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Traité Sukkah

46a

Étude de Sukkah 46a

Étude de la Guémara 46a

Guémara
[Baraïta :] Celui qui confectionne un loulav pour lui-même — mais non celui qui le confectionne pour autrui — récite, en le préparant la veille de la fête : « Béni… qui nous a fait vivre, nous a maintenus en vie et nous a fait parvenir à ce temps [Chéhéhéyanou]. » Quand il le prend pendant la fête pour s'acquitter de son obligation, il dit : « Béni… qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné la prise du loulav [al netilat loulav]. » Et bien qu'il ait déjà récité la bénédiction sur le loulav le premier jour de la fête, il la récite de nouveau chacun des sept jours, lorsqu'il accomplit la mitsva. Celui qui dresse une souka pour lui-même récite : « Béni… qui nous a fait vivre, nous a maintenus en vie et nous a fait parvenir à ce temps, etc. » Quand il entre pour s'y asseoir, il dit : « Béni… qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de résider dans la souka [lechev ba-souka]. » Et dès lors qu'il a récité la bénédiction le premier jour, il ne la récite plus les autres jours, car les sept jours sont considérés comme un seul ensemble.
הָעוֹשֶׂה לוּלָב לְעַצְמוֹ, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ ... שֶׁהֶחֱיָינוּ וְקִיְּימָנוּ וְהִגִּיעָנוּ לִזְמַן הַזֶּה״. נְטָלוֹ לָצֵאת בּוֹ, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ ... אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל נְטִילַת לוּלָב״. וְאַף עַל פִּי שֶׁבֵּירַךְ עָלָיו יוֹם רִאשׁוֹן, חוֹזֵר וּמְבָרֵךְ כׇּל שִׁבְעָה. הָעוֹשֶׂה סוּכָּה לְעַצְמוֹ, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ ... שֶׁהֶחֱיָינוּ וְקִיְּימָנוּ כּוּ׳״, נִכְנַס לֵישֵׁב בָּהּ, אוֹמֵר: ״אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ לֵישֵׁב בַּסּוּכָּה״, וְכֵיוָן שֶׁבֵּירַךְ יוֹם רִאשׁוֹן — שׁוּב אֵינוֹ מְבָרֵךְ.
[La Guemara relève une double contradiction.] La règle énoncée dans cette baraïta — selon laquelle on récite la bénédiction sur le loulav durant les sept jours — fait difficulté : elle contredit la règle transmise par Rabba bar bar Hana au nom de Rabbi Yohanan, d'après laquelle on ne récite la bénédiction sur le loulav que le premier jour. Et la règle énoncée dans cette baraïta — selon laquelle on ne récite la bénédiction sur la souka que le premier jour — fait pareillement difficulté : elle contredit la règle, elle aussi transmise par Rabba bar bar Hana au nom de Rabbi Yohanan, d'après laquelle on récite la bénédiction sur la souka durant les sept jours. [Ainsi loulav contredit loulav, et souka contredit souka.]
קַשְׁיָא לוּלָב אַלּוּלָב, קַשְׁיָא סוּכָּה אַסּוּכָּה!
La Guemara poursuit : Soit, pour le loulav contre le loulav, il n'y a pas de difficulté. Ici, dans la baraïta — où l'on bénit chaque jour —, il s'agit de l'époque où le Temple existe, car alors la mitsva du loulav s'accomplit [d'ordre toranique] durant les sept jours. Là, dans la parole de Rabbi Yohanan — où l'on ne bénit que le premier jour —, il s'agit de l'époque où le Temple n'existe pas. Mais la souka contre la souka, voilà qui demeure difficile ! [Car la parole de Rabbi Yohanan implique que la mitsva de la souka pendant la fête vaut comme sept mitsvot distinctes, tandis que la baraïta y voit une seule mitsva prolongée.]
בִּשְׁלָמָא לוּלָב אַלּוּלָב לָא קַשְׁיָא: כָּאן בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים, כָּאן בִּזְמַן שֶׁאֵין בֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים. אֶלָּא סוּכָּה אַסּוּכָּה קַשְׁיָא!
La Guemara répond : c'est l'objet d'une controverse entre Tanaïm, comme il est enseigné dans une baraïta. À propos des tefilin : chaque fois qu'on les pose, on récite la bénédiction sur eux — telle est l'opinion de Rabbi [Yehouda haNassi]. Mais les Sages disent : on ne récite la bénédiction que le matin seulement. [Ces mêmes Tanaïm divergent, semble-t-il, au sujet de la souka : bénit-on chaque fois qu'on accomplit la mitsva, ou seulement la première fois, au début de Soukot ?]
