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Traité Sukkah

48b

Étude de Sukkah 48b

Étude de la Mishna & Guémara 48b

[Les deux récipients d'argent posés au sommet de l'autel étaient percés à leur base] de deux fins becs verseurs semblables à des narines. L'un des récipients, celui de la libation de vin, avait une ouverture large, et l'autre, celui de la libation d'eau, une ouverture étroite, afin que l'écoulement de l'eau et du vin — dont la viscosité diffère — s'achève en même temps. Le récipient situé à l'ouest de l'autel servait à l'eau, et celui situé à l'est, au vin. Toutefois, si l'on versait le contenu du récipient d'eau dans celui de vin, ou le contenu du récipient de vin dans celui d'eau, on s'est acquitté de son obligation : ne pas verser la libation depuis l'emplacement prescrit ne l'invalide pas après coup.
כְּמִין שְׁנֵי חוֹטָמִין דַּקִּין, (וְאֶחָד) מְעוּבֶּה וְאֶחָד דַּק, כְּדֵי שֶׁיְּהוּ שְׁנֵיהֶם כָּלִין בְּבַת אַחַת. מַעֲרָבוֹ — שֶׁל מַיִם, מִזְרָחוֹ — שֶׁל יַיִן. עֵירָה שֶׁל מַיִם לְתוֹךְ שֶׁל יַיִן, וְשֶׁל יַיִן לְתוֹךְ שֶׁל מַיִם — יָצָא.
Rabbi Yehouda dit : [le récipient de l'eau n'était pas si grand ;] on faisait la libation avec une mesure d'un log durant les huit jours [de la fête, et non seulement sept]. Et l'on disait à celui qui versait l'eau [dans la coupe d'argent] : « Lève la main » — afin que son geste soit visible de tous. Car une fois, un [Cohen] saduccéen versa délibérément l'eau sur ses pieds [les saducéens refusant la tradition orale qui impose la libation d'eau], et de fureur tout le peuple le lapida avec ses etrogim.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בַּלּוֹג הָיָה מְנַסֵּךְ כׇּל שְׁמוֹנָה. וְלַמְנַסֵּךְ אוֹמֵר לוֹ: הַגְבַּהּ יָדֶךָ. שֶׁפַּעַם אֶחָד נִסֵּךְ אֶחָד עַל גַּבֵּי רַגְלָיו, וּרְגָמוּהוּ כׇּל הָעָם בְּאֶתְרוֹגֵיהֶן.
Rabbi Yehouda poursuit : comme se déroule [le rite] en semaine, ainsi se déroule-t-il le Chabbat, sauf que le Chabbat on ne puisait pas [d'eau]. À la place, la veille du Chabbat, on remplissait à la source de Chiloah un tonneau d'or non consacré [pour l'usage exclusif du Temple], on le déposait dans la chambre [du Temple], et l'on y puisait le Chabbat. Si l'eau du tonneau s'était répandue, ou si elle était restée découverte [la nuit, faisant craindre qu'un serpent y ait déposé son venin], on remplissait la cruche à l'eau du bassin [de la cour du Temple]. Car le vin et l'eau découverts sont invalides pour l'autel : de même qu'il est interdit aux hommes de les boire à cause du danger, de même on ne peut les verser sur l'autel.
כְּמַעֲשֵׂהוּ בַּחוֹל כָּךְ מַעֲשֵׂהוּ בַּשַּׁבָּת, אֶלָּא שֶׁהָיָה מְמַלֵּא מֵעֶרֶב שַׁבָּת חָבִית שֶׁל זָהָב שֶׁאֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת מִן הַשִּׁילוֹחַ וּמַנִּיחָהּ בַּלִּשְׁכָּה. נִשְׁפְּכָה, נִתְגַּלְּתָה, הָיָה מְמַלֵּא מִן הַכִּיּוֹר. שֶׁהַיַּיִן וְהַמַּיִם מְגוּלִּין — פְּסוּלִין לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ.
