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Traité Sukkah

28a

Étude de Sukkah 28a

Étude de la Mishna & Guémara 28a

La Guemara répond : il y a une différence entre le cas du volet [qui obstrue une fenêtre] et celui du drap. Là-bas, dans le cas du volet, où l'homme l'annule [le fixe à demeure] en bouchant la fenêtre, le volet est considéré comme faisant partie de la construction [du mur] elle-même — il est donc interdit [d'y voir un ajout permis]. Mais ici, dans le cas du drap, où il ne l'annule pas — car il compte le retirer —, non : il n'est pas nécessairement interdit.
הָתָם הוּא דִּמְבַטֵּל, אֲבָל הָכָא דְּלָא מְבַטֵּל — לָא.
La Guemara rapporte un incident comparable. Nos Maîtres ont enseigné [dans une baraïta] : il advint que Rabbi Éliézer séjourna [pour Chabbat] en Haute-Galilée, et les gens de l'endroit lui posèrent trente questions de halakha dans les lois de la souka. À douze d'entre elles, il leur répondit : « J'ai reçu une réponse de mes maîtres » — et il rapporta ce qu'il avait entendu. Aux dix-huit autres, il leur répondit : « Je n'ai rien entendu [à ce sujet]. » Rabbi Yossi, fils de Rabbi Yehouda, dit : les choses étaient inversées — à dix-huit il répondit « j'ai entendu », et aux douze autres « je n'ai pas entendu ».
תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר שֶׁשָּׁבַת בַּגָּלִיל הָעֶלְיוֹן, וּשְׁאָלוּהוּ שְׁלֹשִׁים הֲלָכוֹת בְּהִלְכוֹת סוּכָּה, שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה אָמַר לָהֶם: שָׁמַעְתִּי, שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה אָמַר לָהֶם: לֹא שָׁמַעְתִּי. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, חִילּוּף הַדְּבָרִים: שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה אָמַר לָהֶם: שָׁמַעְתִּי, שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה אָמַר לָהֶם: לֹא שָׁמַעְתִּי.
Ils lui dirent : tout ce que tu sais ne vient-il donc que de ce que tu as entendu [de tes maîtres] ? Ne dis-tu jamais rien par toi-même ? Il leur répondit : voici que vous m'avez contraint à dire une chose que je n'ai pas entendue de mes maîtres [car je dois maintenant décrire mes traits de caractère et ma manière de me conduire]. De toute ma vie, jamais personne ne m'a précédé à la maison d'étude [j'y suis toujours arrivé le premier] ; je n'ai jamais dormi à la maison d'étude, ni d'un sommeil profond ni d'un bref assoupissement ; je n'ai jamais laissé quelqu'un à la maison d'étude pour en sortir [j'en suis toujours sorti le dernier] ; je n'ai jamais tenu de propos futiles [mais seulement des paroles nécessaires ou des paroles de Torah] ; et jamais je n'ai dit une chose que je n'avais pas entendue de la bouche de mon maître.
אָמְרוּ לוֹ: כׇּל דְּבָרֶיךָ אֵינָן אֶלָּא מִפִּי הַשְּׁמוּעָה! אָמַר לָהֶם: הִזְקַקְתּוּנִי לוֹמַר דָּבָר שֶׁלֹּא שָׁמַעְתִּי מִפִּי רַבּוֹתַי. מִיָּמַי לֹא קְדָמַנִי אָדָם בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ, וְלֹא יָשַׁנְתִּי בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ לֹא שֵׁינַת קֶבַע וְלֹא שֵׁינַת עֲרַאי, וְלֹא הִנַּחְתִּי אָדָם בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ וְיָצָאתִי, וְלֹא שַׂחְתִּי שִׂיחַת חוּלִּין, וְלֹא אָמַרְתִּי דָּבָר שֶׁלֹּא שָׁמַעְתִּי מִפִּי רַבִּי מֵעוֹלָם.
À propos des traits de caractère de Rabbi Éliézer, la Guemara rapporte ceux de son maître. On dit de Rabban Yohanan ben Zakkaï [le maître de Rabbi Éliézer] : de toute sa vie, il ne tint jamais de propos futiles ; il ne marcha jamais quatre amot sans étudier la Torah et sans porter les téfilines ; jamais personne ne le précéda à la maison d'étude ; il n'y dormit jamais, ni d'un sommeil profond ni d'un bref assoupissement ; il ne médita jamais [des paroles de Torah] dans les ruelles souillées d'immondices [car ce serait y montrer du mépris pour la Torah] ; il ne laissa jamais quelqu'un à la maison d'étude pour en sortir ; jamais personne ne le trouva assis et silencieux [inactif], mais toujours assis en train d'étudier ; lui seul ouvrait la porte à ses élèves [sans égard à son propre rang éminent] ; jamais il ne dit une chose qu'il n'avait pas entendue de son maître ; et jamais il ne dit « le temps est venu de se lever et de quitter la maison d'étude », sauf les veilles de Pessah [où l'on devait offrir l'agneau pascal] et les veilles de Yom Kippour [où c'est une mitsva de manger et de boire en abondance]. Et Rabbi Éliézer, son élève, s'accoutuma à régler sa conduite sur celle de son maître.
אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי: מִיָּמָיו לֹא שָׂח שִׂיחַת חוּלִּין, וְלֹא הָלַךְ אַרְבַּע אַמּוֹת בְּלָא תּוֹרָה וּבְלֹא תְּפִילִּין, וְלֹא קְדָמוֹ אָדָם בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ, וְלֹא יָשַׁן בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ לֹא שֵׁינַת קֶבַע וְלֹא שֵׁינַת עֲרַאי, וְלֹא הִרְהֵר בִּמְבוֹאוֹת הַמְטוּנָּפוֹת, וְלֹא הִנִּיחַ אָדָם בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ וְיָצָא, וְלֹא מְצָאוֹ אָדָם יוֹשֵׁב וְדוֹמֵם אֶלָּא יוֹשֵׁב וְשׁוֹנֶה, וְלֹא פָּתַח אָדָם דֶּלֶת לְתַלְמִידָיו, אֶלָּא הוּא בְּעַצְמוֹ, וְלֹא אָמַר דָּבָר שֶׁלֹּא שָׁמַע מִפִּי רַבּוֹ מֵעוֹלָם, וְלֹא אָמַר: הִגִּיעַ עֵת לַעֲמוֹד מִבֵּית הַמִּדְרָשׁ, חוּץ מֵעַרְבֵי פְסָחִים, וְעַרְבֵי יוֹם הַכִּפּוּרִים. וְכֵן הָיָה רַבִּי אֱלִיעֶזֶר תַּלְמִידוֹ נוֹהֵג אַחֲרָיו.
Nos Maîtres ont enseigné : Hillel l'Ancien avait quatre-vingts élèves. Trente d'entre eux étaient assez dignes pour que la Présence divine (Chekhina) repose sur eux comme elle reposa sur Moché notre maître ; trente autres étaient assez dignes pour que le soleil s'arrête pour eux comme il s'arrêta pour Yehochoua bin Noun ; et vingt étaient d'un niveau intermédiaire entre ces deux groupes. Le plus grand de tous était Yonatan ben Ouzziel ; le plus jeune de tous, Rabban Yohanan ben Zakkaï.
תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁמוֹנִים תַּלְמִידִים הָיוּ לוֹ לְהִלֵּל הַזָּקֵן. שְׁלֹשִׁים מֵהֶן רְאוּיִם שֶׁתִּשְׁרֶה עֲלֵיהֶן שְׁכִינָה כְּמֹשֶׁה רַבֵּינוּ, וּשְׁלֹשִׁים מֵהֶן רְאוּיִם שֶׁתַּעֲמוֹד לָהֶם חַמָּה כִּיהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן. עֶשְׂרִים בֵּינוֹנִים. גָּדוֹל שֶׁבְּכוּלָּן — יוֹנָתָן בֶּן עוּזִּיאֵל, קָטָן שֶׁבְּכוּלָּן — רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי.
On dit de Rabban Yohanan ben Zakkaï qu'il ne négligea aucun domaine : ni l'Écriture (Mikra), ni la Michna, ni la Guemara ; ni les halakhot ni les aggadot ; ni les minuties de la Torah [écrite] ni les minuties des Sages ; ni les principes herméneutiques de la Torah — les déductions a fortiori (qal vahomer) et les analogies verbales (guézéra chava) ; ni le calcul des saisons [le cycle astronomique] ni la guématria [la valeur numérique des lettres] ; ni le langage des anges du service, ni le langage des démons, ni le langage des palmiers ; ni les paraboles des blanchisseurs ni les paraboles des renards ; bref, ni les grandes choses ni les petites.
אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי שֶׁלֹּא הִנִּיחַ מִקְרָא וּמִשְׁנָה, גְּמָרָא הֲלָכוֹת וְאַגָּדוֹת; דִּקְדּוּקֵי תוֹרָה וְדִקְִדּוּקֵי סוֹפְרִים; קַלִּים וַחֲמוּרִים וּגְזֵרוֹת שָׁווֹת; תְּקוּפוֹת וְגִימַטְרִיָּאוֹת; שִׂיחַת מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת וְשִׂיחַת שֵׁדִים וְשִׂיחַת דְּקָלִים; מִשְׁלוֹת כּוֹבְסִין, מִשְׁלוֹת שׁוּעָלִים; דָּבָר גָּדוֹל וְדָבָר קָטָן.
