MICHNA : Voici le principe général [récapitulant la loi de la souka établie au sommet d'un arbre] : dans tous les cas où, si l'on retirait l'arbre, la souka pourrait tenir d'elle-même [debout, sans l'appui de l'arbre], elle est kachère, et l'on peut y monter et y entrer le jour de fête [Yom Tov]. Car l'arbre n'en est alors pas le support principal [et l'on n'utilise pas l'arbre lui-même le jour de fête].
זֶה הַכְּלָל: כׇּל שֶׁיִּנָּטֵל הָאִילָן וִיכוֹלָה לַעֲמוֹד בִּפְנֵי עַצְמָהּ — כְּשֵׁרָה וְעוֹלִין לָהּ בְּיוֹם טוֹב.
Guémara
GUEMARA : Selon l'avis de qui notre michna est-elle énoncée ? Elle suit l'opinion de Rabbi Akiva, ainsi qu'il est enseigné dans une baraïta : celui qui établit sa souka au sommet d'un bateau — Rabban Gamliel la déclare passoul [invalide] et Rabbi Akiva la déclare kachère.
גְּמָ׳ מַנִּי מַתְנִיתִין — רַבִּי עֲקִיבָא הִיא. דְּתַנְיָא: הָעוֹשֶׂה סוּכָּתוֹ בְּרֹאשׁ הַסְּפִינָה — רַבָּן גַּמְלִיאֵל פּוֹסֵל, וְרַבִּי עֲקִיבָא מַכְשִׁיר.
[La baraïta poursuit avec un fait rapporté :] Il arriva une fois que Rabban Gamliel et Rabbi Akiva voyageaient sur un bateau. Rabbi Akiva se leva et établit une souka au sommet du bateau. Le lendemain, le vent souffla et l'arracha. Rabban Gamliel lui dit : « Akiva, où est ta souka ? » [Sous-entendu : elle était invalide dès le départ.]
מַעֲשֶׂה בְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל וְרַבִּי עֲקִיבָא שֶׁהָיוּ בָּאִין בִּסְפִינָה, עָמַד רַבִּי עֲקִיבָא וְעָשָׂה סוּכָּה בְּרֹאשׁ הַסְּפִינָה. לְמָחָר נָשְׁבָה רוּחַ וַעֲקָרַתָּה. אָמַר לוֹ רַבָּן גַּמְלִיאֵל: עֲקִיבָא! הֵיכָן סוּכָּתְךָ?
Abaye dit : tout le monde s'accorde [sur les cas extrêmes]. Là où la souka est incapable de résister à un vent ordinaire de la terre ferme, elle n'est rien du tout — elle n'a même pas le statut de résidence temporaire [et tous la déclarent passoul]. Et là où elle est capable de résister même à un vent inhabituel de la terre ferme, tous s'accordent à la déclarer kachère. Le désaccord ne porte que sur le cas intermédiaire : une souka capable de résister à un vent ordinaire de la terre ferme, mais incapable de résister à un vent inhabituel de la terre ferme — lequel équivaut à un vent ordinaire de la mer. Rabban Gamliel estime : pour accomplir la mitsva de la souka, il nous faut une résidence permanente [dirat keva] ; or, puisqu'elle ne résiste pas à un vent inhabituel de la terre ferme — c'est-à-dire à un vent ordinaire de la mer —, elle n'est rien et n'est pas du tout une souka. Rabbi Akiva estime : pour accomplir la mitsva de la souka, il nous suffit d'une résidence temporaire [dirat araï] ; et puisqu'elle résiste à un vent ordinaire de la terre ferme, elle est kachère, même si elle ne résiste pas à un vent ordinaire de la mer.
אָמַר אַבָּיֵי: דְּכוּלֵּי עָלְמָא, הֵיכָא דְּאֵינָהּ יְכוֹלָה לַעֲמוֹד בְּרוּחַ מְצוּיָה דְּיַבָּשָׁה — לֹא כְּלוּם הִיא. יְכוֹלָה לַעֲמוֹד בְּשֶׁאֵינָהּ מְצוּיָה דְּיַבָּשָׁה, כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דִּכְשֵׁרָה. כִּי פְּלִיגִי בְּדִיכוֹלָה לַעֲמוֹד בְּרוּחַ מְצוּיָה דְּיַבָּשָׁה וְאֵינָהּ יְכוֹלָה לַעֲמוֹד (בְּרוּחַ שֶׁאֵינָהּ מְצוּיָה דְּיַבָּשָׁה). רַבָּן גַּמְלִיאֵל סָבַר: סוּכָּה דִּירַת קֶבַע בָּעֵינַן, וְכֵיוָן דְּאֵינָהּ יְכוֹלָה לַעֲמוֹד בְּרוּחַ מְצוּיָה דְּיָם — לֹא כְּלוּם הִיא. רַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: סוּכָּה דִּירַת עֲרַאי בָּעֵינַן, וְכֵיוָן דִּיכוֹלָה לַעֲמוֹד בְּרוּחַ מְצוּיָה דְּיַבָּשָׁה — כְּשֵׁרָה.
