Guémara
Rabbi Akiva dit : ces hommes [qui, étant impurs au contact d'un mort, vinrent demander à Moché s'ils pouvaient malgré tout offrir le sacrifice pascal] étaient Michaël et Eltsafan, qui s'étaient occupés de porter les corps de Nadav et Avihou après qu'ils eurent été consumés dans le Saint des saints (voir Vayikra 10, 4). Rabbi Yits'haq dit : ces identifications sont inexactes. Car s'il s'agissait des porteurs du cercueil de Yossef, ils auraient déjà pu se purifier [à temps] : ils campaient au Sinaï assez longtemps pour redevenir purs avant l'heure d'offrir l'agneau pascal. Et s'il s'agissait de Michaël et Eltsafan, ils auraient eux aussi déjà pu se purifier, car le Michkan fut dressé le premier jour de Nissan — qui était le huitième jour de l'inauguration, le jour où les fils d'Aharon furent consumés. Il restait alors plus de sept jours avant la veille de Pessah, le quatorze Nissan [délai suffisant pour la purification].
רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: מִישָׁאֵל וְאֶלְצָפָן הָיוּ, שֶׁהָיוּ עוֹסְקִין בְּנָדָב וַאֲבִיהוּא. רַבִּי יִצְחָק אוֹמֵר: אִם נוֹשְׂאֵי אֲרוֹנוֹ שֶׁל יוֹסֵף הָיוּ, כְּבָר הָיוּ יְכוֹלִין לִיטָּהֵר. אִם מִישָׁאֵל וְאֶלְצָפָן הָיוּ, יְכוֹלִין הָיוּ לִיטָּהֵר.
Il faut donc dire plutôt qu'il s'agissait d'hommes anonymes qui s'étaient occupés d'un met mitsva [un mort dont l'ensevelissement est une mitsva, parce qu'il n'y a personne d'autre pour l'enterrer], et dont le septième jour d'impureté tomba précisément la veille de Pessah, ainsi qu'il est dit : « Et ils ne purent faire le sacrifice pascal ce jour-là » (Bamidbar 9, 6). La Guemara en infère : ce jour-là ils ne pouvaient pas le faire, mais le lendemain ils le pourraient. Bien qu'ils dussent redevenir purs à la tombée de la nuit et fussent alors aptes à consommer l'agneau pascal, à l'heure de l'abattage et de l'aspersion du sang ils n'étaient pas encore purs ; ils demandèrent donc si l'agneau pascal pouvait être abattu pour eux. On voit ainsi qu'ils étaient tenus d'accomplir la mitsva d'ensevelir le mort alors même qu'elle les empêchait d'accomplir la mitsva d'offrir l'agneau pascal — laquelle est pourtant une mitsva grave. Telle est la source du principe : celui qui est occupé à accomplir une mitsva est dispensé d'en accomplir une autre.
אֶלָּא, עוֹסְקִין בְּמֵת מִצְוָה הָיוּ שֶׁחָל שְׁבִיעִי שֶׁלָּהֶן לִהְיוֹת בְּעֶרֶב פֶּסַח, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא יָכְלוּ לַעֲשׂוֹת הַפֶּסַח בַּיּוֹם הַהוּא״, בְּיוֹם הַהוּא אֵין יְכוֹלִין לַעֲשׂוֹת, הָא לְמָחָר — יְכוֹלִין לַעֲשׂוֹת!
[Pourquoi enseigner les deux cas — celui du marié dispensé du Chéma et celui de ces hommes dispensés de Pessah — alors qu'un seul principe les régit ?] La Guemara répond : les deux sources sont nécessaires. Car si elle ne nous avait enseigné que le cas de l'impureté du mort, on aurait conclu que l'exemption du sacrifice pascal tient à ce que le temps de l'obligation de Pessah n'était pas encore venu lorsqu'ils furent tenus d'ensevelir le mort — ils se tournèrent donc vers la mitsva qu'ils rencontrèrent en premier ; mais ici, dans le cas du Chéma, où le temps de réciter le Chéma était déjà arrivé pendant la noce, on aurait pu dire que non, que le marié n'est pas dispensé. Il fallait donc enseigner qu'il l'est. Et si elle ne nous avait enseigné que le cas du Chéma, on aurait conclu que l'exemption tient à ce que ce n'est pas une mitsva grave, puisqu'aucun karet n'est encouru par qui la néglige ; mais là, pour l'agneau pascal, où l'on encourt le karet en n'observant pas Pessah, on aurait pu dire que non, qu'on n'en est pas dispensé. Il fallait donc enseigner les deux cas.
צְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן הָתָם — מִשּׁוּם דְּלָא מְטָא זְמַן חִיּוּבָא דְּפֶסַח, אֲבָל הָכָא, דִּמְטָא זְמַן קְרִיאַת שְׁמַע — אֵימָא לָא, צְרִיכָא. וְאִי אַשְׁמְעִינַן הָכָא — מִשּׁוּם דְּלֵיכָּא כָּרֵת, אֲבָל הָתָם, דְּאִיכָּא כָּרֵת — אֵימָא לָא, צְרִיכָא.
§ Pour en revenir au propos lui-même [cité plus haut] : Rabbi Abba bar Zavda a dit au nom de Rav : un endeuillé (avel) est tenu à toutes les mitsvot mentionnées dans la Torah, sauf à celle de mettre les téfilines, dont il est dispensé — car le terme « splendeur » (péèr) est employé à propos des téfilines, et il ne sied pas à un endeuillé de se parer ainsi. Cela se déduit de ce que le Miséricordieux dit à Yé'hezqel : « Gémis en silence, ne porte pas le deuil des morts, ceins ta splendeur (péèrékha) sur toi et mets tes sandales à tes pieds » (Yé'hezqel 24, 17). Yé'hezqel reçut l'ordre de ne pas porter le deuil de sa femme à la manière de tous. D.ieu lui dit : toi, tu es tenu de mettre les téfilines même en deuil ; mais tout autre que toi en est dispensé.
גּוּפָא, אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר זַבְדָּא אָמַר רַב: אָבֵל חַיָּיב בְּכׇל מִצְוֹת הָאֲמוּרוֹת בַּתּוֹרָה חוּץ מִתְּפִילִּין, שֶׁהֲרֵי נֶאֱמַר בָּהֶן ״פְּאֵר״. מִדַּאֲמַר לֵיהּ רַחֲמָנָא לִיחֶזְקֵאל ״פְּאֵרְךָ חֲבוֹשׁ עָלֶיךָ וְגוֹ׳״ — אַתְּ הוּא דְּמִיחַיְּיבַתְּ, אֲבָל כּוּלֵּי עָלְמָא פְּטִירִי.
La Guemara précise : cette exemption ne vaut que le premier jour [du deuil], ainsi qu'il est écrit : « J'en ferai comme le deuil d'un fils unique, et sa fin sera comme un jour amer » (Amos 8, 10). De ce verset on déduit que l'amertume essentielle de l'endeuillé ne dure qu'un seul jour.
וְהָנֵי מִילֵּי בְּיוֹם רִאשׁוֹן, דִּכְתִיב: ״וְאַחֲרִיתָהּ כְּיוֹם מָר״.
Et Rabbi Abba bar Zavda a dit au nom de Rav : un endeuillé est tenu à la mitsva de la souka. La Guemara s'étonne : cela va de soi ; pourquoi en serait-il dispensé ? La Guemara répond : on aurait pu croire que, puisque Rabbi Abba bar Zavda a dit au nom de Rav que celui qui souffre du fait de sa présence dans la souka (mitstaèr) en est dispensé, cet endeuillé aussi, qui souffre, devrait en être dispensé. Il nous enseigne donc que l'endeuillé reste tenu à la mitsva de la souka. Les deux cas ne sont pas comparables : l'exemption pour souffrance ne s'applique qu'à une souffrance causée par la souka elle-même — par exemple lorsqu'on a froid, ou chaud, ou que le s'khakh dégage une mauvaise odeur ; mais ici, dans le cas de l'endeuillé qui se cause à lui-même une souffrance étrangère à la souka, il lui incombe de se ressaisir et d'accomplir la mitsva.
וְאָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר זַבְדָּא אָמַר רַב: אָבֵל חַיָּיב בַּסּוּכָּה. פְּשִׁיטָא? מַהוּ דְּתֵימָא: הוֹאִיל וְאָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר זַבְדָּא אָמַר רַב: מִצְטַעֵר פָּטוּר מִן הַסּוּכָּה — הַאי נָמֵי מִצְטַעֵר הוּא, קָמַשְׁמַע לַן: הָנֵי מִילֵּי צַעֲרָא דְמִמֵּילָא, אֲבָל הָכָא, אִיהוּ הוּא דְּקָא מְצַעַר נַפְשֵׁיהּ, אִיבְּעִי לֵיהּ לְיַתּוֹבֵי דַּעְתֵּיהּ.
