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Traité Sukkah

48a

Étude de Sukkah 48a

Étude de la Mishna & Guémara 48a

[Le huitième jour, Chemini Atséret,] est une fête à part entière au regard de ce que résume l'acronyme « Pé, Zayin, Réch ; Qof, Chin, Beit » (PaZeR QéChaB). Il signifie : un tirage au sort (payis) à part entière — c'est-à-dire qu'un nouveau tirage est effectué ce jour-là pour désigner quels Cohanim offriront les sacrifices, et l'ordre établi pendant Soukot ne se poursuit pas ; la bénédiction du temps (zeman) à part entière — c'est-à-dire « Chéhéhéyanou », Qui nous a fait vivre, nous a maintenus et nous a fait parvenir à ce temps, que l'on récite comme au début de chaque fête ; une fête (réguel) à part entière — et il n'y a pas de mitsva de s'asseoir dans la souka (voir Tossefot) ; un sacrifice (qorban) à part entière — car le nombre d'offrandes apportées le Huitième Jour n'est pas la suite de celui de Soukot mais relève d'un nouveau décompte ; un chant (chira) à part entière — puisque les psaumes récités par les Léviïm tandis que l'on offre les sacrifices le Huitième Jour ne prolongent pas ceux de Soukot ; une bénédiction (berakha) à part entière — car l'ajout à la troisième bénédiction du Birkat haMazon [les actions de grâces après le repas] et à la prière de la Amida (voir Tossefot) est formulé autrement que l'ajout récité pendant Soukot.
רֶגֶל בִּפְנֵי עַצְמוֹ לְעִנְיַן פָּזֵ״‎ר קֶשֶׁ״‎ב. פַּיִיס בִּפְנֵי עַצְמוֹ. זְמַן בִּפְנֵי עַצְמוֹ. רֶגֶל בִּפְנֵי עַצְמוֹ. קׇרְבָּן בִּפְנֵי עַצְמוֹ. שִׁירָה בִּפְנֵי עַצְמוֹ. בְּרָכָה בִּפְנֵי עַצְמוֹ.
Mishna 1
MICHNA : Cette michna développe la première michna du chapitre. L'obligation de réciter le Hallel et la mitsva de se réjouir pendant la fête — en offrant des sacrifices de paix (chlamim) et en mangeant leur viande — durent toujours huit jours. La michna précise : comment cela ? Cela enseigne qu'une personne est tenue au Hallel, à la mitsva de la joie et au respect dû au dernier jour de la fête, exactement comme pour tous les autres jours de la fête.
מַתְנִי׳ הַהַלֵּל וְהַשִּׂמְחָה — שְׁמוֹנָה. כֵּיצַד? מְלַמֵּד שֶׁחַיָּיב אָדָם בְּהַלֵּל וּבְשִׂמְחָה וּבִכְבוֹד יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן שֶׁל חַג כִּשְׁאָר כׇּל יְמוֹת הַחַג.(משנה)
Guémara
GUEMARA : La Guemara demande : d'où ces choses sont-elles déduites — à savoir que, le huitième jour de la fête, on est tenu de se réjouir ? Cela ressort de ce qu'enseignèrent les Sages au sujet du verset relatif à Soukot : « Et tu seras entièrement (akh) joyeux » (Devarim 16, 15). Le verset vient inclure les soirs du dernier jour de la fête — là aussi on est tenu de se réjouir en consommant la viande des sacrifices de paix offerts la veille. La Guemara demande : le verset vient-il inclure le soir du huitième jour, ou bien seulement le soir du premier jour de la fête ? La Guemara répond : lorsque le verset dit « entièrement (akh) », c'est un terme restrictif, qui distingue cette nuit-là des autres nuits de la fête.
גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי — דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״וְהָיִיתָ אַךְ שָׂמֵחַ״ — לְרַבּוֹת לֵילֵי יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן. אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא יוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״אַךְ״ — חִלֵּק.
La Guemara demande : qu'as-tu vu qui te conduise à inclure les soirs du dernier jour de la fête dans la mitsva de la joie, et à exclure les soirs du premier jour ? [Pourquoi ne pas plutôt exiger d'offrir des sacrifices de paix l'après-midi qui précède la fête, pour les manger la première nuit ?] La Guemara répond : j'inclus les soirs du dernier jour de la fête, devant lesquels il y a un jour de réjouissance — il est logique que la joie se prolonge ; et j'exclus les soirs du premier jour de la fête, devant lesquels il n'y a pas de jour de réjouissance, car on n'a pas l'obligation d'offrir des sacrifices l'après-midi qui précède la fête.
וּמָה רָאִיתָ לְרַבּוֹת לֵילֵי יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן וּלְהוֹצִיא לֵילֵי יוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן? מְרַבֶּה אֲנִי לֵילֵי יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן — שֶׁיֵּשׁ שִׂמְחָה לְפָנָיו, וּמוֹצִיא אֲנִי לֵילֵי יוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן — שֶׁאֵין שִׂמְחָה לְפָנָיו.
Mishna 2
MICHNA : La mitsva de la souka dure sept jours. Comment accomplir cette obligation pendant sept jours pleins ? Lorsqu'on a fini de manger le septième jour, on ne démontera pas aussitôt sa souka, car l'obligation se poursuit jusqu'à la fin du jour. En revanche, on descend les ustensiles de la souka vers la maison à partir de l'heure de minha et au-delà, en l'honneur du dernier jour de la fête — où l'on aura besoin de ces ustensiles dans la maison.
מַתְנִי׳ סוּכָּה — שִׁבְעָה. כֵּיצַד? גָּמַר מִלֶּאֱכוֹל — לֹא יַתִּיר אֶת סוּכָּתוֹ. אֲבָל מוֹרִיד אֶת הַכֵּלִים מִן הַמִּנְחָה וּלְמַעְלָה, מִפְּנֵי כְּבוֹד יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן שֶׁל חַג.
Guémara 2
GUEMARA : La Guemara demande : si l'on n'a pas d'ustensiles à descendre de la souka, que faire ? La Guemara s'étonne : comment cela, « pas d'ustensiles » ?! Mais lorsqu'il s'est servi de sa souka pendant la fête, avec quels ustensiles mangeait-il ? La question est donc plutôt celle-ci : s'il n'a pas d'endroit où descendre ses ustensiles et qu'il doit continuer à manger dans la souka, quelle est la halakha ? Que peut-il faire pour montrer qu'il mange là non pour accomplir une mitsva — ce qui transgresserait l'interdit d'ajouter aux mitsvot de la Torah — mais seulement faute d'alternative ? Rabbi Hiyya bar Rav dit : il abaisse le s'khakh [le toit de branchages] de quatre tefahim, rendant ainsi la souka invalide (passoul). Et Rabbi Yehochoua ben Lévi dit : il allume une lampe à l'intérieur de la souka — ce qui est interdit pendant la fête de Soukot.
