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Traité Sukkah

47b

Étude de Sukkah 47b

Étude de la Guémara 47b

Guémara
[La Guemara cherchait à prouver, d'une baraïta qui parle d'une « bénédiction » récitée le huitième jour, que l'on dit bien la bénédiction du temps à Chemini Atséret, à l'appui de l'opinion de Rabbi Yohanan.] Quoi donc — n'est-ce pas que la bénédiction mentionnée [dans la baraïta] est la bénédiction du temps, ce qui soutiendrait l'avis de Rabbi Yohanan ? La Guemara écarte cette possibilité : non, la bénédiction dont il s'agit ici, c'est le birkat hamazone [les actions de grâce après le repas] et la prière de la Amida — où l'on fait mention du « huitième jour, fête de clôture » et non de Soukot. Il n'y a donc, de là, aucun appui pour l'opinion de Rabbi Yohanan selon laquelle on réciterait la bénédiction du temps le jour de Chemini Atséret.
מַאי לָאו, זְמַן? לֹא, בִּרְכַּת הַמָּזוֹן וּתְפִלָּה.
La Guemara dit : ainsi est-il en effet plus logique de comprendre la baraïta [comme ne parlant pas de la bénédiction du temps], car s'il te venait à l'esprit qu'elle vise bien la bénédiction du temps — y a-t-il une bénédiction du temps durant les sept jours de Soukot ? On ne la récite que le premier jour [il serait donc étrange que la baraïta en parle à propos d'un autre jour] ! La Guemara répond : cela ne fait pas difficulté, et ce n'est pas une preuve que la baraïta ne vise pas la bénédiction du temps ; car la baraïta peut vouloir dire que si l'on n'a pas récité la bénédiction aujourd'hui, le premier jour, on la récite le lendemain, ou un autre jour de la fête. En ces circonstances, la bénédiction du temps peut être dite l'un quelconque des sept jours.
הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ זְמַן — זְמַן כׇּל שִׁבְעָה מִי אִיכָּא? הָא לָא קַשְׁיָא: דְּאִי לָא בָּרֵיךְ הָאִידָּנָא — מְבָרֵךְ לִמְחַר, אוֹ לְיוֹמָא אַחֲרִינָא.
La Guemara demande : comment pourrait-on réciter la bénédiction du temps chacun des jours de Soukot, alors que, de toute façon, nous exigeons qu'elle soit dite sur une coupe [de vin], et que tout le monde n'a pas de vin à disposition durant les jours intermédiaires de la fête (hol hamoed) ? Du fait que la Guemara ne tient pas compte de cette objection, disons que cette baraïta soutient l'opinion de Rav Nahman ; car Rav Nahman a dit : on récite la bénédiction du temps même au marché [sans coupe de vin]. En effet, si tu dis que nous exigeons une coupe de vin pour réciter la bénédiction du temps — y a-t-il chaque jour une coupe de vin disponible, qui permettrait de la dire durant les jours intermédiaires de la fête ? [La baraïta, en parlant de la bénédiction du temps à n'importe quel jour, prouve donc qu'elle ne dépend pas de la coupe.] La Guemara écarte cette preuve : peut-être la baraïta parle-t-elle d'un cas où une coupe de vin s'est précisément trouvée à sa disposition. Elle ne décrit pas la manière idéale de réciter la bénédiction, mais simplement une possibilité.
מִכׇּל מָקוֹם כּוֹס בָּעֵינַן! לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַב נַחְמָן, דְּאָמַר רַב נַחְמָן: זְמַן אוֹמְרוֹ אֲפִילּוּ בַּשּׁוּק. דְּאִי אָמְרַתְּ בָּעֵינַן כּוֹס — כּוֹס כֹּל יוֹמָא מִי אִיכָּא? דִּלְמָא דְּאִיקְּלַע לֵיהּ כּוֹס.