תַּנָּאֵי הִיא. דְּתַנְיָא: תְּפִילִּין, כׇּל זְמַן שֶׁמַּנִּיחָן — מְבָרֵךְ עֲלֵיהֶן, דִּבְרֵי רַבִּי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ מְבָרֵךְ אֶלָּא שַׁחֲרִית בִּלְבַד.
À propos des tefilin, il a été énoncé : Abaye dit que la halakha suit l'opinion de Rabbi [Yehouda haNassi], et Rava dit que la halakha suit l'opinion des Sages. Rav Mari, fils de la fille de Chmouel, dit : j'ai observé Rava, qui n'agissait pas selon sa propre décision [et ne bénissait pas une seule fois]. Au contraire, il se levait tôt, entrait aux toilettes, en ressortait, se lavait les mains, posait les tefilin et récitait la bénédiction. Et lorsqu'il avait besoin d'y retourner une autre fois, il entrait aux toilettes, en ressortait, se lavait les mains, reposait les tefilin et récitait à nouveau la bénédiction. [Conclusion :] et nous aussi, pour la souka, nous agissons selon l'opinion de Rabbi [Yehouda haNassi] et nous bénissons durant les sept jours.
אִתְּמַר, אַבָּיֵי אָמַר: הִלְכְתָא כְּרַבִּי, וְרָבָא אָמַר: הִלְכְתָא כְּרַבָּנַן. אָמַר רַב מָרִי בְּרַהּ דְּבַת שְׁמוּאֵל: חֲזֵינָא לֵיהּ לְרָבָא דְּלָא עָבֵיד כִּשְׁמַעְתֵּיהּ, אֶלָּא מַקְדֵּים וְקָאֵי וְעָיֵיל בֵּית הַכִּסֵּא, וְנָפֵיק וּמָשֵׁי יְדֵיהּ וּמַנַּח תְּפִילִּין וּמְבָרֵךְ. וְכִי אִצְטְרִיךְ זִימְנָא אַחֲרִינָא, עָיֵיל לְבֵית הַכִּסֵּא, וְנָפֵיק וּמָשֵׁי יְדֵיהּ וּמַנַּח תְּפִילִּין וּמְבָרֵךְ, וַאֲנַן נָמֵי כְּרַבִּי עָבְדִינַן, וּמְבָרְכִין כׇּל שִׁבְעָה.
Mar Zoutra dit : j'ai observé Rav Papi, qui récitait la bénédiction chaque fois qu'il posait les tefilin. Quant aux Sages de la maison d'étude de Rav Achi, ils récitaient la bénédiction chaque fois qu'ils touchaient les tefilin qu'ils portaient.
אָמַר מָר זוּטְרָא: חֲזֵינָא לֵיהּ לְרַב פַּפֵּי, דְּכׇל אֵימַת דְּמַנַּח תְּפִילִּין מְבָרֵךְ. רַבָּנַן דְּבֵי רַב אָשֵׁי, כׇּל אֵימַת דִּמְ[מַ]שְׁמְשִׁי בְּהוּ מְבָרְכִי.
§ Rav Yehouda dit au nom de Chmouel : la mitsva du loulav [appelle une bénédiction] durant les sept jours. Et Rabbi Yehochoua ben Lévi dit : le premier jour, c'est la mitsva du loulav [d'ordre toranique, et l'on bénit] ; à partir de là, c'est une « mitsva des Anciens » [institution rabbinique en souvenir du Temple, et l'on ne bénit pas]. Et Rabbi Yits'hak dit : chaque jour, c'est une mitsva des Anciens. [La Guemara s'étonne :] même le premier jour ?! Mais nous tenons pour établi que le premier jour, la mitsva du loulav est d'ordre toranique ! Dis [plutôt] : à l'exception du premier jour. [La Guemara objecte :] s'il en est ainsi, c'est exactement l'opinion de Rabbi Yehochoua ben Lévi [or ils semblaient diverger] ! Dis [donc, pour les concilier] : « et de même, Rabbi Yits'hak a dit » [en accord avec Rabbi Yehochoua ben Lévi].