גְּמָ׳ אֵין לוֹ כֵּלִים לְהוֹרִיד, מַהוּ? אֵין לוֹ כֵּלִים?! אֶלָּא כִּי אִשְׁתַּמַּשׁ בְּמַאי אִשְׁתַּמַּשׁ? אֶלָּא: אֵין לוֹ מָקוֹם לְהוֹרִיד כֵּלָיו, מַהוּ? רַבִּי חִיָּיא בַּר (רַב) אָמַר: פּוֹחֵת בָּהּ אַרְבָּעָה. וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר: מַדְלִיק בָּהּ אֶת הַנֵּר.
La Guemara note : et ils ne sont pas en désaccord sur la halakha ; ils donnent des solutions différentes pour des lieux différents. Celle-ci vaut pour nous, qui vivons hors de Terre d'Israël, et celle-là pour eux, qui vivent en Terre d'Israël. Ceux qui vivent en Terre d'Israël abaissent le s'khakh, puisque l'obligation de s'asseoir dans la souka ne s'applique plus [le huitième jour] ; mais ceux qui vivent hors de Terre d'Israël, tenus de s'asseoir dans la souka le huitième jour — dont il y a doute qu'il soit peut-être le septième —, doivent trouver un autre moyen de distinguer le huitième jour des jours de la fête de Soukot.
וְלָא פְּלִיגִי: הָא לַן וְהָא לְהוּ.
La Guemara demande : cela se conçoit pour une petite souka — où il est interdit d'allumer une lampe par crainte d'un incendie, de sorte que l'allumage marquera bien la distinction. Mais pour une grande souka, où il n'y a pas cet interdit et donc pas de signe distinctif, que dire ? La Guemara répond : on marque la distinction en y introduisant les ustensiles de la nourriture — par exemple les marmites dans lesquelles on a cuit —, ainsi que l'a dit Rava : les ustensiles servant à manger se sortent de la souka ; les ustensiles servant à boire y restent. En laissant marmites et casseroles dans la souka, on signifie qu'elle n'est plus le lieu de l'accomplissement de la mitsva.
הָא תִּינַח סוּכָּה קְטַנָּה, סוּכָּה גְּדוֹלָה מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? דִּמְעַיֵּיל בַּהּ מָאנֵי מֵיכְלָא. דְּאָמַר רָבָא: מָאנֵי מֵיכְלָא — בַּר מִמְּטַלַּלְתָּא. מָאנֵי מִשְׁתְּיָא — בִּמְטַלַּלְתָּא.
Mishna 3
MICHNA : Quant au rite de la libation d'eau (nissoukh hamayim) accompli au Temple pendant la fête, comment procédait-on ? On remplissait d'eau, à la source de Chiloah (Siloé), une fiole d'or d'une contenance de trois loug. Quand ceux qui allaient puiser l'eau parvenaient à la porte de l'Eau — ainsi nommée parce que l'eau de la libation passait par cette porte donnant sur le parvis du Temple —, on sonnait une tékia, puis une téroua, puis une autre tékia, en signe de joie. Le Cohen montait la rampe de l'autel et se tournait vers sa gauche. Il y avait là deux coupes d'argent dans lesquelles il versait l'eau. Rabbi Yehouda dit : elles étaient de chaux (de pierre calcaire), mais elles paraissaient noircies à cause du vin, et semblaient ainsi d'argent. Les deux coupes étaient percées au fond,
מַתְנִי׳ נִיסּוּךְ הַמַּיִם כֵּיצַד? צְלוֹחִית שֶׁל זָהָב מַחְזֶקֶת שְׁלֹשָׁה לוּגִּים הָיָה מְמַלֵּא מִן הַשִּׁילוֹחַ. הִגִּיעוּ לְשַׁעַר הַמַּיִם, תָּקְעוּ וְהֵרִיעוּ וְתָקְעוּ. עָלָה בַּכֶּבֶשׁ וּפָנָה לִשְׂמֹאלוֹ, שְׁנֵי סְפָלִים שֶׁל כֶּסֶף הָיוּ שָׁם. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שֶׁל סִיד הָיוּ, אֶלָּא שֶׁהָיוּ מוּשְׁחָרִין פְּנֵיהֶם מִפְּנֵי הַיַּיִן. וּמְנוּקָּבִין

