indéterminée, et elle n'est pas annulée. Il appert que les Tannaïm avaient déjà débattu de cette question.
בִּיטְּלוֹ — אִין, לֹא בִּיטְּלוֹ — לָא. וְתָנֵי עֲלַהּ, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: תֶּבֶן וְאֵין עָתִיד לְפַנּוֹתוֹ — הֲרֵי הוּא כְּעָפָר סְתָם, וּבָטֵל. עָפָר וְעָתִיד לְפַנּוֹתוֹ — הֲרֵי הוּא כִּסְתַם תֶּבֶן, וְלָא בָּטֵיל.
MICHNA : Si une souka était haute de plus de vingt amot, mais que les extrémités des feuilles de palmier [houtsin] retombent à l'intérieur des vingt amot, alors la distinction suivante s'applique : si l'ombre fournie par les seules feuilles situées dans les vingt amot au-dessus du sol l'emporte sur le soleil [qui pénètre] dans la souka, elle est kachère ; sinon, elle est passoul.
הָיְתָה גְּבוֹהָה מֵעֶשְׂרִים אַמָּה וְהוּצִין יוֹרְדִין בְּתוֹךְ עֶשְׂרִים אַמָּה, אִם צִלָּתָם מְרוּבָּה מֵחֲמָתָם — כְּשֵׁרָה, וְאִם לָאו — פְּסוּלָה.
La Guemara applique le même principe au cas inverse. Dans le cas où la souka n'était haute que de dix largeurs de main (téfahim) — la hauteur minimale d'une souka kachère — mais où les extrémités des feuilles de palmier retombent à l'intérieur des dix téfahim, Abaye pensa dire que le même calcul s'applique : si le soleil [qui pénètre] dans la souka l'emporte sur l'ombre fournie par les feuilles situées dans les dix téfahim au-dessus du sol — de sorte que ces feuilles-là ne constituent pas à elles seules une souka kachère —, la souka est [malgré tout] kachère.
הָיְתָה גְּבוֹהָה עֲשָׂרָה טְפָחִים, וְהוּצִין יוֹרְדִין לְתוֹךְ עֲשָׂרָה, סָבַר אַבָּיֵי לְמֵימַר אִם חֲמָתָם מְרוּבָּה מִצִּלָּתָם — כְּשֵׁירָה.
Rava lui dit : ce calcul ne s'applique pas dans ce cas précis ; car si les branches retombent à l'intérieur des dix largeurs de main au-dessus du sol, il s'agit d'une demeure affaissée [sérou'ha], et un homme ne réside pas dans une demeure affaissée. Elle ne peut donc même pas être considérée comme une demeure temporaire.
אֲמַר לֵיהּ רָבָא: הָא דִּירָה סְרוּחָה הִיא, וְאֵין אָדָם דָּר בְּדִירָה סְרוּחָה.
MICHNA : Si une souka était haute de plus de vingt amot et que l'on y a bâti une estrade (itstaba) le long de toute la paroi du milieu, sur toute sa longueur — car une souka a d'ordinaire trois parois, le quatrième côté restant ouvert en guise d'entrée —, et que l'estrade a une surface d'au moins un peu plus de sept téfahim sur sept téfahim, la surface minimale requise pour la validité d'une souka, alors la souka est kachère.
הָיְתָה גְּבוֹהָה מֵעֶשְׂרִים אַמָּה וּבָנָה בָּהּ אִיצְטְבָא כְּנֶגֶד דּוֹפֶן הָאֶמְצָעִי, עַל פְּנֵי כּוּלָּהּ וְיֵשׁ בָּהּ הֶכְשֵׁר סוּכָּה — כְּשֵׁרָה.
