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Traité Sukkah

25a

Étude de Sukkah 25a

Étude de la Mishna & Guémara 25a

[La Guemara poursuit l'objection ouverte au folio précédent : si le fait d'attacher les branchages d'une haie suffisait à les transformer en cloison « faite pour l'habitation », pourquoi le déplacement le Chabbat n'y serait-il permis] que dans une surface de deux beit séa [seulement] ? [Or deux beit séa, c'est précisément la mesure de la cour du Tabernacle, et c'est aussi l'aire dans laquelle les Sages ont permis de transporter le Chabbat lorsqu'un lieu est entouré de cloisons mais n'a pas été clôturé à l'origine en vue d'y résider. Si donc on a lié les feuillages pour les empêcher d'être agités par le vent, on a manifestement dressé la cloison en vue de l'habitation, et il ne devrait y avoir aucune limite à la surface où l'on a le droit de porter !]
אֶלָּא בֵּית סָאתַיִם!
La Guemara répond : la raison pour laquelle on n'a le droit de porter [dans cet enclos] que s'il est plus petit que cette mesure, c'est qu'il s'agit d'une habitation dont les usages sont tournés vers l'espace ouvert au-dehors d'elle — c'est-à-dire un abri qui sert à des gardiens surveillant les champs alentour, et non une demeure à part entière. Or la règle, pour toute habitation dont les usages sont tournés vers l'espace extérieur, est qu'on n'y peut porter que si sa surface n'excède pas deux beit séa.
מִשּׁוּם דְּהָוֵי דִּירָה שֶׁתַּשְׁמִישֶׁיהָ לַאֲוִיר, וְכׇל דִּירָה שֶׁתַּשְׁמִישֶׁיהָ לַאֲוִיר אֵין מְטַלְטְלִין בּוֹ אֶלָּא סָאתַיִם.
Viens et entends une preuve d'une autre source [contre l'idée qu'une cloison agitée par le vent serait invalide] : celui qui a fixé sa résidence chabbatique sur un tertre haut de dix tefahim et dont la surface va de quatre amot jusqu'à deux beit séa ; et de même celui qui l'a fixée dans une cavité naturelle du rocher profonde de dix tefahim et dont la surface va de quatre amot jusqu'à deux beit séa ; et de même celui qui l'a fixée dans un champ de blé moissonné, entouré de rangées d'épis hauts de dix tefahim qui n'ont pas été coupés et qui font office de cloison ceignant l'aire moissonnée — celui-là peut marcher dans tout l'espace enclos, et au-delà encore deux mille amot. Il apparaît donc que les épis forment une cloison valable bien qu'ils oscillent d'avant en arrière dans le vent ! La Guemara réfute cette preuve : là aussi, c'est une cloison valable parce qu'on l'a affermie en la liant avec des feuilles de palmier dures et des feuilles de laurier.
תָּא שְׁמַע: שָׁבַת בְּתֵל שֶׁהוּא גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה, וְהוּא מֵאַרְבַּע אַמּוֹת עַד בֵּית סָאתַיִם, וְכֵן בְּנֶקַע שֶׁהוּא עָמוֹק עֲשָׂרָה, וְהוּא מֵאַרְבַּע אַמּוֹת עַד בֵּית סָאתַיִם, וְכֵן קָמָה קְצוּרָה וְשִׁבּוֹלוֹת מַקִּיפוֹת אוֹתָהּ — מְהַלֵּךְ אֶת כּוּלָּהּ וְחוּצָה לָהּ אַלְפַּיִם אַמָּה. אַף עַל גַּב דְּקָאָזֵיל וְאָתֵי! הָתָם נָמֵי, דְּעָבֵיד לֵיהּ בְּהוּצָא וְדַפְנָא.
Mishna 1
MICHNA : Les émissaires partis accomplir une mitsva [chlouhei mitsva] sont dispensés de la mitsva de la souka. Les malades et ceux qui les soignent sont dispensés de la mitsva de la souka. On peut manger et boire de façon occasionnelle [un en-cas] hors de la souka.
