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Traité Sotah

7b

Étude de Sotah 7b

Étude de la Mishna & Guémara 7b

Et des colliers [katliyot], des anneaux de nez, ou des bagues — on les lui retirait afin de l'enlaidir. Et ensuite le Cohen apportait une corde égyptienne tressée de fibres de palmier, et il la lui nouait au-dessus des seins.
וְקַטְלֵיאוֹת, נְזָמִים וְטַבָּעוֹת — מַעֲבִירִין מִמֶּנָּה, כְּדֵי לְנַוְּולָהּ. וְאַחַר כָּךְ מֵבִיא חֶבֶל מִצְרִי וְקוֹשְׁרוֹ לְמַעְלָה מִדַּדֶּיהָ,
Et quiconque désire la regarder peut venir la regarder, à l'exception de ses esclaves et de ses servantes, car son cœur s'enhardit devant eux [et leur présence risque de l'affermir dans son mensonge]. Et toutes les femmes sont autorisées à la regarder, comme il est dit: « Ainsi je ferai cesser la débauche du pays, afin que toutes les femmes apprennent à ne pas agir selon votre débauche » (Yehezkel 23, 48).
וְכׇל הָרוֹצֶה לִרְאוֹת בָּא לִרְאוֹת, חוּץ מֵעֲבָדֶיהָ וְשִׁפְחוֹתֶיהָ, מִפְּנֵי שֶׁלִּבָּהּ גַּס בָּהֶן. וְכׇל הַנָּשִׁים מוּתָּרוֹת לִרְאוֹתָהּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנִוַּסְּרוּ כׇּל הַנָּשִׁים וְלֹא תַעֲשֶׂינָה כְּזִמַּתְכֶנָה״.
Guémara
GUEMARA: D'où tire-t-on ces enseignements? Rabbi 'Hiya bar Gamda dit au nom de Rabbi Yossei fils de Rabbi 'Hanina: cela se déduit par une analogie verbale entre le mot « tora » employé ici et le mot « tora » employé là-bas. Il est écrit ici, à propos de la sota: « Et le Cohen exécutera sur elle toute cette loi [tora] » (Bamidbar 5, 30), et il est écrit là-bas, à propos de l'Ancien rebelle: « Selon la loi [tora] qu'ils t'enseigneront » (Devarim 17, 11). De même que là-bas il s'agit de ce qui se passe devant un tribunal de soixante-et-onze juges, de même ici, il s'agit de ce qui se passe devant un tribunal de soixante-et-onze juges.
גְּמָ׳ מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר גַּמָּדָא אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: אָתְיָא ״תּוֹרָה״ ״תּוֹרָה״. כְּתִיב הָכָא: ״וְעָשָׂה לָהּ הַכֹּהֵן אֵת כׇּל הַתּוֹרָה״, וּכְתִיב הָתָם: ״עַל פִּי הַתּוֹרָה אֲשֶׁר יוֹרוּךָ״, מָה לְהַלָּן בְּשִׁבְעִים וְאֶחָד — אַף כָּאן בְּשִׁבְעִים וְאֶחָד.
« Et on la met en garde », etc. Et on soulève une contradiction: de la même manière qu'on la met en garde pour qu'elle ne boive pas [si elle est coupable], on la met en garde pour qu'elle boive [si elle est innocente]. On lui dit: ma fille, si la chose t'est claire que tu es pure, tiens bon dans ta position et bois. Car les eaux amères ne sont semblables qu'à un poison sec posé sur une chair vivante: s'il y a là une plaie, il pénètre et descend [dans le corps]; s'il n'y a pas de plaie, il n'a aucun effet.