La Guemara précise : « la grande chose » désigne le Maassé Merkava [le secret du Char divin, la conduite de l'univers supérieur] ; « la petite chose », les discussions [dialectiques] d'Abaye et de Rava [c'est-à-dire les halakhot finalement formulées dans le cadre de leurs débats]. [Il ne négligea rien de tout cela] afin d'accomplir ce qui est dit : « Pour donner en héritage la substance à ceux qui m'aiment, et pour remplir leurs trésors » (Michlé / Proverbes 8, 21). Or si le plus jeune d'entre eux était à ce point comblé [de savoir], le plus grand d'entre eux l'était à plus forte raison. On dit de Yonatan ben Ouzziel [le plus grand des élèves de Hillel] que, lorsqu'il était assis et s'adonnait à l'étude de la Torah, tout oiseau qui volait au-dessus de lui était aussitôt consumé [par le feu].
דָּבָר גָּדוֹל — מַעֲשֵׂה מֶרְכָּבָה. דָּבָר קָטָן — הֲוָיוֹת דְּאַבָּיֵי וְרָבָא. לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר: ״לְהַנְחִיל אוֹהֲבַי יֵשׁ וְאוֹצְרוֹתֵיהֶם אֲמַלֵּא״. וְכִי מֵאַחַר שֶׁקָּטָן שֶׁבְּכוּלָּן כָּךְ, גָּדוֹל שֶׁבְּכוּלָּן עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. אָמְרוּ עָלָיו עַל יוֹנָתָן בֶּן עוּזִּיאֵל, בְּשָׁעָה שֶׁיּוֹשֵׁב וְעוֹסֵק בַּתּוֹרָה — כׇּל עוֹף שֶׁפּוֹרֵחַ עָלָיו מִיָּד נִשְׂרָף.
Mishna 1
MICHNA : Celui dont la tête et la plus grande partie du corps se trouvaient dans la souka, mais dont la table était à l'intérieur de la maison — Beit Chammaï le déclarent passoul [il ne s'est pas acquitté de son obligation], et Beit Hillel le déclarent kacher. Beit Hillel dirent à Beit Chammaï : n'y eut-il pas cet incident où les Anciens de Beit Chammaï et les Anciens de Beit Hillel allèrent rendre visite à Rabbi Yohanan ben HaHoranit, et le trouvèrent assis la tête et la plus grande partie du corps dans la souka, sa table à l'intérieur de la maison — et ils ne lui dirent rien [même Beit Chammaï n'objectèrent pas] ? Beit Chammaï leur répondirent : est-ce là une preuve ?! [Ce n'est pas ainsi que les choses se passèrent ;] au contraire, ils lui dirent : si telle était ta manière d'agir, tu ne t'es jamais acquitté de la mitsva de la souka de toute ta vie.
מַתְנִי׳ מִי שֶׁהָיָה רֹאשׁוֹ וְרוּבּוֹ בַּסּוּכָּה וְשׁוּלְחָנוֹ בְּתוֹךְ הַבַּיִת — בֵּית שַׁמַּאי פּוֹסְלִין וּבֵית הִלֵּל מַכְשִׁירִין. אָמְרוּ לָהֶם בֵּית הִלֵּל לְבֵית שַׁמַּאי: לֹא כָּךְ הָיָה מַעֲשֶׂה שֶׁהָלְכוּ זִקְנֵי בֵּית שַׁמַּאי וְזִקְנֵי בֵּית הִלֵּל לְבַקֵּר אֶת רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן הַחוֹרָנִית, וּמְצָאוּהוּ שֶׁהָיָה יוֹשֵׁב רֹאשׁוֹ וְרוּבּוֹ בַּסּוּכָּה וְשׁוּלְחָנוֹ בְּתוֹךְ הַבַּיִת, וְלֹא אָמְרוּ לוֹ דָּבָר. אָמְרוּ לָהֶם בֵּית שַׁמַּאי: מִשָּׁם רְאָיָה?! אַף הֵם אָמְרוּ לוֹ: אִם כֵּן הָיִיתָ נוֹהֵג, לֹא קִיַּימְתָּ מִצְוַת סוּכָּה מִיָּמֶיךָ.(משנה)
La Michna poursuit : les femmes, les esclaves et les mineurs sont exemptés de la mitsva de la souka. Un mineur qui n'a plus besoin de sa mère est tenu à la mitsva. Il advint que la belle-fille de Chammaï l'Ancien accoucha [peu avant Soukot] ; Chammaï retira [une partie de] l'enduit de plâtre du plafond, laissant les poutres, et couvrit de s'khakh au-dessus du lit, à cause du nouveau-né.
