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Traité Sotah

8b

Étude de Sotah 8b

Étude de la Mishna & Guémara 8b

Il n'y a pas non plus de difficulté entre une décision des Sages et une autre décision des Sages. Ici, quelle est la raison [pour laquelle les cheveux et le corps de la sota sont découverts]? À cause de [ce qui est dit]: « afin que toutes les femmes soient châtiées ». Là [pour la lapidation], il n'y a pas de châtiment plus grand que de voir cette lapidation elle-même.
דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן נָמֵי לָא קַשְׁיָא. הָכָא טַעְמָא מַאי? מִשּׁוּם ״וְנִוַּסְּרוּ כׇּל הַנָּשִׁים״. הָתָם — אֵין לְךָ יִיסּוּר גָּדוֹל מִזֶּה.
Et si tu dis: qu'on lui fasse subir les deux [châtiments, la lapidation et l'humiliation] — Rav Nahman a dit au nom de Rabba bar Avouh: le verset dit: « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Vayikra 19, 18), [ce qui enseigne que] même pour un condamné, on choisit pour lui une belle mort, [c'est-à-dire compatissante]. C'est pourquoi, lorsqu'on met une femme à mort par lapidation, elle ne doit pas être humiliée dans le processus.
וְכִי תֵּימָא לַעֲבֵיד בַּהּ תַּרְתֵּי — אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ, אָמַר קְרָא: ״וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ״ — בְּרוֹר לוֹ מִיתָה יָפָה.
Dirons-nous que la parole de Rav Nahman fait l'objet d'une controverse entre tannaïm? Non, tout le monde admet [l'enseignement de] Rav Nahman. Et ici, c'est sur ceci qu'ils sont en désaccord: un maître [les Sages] estime que minimiser sa honte lui est préférable à minimiser sa souffrance physique. Et un maître [Rabbi Yehouda] estime que minimiser sa souffrance physique lui est préférable à minimiser sa honte.
לֵימָא דְּרַב נַחְמָן תַּנָּאֵי הִיא? לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַב נַחְמָן. וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, מָר סָבַר: בִּזְיוֹנֵיהּ עֲדִיף לֵיהּ טְפֵי מִצַּעְרָא דְגוּפֵיהּ, וּמָר סָבַר: צַעְרָא דְגוּפֵיהּ עֲדִיף לֵיהּ טְפֵי מִבִּזְיוֹנֵיהּ.
« Si elle était vêtue de blanc, etc. » On a enseigné: si des vêtements noirs lui vont bien, on la couvre de vêtements laids.
הָיְתָה מְכוּסָּה לְבָנִים וְכוּ׳. תָּנָא, אִם הָיוּ שְׁחוֹרִים נָאִים לָהּ — מְכַסִּין אוֹתָהּ בְּגָדִים מְכוֹעָרִים.
« Si elle portait des bijoux d'or, etc. » N'est-ce pas évident? Puisqu'à présent on l'enlaidit [en la découvrant et en la vêtant de vêtements laids], est-il nécessaire d'enseigner qu'on lui enlève ces parures? [La Guemara répond:] Ceci pour t'apprendre qu'on aurait pu penser qu'avec ces parures elle a davantage de honte, comme le disent les gens dans un dicton connu: envoyé nu, mais chaussé de souliers — [ce qui signifie qu'une personne nue portant des chaussures accentue le fait qu'elle est nue]. On aurait pu penser que le port de bijoux par la sota accentue sa nudité et amplifie sa honte. C'est pourquoi la michna nous enseigne qu'il n'en est rien.
הָיוּ עָלֶיהָ כְּלֵי זָהָב וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא, הַשְׁתָּא נַוּוֹלֵי מְנַוֵּויל לַהּ, הָנֵי מִיבַּעְיָא? מַהוּ דְּתֵימָא: בְּהָנֵי אִית לַהּ בִּזָּיוֹן טְפֵי, כִּדְאָמְרִי אִינָשֵׁי: שָׁלִיחַ עַרְטִיל וְסָיֵים מְסָאנֵי. קָא מַשְׁמַע לַן.
« Et ensuite il apporte une corde, etc. » Rabbi Abba a posé une question à Rav Houna: la corde égyptienne est-elle indispensable pour la sota? Est-ce parce qu'on veut éviter que ses vêtements ne glissent, auquel cas un petit ruban suffirait aussi, ou bien est-ce, comme l'a dit le maître, parce qu'« elle s'était ceinte pour lui d'un joli ruban [lors de sa transgression], c'est pourquoi le cohen apporte une corde égyptienne et la lui noue au-dessus des seins » — auquel cas cela serait indispensable?