וּמְאַיְּימִין עָלֶיהָ וְכוּ׳. וּרְמִינְהוּ: כְּדֶרֶךְ שֶׁמְּאַיְּימִין עָלֶיהָ שֶׁלֹּא תִּשְׁתֶּה כָּךְ מְאַיְּימִין עָלֶיהָ שֶׁתִּשְׁתֶּה. אוֹמְרִים לָהּ: בִּתִּי, אִם בָּרוּר לָךְ הַדָּבָר שֶׁטְּהוֹרָה אַתְּ עִמְדִי עַל בּוּרְיִיךְ, וּשְׁתִי. לְפִי שֶׁאֵין מַיִם הַמָּרִים דּוֹמִין אֶלָּא לְסַם יָבֵשׁ שֶׁמּוּנָּח עַל בָּשָׂר חַי. אִם יֵשׁ שָׁם מַכָּה — מְחַלְחֵל וְיוֹרֵד, אֵין שָׁם מַכָּה — אֵינוֹ מוֹעִיל כְּלוּם.
Cela n'est pas difficile: ici [dans la Michna], il s'agit d'avant que le rouleau ne soit effacé [et alors on ne la met en garde que pour qu'elle ne boive pas, si elle est coupable, afin que le Nom de D.ieu ne soit pas effacé en vain]. Là [dans la baraïta], il s'agit d'après que le rouleau a été effacé [et alors on la met en garde pour qu'elle boive, si elle est innocente, sinon le rouleau aurait été effacé pour rien].
לָא קַשְׁיָא: כָּאן — קוֹדֶם שֶׁנִּמְחֲקָה מְגִילָּה. כָּאן — לְאַחַר שֶׁנִּמְחֲקָה מְגִילָּה.
« Et il dit devant elle », etc. Les Sages ont enseigné: on lui dit devant elle des paroles d'agada, et des faits qui sont arrivés aux générations précédentes, tels qu'ils sont consignés dans les Écrits antérieurs, comme par exemple: « Ce que les sages ont rapporté et n'ont pas caché de leurs pères » (Iyov 15, 18) [ce qui enseigne que même à l'époque des ancêtres, il y eut des gens qui avouèrent leurs fautes malgré la honte que cela leur causait].
וְאוֹמֵר לְפָנֶיהָ וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: אוֹמֵר לְפָנֶיהָ דְּבָרִים שֶׁל הַגָּדָה, וּמַעֲשִׂים שֶׁאֵירְעוּ בִּכְתוּבִים הָרִאשׁוֹנִים, כְּגוֹן: ״אֲשֶׁר חֲכָמִים יַגִּידוּ וְלֹא כִחֲדוּ מֵאֲבוֹתָם״.
Yehouda avoua et n'eut pas honte: quelle fut sa fin? Il hérita de la vie du monde à venir. Reouven avoua et n'eut pas honte: quelle fut sa fin? Il hérita lui aussi de la vie du monde à venir. Et quelle est leur récompense? Quelle est leur récompense?! C'est bien ce que nous venons de dire! Mais plutôt: quelle est leur récompense dans ce monde-ci? « À eux seuls la terre fut donnée, et nul étranger ne passa parmi eux » (Iyov 15, 19).
יְהוּדָה הוֹדָה וְלֹא בּוֹשׁ, מֶה הָיָה סוֹפוֹ — נָחַל חַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא. רְאוּבֵן הוֹדָה וְלֹא בּוֹשׁ, מֶה הָיָה סוֹפוֹ — נָחַל חַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא. וּמָה שְׂכָרָן? מָה שְׂכָרָן?! כִּדְקָא אָמְרִינַן! אֶלָּא: מָה שְׂכָרָן בָּעוֹלָם הַזֶּה, ״לָהֶם לְבַדָּם נִתְּנָה הָאָרֶץ וְלֹא עָבַר זָר בְּתוֹכָם״.
Certes, pour Yehouda, on trouve qu'il avoua, comme il est écrit: « Et Yehouda reconnut [les objets] et dit: elle est plus juste que moi » (Bereshit 38, 26). Mais Reouven, d'où tirons-nous qu'il avoua?
בִּשְׁלָמָא בִּיהוּדָה אַשְׁכְּחַן דְּאוֹדִי, דִּכְתִיב: ״וַיַּכֵּר יְהוּדָה וַיֹּאמֶר צָדְקָה מִמֶּנִּי״, אֶלָּא רְאוּבֵן מְנָלַן דְּאוֹדִי?