מַתְנִי׳ שְׁלוּחֵי מִצְוָה — פְּטוּרִין מִן הַסּוּכָּה. חוֹלִין וּמְשַׁמְּשֵׁיהֶן — פְּטוּרִין מִן הַסּוּכָּה. אוֹכְלִין וְשׁוֹתִין עֲרַאי חוּץ לַסּוּכָּה.(משנה)
Guémara
GUEMARA : D'où ces choses sont-elles tirées — qu'une personne occupée à une mitsva est dispensée de la mitsva de la souka ? Les Sages ont enseigné dans une braïta : il est écrit dans la Torah qu'on récite le Chéma aux moments que voici — « quand tu es assis dans ta maison, quand tu marches sur le chemin, quand tu te couches et quand tu te lèves » (Devarim 6, 7). Les Sages l'interprètent ainsi : « quand tu es assis dans ta maison » — à l'exclusion de celui qui est occupé à accomplir une mitsva, car il n'est pas assis chez lui ; « quand tu marches sur le chemin » — à l'exclusion du jeune marié, qui est tout entier à sa mitsva de consommer son mariage et ne marche pas sur le chemin. La braïta ajoute que de là les Sages ont dit : celui qui épouse une vierge est dispensé [de réciter le Chéma sa nuit de noces], tandis que celui qui épouse une veuve y est tenu.
גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? תָּנוּ רַבָּנַן: ״בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ״ — פְּרָט לְעוֹסֵק בְּמִצְוָה, ״וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ״ — פְּרָט לְחָתָן. מִכָּאן אָמְרוּ: הַכּוֹנֵס אֶת הַבְּתוּלָה — פָּטוּר, וְאֶת הָאַלְמָנָה — חַיָּיב.
La Guemara demande : d'où peut-on déduire de ce verset que le jeune marié est dispensé de la mitsva du Chéma ? Rav Houna dit : les circonstances dans lesquelles on est tenu de réciter le Chéma sont semblables à celles où l'on « marche sur le chemin » : de même que marcher sur le chemin, dont parle le verset, est une activité libre qui ne comporte aucune mitsva, de même tous ceux qui sont astreints au Chéma sont pareillement pris dans des activités libres — à l'exclusion de ce jeune marié, qui, lui, est occupé à accomplir une mitsva.
מַאי מַשְׁמַע? אָמַר רַב הוּנָא: כְּדֶרֶךְ. מָה דֶּרֶךְ רְשׁוּת, אַף כֹּל רְשׁוּת, לְאַפּוֹקֵי הַאי דִּבְמִצְוָה עָסוּק.
La Guemara objecte : le verset ne précise pas pour quel motif on marche sur le chemin. Ne traitons-nous pas aussi du cas de celui qui marche sur le chemin pour une affaire de mitsva, et pourtant le Miséricordieux dit de réciter le Chéma ? Il semble donc qu'on y soit tenu même si l'on est sorti accomplir une mitsva ! La Guemara répond : s'il en était ainsi — si l'intention était d'obliger même ceux qui sont occupés à une mitsva — le verset aurait dû dire « lors de l'assise et lors de la marche ». Que signifie alors « quand tu es assis… et quand tu marches » [avec le possessif] ? Cela vient souligner : c'est dans ta marche à toi, entreprise pour tes raisons personnelles et de ton plein gré, que tu es tenu de réciter le Chéma ; mais dans une marche ayant pour but l'accomplissement d'une mitsva, tu en es dispensé.
מִי לָא עָסְקִינַן דְּקָאָזֵיל לִדְבַר מִצְוָה, וְקָא אָמַר רַחֲמָנָא לִיקְרֵי! אִם כֵּן לֵימָא קְרָא ״בְּשֶׁבֶת וּבְלֶכֶת״, מַאי ״בְּשִׁבְתְּךָ״ ״וּבְלֶכְתְּךָ״ — בְּלֶכֶת דִּידָךְ הוּא דְּמִיחַיְּיבַתְּ, הָא בְּלֶכֶת דְּמִצְוָה — פְּטִירַתְּ.