Guémara
GUEMARA : À propos des usages qui accompagnent le puisement de l'eau, la Guemara demande : d'où ces choses sont-elles tirées [quelle en est la source dans l'Écriture] ? Rav Eina dit : c'est de ce que dit le verset : « Vous puiserez de l'eau dans la joie [sasson], aux sources du salut » (Yecha'ya 12, 3) — ce qui indique que l'eau devait être puisée à la source, et le rite accompli dans une joie débordante.
גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב עֵינָא, דְּאָמַר קְרָא: ״וּשְׁאַבְתֶּם מַיִם בְּשָׂשׂוֹן וְגוֹ׳״.
À propos de ce verset, la Guemara rapporte : il y avait deux mécréants, l'un nommé Sasson [Allégresse] et l'autre Sim'ha [Joie]. Sasson dit à Sim'ha : « Je vaux mieux que toi, car il est écrit : “Ils obtiendront allégresse [sasson] et joie [sim'ha], et la douleur et le gémissement s'enfuiront” (Yecha'ya 35, 10) » — le verset cite l'allégresse en premier. Sim'ha répondit à Sasson : « Au contraire, je vaux mieux que toi, car il est écrit : “Ce fut joie [sim'ha] et allégresse [sasson] pour les Juifs” (Esther 8, 17). » Sasson dit à Sim'ha : « Un jour on te congédiera et l'on fera de toi un coursier [parvanka], car il est écrit : “Car c'est dans la joie [sim'ha] que vous sortirez” (Yecha'ya 55, 12). » Sim'ha répliqua à Sasson : « Un jour on te congédiera et l'on puisera de l'eau avec toi, car il est écrit : “Vous puiserez de l'eau dans l'allégresse [sasson]”. »
הָנְהוּ תְּרֵי מִינֵי, חַד שְׁמֵיהּ שָׂשׂוֹן וְחַד שְׁמֵיהּ שִׂמְחָה. אֲמַר לֵיהּ שָׂשׂוֹן לְשִׂמְחָה: אֲנָא עֲדִיפְנָא מִינָּךְ, דִּכְתִיב: ״שָׂשׂוֹן וְשִׂמְחָה יַשִּׂיגוּ וְגוֹ׳״. אֲמַר לֵיהּ שִׂמְחָה לְשָׂשׂוֹן: אֲנָא עֲדִיפְנָא מִינָּךְ, דִּכְתִיב: ״שִׂמְחָה וְשָׂשׂוֹן לַיְּהוּדִים״. אֲמַר לֵיהּ שָׂשׂוֹן לְשִׂמְחָה: חַד יוֹמָא שָׁבְקוּךְ וְשַׁוְּיוּךְ פַּרְוַונְקָא, דִּכְתִיב: ״כִּי בְשִׂמְחָה תֵצֵאוּ״. אֲמַר לֵיהּ שִׂמְחָה לְשָׂשׂוֹן: חַד יוֹמָא שָׁבְקוּךְ וּמָלוּ בָּךְ מַיָּא, דִּכְתִיב: ״וּשְׁאַבְתֶּם מַיִם בְּשָׂשׂוֹן״.
La Guemara rapporte un épisode semblable : un certain mécréant nommé Sasson dit à Rabbi Abahou : « Vous êtes tous destinés à me puiser de l'eau dans le monde à venir, car il est écrit : “Vous puiserez de l'eau dans l'allégresse [sasson]”. » Rabbi Abahou lui répondit : « S'il était écrit “pour l'allégresse [le-sasson]”, il en serait comme tu dis ; mais puisqu'il est écrit “dans l'allégresse [be-sasson]”, cela signifie que la peau de cet homme — la tienne — sera changée en outre, et c'est avec elle que nous puiserons de l'eau. »