וְאַחַר כָּךְ מֵבִיא חֶבֶל וְכוּ׳. בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי אַבָּא מֵרַב הוּנָא: חֶבֶל הַמִּצְרִי מַהוּ שֶׁיְּעַכֵּב בְּסוֹטָה? מִשּׁוּם שֶׁלֹּא יִשָּׁמְטוּ בְּגָדֶיהָ מֵעָלֶיהָ הוּא, וּבְצִלְצוֹל קָטָן נָמֵי סַגִּי, אוֹ דִילְמָא מִשּׁוּם דְּאָמַר מָר ״הִיא חָגְרָה לוֹ בְּצִלְצוֹל, לְפִיכָךְ כֹּהֵן מֵבִיא חֶבֶל הַמִּצְרִי וְקוֹשֵׁר לָהּ לְמַעְלָה מִדַּדֶּיהָ״ — מְעַכֵּב?
Il lui répondit: vous l'avez appris [dans une baraïta]: « Et ensuite il apporte une corde égyptienne et la lui noue au-dessus des seins, afin que ses vêtements ne glissent pas de sur elle. » [Ceci indique que l'usage de la corde égyptienne est avant tout pour maintenir ses vêtements, et n'est donc pas indispensable en tant que tel.]
אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵיתוּהָ: וְאַחַר כָּךְ מֵבִיא חֶבֶל הַמִּצְרִי וְקוֹשְׁרוֹ לָהּ לְמַעְלָה מִדַּדֶּיהָ, כְּדֵי שֶׁלֹּא יִשָּׁמְטוּ בְּגָדֶיהָ מֵעָלֶיהָ.
« Et quiconque veut la regarder peut la regarder, etc. » Ceci même pose difficulté. Tu as dit: quiconque veut la regarder peut la regarder — apparemment, il n'y a pas de différence entre les hommes et les femmes. Puis on enseigne: toutes les femmes sont autorisées à la regarder — [ce qui indique que] les femmes, oui, [peuvent la regarder], mais les hommes, non.
וְכׇל הָרוֹצֶה לִרְאוֹת בָּהּ יִרְאֶה וְכוּ׳. הָא גוּפָא קַשְׁיָא. אָמְרַתְּ: כָּל הָרוֹצֶה לִרְאוֹת בָּהּ רוֹאֶה, אַלְמָא לָא שְׁנָא גַּבְרֵי וְלָא שְׁנָא נְשֵׁי, וַהֲדַר תָּנֵי: כׇּל הַנָּשִׁים מוּתָּרוֹת לִרְאוֹתָהּ: נָשִׁים — אִין, אֲנָשִׁים — לָא.
Abaye dit: interprète [le premier énoncé] comme se rapportant aux femmes [seulement]. Rava lui dit: mais il est enseigné: « quiconque veut la regarder peut la regarder »!
אָמַר אַבָּיֵי: תַּרְגְּמַהּ אֲנָשִׁים. אָמַר לֵיהּ רָבָא: וְהָא ״כָּל הָרוֹצֶה לִרְאוֹת בָּהּ רוֹאֶה״ קָתָנֵי!
Mais plutôt, Rava dit: quiconque veut la regarder peut la regarder, il n'y a pas de différence entre les hommes et les femmes. Et les femmes sont obligées de la regarder, comme il est dit: « afin que toutes les femmes soient châtiées et n'agissent pas selon votre débauche ».
אֶלָּא אָמַר רָבָא: כׇּל הָרוֹצֶה לִרְאוֹת בָּהּ רוֹאֶה, לָא שְׁנָא גַּבְרֵי וְלָא שְׁנָא נְשֵׁי. וְנָשִׁים חַיָּיבוֹת לִרְאוֹתָהּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנִוַּסְּרוּ כׇּל הַנָּשִׁים וְלֹא תַעֲשֶׂינָה כְּזִמַּתְכֶנָה״.
Mishna 1
MICHNA: Avec la mesure dont un homme mesure, on le mesure. Elle s'est parée pour la transgression — le Lieu l'a enlaidie. Elle s'est dévoilée pour la transgression — le Lieu l'a dévoilée. C'est par la cuisse qu'elle a commencé la transgression en premier, puis par le ventre — c'est pourquoi la cuisse est frappée en premier, puis le ventre, et le reste du corps n'échappe pas non plus [au châtiment].
מַתְנִי׳ בְּמִדָּה שֶׁאָדָם מוֹדֵד — בָּהּ מוֹדְדִין לוֹ. הִיא קִשְּׁטָה אֶת עַצְמָהּ לַעֲבֵירָה — הַמָּקוֹם נִוְּולָהּ. הִיא גִּלְּתָה אֶת עַצְמָהּ לַעֲבֵירָה — הַמָּקוֹם גִּלָּה עָלֶיהָ. בַּיָּרֵךְ הִתְחִילָּה בַּעֲבֵירָה תְּחִילָּה וְאַחַר כָּךְ הַבֶּטֶן — לְפִיכָךְ תִּלְקֶה הַיָּרֵךְ תְּחִילָּה וְאַחַר כָּךְ הַבֶּטֶן, וּשְׁאָר כָּל הַגּוּף לֹא פָּלַט.(משנה)
Guémara
GUEMARA: Rav Yossef dit: bien que la mesure [du châtiment infligé par le tribunal] ait disparu, la mesure [infligée par le Ciel] n'a pas disparu.
גְּמָ׳ אָמַר רַב יוֹסֵף: אַף עַל גַּב דְּמִדָּה בְּטֵילָה, בַּמִּדָּה לֹא בָּטֵיל.
Sotah 8b
100%
סוטה ח׳ במַסֶּכֶת סוֹטָה