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מִצְוַת לוּלָב כׇּל שִׁבְעָה. וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר: יוֹם רִאשׁוֹן — מִצְוַת לוּלָב, מִכָּאן וְאֵילָךְ מִצְוַת זְקֵנִים. וְרַבִּי יִצְחָק אָמַר: כָּל יוֹמָא מִצְוַת זְקֵנִים. וַאֲפִילּוּ יוֹם רִאשׁוֹן?! וְהָא קַיְימָא לַן דְּיוֹם רִאשׁוֹן דְּאוֹרָיְיתָא! אֵימָא: בַּר מִיּוֹם רִאשׁוֹן. אִי הָכִי — הַיְינוּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי! אֵימָא: וְכֵן אָמַר רַבִּי יִצְחָק.
La Guemara note : et Rav aussi tenait que la mitsva du loulav [appelle une bénédiction] durant les sept jours — on bénit même les six jours où la mitsva est d'ordre rabbinique. Cela ressort de ce que Rabbi Hiya bar Achi dit au nom de Rav : celui qui allume une lumière de Hanoucca doit réciter une bénédiction. Et Rabbi Yirmeya dit : celui qui voit une lumière de Hanoucca [allumée] doit réciter une bénédiction. Quelles bénédictions récite-t-on ? Rav Yehouda dit : le premier jour de Hanoucca, celui qui allume récite trois bénédictions [« allumer la lumière de Hanoucca », « qui a fait des miracles » et le Chéhéhéyanou] ; celui qui voit en récite deux. À partir de là [le deuxième jour], celui qui allume en récite deux, et celui qui voit, une seule.
וְאַף רַב סָבַר: כׇּל שִׁבְעָה מִצְוַת לוּלָב. דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַב: הַמַּדְלִיק נֵר שֶׁל חֲנוּכָּה — צָרִיךְ לְבָרֵךְ. רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר: הָרוֹאֶה נֵר שֶׁל חֲנוּכָּה — צָרִיךְ לְבָרֵךְ. מַאי מְבָרֵךְ? אָמַר רַב יְהוּדָה: יוֹם רִאשׁוֹן, הַמַּדְלִיק מְבָרֵךְ שָׁלֹשׁ, הָרוֹאֶה מְבָרֵךְ שְׁתַּיִם. מִכָּאן וְאֵילָךְ, מַדְלִיק מְבָרֵךְ שְׁתַּיִם, וְרוֹאֶה מְבָרֵךְ אַחַת.
La Guemara demande : et quelle est la première bénédiction que l'on récite [à l'allumage] ? On récite : « Béni… qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d'allumer la lumière de Hanoucca. » La Guemara interroge : et où nous l'a-t-Il ordonné ? [La mitsva de Hanoucca n'est pas mentionnée dans la Torah ; comment dire qu'elle nous a été ordonnée par D.ieu ?] La Guemara répond : [l'obligation se déduit] du verset « Tu ne t'écarteras pas de la parole qu'ils te déclareront, ni à droite ni à gauche » (Devarim 17, 11) — d'où l'on apprend la mitsva, incombant à tout Israël, d'écouter les paroles et les décrets des Sages ; ainsi celui qui suit leurs directives accomplit une mitsva d'ordre toranique. Rav Nahman bar Yits'hak dit que [cette obligation d'écouter les Anciens se déduit plutôt] du verset « Interroge ton père, il te l'apprendra, tes anciens, ils te le diront » (Devarim 32, 7).
וּמַאי מְבָרֵךְ: ״בָּרוּךְ ... אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ לְהַדְלִיק נֵר (שֶׁל) חֲנוּכָּה״. וְהֵיכָן צִוָּנוּ? מִ״לֹּא תָּסוּר״. וְרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: ״שְׁאַל אָבִיךָ וְיַגֵּדְךָ״.
[La Guemara demande :] quelle bénédiction omet-on [les autres jours de Hanoucca] ? On omet la bénédiction du temps : « qui nous a fait vivre, nous a maintenus en vie et nous a fait parvenir à ce temps [Chéhéhéyanou]. » [La Guemara objecte :] dis [plutôt] qu'on omet la bénédiction du miracle : « qui a fait des miracles » ! [La Guemara répond :] le miracle vaut pour tous les jours, tandis que le Chéhéhéyanou ne concerne que la première fois qu'on accomplit la mitsva dans l'année. [Quoi qu'il en soit, de la parole de Rav il ressort qu'on bénit sur une mitsva rabbinique ; donc on bénit sur le loulav les sept jours.] Rav Nahman bar Yits'hak enseignait cela explicitement [sans qu'il faille l'inférer d'autres domaines] : Rav a dit — durant les sept jours, on récite la bénédiction sur la mitsva du loulav.