אֲמַר לֵיהּ הָהוּא מִינָא דִּשְׁמֵיהּ שָׂשׂוֹן לְרַבִּי אֲבָהוּ: עֲתִידִיתוּ דִּתְמַלּוֹ לִי מַיִם לְעָלְמָא דְּאָתֵי, דִּכְתִיב: ״וּשְׁאַבְתֶּם מַיִם בְּשָׂשׂוֹן״, אֲמַר לֵיהּ: אִי הֲוָה כְּתִיב ״לְשָׂשׂוֹן״ — כִּדְקָאָמְרַתְּ, הַשְׁתָּא דִּכְתִיב ״בְּשָׂשׂוֹן״ — מַשְׁכֵּיהּ דְּהָהוּא גַּבְרָא מְשַׁוֵּינַן לֵיהּ גּוֹדָא וּמָלֵינַן בֵּיהּ מַיָּא.
MICHNA [suite] : « Il montait la rampe et tournait vers sa gauche, etc. » Les Sages ont enseigné [dans une baraïta] : tous ceux qui montent à l'autel y montent par la droite, font le tour de l'autel et descendent par la gauche. Excepté celui qui monte pour l'une de ces trois fonctions, qui monte par la gauche, puis fait demi-tour sur ses talons et revient par le chemin qu'il a emprunté. Et ce sont : la libation de l'eau, la libation du vin, et l'oiseau offert en holocauste lorsque [les Cohanim] étaient trop nombreux [à le sacrifier] à l'est [emplacement de choix de l'autel].
עָלָה בַּכֶּבֶשׁ וּפָנָה לִשְׂמֹאלוֹ כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: כׇּל הָעוֹלִים לְמִזְבֵּחַ — עוֹלִין דֶּרֶךְ יָמִין וּמַקִּיפִין וְיוֹרְדִין דֶּרֶךְ שְׂמֹאל. חוּץ מִן הָעוֹלֶה לִשְׁלֹשָׁה דְּבָרִים הַלָּלוּ, שֶׁעוֹלִין דֶּרֶךְ שְׂמֹאל וְחוֹזְרִין עַל הֶעָקֵב. וְאֵלּוּ הֵן: נִיסּוּךְ הַמַּיִם, וְנִיסּוּךְ הַיַּיִן, וְעוֹלַת הָעוֹף כְּשֶׁרָבְתָה בַּמִּזְרָח.
MICHNA [suite] : Rabbi Yehouda dit qu'il s'agissait de récipients de pierre calcaire [et non d'argent], mais qu'ils noircissaient à cause du vin. La Guemara demande : soit, le récipient du vin noircissait à cause du vin ; mais le récipient de l'eau, pourquoi noircissait-il ? La Guemara répond : puisque le Maître a dit dans la MISHNA : « Toutefois, si l'on versait par inadvertance le contenu du récipient d'eau dans celui de vin, ou le contenu du récipient de vin dans celui d'eau, on s'est acquitté de son obligation » — alors le récipient de l'eau aussi finissait, avec le temps, par noircir [parce qu'on l'employait parfois pour le vin].
אֶלָּא, שֶׁהָיוּ מַשְׁחִירִין. בִּשְׁלָמָא דְּיַיִן מַשְׁחִיר, דְּמַיָּא אַמַּאי מַשְׁחִיר? כֵּיוָן דְּאָמַר מָר: עֵירָה שֶׁל מַיִם לְתוֹךְ שֶׁל יַיִן, וְשֶׁל יַיִן לְתוֹךְ שֶׁל מַיִם יָצָא — שֶׁל מַיִם אָתֵי לְאַשְׁחוֹרֵי.
MICHNA [suite] : « Et ils étaient percés de deux becs verseurs semblables à des narines, etc. » La Guemara demande : disons que notre Michna est conforme à l'opinion de Rabbi Yehouda et non à celle des Sages, car nous avons appris dans la Michna que Rabbi Yehouda dit : « On faisait la libation avec une mesure d'un log durant les huit jours » — à la différence de la libation de vin, pour laquelle on utilisait une coupe de trois log. Selon son opinion, la contenance du récipient de vin diffère de celle du récipient d'eau ; on comprend donc que l'ouverture du récipient de vin ait été plus large. Car, si la Michna était conforme à l'opinion des Sages, [les deux récipients] auraient la même contenance [trois log] : pourquoi alors des ouvertures de tailles différentes ?