§ Et Rabbi Abba bar Zavda a dit au nom de Rav : le marié, les chochvinim [les garçons d'honneur] et tous les bné houpa [les invités de la noce] sont dispensés de la mitsva de la souka pendant les sept jours [des festivités du mariage]. La Guemara demande : quelle en est la raison ? C'est parce qu'ils ont à se réjouir [et la souka exiguë ne s'y prête pas]. La Guemara objecte : qu'ils mangent donc dans la souka et se réjouissent dans la souka ! La Guemara répond : la joie nuptiale ne se tient que dans la houpa [la demeure conjugale où réside le couple après la cérémonie]. La Guemara objecte encore : qu'ils mangent donc dans la souka, comme tout le monde, et se réjouissent dans la houpa ! La Guemara répond : il n'y a de joie [nuptiale] qu'à l'endroit du repas. Dès lors, puisque la célébration doit se tenir dans la demeure des mariés, le repas doit s'y tenir aussi.
וְאָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר זַבְדָּא אָמַר רַב: חָתָן וְהַשּׁוֹשְׁבִינִין וְכׇל בְּנֵי הַחוּפָּה — פְּטוּרִין מִן הַסּוּכָּה כׇּל שִׁבְעָה. מַאי טַעְמָא? מִשּׁוּם דְּבָעוּ לְמִיחְדֵּי. וְלֵיכְלוּ בַּסּוּכָּה וְלִיחְדּוֹ בַּסּוּכָּה! אֵין שִׂמְחָה אֶלָּא בַּחוּפָּה. וְלֵיכְלוּ בַּסּוּכָּה וְלִיחְדּוֹ בַּחוּפָּה! אֵין שִׂמְחָה אֶלָּא בִּמְקוֹם סְעוּדָה.
La Guemara demande : qu'ils établissent donc la houpa dans la souka ! Abaye dit : cela ne se peut, à cause de l'interdit de yi'houd [se trouver seul] — la crainte que la mariée ne se retrouve isolée avec un homme autre que son époux. Comme la souka était souvent dressée sur un toit, si le marié descendait à un moment quelconque, la mariée pourrait se retrouver seule dans la souka avec un homme. Et Rava dit : la raison tient à la gêne du marié (tsa'ar 'hatan) ; la souka n'étant pas close de tous côtés, il ne peut goûter l'intimité de sa femme. La Guemara demande : quelle différence pratique y a-t-il entre eux [les deux explications] ? La Guemara répond : la différence pratique apparaît dans le cas où des gens entrent et sortent régulièrement de la souka. Selon celui qui dit que la raison est l'interdit de yi'houd, il n'y a alors pas lieu de s'inquiéter [puisque le va-et-vient empêche l'isolement]. Mais selon celui qui dit que la raison est la gêne du marié, il y a lieu de s'inquiéter là aussi [car le passage continuel le gêne tout autant].
וְלֶיעְבְּדוּ חוּפָּה בַּסּוּכָּה? אַבָּיֵי אָמַר: מִשּׁוּם יִיחוּד. וְרָבָא אָמַר: מִשּׁוּם צַעַר חָתָן. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דִּשְׁכִיחִי אִינָשֵׁי דְּנָפְקִי וְעָיְילִי לְהָתָם. לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם יִיחוּד — לֵיכָּא. לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם צַעַר חָתָן — אִיכָּא.
Rabbi Zeira dit : je me suis marié la veille de la fête de Soukot ; j'ai mangé dans la souka et je me suis réjoui dans la houpa, et mon cœur s'en est d'autant plus réjoui que j'accomplissais deux mitsvot — celle du mariage avec la joie qui l'accompagne, et celle de la souka. Néanmoins, il n'imposa pas aux autres d'agir de même.
אָמַר רַבִּי זֵירָא: אֲנָא אֲכַלִי בַּסּוּכָּה וַחֲדַי בַּחוּפָּה, וְכׇל שֶׁכֵּן דְּחָדֵי לִיבַּאי דְּקָא עָבֵידְנָא תַּרְתֵּי.
Nos maîtres ont enseigné [dans une baraïta] : le marié, les chochvinim et tous les bné houpa sont dispensés de la mitsva de la prière (téfila) et de celle des téfilines — parce qu'ils ne peuvent rassembler la concentration requise, du fait de l'excès de joie et de légèreté — mais ils restent tenus à la mitsva de réciter le Chéma.
