Mishna 1
MICHNA : Une souka meduvlelet, ainsi qu'une souka dont l'ombre [portée par le s'khakh] l'emporte sur l'ensoleillement, est kachère [valide]. Une souka dont le s'khakh est épais à la manière d'une maison — au point que les étoiles ne se voient pas depuis l'intérieur — est, elle aussi, kachère.
מַתְנִי׳ סוּכָּה הַמְדוּבְלֶלֶת וְשֶׁצִּילָּתָהּ מְרוּבָּה מֵחַמָּתָהּ — כְּשֵׁרָה. הַמְעוּבָּה כְּמִין בַּיִת, אַף עַל פִּי שֶׁאֵין הַכּוֹכָבִים נִרְאִין מִתּוֹכָהּ — כְּשֵׁרָה.(משנה)
Guémara
GUEMARA : La Guemara s'interroge : que signifie meduvlelet ? Rav dit : c'est une souka « pauvre », c'est-à-dire une souka dont le s'khakh est clairsemé — sans toutefois qu'il y ait, en aucun point, une ouverture [un vide continu] de trois tefahim. Et Chmouel dit : cela désigne un s'khakh disposé « une tige qui monte et une tige qui descend » — soit deux couches de branchages, chaque tige de la couche supérieure se trouvant juste au-dessus de l'intervalle séparant deux tiges de la couche inférieure.
גְּמָ׳ מַאי מְדוּבְלֶלֶת? אָמַר רַב: סוּכָּה עֲנִיָּיה. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: קָנֶה עוֹלֶה וְקָנֶה יוֹרֵד.
La Guemara précise leur divergence : Rav lit la première proposition de la Michna comme une seule loi, tandis que Chmouel y lit deux lois. Rav enseigne une seule loi : la loi de la souka meduvlelet. Et qu'est-ce qu'une souka meduvlelet ? Une souka clairsemée [medouldélet, « appauvrie »] ; néanmoins, dès lors que l'ombre l'emporte sur le soleil, elle est kachère. Chmouel, lui, enseigne deux lois : qu'est-ce qu'une souka meduvlelet ? Une souka « en désordre » [mevoulbélet, au s'khakh étagé et décalé]. Et il enseigne ainsi deux lois distinctes : une souka en désordre est kachère, et une souka dont l'ombre l'emporte sur le soleil est kachère.
רַב תָּנֵי חֲדָא, וּשְׁמוּאֵל תָּנֵי תַּרְתֵּי. רַב תָּנֵי חֲדָא: סוּכָּה מְדוּבְלֶלֶת, מַאי מְדוּבְלֶלֶת — מְדוּלְדֶּלֶת, שֶׁצִּילָּתָהּ מְרוּבָּה מֵחַמָּתָהּ — כְּשֵׁרָה. וּשְׁמוּאֵל תָּנֵי תַּרְתֵּי: מַאי מְדוּבְלֶלֶת — מְבוּלְבֶּלֶת, וְתַרְתֵּי קָתָנֵי: סוּכָּה מְבוּלְבֶּלֶת כְּשֵׁרָה, וְצִילָּתָהּ מְרוּבָּה מֵחַמָּתָהּ — כְּשֵׁרָה.
Abaye dit : on n'a enseigné qu'une souka [au s'khakh disposé] en deux couches est kachère que dans le cas où il n'y a pas, entre la couche du haut et celle du bas, un écart de trois tefahim ; mais s'il y a entre elles un écart de trois tefahim, elle est passoul [invalide]. Rava dit : même s'il y a entre elles un écart de trois tefahim, nous ne disons que les deux couches ne sont pas considérées comme jointes que dans le cas où il n'y a pas, dans sa couche supérieure, la largeur d'un tefa'h [pour chaque tige]. Mais s'il y a dans sa couche supérieure la largeur d'un tefa'h, alors — même si l'écart entre les deux est de trois tefahim — la souka est kachère, car nous appliquons le principe « chavot remi » : « rabats et jette vers le bas » la couche supérieure du s'khakh au niveau de la couche inférieure.