[La michna disait :] « ou bien [s'il l'établit] sur le dos d'un chameau, etc. » [— elle est kachère]. Selon l'avis de qui cette michna est-elle énoncée ? Elle suit l'opinion de Rabbi Méïr, ainsi qu'il est enseigné dans une baraïta : celui qui établit sa souka sur le dos d'un animal — Rabbi Méïr la déclare kachère et Rabbi Yehouda la déclare passoul. Quel est le raisonnement de Rabbi Yehouda ? Le verset dit : « Tu te feras la fête de Soukot pendant sept jours » (Devarim 16, 13) — d'où Rabbi Yehouda déduit : une souka qui convient pour les sept jours est appelée souka ; une souka qui ne convient pas pour les sept jours n'est pas appelée souka. Or il est interdit de monter sur un animal le premier jour de Hag haSoukot ; une souka sur le dos d'un animal est donc passoul, puisqu'on ne peut s'en servir tous les sept jours.
אוֹ עַל גַּבֵּי גָּמָל כּוּ׳. מַתְנִיתִין מַנִּי — רַבִּי מֵאִיר הִיא. דְּתַנְיָא: הָעוֹשֶׂה סוּכָּתוֹ עַל גַּבֵּי בְּהֵמָה — רַבִּי מֵאִיר מַכְשִׁיר, וְרַבִּי יְהוּדָה פּוֹסֵל. מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי יְהוּדָה? אָמַר קְרָא: ״חַג הַסּוּכּוֹת תַּעֲשֶׂה לְךָ שִׁבְעַת יָמִים״. סוּכָּה הָרְאוּיָה לְשִׁבְעָה — שְׁמָהּ סוּכָּה. סוּכָּה שֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה לְשִׁבְעָה — לֹא שְׁמָהּ סוּכָּה.
Et Rabbi Méïr, qui la déclare kachère, répondrait : selon la Torah, cette souka aussi convient pour être utilisée le jour de fête et le Chabbat [car il n'existe aucune interdiction de la Torah de se servir d'un animal ces jours-là] ; ce sont les Sages qui ont édicté un décret l'interdisant. Et le fait que ce soit interdit par décret rabbinique ne rend pas la souka passoul.
וְרַבִּי מֵאִיר, הָא נָמֵי — מִדְּאוֹרָיְיתָא מִחְזֵא חַזְיָא, וְרַבָּנַן הוּא דִּגְזַרוּ בַּהּ.
En revanche, si l'on a utilisé son animal comme paroi [dofen] de la souka — sans établir toute la souka sur le dos de l'animal —, Rabbi Méïr la déclare passoul et Rabbi Yehouda la déclare kachère. Car Rabbi Méïr disait : tout être doté de souffle de vie [tout animal], on ne peut en faire ni une paroi pour une souka, ni un le'hi [montant dressé à l'entrée d'une ruelle pour y permettre de porter le Chabbat], ni les pessin [planches dressées autour d'un puits pour en faire un domaine privé et permettre d'y puiser le Chabbat], ni un golel [la dalle qui recouvre une tombe]. Au nom de Rabbi Yossi haGuelili, on a dit : on ne peut pas non plus écrire dessus des actes de divorce [guittin].
עֲשָׂאָהּ לִבְהֵמָה דּוֹפֶן לְסוּכָּה — רַבִּי מֵאִיר פּוֹסֵל וְרַבִּי יְהוּדָה מַכְשִׁיר. שֶׁהָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כׇּל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ רוּחַ חַיִּים, אֵין עוֹשִׂין אוֹתוֹ לֹא דּוֹפֶן לְסוּכָּה, וְלֹא לֶחִי לְמָבוֹי, וְלֹא פַּסִּין לְבֵירָאוֹת, וְלֹא גּוֹלֵל לְקֶבֶר. מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אָמְרוּ: אַף אֵין כּוֹתְבִין עָלָיו גִּיטֵּי נָשִׁים.