נָשִׁים וַעֲבָדִים וּקְטַנִּים פְּטוּרִין מִן הַסּוּכָּה. קָטָן שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ לְאִמּוֹ — חַיָּיב בְּסוּכָּה. מַעֲשֶׂה וְיָלְדָה כַּלָּתוֹ שֶׁל שַׁמַּאי הַזָּקֵן, וּפִיחֵת אֶת הַמַּעֲזִיבָה וְסִיכֵּךְ עַל גַּבֵּי הַמִּטָּה בִּשְׁבִיל קָטָן.
Guémara
GUEMARA : Au sujet de la loi selon laquelle les femmes, les esclaves et les mineurs sont exemptés de la mitsva de la souka, la Guemara demande : d'où ces choses sont-elles déduites ? Comme nos Maîtres l'ont enseigné dans une baraïta : il est écrit « Tout indigène en Israël demeurera dans des soukot » (Vayikra 23, 42). Si le verset avait seulement dit « indigène » (ezrah), on aurait déduit que tout membre indigène du peuple juif est tenu à cette mitsva. Mais le terme avec l'article défini, « l'indigène » (ha-ezrah), indique que seuls certains indigènes y sont tenus — c'est-à-dire les hommes, à l'exclusion des femmes. Et le mot « tout » (kol), dans « tout indigène », vient inclure les mineurs [capables d'accomplir cette mitsva].
גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״אֶזְרָח״ — זֶה אֶזְרָח, ״הָאֶזְרָח״ — לְהוֹצִיא אֶת הַנָּשִׁים, ״כׇּל״ — לְרַבּוֹת אֶת הַקְּטַנִּים.
Le Maître a dit [dans la baraïta] : « l'indigène » (ha-ezrah) vient exclure les femmes. Cela revient-il à dire que le terme « indigène » (ezrah), sans article défini, désignerait aussi bien les femmes que les hommes ? Mais n'a-t-on pas enseigné dans une baraïta, à propos de Yom Kippour, qu'il est écrit : « ce sera pour vous une loi perpétuelle : au septième mois, le dixième jour du mois, vous affligerez vos âmes… l'indigène comme l'étranger qui séjourne parmi vous » (Vayikra 16, 29) — et que le terme « l'indigène » (ha-ezrah) y vient justement inclure les femmes indigènes, lesquelles sont tenues à la mitsva de l'affliction de Yom Kippour ? Dans ce cas, l'article défini vient inclure les femmes ! Donc, apparemment, le terme « indigène » sans article désigne uniquement les hommes [et l'on aboutit à une contradiction]. Rabba dit : ce sont l'une et l'autre des halakhot transmises à Moché au Sinaï, et les Sages ne les ont qu'appuyées sur des versets [comme support mnémotechnique] — il n'est donc pas surprenant que les déductions se contredisent.
אָמַר מָר: ״הָאֶזְרָח״ — לְהוֹצִיא אֶת הַנָּשִׁים. לְמֵימְרָא דְּ״אֶזְרָח״, בֵּין נָשִׁים בֵּין גַּבְרֵי מַשְׁמַע? וְהָתַנְיָא: ״הָאֶזְרָח״ — לְרַבּוֹת אֶת הַנָּשִׁים הָאֶזְרָחִיּוֹת, שֶׁחַיָּיבוֹת בְּעִינּוּי. אַלְמָא ״אֶזְרָח״ — גַּבְרֵי מַשְׁמַע! אָמַר רַבָּה: הִלְכְתָא נִינְהוּ וְאַסְמְכִינְהוּ רַבָּנַן אַקְּרָאֵי.
La Guemara demande : laquelle des deux [lois] est déduite du verset, et laquelle est une halakha transmise à Moché au Sinaï seulement appuyée sur un verset ? Et de plus : pourquoi ai-je besoin du verset, et pourquoi ai-je besoin de la halakha ? La souka n'est-elle pas une mitsva positive liée au temps (mitsvat assé chéhazman gerama) — et le principe veut que les femmes soient exemptées de toute mitsva positive liée au temps ? [Nul besoin alors d'une déduction particulière pour exempter les femmes de la souka.]
הֵי קְרָא וְהֵי הִלְכְתָא? וְתוּ: קְרָא לְמָה לִי, הִלְכְתָא לְמָה לִי? הָא סוּכָּה מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָא, וְכׇל מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָא נָשִׁים פְּטוּרוֹת.
Sukkah 28a
100%
סוכה כ״ח אמַסֶּכֶת סֻכָּה