וּמְנוּקָּבִים כְּמִין שְׁנֵי חוֹטָמִין וְכוּ׳. לֵימָא מַתְנִיתִין רַבִּי יְהוּדָה הִיא וְלָא רַבָּנַן, דִּתְנַן: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בַּלּוֹג הָיָה מְנַסֵּךְ כׇּל שְׁמוֹנָה. דְּאִי רַבָּנַן, — כִּי הֲדָדֵי נִינְהוּ!
La Guemara répond : même si tu dis que la Michna est conforme à l'opinion des Sages, la raison d'ouvertures de tailles différentes est que le vin est épais et l'eau fluide [le vin s'écoulant donc plus lentement que l'eau]. Pour que les deux récipients achèvent de se vider en même temps, celui du vin exigeait une ouverture plus large.
אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן: חַמְרָא סְמִיךְ, מַיָּא קְלִישׁ.
Ainsi est-il aussi raisonnable [de conclure] que la Michna est conforme à l'opinion des Sages. Car, si elle suivait Rabbi Yehouda, [il faudrait noter que,] à la différence des termes « large » et « fin » employés dans la Michna pour décrire les deux ouvertures, ailleurs il qualifie les ouvertures de « large » et « étroite ». Comme il est enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : il y avait là deux petits conduits, l'un pour l'eau, l'autre pour le vin ; l'embouchure du conduit de vin était large, et celle du conduit d'eau étroite, afin que les deux récipients achèvent de se vider en même temps. [L'écart entre « large » et « étroite » est plus grand que l'écart entre « large » et « fin », ce qui permet de vider simultanément les coupes de trois log et d'un log selon Rabbi Yehouda.] Tire-en la conclusion [que la Michna ne suit pas Rabbi Yehouda].
הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּאִי רַבִּי יְהוּדָה — ״רָחָב״ וְ״קָצָר״ אִית לֵיהּ. דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שְׁנֵי קַשְׂווֹאוֹת הָיוּ שָׁם, אֶחָד שֶׁל מַיִם וְאֶחָד שֶׁל יַיִן. שֶׁל יַיִן — פִּיהָ רָחָב, שֶׁל מַיִם — פִּיהָ קָצָר, כְּדֵי שֶׁיְּהוּ שְׁנֵיהֶם כָּלִין בְּבַת אַחַת, שְׁמַע מִינַּהּ.
MICHNA [suite] : « Celui de l'ouest servait à l'eau. » Les Sages ont enseigné : il advint qu'un saducéen versa [l'eau] sur ses pieds, et de fureur tout le peuple le lapida avec ses etrogim. Et ce jour-là, la corne de l'autel fut endommagée [par les jets de pierres]. On apporta une poignée de sel et l'on en colmata [la partie abîmée] — non parce que cela rendait l'autel apte au service, mais par déférence pour l'autel, afin qu'il ne soit pas vu dans son état endommagé.
מַעֲרָבוֹ שֶׁל מַיִם. תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּצַדּוּקִי אֶחָד שֶׁנִּיסֵּךְ עַל גַּבֵּי רַגְלָיו, וּרְגָמוּהוּ כׇּל הָעָם בְּאֶתְרוֹגֵיהֶן. וְאוֹתוֹ הַיּוֹם נִפְגְּמָה קֶרֶן הַמִּזְבֵּחַ, וְהֵבִיאוּ בּוּל שֶׁל מֶלַח וּסְתָמוּהוּ. לֹא מִפְּנֵי שֶׁהוּכְשַׁר לַעֲבוֹדָה, אֶלָּא מִפְּנֵי שֶׁלֹּא יֵרָאֶה מִזְבֵּחַ פָּגוּם.