Quel est le raisonnement de Rabbi Méïr [pour invalider l'animal partout où une paroi fixe est requise] ? Abaye dit : par crainte qu'il ne meure [laissant la souka sans paroi]. Rabbi Zéïra dit : par crainte qu'il ne s'enfuie. [La Guemara dégage la différence pratique entre les deux explications :] dans le cas d'un éléphant attaché, tout le monde s'accorde à déclarer la souka kachère, car même s'il meurt et tombe, sa carcasse a encore une hauteur de dix tefahim [et reste apte à servir de paroi de souka]. Le désaccord porte sur l'éléphant qui n'est pas attaché. Pour celui qui dit « par crainte qu'il ne meure » : ici nous ne craignons rien, car la carcasse resterait une paroi valable. Pour celui qui dit « par décret de crainte qu'il ne s'enfuie » : nous restons inquiets.
מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר? אַבָּיֵי אָמַר: שֶׁמָּא תָּמוּת. רַבִּי זֵירָא אָמַר: שֶׁמָּא תִּבְרַח. בְּפִיל קָשׁוּר כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי, דְּאִי נָמֵי מָיֵית — יֵשׁ בְּנִבְלָתוֹ עֲשָׂרָה. כִּי פְּלִיגִי בְּפִיל שֶׁאֵינוֹ קָשׁוּר. לְמַאן דְּאָמַר שֶׁמָּא תָּמוּת — לָא חָיְישִׁינַן. לְמַאן דְּאָמַר גְּזֵרָה שֶׁמָּא תִּבְרַח — חָיְישִׁינַן.
[La Guemara objecte :] pour celui qui dit « par décret de crainte qu'il ne meure », craignons donc aussi qu'il ne s'enfuie [puisque c'est tout aussi plausible] ! [La Guemara corrige donc sa présentation :] en réalité, dans le cas d'un éléphant non attaché, tout le monde s'accorde à déclarer la souka passoul, de crainte qu'il ne s'enfuie. Le désaccord porte sur un animal attaché. Pour celui qui dit « par décret de crainte qu'il ne meure » : nous craignons [l'invalidité], car même s'il ne peut s'enfuir, il pourrait mourir — et la carcasse d'un animal ordinaire n'atteint pas dix tefahim. Et pour celui qui dit « par décret de crainte qu'il ne s'enfuie » : nous ne craignons rien [puisqu'il est attaché].
לְמַאן דְּאָמַר גְּזֵרָה שֶׁמָּא תָּמוּת, נֵיחוּשׁ שֶׁמָּא תִּבְרַח! אֶלָּא: בְּפִיל שֶׁאֵינוֹ קָשׁוּר, כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְלִיגִי. כִּי פְלִיגִי בִּבְהֵמָה קְשׁוּרָה. לְמַאן דְּאָמַר גְּזֵרָה שֶׁמָּא תָּמוּת — חָיְישִׁינַן. וּלְמַאן דְּאָמַר גְּזֵרָה שֶׁמָּא תִּבְרַח — לָא חָיְישִׁינַן.
[La Guemara objecte :] et pour celui qui dit « par décret de crainte qu'il ne s'enfuie », craignons donc aussi qu'il ne meure ! [La Guemara répond :] cela n'est pas une crainte, car la mort n'est pas un événement courant [et les Sages n'édictent pas de décret pour des cas rares]. [La Guemara objecte encore :] mais selon tous les avis, n'y a-t-il pas l'espace entre les pattes [de l'animal], qui est comme une brèche dans la paroi ? Comment dresser une paroi dont la partie ajourée l'emporte sur la partie pleine ? [La Guemara répond :] on lui constitue une paroi en comblant les vides avec des feuilles de palmier dures [houtsa] et des branches de laurier [dafna], scellant ainsi la brèche.
וּמַאן דְּאָמַר גְּזֵרָה שֶׁמָּא תִּבְרַח, נֵיחוּשׁ שֶׁמָּא תָּמוּת? מִיתָה לָא שְׁכִיחָא. וְהָאִיכָּא רַוְוחָא דְּבֵינֵי בֵּינֵי? דְּעָבֵיד לֵיהּ בְּהוּצָא וְדַפְנָא.