אָמַר אַבָּיֵי: לֹא שָׁנוּ, אֶלָּא שֶׁאֵין בֵּין זֶה לָזֶה שְׁלֹשָׁה טְפָחִים, אֲבָל יֵשׁ בֵּין זֶה לָזֶה שְׁלֹשָׁה טְפָחִים — פְּסוּלָה. אָמַר רָבָא: אֲפִילּוּ יֵשׁ בֵּין זֶה לָזֶה שְׁלֹשָׁה טְפָחִים נָמֵי לָא אֲמַרַן, אֶלָּא שֶׁאֵין בְּגַגּוֹ טֶפַח, אֲבָל יֵשׁ בְּגַגּוֹ טֶפַח — כְּשֵׁרָה. דְּאָמְרִינַן: חֲבוֹט רְמִי.
Rava dit : d'où ai-je de quoi affirmer que, lorsqu'il y a un tefa'h de largeur dans la couche [supérieure], nous disons « chavot remi », et que, lorsqu'il n'y a pas un tefa'h, nous ne disons pas « chavot remi » ? Rava l'apprend de la loi de l'impureté transmise par un cadavre, comme nous l'avons appris dans une Michna [du traité Ohalot] : s'agissant des poutres du plafond du rez-de-chaussée d'une maison et de celles de l'étage, qui ne portent pas d'enduit [de sorte que chaque poutre constitue une entité distincte], et qui sont alignées — les poutres du plafond de l'étage étant placées juste au-dessus des poutres de la maison —, si une source d'impureté provenant d'un cadavre se trouve sous l'une des poutres inférieures, tout objet qui est directement sous cette poutre devient impur, par l'effet d'un « ohel » [une tente] au-dessus d'un cadavre ; en revanche, tout objet qui se trouve au-dessus de la poutre, ou bien sur le côté, demeure pur.
אָמַר רָבָא: מְנָא אָמֵינָא לַהּ דְּכִי אִית בֵּיהּ טֶפַח אָמְרִינַן חֲבוֹט רְמִי, וְכִי לֵית בֵּיהּ לָא אָמְרִינַן חֲבוֹט רְמִי? דִּתְנַן: קוֹרוֹת הַבַּיִת וְהָעֲלִיָּיה שֶׁאֵין עֲלֵיהֶם מַעֲזִיבָה, וְהֵן מְכֻוּוֹנוֹת טוּמְאָה תַּחַת אַחַת מֵהֶן — תַּחְתֶּיהָ טָמֵא.
Si la source d'impureté se trouve [dans l'espace de l'étage,] entre la poutre inférieure et la poutre supérieure, tout objet placé entre les deux poutres est impur ; [mais ce qui est sous la poutre inférieure, au-dessus de la supérieure ou sur le côté reste pur]. Si la source d'impureté est au-dessus de la poutre supérieure, tout objet aligné avec elle, jusqu'au firmament, est impur [car plus rien ne fait écran au-dessus]. Si en revanche les poutres supérieures étaient placées au-dessus des intervalles des poutres inférieures [décalées, non alignées], et que la source d'impureté est sous l'une d'elles, tout ce qui est sous l'ensemble des poutres est impur — car le statut de ce plafond est comme si les poutres supérieures avaient été rabattues au niveau des inférieures [chavot remi], formant un plafond continu. Et si la source d'impureté est au-dessus d'elles [au-dessus des poutres hautes], tout objet aligné avec elle, jusqu'au firmament, est impur.
בֵּין הַתַּחְתּוֹנָה לָעֶלְיוֹנָה — בֵּינֵיהֶן טָמֵא, עַל גַּבֵּי הָעֶלְיוֹנָה — כְּנֶגְדָּהּ עַד לָרָקִיעַ טָמֵא. הָיוּ הָעֶלְיוֹנוֹת כְּבֵין הַתַּחְתּוֹנוֹת, טוּמְאָה תַּחְתֵּיהֶן — תַּחַת כּוּלָּן טָמֵא. עַל גַּבֵּיהֶן — כְּנֶגְדָּן עַד לָרָקִיעַ טָמֵא.
Et l'on enseigne à ce sujet, dans la Tossefta qui développe cette MISHNA : dans quel cas cela est-il dit ? Seulement lorsque ces poutres ont la largeur d'un tefa'h et qu'il y a entre elles un espace ouvert d'un tefa'h. Mais si les poutres sont rapprochées et qu'il n'y a même pas entre elles un espace d'un tefa'h, alors, si la source d'impureté est directement sous l'une des poutres, seuls les objets situés dans l'espace sous elle sont impurs, tandis qu'un objet placé entre les deux couches de poutres ou au-dessus d'elles demeure pur. On voit donc bien que lorsqu'il y a un tefa'h dans la couche supérieure, nous disons « chavot remi » — rabats et jette vers le bas la couche supérieure au niveau de la couche inférieure — et que lorsqu'il n'y a pas même un tefa'h dans la couche supérieure, nous ne disons pas « chavot remi ». Conclus-en effectivement que telle est la loi.