Et si l'on a bâti l'estrade le long de la paroi latérale de la souka, alors la distinction suivante s'applique : s'il y a quatre amot ou plus depuis le bord de l'estrade jusqu'à la paroi opposée, la souka est passoul, car la surface de l'estrade n'a que deux parois. Mais si la distance jusqu'à la paroi opposée est inférieure à quatre amot, la souka est kachère, car le statut du s'khakh qui couvre cette distance jusqu'à la paroi est celui d'une « paroi recourbée » (dofen akouma) prolongeant la paroi opposée.
וּמִן הַצַּד, אִם יֵשׁ מִשְּׂפַת אִיצְטְבָא לַכּוֹתֶל אַרְבַּע אַמּוֹת — פְּסוּלָה, פָּחוֹת מֵאַרְבַּע אַמּוֹת — כְּשֵׁרָה.
La Guemara demande : qu'est-ce que cette règle vient nous apprendre ? Est-ce que nous appliquons la règle de la paroi recourbée aux lois de la souka ? Mais nous avons déjà appris cela dans une michna (folio 17a) : dans le cas d'une maison qui fut percée d'un trou au milieu de son toit, et où l'on a posé du s'khakh par-dessus la brèche, s'il y a, depuis la paroi jusqu'au s'khakh, quatre amot ou plus de toit d'origine subsistant, la souka est passoul ; on en déduit par implication que si la distance est moindre, la souka est kachère — et cela précisément en vertu de la paroi recourbée, le pan de toit intact étant tenu pour un prolongement de la paroi. Puisque cette règle a déjà été enseignée à propos de la souka, qu'y a-t-il de nouveau dans le cas de l'estrade ?
מַאי קָא מַשְׁמַע לַן, דְּאָמְרִינַן דּוֹפֶן עֲקוּמָּה? תְּנֵינָא: בַּיִת שֶׁנִּפְחַת וְסִיכֵּךְ עַל גַּבָּיו, אִם יֵשׁ מִן הַכּוֹתֶל לַסִּיכּוּךְ אַרְבַּע אַמּוֹת — פְּסוּלָה, הָא פָּחוֹת מִכָּאן כְּשֵׁרָה!
La Guemara répond qu'il y a bel et bien un élément nouveau dans le cas de l'estrade. De peur que tu ne dises : ce n'est que là, dans le cas de la maison percée, que l'on applique la règle de la paroi recourbée — car la paroi de la maison est apte à servir de paroi de souka, étant donné qu'elle mesure moins de vingt amot —, mais qu'ici, dans le cas de l'estrade, où la paroi opposée n'est pas apte à servir de paroi de souka du fait de sa hauteur excessive [plus de vingt amot], tu dirais que non, la règle de la paroi recourbée ne s'applique pas — c'est pourquoi [la michna] nous enseigne que, dans le cas de l'estrade aussi, le toit est tenu pour un prolongement de la paroi.
מַהוּ דְּתֵימָא: הָתָם הוּא דְּחַזְיָא לְדוֹפֶן, אֲבָל הָכָא, דְּלָא חַזְיָא לְדוֹפֶן — אֵימָא לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.
MICHNA : Si la souka était haute de plus de vingt amot et que l'on a bâti une estrade en son centre, s'il y a, depuis le bord de l'estrade jusqu'à la paroi, dans chaque direction, une distance de quatre amot, elle est passoul, car l'estrade n'a aucune paroi. Si la distance est inférieure à quatre amot, alors elle est kachère.
הָיְתָה גְּבוֹהָה מֵעֶשְׂרִים אַמָּה וּבָנָה אִיצְטְבָא בְּאֶמְצָעִיתָהּ, אִם יֵשׁ מִשְּׂפַת אִיצְטְבָא וְלַדּוֹפֶן אַרְבַּע אַמּוֹת לְכׇל רוּחַ וָרוּחַ — פְּסוּלָה, פָּחוֹת מֵאַרְבַּע אַמּוֹת — כְּשֵׁרָה.
Sukkah 4a
100%
סוכה ד׳ אמַסֶּכֶת סֻכָּה