[La Guemara objecte encore :] et même s'il n'y a pas de crainte qu'il meure, peut-être va-t-il se coucher [rovetsa], laissant une paroi de moins de dix tefahim ? [La Guemara répond :] il s'agit d'un cas où l'animal est attaché par des cordes [achlé] depuis le haut, de sorte qu'il ne puisse se coucher. [Sur cette base, la Guemara objecte :] mais alors, pour celui qui dit « par décret de crainte qu'il ne meure », il n'y a plus de crainte non plus, puisqu'il est attaché par des cordes depuis le haut [— même mort, il resterait en place comme paroi valable] ! [La Guemara répond :] parfois, la paroi de dix tefahim est constituée de l'animal — qui dépasse d'un peu sept tefahim — placé juste sous le s'khakh, à moins de trois tefahim de celui-ci.
וְדִלְמָא רָבְעָה? דִּמְתִיחָה בְּאַשְׁלֵי מִלְּעֵיל. וּלְמַאן דְּאָמַר גְּזֵרָה שֶׁמָּא תָּמוּת נָמֵי, הָא מְתִיחָה בְּאַשְׁלֵי מִלְּעֵיל! זִמְנִין דְּמוֹקֵים בְּפָחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה סָמוּךְ לַסְּכָךְ,
Rachi
גמ' לא כלום היא - דאפי' דירת עראי לא הויא:,שאינה מצויה דיבשה - הוי כרוח מצויה דים:,יכולה לעמוד ברוח שאינה מצויה דיבשה - דהיינו רוח מצויה דים דכולי עלמא כו' אף ע"ג דאינה עומדת ברוח שאינה מצויה דים דאפי' למאן דבעי סוכה דירת קבע איכא:
על גבי בהמה - כגון נתן דלתות על שני סוסים והם קרקעית הסוכה ועשה למעלה מחיצות וסכך:,הראוי' לשבעה - והשתא דגזור רבנן אין עולין לה נמצאת שאינה ראויה ליום ראשון:
ולא פסין לביראות - דתנן בעירובין (דף יז:) עושין פסין לביראות ארבע' דיומדין לבור שברשות הרבים והבור עמוק עשרה דהוא רה"י ואין יכול למלאות ממנה אלא אם כן מוקף מחיצות ומפני בהמות עולי רגלים התירו המחיצות בארבעה דיומדין לארבע פיאות ואמר ר' מאיר דלא עבדין חדא מהנך בבעלי חיים וטעמא מפרש לקמן:,ולא גולל לקבר - כלומר אם עשאוהו כיסוי לארונו של מת אין שם גולל עליו לטמא דאמרי' בבהמה המקשה דגולל מטמא במגע ובמשא ובאהל דתניא (חולין דף עב.) על פני השדה לרבות גולל ודופק:,ור' יוסי הגלילי - מפרש לקמיה טעמא:
גזרה שמא תמות - הבהמה ביום טוב ותפול ואין כאן דופן ונמצא בטל ממצות סוכה ולקמיה פריך ובגולל דקולא היא מאי טעמיה:,קשור - דליכא למיחש שמא תברח:,דכולי עלמא - בין לאביי בין לרבי זירא מכשיר רבי מאיר:,דאי נמי מיית - ויפול יש בנבלתו עשרה:
מיתה לא שכיחא - ואפילו רבי מאיר לא פסיל:,והאיכא רווחא - דביני כרעי שהיא פירצה ואפי' כשהיא חיה:,דעביד ליה - גדר בין רגליה:,בהוצא ודפנא - הוצא לולבי דקל דפנא ענפי עץ שקורין לורי"ר וגדל בו פרי שקורין באיי"ש:
רבעה - רובצת:,אשלי - חבלים:,הא מתיחה באשלי מלעיל - ואם תמות אינה נופלת:,זימנא דמוקי לה פחות מג' כו' - פעמים שאין בגובהה של בהמה אלא שבעה ומשהו וסוכה עשרה דקאי לה בפחות משלשה סמוך לסכך ואמרינן לבוד:
Tossafot
דתניא העושה סוכתו בראש הספינה. שפיר גריס בברייתא בראש העגלה דפליגי נמי בראש העגלה כדפרישי' לעיל (סוכה דף כא: בד"ה שאין) ולא כמו שפי' ר"ת בפ"ק (דף ז: ושם בד"ה העושה):