[La Guemara, ayant cité l'avis de Rabbi Yehouda selon lequel Chemini Atséret exige de passer la nuit à Jérusalem, le met en question.] Et Rabbi Yehouda tient-il vraiment que le huitième jour [Chemini Atséret] oblige à passer la nuit [à Jérusalem] à son issue ? Mais n'a-t-on pas enseigné dans une baraïta que Rabbi Yehouda dit : d'où sait-on que le second Pessah — célébré par ceux qui étaient impurs et n'avaient pu offrir l'agneau pascal au premier Pessah — n'oblige pas à passer la nuit à son issue ? Car il est dit, à propos du premier Pessah : « Tu t'en retourneras le matin et tu iras vers tes tentes » (Devarim 16, 7), et aussitôt après il est écrit : « Six jours tu mangeras des matsot » (Devarim 16, 8). Du rapprochement de ces deux versets, Rabbi Yehouda déduit ceci : ce qui requiert l'observance des six jours suivants requiert de passer la nuit ; ce qui ne requiert pas l'observance des six jours suivants ne requiert pas de passer la nuit. Qu'est-ce que ce rapprochement vient exclure ? N'est-ce pas pour exclure aussi le huitième jour de la fête [Chemini Atséret], puisqu'il n'est pas suivi de l'observance de six jours ?
וְסָבַר רַבִּי יְהוּדָה שְׁמִינִי טָעוּן לִינָה? וְהָא תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מִנַּיִן לְפֶסַח שֵׁנִי שֶׁאֵינוֹ טָעוּן לִינָה — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּפָנִיתָ בַבֹּקֶר וְהָלַכְתָּ לְאֹהָלֶיךָ״, וּכְתִיב: ״שֵׁשֶׁת יָמִים תֹּאכַל מַצּוֹת״. אֶת שֶׁטָּעוּן שִׁשָּׁה — טָעוּן לִינָה, אֶת שֶׁאֵינוֹ טָעוּן שִׁשָּׁה — אֵינוֹ טָעוּן לִינָה. לְמַעוֹטֵי מַאי? לָאו לְמַעוֹטֵי נָמֵי שְׁמִינִי שֶׁל חַג?
La Guemara rejette cela : non, [le rapprochement] vient exclure le second Pessah, qui ressemble au premier Pessah quant à son offrande ; il enseigne que, puisqu'il n'est pas suivi de l'observance de six jours, il n'y a pas d'obligation d'y passer la nuit [mais Chemini Atséret, lui, l'exige bel et bien]. La Guemara dit : ainsi est-il en effet plus logique de comprendre que Rabbi Yehouda exclut le second Pessah, comme nous l'avons appris dans une michna : les prémices (bikourim) requièrent qu'on apporte avec elles une offrande de paix (chelamim), un chant propre à l'occasion chanté par les Léviim, le balancement (tenoufa) et le fait de passer la nuit. Or, de qui as-tu entendu qu'il exige le balancement [des prémices] ? C'est Rabbi Yehouda — et la michna dit que les prémices requièrent de passer la nuit [bien qu'elles ne soient pas suivies de six jours]. Il apparaît donc que Rabbi Yehouda n'exclut de l'obligation de passer la nuit que le seul second Pessah.
לָא, לְמַעוֹטֵי פֶּסַח שֵׁנִי דִּכְווֹתֵיהּ. הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דִּתְנַן: הַבִּיכּוּרִים טְעוּנִין קׇרְבָּן וְשִׁיר וּתְנוּפָה וְלִינָה. מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָמַר תְּנוּפָה — רַבִּי יְהוּדָה, וְקָאָמַר: טָעוּן לִינָה.
[La Guemara établit] que Rabbi Yehouda tient que les prémices requièrent le balancement, ainsi qu'il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit qu'il est écrit, à propos des prémices : « Tu le déposeras devant l'Éternel ton D.ieu » (Devarim 26, 10) — et ceci désigne le balancement, devant l'autel, du panier contenant les prémices. Dis-tu que cela désigne le balancement, ou bien serait-ce seulement le fait de le déposer réellement, près de l'autel ? Lorsque la Torah dit : « Le Cohen prendra le panier de ta main et le déposera devant l'autel de l'Éternel ton D.ieu » (Devarim 26, 4), le fait de le déposer est déjà énoncé. Comment, dès lors, comprendre le verset « Tu le déposeras » ? Cela désigne le balancement.
דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״וְהִנַּחְתּוֹ״ — זוֹ תְּנוּפָה. אַתָּה אוֹמֵר זוֹ תְּנוּפָה, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא הַנָּחָה מַמָּשׁ. כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְהִנִּיחוֹ״, הֲרֵי הַנָּחָה אָמוּר. הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״וְהִנַּחְתּוֹ״ — זוֹ תְּנוּפָה.