וְתָנֵי עֲלַהּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בִּזְמַן שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן טֶפַח וּבֵינֵיהֶן פּוֹתֵחַ טֶפַח, אֲבָל אֵין בֵּינֵיהֶן פּוֹתֵחַ טֶפַח, טוּמְאָה תַּחַת אַחַת מֵהֶן — תַּחְתֶּיהָ טָמֵא, בֵּינֵיהֶן וְעַל גַּבֵּיהֶן — טָהוֹר. אַלְמָא כִּי אִית בֵּיהּ טֶפַח, אָמְרִינַן חֲבוֹט רְמִי, וְכִי לֵית בֵּיהּ טֶפַח, לָא אָמְרִינַן חֲבוֹט רְמִי! שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara rapporte : Rav Kahana était assis [à la maison d'étude] et exposait cet enseignement de Rava — à savoir que lorsque la couche supérieure du s'khakh est large d'un tefa'h, les deux couches sont tenues pour jointes, même si l'écart qui les sépare dépasse trois tefahim. Rav Achi dit à Rav Kahana : est-il vrai que, partout où il n'y a pas la largeur d'un tefa'h, nous ne disons pas « chavot remi » ?
יָתֵיב רַב כָּהֲנָא וְקָאָמַר לְהָא שְׁמַעְתָּא. אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְרַב כָּהֲנָא: וְכׇל הֵיכָא דְּלֵית בֵּיהּ טֶפַח לָא אָמְרִינַן חֲבוֹט רְמִי?
N'a-t-on pas enseigné dans la Tossefta, à propos des lois du eirouv des ruelles — l'un des moyens de rendre permis, le Chabbat, le fait de porter dans une ruelle close étant de poser, au-dessus de son entrée, une poutre large d'un tefa'h, à moins de vingt amot de hauteur mais pas en dessous de dix tefahim du sol — ce qui suit : s'agissant d'une poutre transversale qui dépasse de l'une des parois de la ruelle sans toucher la paroi opposée, et de même s'agissant de deux poutres, l'une dépassant d'une paroi et l'autre de la paroi opposée, sans qu'elles se touchent l'une l'autre — s'il y a un écart de moins de trois tefahim [entre la poutre et la paroi, ou entre les deux poutres], on n'a pas besoin d'apporter une autre poutre pour rendre la ruelle apte à ce qu'on y porte, [car elles sont tenues pour jointes en vertu du principe du lavoud] ; mais s'il y a un écart de trois tefahim, on doit apporter une autre poutre.
וְהָא תַּנְיָא: קוֹרָה הַיּוֹצְאָה מִכּוֹתֶל זֶה וְאֵינָהּ נוֹגַעַת בְּכוֹתֶל זֶה, וְכֵן שְׁתֵּי קוֹרוֹת אַחַת יוֹצְאָה מִכּוֹתֶל זֶה וְאַחַת יוֹצְאָה מִכּוֹתֶל זֶה וְאֵינָן נוֹגְעוֹת זוֹ בָּזוֹ, פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה — אֵינוֹ צָרִיךְ לְהָבִיא קוֹרָה אַחֶרֶת, שְׁלֹשָׁה — צָרִיךְ לְהָבִיא קוֹרָה אַחֶרֶת.