על גבי בהמה. פ"ה נתן דלתות על ב' סוסים להיותם קרקעית הסוכה ועשה למעלה מחיצות וסיכך רבי יהודה פוסל ומכאן קשה לפ"ה דמתניתין דלעיל (סוכה דף כא:) גבי סמך סוכתו בכרעי המטה כדפי' לעיל וי"מ דהכא לאו במיטלטל הסכך על גבי הבהמה דא"כ למה לי קרא לר' יהודה תיפוק ליה משום דאין לה קבע כדפרישית לעיל אלא העמיד סוכה על ד' קונדסים וסמך עליהן הסכך והכניס שם הבהמה ועשה עליה קרקעיתה ומחיצותיה עד לסכך דלא חזיא לשבעה דאין עולין על גבי בהמה ביום טוב:,סוכה הראויה לשבעה. מהאי טעמא נמי היה פוסל בסוכה על גבי אילן:
ורבי יהודה מכשיר. בשלא סמך הסוכה על גבה איירי דא"כ הויא לה כסמכה בכרעי המטה:,ולא גולל לקבר. כשהמת מונח בקבר מניחין על הקבר אבן גדולה לסתום את חללה והוא נקרא גולל כדמוכח במסכת אהלות פרק ט"ו [מ"ח] דתנן קורה שעשאה גולל לקבר בין מוטה על צידה בין עומדת אין טמא אלא כנגד הפתח ועוד תניא בתוספתא דאהלות [פט"ו ע"ש] גל של צרורות גולל לקבר הנוגע בתוכו עד ארבעה טפחים טמא דברי רבי יהודה וחכמים אומרים אינו טמא אלא סדר הפנימי צורכו של קבר משמע דנקרא גולל מה שסותם החלל ועוד תניא בתוספתא דאהלות סוף פרק (שני) שתי אבנים גדולות של ארבעה טפחים שעשאן גולל לקבר המאהיל על גבי שתיהן טמא ניטלה אחת מהן המאהיל על גבי שניה טהור מפני שיש לטומאה דרך שתצא מכל הני משמע שתחת הגולל כולו חלל ואע"ג דבפ' בהמה המקשה (חולין דף עב.) נפקא טומאת הגולל מדכתיב על פני השדה דמשמע דאין דבר על גבי הגולל ועומד מגולה על פני השדה זימנין דאינו מגולה כי ההיא דגל של צרורות דאינו טמא אלא סדר הפנימי ודופק הנזכר בכל מקום עם הגולל הם אבנים שהגולל נשען עליהם כדתנן פרק ב' דאהלות [מ"ד] ואיזהו דופק את שהגולל נשען עליו אבל דופק דפקין טהור דפעמים מניחין אבן לסמוך אותה שהגולל נשען עליה והיא נקראת דופק דפקין וצריך לדקדק הא דאמר פ' העור והרוטב (חולין דף קכו:) דגולל מטמא במגע ובאהל היכי דמי בשלמא מגע אפשר מן הצד אלא באהל מאי אריא משום גולל תיפוק ליה משום שהקבר סתום ותניא בנזיר פ' כהן גדול (נזיר דף נג:) או בקבר זו קבר סתום דאמרי' טומאה בוקעת ועולה בוקעת ויורדת ואין לומר דאיצטריך היכא דאין המת בקבר דאי ליתיה אם כן לא מטמא משום גולל דאפי' כי איתיה ויש מקום לטומאה לצאת לא מטמא ואין לומר נמי כגון דבולט חוץ לקבר דהא מה שחוץ לקבר טהור כדקאמרינן אין טמא אלא כנגד הפתח דהא דקתני סיפא עשה ראשה גולל לקבר אין טמא אלא עד ארבעה טפחים ההיא כשנתנה על הקבר מעומד איירי דכולה כנגד הפתח ועד ארבעה דקתני היינו בגובהה דומיא דההיא דגל של צרורות לרבי יהודה ומיהו מצינן למימר דאיצטריך למאהיל על הגולל כנגד מחיצות הקבר שהגולל מונח עליהם דאע"פ שאין מאהיל כנגד חלל הקבר טמא משום דמאהיל על הגולל דאם אין שם גולל טהור:
בפיל קשור כולי עלמא לא פליגי. לשון הש"ס משונה כאן משאר מקומות דרבי זירא ואביי תרוייהו מפרשי טעמא דרבי מאיר והוה ליה למימר מאי בינייהו והוא מפרש והולך בלשון פליגי:
ולמאן דאמר שמא תמות ניחוש שמא תברח. דאע"ג דלמאן דאמר שמא תברח נמי על כרחך ר' יהודה דמכשר לא חייש מ"מ אביי אליבא דר"מ דחייש למיתה דלא שכיחא כ"ש דיש לו לחוש לשמא תברח דשכיחא:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.