La Guemara demande : et peut-être la baraïta qui oblige à passer la nuit lorsqu'on apporte les prémices à Jérusalem n'est-elle pas selon l'opinion de Rabbi Yehouda, mais selon celle de Rabbi Éliézer ben Yaakov, qui lui aussi tient que les prémices requièrent le balancement ? Car il a été enseigné dans une baraïta qu'il est écrit : « Le Cohen prendra le panier de ta main » (Devarim 26, 4) — ce qui enseigne, au sujet des prémices, qu'elles requièrent le balancement. Telle est la parole de Rabbi Éliézer ben Yaakov.
וְדִלְמָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב הִיא, דְּתַנְיָא: ״וְלָקַח הַכֹּהֵן הַטֶּנֶא מִיָּדֶךָ״ — לִימֵּד עַל הַבִּיכּוּרִים שֶׁטְּעוּנִין תְּנוּפָה, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב.
La Guemara demande : quel est le raisonnement de Rabbi Éliézer ben Yaakov ? Comment déduit-il de ce verset le balancement des prémices ? La Guemara répond : cela se déduit par une analogie verbale (guezera chava) entre le mot « main » écrit à propos des prémices et le mot « main » écrit à propos de l'offrande de paix. Il est écrit ici, au sujet des prémices : « Le Cohen prendra le panier de ta main » ; et il est écrit là, au sujet de l'offrande de paix : « Ses propres mains apporteront les offrandes consumées de l'Éternel ; la graisse avec la poitrine, il les apportera, pour que la poitrine soit balancée devant l'Éternel » (Vayikra 7, 30).
מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב? אָתְיָא ״יָד״ ״יָד״ מִשְּׁלָמִים, כְּתִיב הָכָא: ״וְלָקַח הַכֹּהֵן הַטֶּנֶא מִיָּדֶךָ״, וּכְתִיב הָתָם: ״יָדָיו תְּבִיאֶינָה אֵת אִשֵּׁי ה׳״.
De plus, on peut déduire par cette analogie verbale que, de même qu'ici — à propos des prémices — c'est un Cohen qui accomplit le balancement, de même là — à propos de l'offrande de paix — c'est un Cohen qui l'accomplit. Et de même que là — pour l'offrande de paix — c'est le propriétaire qui balance, de même ici — pour les prémices — c'est le propriétaire qui balance. Comment cela ? Comment le Cohen et le propriétaire peuvent-ils tous deux balancer ? Le propriétaire place ses mains sous l'offrande de paix — ou sous les prémices — et le Cohen place sa main sous la main du propriétaire, et il balance avec lui. Quoi qu'il en soit, Rabbi Éliézer ben Yaakov exige lui aussi le balancement des prémices. Il se peut donc que la baraïta [imposant de passer la nuit] soit énoncée selon l'opinion de Rabbi Éliézer ben Yaakov, et l'on ne peut tirer de preuve décisive quant à l'opinion de Rabbi Yehouda.
מָה כָּאן — כֹּהֵן, אַף לְהַלָּן — כֹּהֵן. וּמָה לְהַלָּן — בְּעָלִים, אַף כָּאן — בְּעָלִים. הָא כֵּיצַד? כֹּהֵן מַנִּיחַ יָדוֹ תַּחַת יָד בְּעָלִים וּמֵנִיף.
Quelle conclusion halakhique a-t-on dégagée au sujet de la bénédiction du temps [à Chemini Atséret] ? Rav Nahman a dit : on récite la bénédiction du temps le huitième jour de la fête de Soukot [Chemini Atséret]. Et Rav Chéchet a dit : on ne récite pas la bénédiction du temps le huitième jour de la fête. La Guemara conclut : et la halakha est qu'on récite bien la bénédiction du temps le huitième jour de la fête.
מַאי הָוֵי עֲלַהּ? רַב נַחְמָן אָמַר: אוֹמְרִים זְמַן בִּשְׁמִינִי שֶׁל חַג, וְרַב שֵׁשֶׁת אָמַר: אֵין אוֹמְרִים זְמַן בִּשְׁמִינִי שֶׁל חַג. וְהִלְכְתָא: אוֹמְרִים זְמַן בִּשְׁמִינִי שֶׁל חַג.
La Guemara note : il a été enseigné dans une baraïta conformément à l'opinion de Rav Nahman : le huitième jour [Chemini Atséret…]
תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב נַחְמָן: שְׁמִינִי