La Guemara demande : s'il en est ainsi, même celui qui épouse une veuve devrait être dispensé, puisque lui aussi accomplit une mitsva — ce qui contredit la braïta ! La Guemara répond qu'il y a une différence entre épouser une vierge et épouser une veuve : celui qui épouse une vierge est préoccupé par la crainte de découvrir que son épouse n'est pas vierge, tandis que celui qui épouse une veuve n'est pas préoccupé.
אִי הָכִי, אֲפִילּוּ כּוֹנֵס אֶת הָאַלְמָנָה נָמֵי? כּוֹנֵס אֶת הַבְּתוּלָה טְרִיד, כּוֹנֵס אַלְמָנָה לָא טְרִיד.
La Guemara objecte : et partout où quelqu'un est préoccupé, serait-il vraiment dispensé ? Mais s'il en était ainsi, alors celui dont le navire a sombré en mer, qui est préoccupé, devrait lui aussi être dispensé ! La Guemara renforce sa question : et si tu disais qu'en effet il l'est — n'est-ce pas Rabbi Abba bar Zavda qui a dit au nom de Rav : un endeuillé est tenu à toutes les mitsvot mentionnées dans la Torah [y compris le Chéma], hormis la mitsva des téfilines, dont il est dispensé, car à leur sujet est employé le terme « parure » [péèr] ? [Si donc un endeuillé, manifestement accablé et préoccupé, reste tenu au Chéma, à plus forte raison tous les autres préoccupés — même celui dont le navire a sombré, dont la perte n'est que matérielle — devraient y être tenus. Pourquoi alors dispenser le jeune marié à cause de sa préoccupation, et non celui qui a perdu ses biens ?]
וְכׇל הֵיכָא דִּטְרִיד, הָכִי נָמֵי דְּפָטוּר?! אֶלָּא מֵעַתָּה, טָבְעָה סְפִינָתוֹ בַּיָּם — דִּטְרִיד, הָכִי נָמֵי דְּפָטוּר?! וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי, וְהָאָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר זַבְדָּא אָמַר רַב: אָבֵל חַיָּיב בְּכׇל הַמִּצְוֹת הָאֲמוּרוֹת בַּתּוֹרָה חוּץ מִן הַתְּפִילִּין, שֶׁהֲרֵי נֶאֱמַר בָּהֶן ״פְּאֵר״!
La Guemara répond : il y a néanmoins une distinction entre les cas. Ici, dans le cas du jeune marié, il est absorbé par le souci d'une mitsva qu'il doit accomplir ; là, dans le cas du navire perdu en mer, il est absorbé par le souci d'une affaire libre [profane].
הָכָא טְרִיד טִירְדָּא דְמִצְוָה, הָתָם טְרִיד טִירְדָּא דִרְשׁוּת.
La Guemara demande : et le principe selon lequel celui qui est occupé à une mitsva est dispensé d'une autre mitsva, est-ce vraiment d'ici [du verset du Chéma] qu'on le tire ? Il se tire plutôt de là, comme il est enseigné dans une braïta : il est écrit « Or il y eut des hommes qui étaient impurs au contact du corps d'une personne [d'un mort], et ils ne purent faire le sacrifice pascal ce jour-là » (Bamidbar 9, 6). Avant de poursuivre, la braïta cherche à préciser de quels hommes devenus impurs il s'agissait : qui étaient-ils ? La braïta répond : c'étaient les porteurs du cercueil de Yossef [que le peuple d'Israël emportait avec lui dans le désert]. Telle est l'opinion de Rabbi Yossi le Galiléen.
וְהָעוֹסֵק בְּמִצְוָה פָּטוּר מִן הַמִּצְוָה מֵהָכָא נָפְקָא? מֵהָתָם נָפְקָא, דְּתַנְיָא: ״וַיְהִי אֲנָשִׁים אֲשֶׁר הָיוּ טְמֵאִים לְנֶפֶשׁ אָדָם וְגוֹ׳״ — אוֹתָם אֲנָשִׁים מִי הָיוּ? נוֹשְׂאֵי אֲרוֹנוֹ שֶׁל יוֹסֵף הָיוּ, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי.