(מַאי מְמַעֵט? — זְמַן. אֵימָא מְמַעֵט נֵס? נֵס כֹּל יוֹמָא אִיתֵיהּ). רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק מַתְנֵי לַהּ בְּהֶדְיָא, אָמַר רַב: כׇּל שִׁבְעָה מִצְוַת לוּלָב.
§ Les Sages ont enseigné dans une baraïta : celui qui dresse une souka pour lui-même récite : « Béni… qui nous a fait vivre, nous a maintenus en vie et nous a fait parvenir à ce temps, etc. » Quand il entre pour y résider, il dit : « Béni… qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de résider dans la souka. » Si la souka était déjà dressée et debout [et n'avait pas été construite pour la mitsva] : s'il peut y introduire un élément nouveau pour la mitsva, il récite la bénédiction « qui nous a fait vivre [Chéhéhéyanou] » [au moment de la construire]. Sinon, alors lorsqu'il entrera pour y résider durant la fête, il récitera deux bénédictions : « de résider dans la souka » et « qui nous a fait vivre ». Rav Achi dit : j'ai observé Rav Kahana, qui récitait toutes ces bénédictions sur la coupe du kiddouch.
תָּנוּ רַבָּנַן: הָעוֹשֶׂה סוּכָּה לְעַצְמוֹ, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ ... שֶׁהֶחֱיָינוּ כּוּ׳״. נִכְנַס לֵישֵׁב בָּהּ, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ ... אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ כּוּ׳״. הָיְתָה עֲשׂוּיָה וְעוֹמֶדֶת, אִם יָכוֹל לְחַדֵּשׁ בָּהּ דָּבָר — מְבָרֵךְ. אִם לָאו, לִכְשֶׁיִּכָּנֵס לֵישֵׁב בָּהּ — מְבָרֵךְ שְׁתַּיִם. אָמַר רַב אָשֵׁי: חֲזֵינָא לֵיהּ לְרַב כָּהֲנָא דְּקָאָמַר לְהוּ לְכוּלְּהוּ אַכָּסָא דְקִדּוּשָׁא.
Les Sages ont enseigné : si plusieurs mitsvot se présentaient à lui [à accomplir en même temps], il récite : « Béni… qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné au sujet des commandements [al ha-mitsvot]. » Rabbi Yehouda dit : il récite une bénédiction sur chacune d'elles séparément. Rabbi Zéira dit — et certains rapportent que c'est Rabbi Hanina bar Papa qui le dit — : la halakha suit l'opinion de Rabbi Yehouda. Et Rabbi Zéira dit — et certains rapportent que c'est Rabbi Hanina bar Papa qui le dit — : quelle est la raison de l'opinion de Rabbi Yehouda ? Il est écrit : « Béni soit le Seigneur jour après jour » (Tehilim 68, 20). Or est-ce qu'on Le bénit le jour et qu'on ne Le bénit pas la nuit ? [Assurément non.] Le verset vient plutôt te dire : chaque jour, donne-Lui les bénédictions qui conviennent à ce jour. Ici de même : pour chaque chose, donne-Lui la bénédiction qui convient à cette chose [et ne les regroupe pas].
תָּנוּ רַבָּנַן: הָיוּ לְפָנָיו מִצְוֹת הַרְבֵּה, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ ... אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל הַמִּצְוֹת״. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מְבָרֵךְ עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת בִּפְנֵי עַצְמָהּ. אָמַר רַבִּי זֵירָא וְאִיתֵּימָא רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא: הִלְכְתָא כְּרַבִּי יְהוּדָה. וְאָמַר רַבִּי זֵירָא וְאִיתֵּימָא רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה — דִּכְתִיב: ״בָּרוּךְ ה׳ יוֹם יוֹם״, וְכִי בַּיּוֹם מְבָרְכִין אוֹתוֹ, וּבַלַּיְלָה אֵין מְבָרְכִין אוֹתוֹ? אֶלָּא בָּא לוֹמַר לְךָ: בְּכׇל יוֹם וְיוֹם תֵּן לוֹ מֵעֵין בִּרְכוֹתָיו, הָכָא נָמֵי — בְּכׇל דָּבָר וְדָבָר תֵּן לוֹ מֵעֵין בִּרְכוֹתָיו.
Sukkah 46a
100%
סוכה מ״ו אמַסֶּכֶת סֻכָּה