Car Rabbi Chmouel bar Na'hmani dit au nom de Rabbi Yo'hanan: que signifie ce qui est écrit: « Que Reouven vive et ne meure pas » (Devarim 33, 6), suivi de: « Et ceci pour Yehouda » (Devarim 33, 7)?
דְּאָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַאי דִּכְתִיב ״יְחִי רְאוּבֵן וְאַל יָמֹת״, ״וְזֹאת לִיהוּדָה״?
Toutes ces années où les enfants d'Israël étaient dans le désert, les ossements de Yehouda roulaient dans le cercueil, jusqu'à ce que Moché se lève et implore la miséricorde pour lui. Il dit devant Lui: Maître du monde, qui a été la cause que Reouven avoue [sa faute]? C'est Yehouda! [Comment se fait-il donc qu'il soit dit]: « Et ceci pour Yehouda » [alors que ses ossements roulent ainsi]?!
כׇּל אוֹתָן שָׁנִים שֶׁהָיוּ יִשְׂרָאֵל בַּמִּדְבָּר, הָיוּ עַצְמוֹתָיו שֶׁל יְהוּדָה מְגוּלְגָּלִין בָּאָרוֹן, עַד שֶׁעָמַד מֹשֶׁה וּבִקֵּשׁ עָלָיו רַחֲמִים. אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, מִי גָּרַם לִרְאוּבֵן שֶׁהוֹדָה — יְהוּדָה: ״וְזֹאת לִיהוּדָה״?!
Aussitôt: « Écoute, Éternel, la voix de Yehouda » (Devarim 33, 7) — ses membres entrèrent dans leurs cavités [chafa, les articulations se remirent en place]. Mais on ne le faisait pas encore entrer dans l'académie céleste: « Et ramène-le vers son peuple ». Et il ne savait pas encore débattre et argumenter en matière de halakha avec les Sages: « Ses mains lutteront pour lui ». Sa discussion n'aboutissait pas encore à une conclusion halakhique: « Et sois-lui un secours contre ses adversaires ».
מִיָּד: ״שְׁמַע ה׳ קוֹל יְהוּדָה״, עָל אֵיבְרֵיהּ לְשָׁפָא. וְלָא הֲוָה קָא מְעַיְּילִין לֵיהּ לִמְתִיבְתָּא דִרְקִיעָא, ״וְאֶל עַמּוֹ תְּבִיאֶנּוּ״. וְלָא הֲוָה קָא יָדַע מִשְׁקַל וּמִטְרַח בִּשְׁמַעְתָּא בַּהֲדֵי רַבָּנַן, ״יָדָיו רָב לוֹ״. לָא הֲוָה קָא סָלְקָא לֵיהּ שְׁמַעְתָּא אַלִּיבָּא דְהִילְכְתָא, ״וְעֵזֶר מִצָּרָיו תִּהְיֶה״.
Certes, pour Yehouda qui avoua, c'était afin que Tamar ne soit pas brûlée [innocemment]. Mais Reouven, pourquoi avait-il besoin d'avouer? N'a-t-on pas dit au nom de Rav Chechet: je considère comme effronté celui qui détaille ses fautes [en public]? C'était afin que ses frères ne soient pas soupçonnés [d'avoir commis cet acte].
בִּשְׁלָמָא יְהוּדָה דְּאוֹדִי, כִּי הֵיכִי דְּלֹא תִּישָּׂרֵף תָּמָר. אֶלָּא רְאוּבֵן, לְמָה לֵיהּ דְּאוֹדִי? וְהָאָמַר רַב שֵׁשֶׁת: חֲצִיף עֲלַי דִּמְפָרֵיט חֶטְאֵיהּ? כִּי הֵיכִי דְּלָא לִיחַשְׁדוּ אֲחוֹהִי.
Sotah 7b
100%
סוטה ז׳ במַסֶּכֶת סוֹטָה