Rachi

שתשמישה לאויר - אינה עשויה דירה זו אלא לצורך אויר שחוצה לה לשמור השדות ואינה חשובה דירה להתיר היקף גדול:

שבת בתל - קדש היום על האדם והוא בתל גבוה עשרה וקנה שם שביתתו:,והוא מארבע אמות עד בית סאתים - גדול הוא מארבע אמות אבל אינו יותר על בית סאתים:,וכן בנקע - גומא העשויה מששת ימי בראשית ווליא"ה:,וקמה קצורה - באמצעה:,ושבולות - גבוהות עשרה מקיפות אותה סביב כל הני מחיצות נינהו להיקף בית סאתים ולא ליותר מכאן דלא נעשית לדירה הלכך מהלך את כולה למחר וחוצה לה אלפים דכל חללה הואיל ושבת זה באוירה מבעוד יום הוה כארבע אמות של מקום שביתה ולהכי נקט והוא מארבע אמות דאי לא הוה יותר מארבע אמות מאי מהלך את כולה איכא בלא מחיצות נמי ארבע אמות מקום שביתה אית ליה דהיינו שבו איש תחתיו וחוצה להן אלפים אמה דכתיב אל יצא איש ממקומו ואסמוך רבנן למילף מקום ממקום ומקום מניסה כו' כדאמרינן בעירובין (דף נא.) ותל מוקף מחיצות הוא דכל שגבוה עשרה אמרי' גוד אסיק מחיצות שלו והקף בהן את ראשו:,ושבולות מקיפות - ואע"ג דאין עומדות ברוח:,דעביד ליה - למחיצות השבלים בהוצא ודפנא משבולת לשבולת עד שאגדן וגדלן יחד סביב ומחזיקות זו את זו:

מתני' שלוחי מצוה - הולכי בדרך מצוה כגון ללמוד תורה ולהקביל פני רבו ולפדות שבויים:,פטורין מן הסוכה - ואפי' בשעת חנייתן:

גמ' בשבתך בביתך פרט לעוסק במצוה - שאינו חייב בקריאת שמע ולקמן מפרש מאי משמע:,ובלכתך בדרך פרט לחתן - ואע"ג דהוא נמי במצוה טריד איצטריכי להו תרי קראי דאי הוה כתיב חד כיון דחתן לאו בהדיא כתיב בקרא הוה אמינא לא פטר הכתוב אלא טורח ועושה מלאכת מצוה בידים או מהלך למצוה אבל חתן שהוא יושב ובטל ואינו עוסק אלא טריד במחשבת בעילה לא פטר הכתוב הלכך מקרא יתירא אשמעינן דפטור מק"ש דטריד במחשבת בעילה:

מאי משמע - מהני קראי פרט למצוה:,כי דרך - הולך בדרך סחורה:

מי לא עסקינן כו' - וכי אינך יכול לכלול במקרא דרך מצוה עם הרשות והא דרך סתמא כתיב ומשמע נמי דרך מצוה וקאמר רחמנא ליחייב לקרות:,אם כן - דבדרך מצוה נמי קאי לכתוב בלכת בדרך:

טריד - לבו טרוד במחשבת בעילה ומסתברא כי פטריה קרא משום טירדא פטריה ואינו יכול לעסוק בשנים כאחד:,כונס אלמנה לא טריד - ויכול לקיים את שתיהן:

אי משום טירדא כו' - האי דפריך משמע ליה דטרדתו פוטרתו לפי שאינו יכול לכוון את לבו והלכך אפי' טבעה ספינתו דטרוד בצערו ליפטר:,שנאמר בהן פאר - כדלקמן ואבל לאו בר פאר הוא וכשמתפאר מראה בעצמו שאינו אבל:

חתן טריד טירדא דמצוה - ואשמעינן קרא דלא מיחייב להסיר דעתו ממחשבת מצוה ראשונה בשביל זו הבאה עליו אלא יעסוק בראשונה ויתן לבו להיות בקי בדבר:,טירדא דרשות - שאף על פי שהוא חייב לנהוג אבילות של נעילה רחיצה וסיכה להראות כבוד מתו אינו חייב להצטער:

והעוסק במצוה דפטור ממצוה מהכא נפקא - משבתך בביתך:,ויהי אנשים וגו' - בפסח מדבר קרא בשנה השנית ליציאת מצרים:

Tossafot

קמה קצורה ושבולות מקיפות אותה. אע"ג דמוקי לה במסקנא דעביד לה בהוצא ודפנא לא שייך כאן לאקשויי אי הכי ניטלטל בכולה כדאקשי לעיל דהתם באילן המסכך על הארץ שיש בו סכך וחשיב כמוקף לדירה אבל הכא ליכא סכך אלא אויר ואפי' הקיף ולבסוף פתח לא חשיב מוקף לדירה כדאיתא פרק עושין פסין (עירובין דף כד.):