תָּנוּ רַבָּנַן: חָתָן וְהַשּׁוֹשְׁבִינִין וְכׇל בְּנֵי חוּפָּה, פְּטוּרִין מִן הַתְּפִלָּה וּמִן הַתְּפִילִּין, וְחַיָּיבִין בִּקְרִיאַת שְׁמַע.
Rachi
הכי גרסינן בברייתא בסיפרי ר"ע אומר מישאל ואלצפן היו שנטמאו בנדב ואביהוא ר' יצחק אומר אם נושאי ארונו של יוסף היו יכולין היו ליטהר ואם מישאל ואלצפן היו יכולין היו ליטהר אלא מי היו טמאי מת מצוה היו שחל שביעי שלהן להיות בערב פסח שנאמר ולא יכלו וגו':,ואם נושאי ארונו של יוסף או מישאל ואלצפן היו יכולין היו ליטהר - שהרי באחד בניסן הוקם המשכן ושני לו שרף אלעזר את הפרה שיזו על טמאי מת שבהן לעשות פסחיהן בטהרה כדאמר במסכת גיטין (דף ס.) שמנה פרשיות נאמרו ביום שהוקם המשכן ופרה אדומה אחת מהן ובאחד בניסן הוקם המשכן והוא ח' למלואים כדקיימא לן (שבת דף פז:) אותו היום נטל עשר עטרות ובו מתו נדב ואביהוא הלכך מראש חדש ועד הפסח היו יכולין ליטהר וקרא אמר ולא יכלו ונושאי ארונו של יוסף נמי כבר עברו עליהם עשרה חדשים ויותר שלא נשאוהו משחנו בהר חורב בראש חדש סיון כדכתיב (שמות י״ט:א׳-ב׳) ביום הזה באו מדבר סיני ולא נסעו משם עד עשרים באייר של שנה הבאה דכתיב ויהי בשנה השנית בחדש השני בעשרים בחדש נעלה הענן מעל וגו' ויסעו מהר ה':
טמאי מת מצוה - לאו מת מצוה דווקא קאמר דאפי' מתיהן נמי מת מצוה קרי להו דמצוה להתעסק בהן כגון האמורים בפרשת כהנים (ויקרא כא) שהכהן מטמא בו:,שחל שביעי שלהן - ואע"ג דחזו לאורתא לא אישתרו דקסבר אין שוחטין וזורקין על טמא שרץ מכל מקום שמעינן מיניה דעוסק במצוה פטור מן המצוה שהרי נטמאו במתיהן שבעה ימים לפני הפסח ואף על פי שטומאה זו תעכב על ידם אכילת פסחיהן אלמא מצוה קלה הבאה לידך אינך צריך לדחותה מפני חמורה העתידה לבוא:
דלא מטא זמן חיובא - כשנטמאו עדיין לא הגיע זמן אכילת פסח:,אבל - קריאת שמע דמטא זמן חיוב' בתוך החופה והוא ראוי לכך אימא ליחייב:,אבל פסח דבכרת הוא אימא לא - יטמאו במת כל שבעה לפני הפסח:,צריכא - למיכתב ביום ההוא לאשמועינן דנטמאו תוך שבעה דעוסק במצוה פטור מן המצוה:
מדאמר ליה רחמנא ליחזקאל כו' - דקאמר ליה רחמנא הנני לוקח ממך את מחמד עיניך במגפה וגו' האנק דום מתים אבל לא תעשה לא תתאבל עליה פארך חבוש על ראשך שלא כדרך שאר אבלים לפי שאני עושה אותך אות ומופת לישראל שכך עתידין למות מתיהן ואין איש מתאבל עליהם אלמא אבל אסור בתפילין:
והני מילי ביום ראשון - דעיקר מררא חד יומא כדכתיב ואחריתה כיום מר:
פשיטא - מאי שנא הא משאר מצות דאשמעינן רב לעיל דאבל חייב בכל המצות:,צערא דממילא - שהסוכה מצערתו כגון חמה או צינה או סירחה בדברים שסיכך בהן:,מיבעי ליה ליתובי דעתיה - חובה עליו ליישב דעתו למצוה:
למיחדי - לשמוח:
משום ייחוד - דסתם סוכה היו עושין בגגותיהן ואין דרך ביאה ויציאה שם לרבים תמיד מפני הטורח ושמא ירד החתן לעשות צרכיו ויתייחד אחר עם הכלה:,צער חתן - שהמקום צר ופתוח שאין לה אלא שלש דפנות ובוש לשחק עם כלתו:
תרתי - שתי מצות סוכה ומצות נישואין וכגון שנשא ערב הרגל אבל בתוך הרגל קיימא לן במועד קטן (דף ח:) דאין נושאין נשים במועד:
פטורין מן התפלה - דבעיא כוונה:,ומן התפילין - משום דשכיחא שכרות וקלות ראש:,וחייבין בקרית שמע - דמצות כוונתה אינו אלא פסוק ראשון ויכולים ליישב דעתן שעה קטנה כדי לקרוא פסוק ראשון:
Tossafot
מישאל ואלצפן היו. וא"ת ולמאן דאמר פרק ד' מיתות (סנהדרין דף נב.) דשריפה ממש הואי שנשרפו גופיהן וכן נמי דריש בתורת כהנים אקרא דותאכל אש אותם אמאי נטמאו וי"ל דשמא שלדן היתה קיימת כאילו נשרפו על גבי קטבלא כדאמר פרק המפלת (נדה דף כז:) מת שנשרף ושלדו קיימת טמא:
שחל שביעי שלהן בערב הפסח. מכאן קשה להא דא"ר לוי בשילהי הניזקין (גיטין דף ס. ושם) ח' פרשיות נאמרו באותו יום שהוקם המשכן וקא חשיב פרשת טמאים ופירש שם בקונט' ויהי אנשים אשר היו טמאים לנפש וגו' ולא יתכן כדמוכח הכא שהיה בערב הפסח והמשכן הוקם באחד בניסן ואפילו לר"ע לא יתכן לפי הספרים דגרסינן בפסחים בפ' האשה (דף צ:) רב סבר לה כר"ע דאמר מישאל ואלצפן היו שחל שביעי שלהן להיות בערב הפסח ומיהו אותה גירסא ליתא אלא ר' יצחק גרס התם ונראה לפרש פרשת טמאים דשרץ ונבלה וזב וזבה ונדה לפי שהוצרכו ליזהר על טומאת מקדש וקדשיו:
משום דלא מטא זמן חיובא. ואין להקשות מהא דדרשינן בריש טבול יום (בזבחים דף ק. ושם) דהולך לשחוט את פסחו מטמא למת מצוה מולאחותו אפי' לאחר חצות דמת מצוה שאני והא דדייק הכא מברייתא דקתני למת מצוה נטמאו לא מת מצוה ממש אלא כלומר לקרובים כדפירש בקונטרס ולאחר חצות הוא דאינו מטמא כדקתני התם אמרת לא יטמא אבל קודם חצות יטמא כדקאמרינן התם ביוסף הכהן שמתה אשתו בערב הפסח ונמנו אחיו הכהנים וטמאוהו בעל כרחו אבל קשה (לרבה) דאמר התם אידי ואידי לאחר חצות כאן קודם ששחטו וזרקו עליו כאן לאחר ששחטו וזרקו עליו אלמא מטמא לקרובים אפי' היכא דמטא זמן חיובא זמן הפסח מאחר שלא שחטו וזרקו עליו ואין לומר דהיא גופא ילפינן מחתן דפטור מק"ש דדלמא שאני ק"ש דלית ביה כרת כדקאמר הכא ולא אתי מיניה פסח דאיכא כרת ומטיא זמן חיובא:
אין שמחה אלא בחופה. משמע מכאן דאם יצא חתן מחופתו אפי' כלתו עמו והולכים לאכול בבית אחר דאין מברכין שהשמחה במעונו ולא ברכת חתנים כיון דאין שמחה אלא בחופה ובפ"ק דכתובות (דף ז: ושם) אמרינן נמי מברכין ברכת חתנים בבית חתנים משמע דוקא במקום חופה דהוא בית חתנים ומיהו אין ראיה משם דדלמא לאפוקי מדרבי יהודה קא אתי דאמר אף בבית האירוסין מברכין אותה וצריך לדקדק מה היא חופה דאי במקום שברכו תחלה ברכת נישואין קרי ליה חופה פעמים שאפי' ברחוב העיר מברכין אותה כשהעם מרובין ואין יכולין ליכנס בבית אלא מקום עיקר ישיבת חתן וכלה קרי ליה חופה ולא מקום העשוי לאקראי בעלמא ושם מברכין ברכת חתנים כל שבעה:
וחייבין בק"ש. כדפירש בקונט' דמצות כוונתה אינו אלא פסוק ראשון ויכולין ליישב דעתן שעה קטנה כדי לקרוא פסוק ראשון:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.