Rachi

מאי לאו זמן - הך ברכה דקאמר ר' יהודה מאי היא לאו היינו זמן לעצמו:,ברכת המזון - דעד השתא אמרי' את יום חג הסוכות הזה וכאן את יום שמיני חג עצרת הזה:

מ"מ - היכי משכחת לה זמן בחולו של מועד ואפי' לא בריך יומא קמא הא בעינא כוס של יין ואין יין מצוי לכל אדם בחולו של מועד:,לימא - הא דקתני ברכה כל ז' ומפרש' דהיינו זמן:,מסייע לר"נ - דאמר אומרו בשוק בלא כוס:

מנין לפסח שני - האמור לטמאים לעשותו בחדש השני שאינו טעון לינה בירושלים:,ופנית בבקר - וסמיך ליה ששת ימים וגו' פסח שני אינו אסור בחמץ אלא שטעון מצה למצוה ואוכל חמץ מיד:,ה"ג מאי לאו למעוטי נמי שמיני - דכיון דאינו אלא י"ט יחיד אינו טעון לינה:

לא למעוטי פסח שני דכוותיה - אינו ממעט אלא פסח שני לבדו דבפסח קאי ופסח קממעט אבל שבועות ושמיני עצרת אע"ג דלא איתנהו ז' ימים טעון לינה:,ה"נ מסתברא - דלא ממעיט ר' יהודה אלא פסח שני לחוד:,טעונין קרבן - להביא עמהם שלמים ובהש"ס ירושלמי יליף מושמחת בכל הטוב (דברים כ״ו:י״א) ואין שמחה אלא שלמים דכתיב (שם כז) וזבחת שלמים ואכלת ושמחת ושיר נמי יליף לה מבכל הטוב ואין טוב אלא שיר והלוים היו אומרים אותו ומהו שיר ארוממך ה' כי דליתני (תהילים ל׳:ב׳) דכתיב (יחזקאל ל״ג:ל״ב) יפה קול ומטיב נגן ובספרי (פרשת ראה) נמי תניא בכל הטוב זה השיר:,ותנופה - לקמיה יליף לה:,ולינה - התם יליף לה ופנית בבקר הא למדת שכל הפינות שאתה פונה לא יהו אלא בבקר:,מאן שמעת ליה דאמר תנופה - לביכורים:,ר' יהודה - כדלקמן:,וקאמר הכא טעונין לינה - ואע"ג דאין טעונין ששה:

דתניא - דאית ליה לרבי יהודה תנופה בביכורים:,והנחתו זו תנופה - דבראש הפרשה נאמר ולקח הכהן הטנא מידך והניחו לפני ה' וגו' ובסיפיה נאמר והנחתו מכלל שחזר ונטלו ולמה נטלו לתנופה:,זו הנחה - שמגיד לך שמצוה להניחו לפני המזבח ואח"כ יטלוהו הכהנים ויאכלוהו:

ודלמא - ההיא דקתני תנופה ולינה ר"א בן יעקב הוא דשמעי' ליה נמי דאמר טעונין תנופה אבל כרבי יהודה לא מתוקמא דאית ליה לר' יהודה כל שאין טעון ששה אין טעון לינה ולא תילף מהכא סברא דידך:

ידיו תביאינה - בבעלים דשלמים כתיב גבי תנופה דכתיב בסיפיה להניף אותו תנופה וגו':

מה כאן - בביכורים כהן דכתיב ולקח הכהן:,תחת יד הבעלים - בעלים אוחזים בשפת הטנא וכהן מניח ידיו תחת שוליו וכן מפרש במסכת ביכורים (פ"ג מ"ו):

מאי הוי עלה - דזמן בשמיני:

Tossafot

הביכורים טעונים קרבן שיר תנופה ולינה. בפ' ג' דביכורים (מ"ו) מפרש דבאמצע הקריאה היתה תנופה דתנן הגיע לארמי אובד אבי מוריד הסל מכתפו ואוחזו בשפתותיו וכהן מניח ידו תחתיו ומניפו וקורא מארמי אובד אבי עד שגומר כל הפרשה כולה ומניחו בצד המזבח ומשתחוה ויוצא משמע שלא היה מניף אלא בשעת הקריאה אבל בספרי (פרשת ראה) משמע דאיכא שתי תנופות דקתני והנחתו לפני ה' אלהיך מלמד שטעונין תנופה ב' פעמים אחת בשעת קריאה ואחת בשעת השתחויה והתם בספרי דרש ב' תנופות מדכתיב ולקח הכהן הטנא מידך כר' אליעזר בן יעקב ושמא סבר לה נמי כרבי יהודה דדריש הכא והנחתו זו תנופה ולהכי בעי ב' תנופות דולקח הכהן באמצע קריאה כתיב וכי כתיב והנחתו גבי השתחויה כתיב ומשמע ליה לשון תנופה מלשון לך נחה את העם (שמות לב) מנא"ר בלע"ז ומוליך ומביא א"נ מדאחר הנחת כהן כתיב' עוד הנחה אחריתא לאחר קריא' ש"מ דלאחר הנחת כהן חזר ונטלו כדי לחזור ולהניף אחר קריאה דהיינו בשעת השתחויה אבל קשה דבפרק בתרא דמכות (דף יח:) אמרינן מאן תנא דפליג עליה דרבי יהודה ר"א בן יעקב מנא ליה דפליגי דלמא דרשי תרוייהו כמו תנא דספרי והתם משמע דר"א מייתי ליה והנחתו לומר דהנחה מעכבת בהן ושמא מדלא מייתי כל חד דרש' דחבריה מכלל דלא ס"ל ומיהו קשה דרבי יהודה דריש תנופה מוהנחתו ואפ"ה מוקי לה בשעת קריאה כדתנן פרק ג' דביכורים (מ"ו) משום דוהניחו [קמא] גבי קריאה כתיב לכך נראה דבספרי דריש תנופה להשתחויה מדאיתקש להנחה ועוד תנא שלישי דלית ליה תנופה כלל כדמשמע הכא מאן שמעת דאמר תנופה רבי יהודה מכלל דרבנן לא בעו תנופה כלל והוא תנא פרק כל המנחות באות מצה (מנחית דף סא.) דתנן התם גבי ואלו טעונות תנופות הביכורים כדברי ר"א בן יעקב שמע מינה דלרבנן לא בעו תנופה וכי קאמר במכות מאן תנא דפליג עליה דרבי יהודה ר"א בן יעקב ניחא ליה לאתויי תנא דמשכח בהדיא ועוד י"ל דב' תנופות לאו דוקא אלא לפי שיש ביכורים שאין טעונין קריאה כגון מן החג ועד החנוכה כדתנן פ"ק דביכורים (מ"ו) וקאמר דהטעונין קריאה מניף בשעת קריאה ושאין בהן קריאה מניף בשעת השתחואה:

כהן מניח ידו תחת יד הבעלים ומניף. לאו דוקא קאמר תחת יד הבעלים ממש דא"כ הויא חציצה בין הכלי ובין הכהן ובסוף שתי מדות מסקינן גבי בעלים חברים לנפו כולהו בהדי הדדי קא הויא חציצה אלא כדתנן פרק ג' דביכורים (מ"ו) גבי סל של ביכורים אוחזו בשפתותיו וכהן מניח ידו תחתיו ומניפו והיינו תחת יד הבעלים ומיהו בההיא דבעלים חברים פי' שם בקונט' דבתנופת הכהן לא איכפת לן אם יש בה חציצה דעיקר תנופה בבעלים היא ותימה היא מנא ליה הא דתרוייהו כתיבי והתם (מנחות דף סא:) תניא גבי תנופה דשלמים הא כיצד כהן מניח ידו תחת יד הבעלים ומניף כיצד עושה מניח אימורין על פיסת היד וחזה ושוק עליהם והתם מצינו למימר שאוחז הכהן באימורים היוצאין חוץ לפיסת היד ולפי שהבעלים למעלה קאמר תחת יד הבעלים ובירושלמי דסוטה משמע קצת דהוי בנגיעה ממש גבי תנופת מנחת סוטה דפריך בירושלמי ואין הדבר כעור מביא מפה ואינו חוצץ מביא כהן זקן ואפילו תימא ילד אין יצר הרע מצוי לאותה שעה מיהו מצינו למימר דאף על פי שזה למטה מן הכלי וזה למעלה מן הכלי פעמים שנוגעין ידו בידה על ידי שמתעסקין בתנופה:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Sukkah 47b
100%
סוכה מ״ז במַסֶּכֶת סֻכָּה