Rachi

פז"ר קש"ב - סימן הוא כדמפרש ואזיל:,פייס בפני עצמו - שבכל פרי החג לא היו מטילין פייס איזה משמר יקריב לפי שבסדר היו מקריבין אותן עד שכל כ"ד משמרות שונות ומשלשות בהן חוץ משתים כדאמרי' בהחליל (לקמן סוכה דף נה:) ופר דשמיני בתחילה מפייסין עליו:,זמן - לברך בו שהחיינו:,רגל בפני עצמו - . שאין יושבין בסוכה:,קרבן לעצמו - שאינו כסדר פרי החג דא"כ היו בו ששה פרים:,ברכה לעצמו - את יום השמיני ובתוספתא משמע שמברכין את המלך והכי גרסינן לה ברכה בפני עצמו שנאמר (מלכים א ח׳:ס״ו) ביום השמיני שלח את העם ויברכו את המלך:

מתני' והשמחה - שלמי שמחה:,והלל - לגמור בו את ההלל:

גמ' מנא ה"מ - דשמיני חייב בשמחה דהא לא כתיב ביה בהדיא אלא בשבעת ימי החג דכתיב (דברים ט״ז:י״ג) חג הסוכות תעשה לך וגו' וסמיך ליה ושמחת בחגך:,אך שמח - בההיא פרשה דעשר תעשר כתיב ז' ימים תחוג:,לרבות לילי יו"ט האחרון - לשמחה שלפניו לכוללו עם שבעת הימים שיזבח שלמים בשביעי כדי לאכול ליל שמיני דהאי שמח למאי אתא כיון דכתיב לעיל מיניה ושמחת בחגך אלא לרבות שמחת ליל שמיני וכיון דאתרבי לילי יו"ט האחרון שהוא טפל ק"ו היום שהוא עיקר שחייב בשמחה ושאר הלילות לא צריכי ריבויי דימים אפילו לילות במשמע כדרבינן גבי סוכה (לעיל סוכה מג.) וכי איצטריך ללילי יו"ט האחרון איצטריך דאינו בכלל שבעה ועל כרחך לילה אתרבי שהוא סמוך לשבעת ימים דקרא ויום אתי בק"ו ואשמעינן שבשלמים הנזבחים בחג הסוכות ישמחו בליל שמיני שאינו יכול להקריב בלילה:,או אינו אלא לרבות לילי יו"ט הראשון - ואשמעי' שצריך לזבוח שלמים ערב יום טוב לשמחת לילה הראשון ולא בעינן זביחה בשעת שמחה:

מתני גמר מלאכול - בשביעי:,לא יתיר את סוכתו - לא יתיר אגדים שלה לסותרה דהא כל היום חובתה לישן ולשנן ואי אקלע ליה סעודתא אכיל לה בגווה:,אבל מוריד הוא את הכלים - ואת המצעות שנשתמש בהן בתוכה כדתניא בפ' הישן (לעיל סוכה דף כח:) היו לו כלים נאים ומצעות נאות מעלן לסוכה:,מפני כבוד יום טוב - שמראה כמכין עצמו לקראתו למקום שיסעוד שם הלילה:

גמ' אין לו מקום - אחר לאכול שם (שיוריד כליו וצריך לאכול בסוכה) ביו"ט האחרון:,מאי - מה יעשה להוכיח שאינו מוסיף על המצוה לעשות סוכה שמנה ימים:,פוחת בה ארבעה - טפחים ופוסלה:,מדליק בה את הנר - דאמרי' (דף כט.) שרגא בסוכה קטנה לבר ממטללתא:

הא לן - לבני בבל שהשמיני שלהם ספק שביעי דלא קים להו בקביעא דירחא מדליק בה את הנר ולא יפחתנה ויפסלנה לפי שצריך לישב בה מחר:,והא להו - לבני א"י דקים להו בקביעא דירחא ולא יתבי בסוכה בשמיני פוחת:

התינח בסוכה קטנה - בהדלקת הנר:,סוכה גדולה מאי איכא למימר - דהכי אמרן לעיל (שם) שרגא אמרי לה במטללתא ואמרי לה לבר ממטללתא ולא פליגי הא בסוכה גדולה כו':

מתני' מן השילוח - מעיין הוא סמוך לירושלים:,מחזקת שלשה לוגין - זהו פחות שבנסכים רביעית ההין לכבש:,שער המים - אחד משערי עזרה נקרא כן על שם שמכניסין בו צלוחית של מים של ניסוך בחג:,תקעו והריעו - משום שמחה דכתיב (ישעיהו י״ב:ג׳) ושאבתם מים בששון:,עלה בכבש - שהיה בדרומו של מזבח:,ופנה לשמאלו - שהנסכים נעשים בקרן מערבית דרומית וכשהוא פונה לשמאלו היא הראשונה ובמסכת זבחים יליף לה מקראי בפרק קדשי קדשים (זבחים דף סג.):,שהיו מושחרין פניהם - ודומין לכסף שהוא שחור מן הסיד:

Tossafot

רגל בפני עצמו. דאין יושבין בסוכה קרבן לעצמו שאינו בסדר פרי החג דא"כ היו בו ששה פרים ברכה לעצמו את יום שמיני חג העצרת הזה ובתוספתא משמע שמברכין את המלך דה"ג בה ברכה לעצמו שנאמר ביום השמיני שלח את העם ויברכו את המלך כך פי' בקונט' והשתא לא הוי כי ההוא דתניא לעיל דאמרינן כשם שחג טעון שיר קרבן ברכה ולינה כך שמיני טעון קרבן שיר וברכה ולינה ורבינו תם מפרש ברכה דהכא ברכת המזון ותפלה כי ההיא דלעיל ורגל בפני עצמו לענין שטעון לינה ורבינו חננאל מפרש לענין [שידחה] אבילות משום דאמרי' פרק בתרא דמועד קטן (דף יט.) דהקובר את מתו שבעה ימים קודם הרגל בטלה ממנו גזרת שלשים וזימנין דליכא שבעה קודם לרגל ואפ"ה בטלה הימנו גזרת ל' משום שמיני עצרת ורבינו תם עצמו יסד במעריב של שמיני עצרת קודש ללינה ושלשים ידחם כאשר אבלים ינחם ומיהו אי אפשר לומר שידחה לגמרי דהא פרק בתרא דמו"ק (דף כד: ושם) אמרי' יום אחד לפני החג וחג ושמיני שלו הרי כאן עשרים ואחד יום וברכת המלך לא בעי למיתני משום דצריך למיתני דומיא דברכה של ז' ימי החג שיר שהיו אומרים מזמור שלם משא"כ בשאר ימי החג שלא היו אומרים מזמור שלם אלא חציו היום וחציו למחר כך מפרש ר"ת כדאיתא בשילהי החליל (לקמן סוכה דף נה.) דמותיב בה סימנא הומבה"י ולעיל פירשתי שהיו אומרים למנצח על השמינית:

פוחת בה ארבעה. טפחים ופוסלה כך פי' בקונט' ותימה מה שיעור הוא זה בארבעה והלא אויר פוסל בשלשה בין בסוכה גדולה בין בסוכה קטנה בין באמצע כדמוכח שילהי פ' קמא (דף יז.):,מדליק בה את הנר. פירשנו לעיל פרק הישן (סוכה דף כט. ושם בד"ה ואמרי לה):

שער המים. מן השערים הדרומיים שבעזרה הוא דתנן במס' מדות (פ"ב מ"ו) שערים הדרומיים סמוכים למערב וקחשיב שער המים וקתני למה נקרא שער המים שבו מכניסין צלוחית המים של ניסוך המים בחג:,שני ספלים של כסף. תימה דתנן במנחות פרק שתי הלחם (מנחות דף צט:) שתי שולחנות היו באולם אחד של כסף ואחד של זהב על של כסף נותנין לחם הפנים בכניסתו ועל של זהב ביציאתו שמעלין בקודש ולא מורידין אפי' סילקוהו מעל שלחן הזהב בהיכל לא היו יכולים להורידו ולהניחו בשל כסף וא"כ הכא שהיו ממלאים בצלוחית של זהב היאך היו מנסכין בספלין של כסף וכי תימא בצלוחית שאינה מקודשת היו ממלאין לא היא דגבי חבית כשנתמלא מע"ש קתני מתני' שאינה מקודשת כדמפרש טעמא בגמרא אבל צלוחית שהיו ממלאין בחול היתה מקודשת וי"ל דספלים היו קבועים בסיד ולא כלים נינהו דנחשבין כגופו של מזבח והרי הם כלבונה שהיתה בבזיכין של זהב שהיו מקטירין על המזבח:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Sukkah 48a
100%
סוכה מ״ח אמַסֶּכֶת סֻכָּה