Rabban Chimon ben Gamliel — qui tient que le principe du lavoud s'applique à un écart allant jusqu'à quatre tefahim de large — dit :
רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר:
Rachi
מתני' סוכה המדובללת - לקמן מפרש לה בגמרא:,ושצילתה מרובה מחמתה כשרה - ליכא לאקשויי תנינא חדא זימנא (לעיל סוכה דף ב.) שחמתה מרובה מצילתה פסולה אינן דומות זו לזו דמיקשיא קשיין אהדדי כדרמינן להו בגמרא ומשנינן:,המעובה כמין בית - שסכך שלה עב מאד:
גמ' ענייה - שיש בסככה קנים מעט ויש בה אויר הרבה אלא שאין בו שלשה ביחד:,קנה עולה וקנה יורד - שלא השוה הסכך להשכיב הקנים זה אצל זה אלא אחד למעלה ואחד למטה ומתוך כך חמתה מרובה מצילתה ואשמעינן מתניתין דאמרינן כל שאילו היו מסוככין בשוה היתה צילתה מרובה מחמתה כשרה:
רב תני חדא - מדובללת ושצילתה מרובה מחמתה אחדא סוכה קיימי:,ושמואל תני - מתני' בתרי סוכות:,רב תני חדא - סוכה שהיא ענייה שהיא מדובללת מדולדלת אם צילתה מרובה מחמתה כשרה:,ושמואל תני תרתי - סוכה מבולבלת כשרה דאמרינן רואין ושצילתה מרובה מחמתה מילתא אחריתי היא דאשמעינן נמי בסוכה ענייה שיש בה חמה אם צילתה מרובה כשרה:
לא שנו - דשמואל דקנה עולה וקנה יורד כשרה דאמרינן רואין:,אלא דאין בין זה לזה שלשה - דכל פחות משלשה חדא היא:,שאין בגגו - בקנה העולה רחב טפח דלאו שם אהל עליה לאחשובי ולמימר ביה חבוט רמי השפל והשלך אותו על האויר שתחתיו דהיינו נמי ענין גוד אחית אלא לענין מחיצה דהוי חודה של מחיצה שייך למימר גוד אחית משוך אותה והורד ולענין המוטל לרוחב ובא לסתום אויר שייך למימר חבטא:,אמרינן חבוט רמי - כשגבוה שלשה ויותר דאילו בפחות מג' לאו חבוט הוא שהרי הוא כמושכב עליו:
ה"ג להך מתניתין באהלות קורות הבית והעלייה שאין עליהן מעזיבה והן מכוונות טומאה תחת אחת מהן תחתיה טמא בין התחתונה לעליונה ביניהם טמא על גבי העליונה כנגדה עד לרקיע טמא היו העליונות כבין התחתונות וטומאה תחתיהן תחת כולן טמא על גביהם כנגדן עד לרקיע טמא - וה"פ קורות הבית אותן שהעלייה עשויה בהן שקורין שוליב"א קורות העלייה הן שהגג עשוי בהן שקורין טרי"ב וגגין שלהן חלקין היו ושוין ומניחין הנסרים מקורה לקורה כמין תקרת עלייה:,שאין עליהם מעזיבה - ולא נסרים ומעזיבה לאו דוקא נקט אלא דסתם היכא דליכא מעזיבה ליכא נסרים:,והן מכוונות - העליונות מכוונות כנגד התחתונות ומאהילות עליהן:,טומאה תחת אחת מהן - תחת אחת מהתחתונות:,תחתיה טמא - על פני כל אורכה דיש ברוחבה טפח כדמפרש לקמן ומביאה את הטומאה וכל שאר הבית מטה ומעלה טהור ואף כנגד אותה הקורה למעלה דהיינו בינה לבין העליונה ואין טומאה אלא תחתיה לבד:
בין תחתונה לעליונה ביניהן טמא - כל כלים שבין אותם השתים טמא שהעליונה מאהלת על הטומאה ומביאה את הטומאה על פני כל אורכה תחתיה:,על העליונה - ואם טומאה על העליונה:,כנגד הטומאה עד לרקיע טמא - שהרי אין דבר חוצץ הימנה ומעלה:,היו העליונות כבין התחתונות - שלא היו מכוונות זו כנגד זו אלא העליונות מכוונות כנגד האויר שבין התחתונות:,טומאה תחת אחת מהן תחת כולן טמא - דאמרינן בכל העליונות חבוט רמי והשליכם בין התחתונות והוי כל הבית מקורה והוי אהל אחד וכדמוקי בברייתא שהיה רוחב העליונות כשיעור אויר שבין התחתונות:
ותני עלה - הכי גרסינן לה בד"א בזמן שיש בהן טפח ויש ביניהן פותח טפח אבל אין ביניהן פותח טפח טומאה תחת אחת מהן תחתיה טמא ביניהן ועל גביהן טהור. ולא גרסינן אין בהן טפח והכי פירושא בד"א דכולה מתניתין בשיש בהן טפח כשיש בתחתונות הללו טפח וביניהן פותח טפח מתוקמא מתניתין שפיר דאמרינן חבוט רמי כשהן מכוונות טומאה תחת אחת מהן תחתיה טמא ותו לא דכיון דיש בה טפח מביא את הטומאה וחוצץ בפני הטומאה הלכך תחתיה טמא ועל גבה טהור טומאה על גבה תחתיה טהור אפי' כנגד הטומאה דחוצצת וכשאינן מכוונות כיון דיש ביניהן פותח טפח והעליונות רחבן כשיעור אויר שבין התחתונות כדקתני העליונות כבין התחתונות שהן כנגד האויר וכשיעורן טומאה תחת אחת מהן תחת כולן טמא דאמרינן חבוט רמי אבל אין ביניהן פותח טפח נמצא שאין ברוחב העליונות טפח טומאה תחת אחת מהן מן התחתונות תחתיה טמא ותו לא דלא אמרינן חבוט רמי:,ביניהן - בין התחתונות לעליונות כשהן מכוונות טהור והוא הדין בשאין מכוונות שעל גבה טהור ותחתיה טמא דכיון דיש בה טפח מביאה טומאה לכל אורך שתחתיה וחוצצת בפני הטומאה לטהר על גבה ומאן דגריס אין בהן טפח טועה דאם כן טומאה תחת אחת מהן אין כל תחתיה טמא דאין בה שיעור להביא טומאה ואין על גבה כנגד הטומאה טהור שאין בה שיעור לחוץ וטומאה על גבה כנגד הטומאה טמא ומתחתיה נמי טמא דטומאה בוקעת ויורדת שאין בה שיעור לחוץ ובתוספתא [דאהלות פי"ג] גרסינן בהדיא במסקנא במה דברים אמורים פעם שניה וגרסינן הכי במה דברים אמורים כשיש פותח טפח אבל אין ביניהן כו':
להא שמעתא - דרבא:
Tossafot
קנה עולה וקנה יורד. שלא השוה את הסכך להשכיב את הקנים זה אצל זה אלא אחד למעלה ואחד למטה ומתוך כך חמתה מרובה מצילתה ואשמעינן מתני' דאמרינן רואין כל שאילו היו מושכבין בשוה היתה צילתה מרובה מחמתה כשרה כך פירש הקונטרס. משמע לפירושו דכשיש בין זה לזה שלשה דפסולה לאביי היינו מטעם חמתה מרובה מצילתה ולא יתכן דכיון דאי קיימה חמה בראש כל אדם היתה צילתה מרובה אין לפסול בשביל חמה הבא מן הצד באלכסון ועושה אותה חמתה מרובה אלא היינו טעמא משום דלא חשיב סכך להצטרף כי האי גונא כשיש בין זה לזה שלשה אבל כי ליכא שלשה כלבוד דמי והכל אחד:
קורות הבית והעלייה. משנה היא במסכת אהלות פרק י"ב ותני עלה ברייתא היא כך היא שנויה בתוספתא דאהלות במה דברים אמורים בזמן שיש ביניהן פותח טפח אבל אין ביניהן פותח טפח וטומאה תחתיהן תחתיה טמא על גביהן וביניהן טהור ביניהן או על גביהן כנגדן עד לרקיע טמא ותחתיהן טהור בד"א בזמן שיש בהן פותח טפח אין בהן פותח טפח טומאה בוקעת ועולה בוקעת ויורדת והשתא הך ברייתא אסיפא דמתניתין קאי שהעליונות כבין התחתונות דכשהתחתונות אין בין זו לזו פותח טפח נמצא דעליונות אין בהן פותח טפח שהן כבין התחתונות הלכך כשיש טומאה בתחתונות תחתיהן טמא שכל אחת ואחת מביאה טומאה על כולה הואיל ויש ברחבה טפח וביניהן טהורות כיון דאין בעליונה רוחב טפח לא אמרינן חבוט רמי ליחשב האויר שבין התחתונות כסתום ועל גבו נמי טהור דחוצצת בפני הטומאה דכיון דיש בו ברוחבו טפח והדר קאמר בד"א דמביאות טומאה וחוצצין כשיש ברחבן של תחתונה טפח אבל אין ברחבן טפח בין שהטומאה תחתיהן בין שהטומאה על גביהן כנגד הטומאה טמא ומן הצד טהור:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.