Rachi

כמין שני חוטמין דקים - חוטם אחד בספל ונקב אחד בחוטמו והכהן מערה בפי הספלים והנסכים מקלחין ויורדין דרך החוטמין על גב המזבח ובמזבח היה נקב שבו המים והיין יורדין לשיתין של מזבח שהיו עמוקין וחלולים מאד:,אחד מעובה ואחד דק - אחד מנקבים מעובה אותו של יין ואחד דק אותו של מים:,שיהו שניהם כלים כאחד - כדמפרש בגמרא שהמים ממהרים לצאת לפיכך צריך שיהא הנקב דק:,ה"ג מערבו של מים מזרחו של יין - הספלים נתונים אצל הקרן זה לפני זה סמוכין זה לזה אחד לצד מערב ואחד לפנים הימנו דהיינו למזרח:

ר' יהודה אומר כו' - בתרתי פליגי אשלשה לוגין קאי ואשבעה דקאמר ת"ק ואתא רבי יהודה למימר אף בשמיני מנסכים:,הגבה את ידך - שנראה שתתן המים בספל לפי שהצדוקין אין מודין בניסוך המים שפעם אחת נסך צדוקי אחד את המים על רגליו:

שאינה מקודשת - לא נתחנכה לעבודת המזבח שתהא קדושה לכלי שרת דקיימא לן (יומא דף יב:) כל הכלים שעשה משה משיחתן מקדשתן מכאן ואילך עבודתן מחנכתן ובגמרא מפרש מ"ט ממלאים בשאינו מקודש:,היה ממלא מן הכיור - מן המים שבתוך הכיור ומי הכיור אע"פ שנמשח והוקדש לכלי שרת ומקדש מימיו אין נפסלין בלינה שהיו משקעין אותו מבערב בבור כדאמר בסדר יומא (דף לז.) אף הוא עשה מוכני לכיור שהיו משקעין במוכני הכיור שלא יהו מימיו נפסלין בלינה:,שהיין והמים מגולים כו' - נתגלה היינו טעמא דממלא מן הכיור ולא היה מנסך מהן לפי שהיין [והמים] המגולין פסולין לגבי מזבח דחיישינן שמא שתה מהן נחש והארס מעורב בהן ונמצא שאינו מנסך מים כשיעור שהרי הארס משלים לשיעורן:

גמ' מנא ה"מ - דתוקעין ומריעין בשאיבת המים של נסוך:

דכתיב שמחה וששון - אקדים קרא לשמחה קמיה ששון:,חד יומא שבקוך - יפקיעוך מן השמים:,פרוונקא - רץ לרוץ לפניו:,בשמחה תצאו - שהוא יראה הדרכים ויעבור מעברות המים:

משכא דההוא גברא משוינן לה גודא - נוד וחבירו במסכת שבת (דף קלח.) הגוד והמשמרת:

עולין דרך ימין - כשהוא עולה לראש המזבח פונין לקרן מזרחית דרומית דהיינו לימין העולה שהכבש בדרומו של מזבח ומקראי ילפינן לה (זבחים דף סב:) ומעלותהו פנות קדים (יחזקאל מ״ג:י״ז) כשתעלו בו תפנו למזרח:,ומקיפין ויורדין דרך שמאל - כשהוא בא לירד אינו חוזר על עקביו אלא מקיף סביב למזבח עד שמגיע לכבש ויורד במערבו של כבש שהיא לשמאלו בעלייתו והאי דאין חוזרין על העקב דא"כ נמצא מהלך לצד שמאלו שהרי פניו למזבח ואינו מחזיר לו אחוריו ורחמנא אמר כל פינות שאתה פונה לא יהו אלא דרך ימין דנפקא לן מדתני רמי בר יחזקאל עומד על שנים עשר בקר וכו' במסכת זבחים (דף סב:):,חוץ מן העולה לג' דברים - הנעשין בקרן מערבית דרומית שפונים דרך שמאל כשהן בראש המזבח פונין לקרן מערבית דרומית שהיא לשמאלו ואין פונין לימין שיהו פונין סביב עד שיגיעו לקרן מערבית דרומית ובשחיטת קדשים (דף סד.) מפרש טעמא נסכים שמא יתעשנו בעשן המערכה כשיקיפוהו סביב שיותר ממהלך מאה אמה יש בהיקף המזבח ועולת העוף שמא תמות בעשן: ,וחוזרין על העקב גרסינן ולא גרסינן ומקיפין על העקב בדרך שעלו בו ואין מקיפין דכל כמה דמצינן למעוטי בהילוך של שמאל ממעטינן:,כשרבתה במזרח - מקום עולת העוף על קרן דרומית מזרחית היא מפני שקרובה לבית הדשן ששם זורקין מוראה ונוצה כדכתיב (ויקרא א׳:ט״ז) והשליך אותה אצל המזבח וגו' ובית הדשן היה אצל הכבש במזרחה סמוך לה בשלשה טפחים ורחוק מן המזבח כ' אמה כדתנן במסכת תמיד (פ"א מ"ד) גבי תורם את הדשן וכשעולת העוף רבה במזרח שיש שם כהנים רבים מולקין עולת העוף באין ועושין אותה במערבית דרומית אותם שאין יכולין לעמוד שם:

אתי לאשחורי - לפי שפעמים שמחליפין:

לימא מתניתין - דבעי אחד מעובה ואחד דק רבי יהודה היא דאמר של מים לוג ושל יין רביעית ההין כתיב בנסכי תמיד היינו ג' לוגין שההין שנים עשר לוג:

סמיך - עב:,ומיא קלישי - ויוצאין בנקב קטן:

הכי נמי מסתברא - דמתני' רבנן היא:,דאילו ר' יהודה רחב וקצר אית ליה - כלומר שמעינן ליה דבלשון אחד רחב ואחד קצר קאמר ליה ולא בלשון מעובה ודק רחב משמע יתר על קצר טפי מייתורא דמעובה על מידק:

נפגמה קרן המזבח - ע"י אבנים שזרקו בו:,בול של מלח - מלא אגרוף:,לא מפני - שיהא המזבח כשר לעבודה בסתימה זו:,אלא כדי שלא יראה פגום - מפני הכבוד:

Tossafot

כמין חוטמין דקין. פירש בקונט' חוטם אחד בספל ונקב אחד בחוטמו והכהן מערה מים בפי הספלים והנסכים מקלחין דרך החוטמין ע"ג המזבח ובמזבח היה נקב שבו המים והיין יורדין לשיתין של מזבח שהיו חלולין מאד ועמוקין וזו תימה גדולה מנין לו כל אותו הענין שמחוטם של הספלים מקלח על גג המזבח ומשם לנקב המזבח ומשם לשיתין דלמא הוא דמנקב הספלים יורדין לשיתין כמין שני נקבי החוטם ולא שהיה בולט כמין חוטם כי ההיא דתנן במסכת מדות (פ"ג מ"ב) גבי דמים ובקרן מערבית דרומית היו שני נקבים כמין שני חוטמין דקין שהדמים ניתנין על יסוד מערבית ועל יסוד דרומית ויורדין בהן ומתערבין באמה ושמא כמין בליטת חוטם היה עשוי על הנקב שלא יפול עליו דבר לסותמו:,אחד מעובה ואחד דק. פירש בקונטרס אחד מן הנקבים מעובה משמע שרוצה לומר שהיה הנקב רחב וגדול זה מזה ולשון מעובה משמע ששולי הספל היו עבים ומתוך כך אין המשקה ממהר לצאת:

שהיין והמים מגולין פסולין לגבי מזבח. שמא שתה מהן נחש והארס מעורב במים ונמצא שאינו מנסך מים כשיעור שהרי הארס משלים לשיעורן כך פירש בקונטרס ויתכן פירוש זה למאי דסלקא דעתיה מעיקרא בגמרא דפריך (לקמן סוכה נ.) ונעברינהו במסננת אבל לפי המסקנא מפרשינן משום הקריבהו נא לפחתך:

מנא הנ"מ. דתוקעין ומריעין בשאיבת מים של ניסוך כך פי' הקונט' ועוד יש לפרש דמנלן דמי השילוח בעי ומפרש מדכתיב ממעייני הישועה:

וחוזרין על העקב. לא כמו שפי' בקונט' משום שלא ירבה בהילוך בחנם דא"כ כשהיא בקרן דרומית מזרחית נמי אלא היינו טעמא דהכא דחזרתן על העקב הוי דרך ימין:,ועולת העוף כשרבתה במזרח. ברייתא זו כולה משנה שלימה היא במסכת זבחים פרק קדשי קדשים (זבחים דף סג.) והתם דייק מדקא אמר כשרבתה במזרח מכלל דמקומה במזרח ועל חנם נקט טעמא מן הדיוק דבהדיא תנן התם (דף סד:) עולת העוף כיצד היתה נעשית עלה לכבש ופנה לסובב בא לו לקרן דרומית מזרחית):

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Sukkah 48b
100%
סוכה מ״ח במַסֶּכֶת סֻכָּה