שלוחי מצוה. הולכי בדבר מצוה כגון ללמוד תורה או להקביל פני רבו ולפדות שבויין פטורין מן הסוכה ואפילו בשעת חנייתן כך פי' בקונטרס וכן משמע בגמרא דקאמר הולכי לדבר מצוה פטורין מן הסוכה בין ביום ובין בלילה ומשמע אע"פ שאין הולכין אלא ביום דאי דאזלי ביממא ובלילה אפי' לדבר הרשות נמי פטירי כדקתני בברייתא ועוד עובדא דרב חסדא ורבה בר רב הונא דגנו ארקתא דסורא ותימה אם יכולין לקיים שניהם אמאי פטורין דאטו אדם שיש לו ציצית בבגדו ותפילין בראשו מי מיפטר בכך משאר מצות ובפ' אין בין המודר (נדרים ד' לג:) גבי המודר הנאה דמחזיר לו אבידתו אע"פ דמהני ליה פרוטה דרב יוסף משום דלא שכיחא ואי כל זמן שאבידה בביתו מיפטר מלמיתב ריפתא לעני אם כן שכיחא היא אלא ודאי לא מפטר אלא בשעה שהוא עוסק בה כגון טלית של אבידה ושוטחה לצורכה או בהמה שנותן לה מזונות דלא שכיחא שבאותה שעה יבא עני לשאול ממנו וצריך לומר דהכא נמי איירי בכי האי גוונא דאי מיטרדי בקיום מצות סוכה הוו מבטלי ממצות:

ובלכתך בדרך פרט לחתן. ואף על גב דהוא נמי במצוה טריד איצטריך תרי קראי דאי הוה כתיב חד כיון דחתן לאו בהדיא כתיב בקרא הוה אמינא לא פטר הכתוב אלא טורח ועושה מצוה בידים או מהלך במצוה אבל חתן שהוא יושב ובטל ואינו עוסק אלא מחשב בבעילה לא פטר הכתוב הלכך מקרא יתירא אשמעינן דפטור מק"ש דטריד במחשבת בעילה כך פי' בקונטרס וסוגיא דשמעתין משמע דמובלכתך בדרך ממעט האי דבמצוה קא עסיק ובשילהי פ"ק דברכות (דף יא.) הגרסא להפך דגרס התם בשבתך פרט לחתן ובלכתך בדרך פרט לעוסק במצוה וגירסא זו נראה דהכי משמע קרא בשבת דידך הוא דמיחייבת בק"ש ולא בשבת דמצוה שאתה יושב ומחשב בבעילת מצוה ובלכתך ממעט עוסק במצוה דמשמע בלכת דידך ולא בלכת מצוה ומחתן לא הוה ידעינן שאר עוסק במצוה דדלמא שאני חתן שאין נקל לו כל כך להסיר הטירדא מלבו אע"פ שבטירדא דרשות מיבעי ליה ליתוביה דעתיה ולהסיר מחשבת טרדתו:

שהרי נאמר בהן פאר. לקמן בשמעתין מפרש מדקא אמר ליה רחמנא ליחזקאל פארך חבוש עליך את הוא דמיחייבת אבל כולי עלמא פטירי והא דמשמע לישנא שהטעם תלוי משום דאיקרו פאר ואבל לאו בר פאר הוא וכשמתפאר מראה בעצמו שאינו אבל לא אתא למימר אלא דלא ילפינן מהכא לפוטרו משאר מצות דשאני תפילין דאיקרו פאר וא"ת ומאי שנא גבי תפילין דאמרינן דדוקא ליחזקאל קאמר ליה ולא לשאר אבלים וגבי תלמוד תורה אמרינן פ"ק דמועד קטן (דף טו.) אבל אסור בת"ת מדאמר ליה רחמנא ליחזקאל האנק דום דעבדי שאר אבלים כיחזקאל ויש לומר דבדברי תורה ששינה בו הכתוב מכ"ע אית לן למימר משום דאבל אסור בדברי תורה אבל בתפילין אמאי הוצרך לומר לו שיניח תפילין אם לא בשביל שהייתי סבור לאוסרו:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Sukkah 25a
100%
סוכה כ״ה אמַסֶּכֶת סֻכָּה