Guémara
devrait être aux frais des Cohanim eux-mêmes; l'un des Cohanim lui-même appellera: Cohanim. La Guemara conclut: Et la halakha est conforme à l'opinion d'Abaye, selon laquelle lorsqu'un seul Cohen est présent, l'officiant ne l'appelle pas: Cohen. Et la halakha n'est pas conforme à l'opinion de Rav Hisda, car un Israélite peut lui aussi appeler: Cohanim.
מִשֶּׁלָּהֶם תְּהֵא. וְהִילְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּאַבָּיֵי, וְלֵית הִילְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא.
§ La Guemara cite un moyen mnémotechnique pour les déclarations de Rabbi Yehochoua ben Levi: Désire la bénédiction, l'estrade, pendant le service, la coupe, reconnaît, tire profit, à propos de la génisse.
(סִימַן: מִתְאַוֶּה לִבְרָכָה דּוּכָן בַּעֲבוֹדָה כּוֹס מַכִּיר נֶהֱנֶה בְּעֶגְלָה).
Rabbi Yehochoua ben Levi dit: D'où déduit-on que le Saint béni soit-Il désire la bénédiction des Cohanim? Comme il est dit: « Ils mettront ainsi Mon nom sur les enfants d'Israël, et Moi Je les bénirai » (Bamidbar 6, 27). Ceci montre que D.ieu attend que les Cohanim bénissent le peuple, et ce n'est qu'ensuite qu'Il les bénit Lui-même. Et Rabbi Yehochoua ben Levi dit: Tout Cohen qui bénit [le peuple] est béni du Ciel, et celui qui ne bénit pas n'est pas béni, comme il est dit: « Et Je bénirai ceux qui te bénissent » (Berechit 12, 3).
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מִנַּיִן שֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מִתְאַוֶּה לְבִרְכַּת כֹּהֲנִים — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשָׂמוּ אֶת שְׁמִי עַל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וַאֲנִי אֲבָרְכֵם״. וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל כֹּהֵן שֶׁמְּבָרֵךְ — מִתְבָּרֵךְ, וְשֶׁאֵינוֹ מְבָרֵךְ — אֵין מִתְבָּרֵךְ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַאֲבָרְכָה מְבָרְכֶיךָ״.
Et Rabbi Yehochoua ben Levi dit: Tout Cohen qui ne monte pas sur l'estrade transgresse trois commandements positifs: « Ainsi vous bénirez » (Bamidbar 6, 23), « Dites-leur » (Bamidbar 6, 23), et « Ils mettront ainsi Mon nom » (Bamidbar 6, 27).
וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל כֹּהֵן שֶׁאֵינוֹ עוֹלֶה לַדּוּכָן — עוֹבֵר בִּשְׁלֹשָׁה עֲשֵׂה: ״כֹּה תְבָרְכוּ״, ״אָמוֹר לָהֶם״, ״וְשָׂמוּ אֶת שְׁמִי״.
Rav dit: On doit craindre qu'un Cohen qui ne monte pas pour réciter la bénédiction sacerdotale soit peut-être le fils d'un Cohen et d'une femme divorcée, ou le fils d'un Cohen et d'une yevama ayant subi la 'halitsa. Peut-être ne monte-t-il pas pour cette raison, étant disqualifié de la prêtrise.
רַב אָמַר: חוֹשְׁשִׁין שֶׁמָּא בֶּן גְּרוּשָׁה אוֹ בֶּן חֲלוּצָה הוּא.
Et il n'y a pas de désaccord: ceci [l'opinion de Rabbi Yehochoua ben Levi] concerne le cas où il monte périodiquement — il n'y a alors aucune raison de croire qu'il est disqualifié, et l'on suppose qu'il transgresse trois commandements positifs. Tandis que cela [l'opinion de Rav] concerne le cas où il ne monte jamais, pas même périodiquement, et l'on peut donc soupçonner qu'il est disqualifié de la prêtrise.
וְלָא פְּלִיגִי, הָא — דְּסָלֵיק לִפְרָקִים, הָא — דְּלָא סָלֵיק לִפְרָקִים.
Et Rabbi Yehochoua ben Levi dit: Tout Cohen qui ne monte pas sur l'estrade pendant la bénédiction du service du Temple récitée dans la Amida ne pourra plus monter ensuite pour réciter la bénédiction, comme il est dit: « Aharon leva ses mains vers le peuple et les bénit; puis il descendit, ayant achevé d'offrir le sacrifice pour le péché, l'holocauste et les sacrifices de paix » (Vayikra 9, 22). Tout comme là-bas, dans le Tabernacle, Aharon a levé les mains pendant le service — puisqu'il n'est dit qu'il descendit qu'après les avoir bénis — de même ici, dans la Amida, la bénédiction des Cohanim se récite pendant la bénédiction du service.
וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל כֹּהֵן שֶׁאֵינוֹ עוֹלֶה בָּעֲבוֹדָה, שׁוּב אֵינוֹ עוֹלֶה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּשָּׂא אַהֲרֹן אֶת יָדָיו אֶל הָעָם וַיְבָרְכֵם וַיֵּרֶד מֵעֲשֹׂת הַחַטָּאת וְהָעוֹלָה וְהַשְּׁלָמִים״, מָה לְהַלָּן — בַּעֲבוֹדָה, אַף כָּאן — בַּעֲבוֹדָה.
Est-ce bien exact? Mais Rabbi Ami et Rabbi Assi montaient bien après la bénédiction du service! [La Guemara répond:] Rabbi Ami et Rabbi Assi commençaient à se déplacer vers l'estrade dès la bénédiction du service, mais ils n'y arrivaient qu'après la conclusion de cette bénédiction. Et cela concorde avec ce qu'a enseigné Rabbi Ochaya: on n'a enseigné [qu'il ne peut plus monter] que dans le cas où il n'a pas commencé à se déplacer; mais s'il a commencé à se déplacer avant que l'officiant n'ait terminé la bénédiction, il peut monter sur l'estrade même après qu'elle est terminée.
אִינִי? וְהָא רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי סָלְקִי! רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי מֵעִיקָּרָא הֲווֹ עָקְרִי כַּרְעַיְיהוּ, מִמְטָא לָא הֲוָה מָטוּ הָתָם. וְכִדְתָנֵי רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: לֹא שָׁנוּ, אֶלָּא שֶׁלֹּא עָקַר אֶת רַגְלָיו, אֲבָל עָקַר אֶת רַגְלָיו — עוֹלֶה.
Et nous avons également appris dans une michna [Berakhot 34a]: si [l'officiant] est certain de pouvoir lever les mains pour réciter la bénédiction sacerdotale puis reprendre sa prière [sans se troubler], il est autorisé à le faire. Et nous avons soulevé la difficulté suivante: s'il n'a pas commencé à se déplacer vers l'estrade pendant la bénédiction du service, comment lui est-il permis de réciter la bénédiction? Il faut donc expliquer qu'il s'est légèrement déplacé pour montrer qu'il voulait lui aussi monter sur l'estrade. Ici aussi, la déclaration de Rabbi Ochaya vise même le cas où le Cohen s'est légèrement déplacé de sa place pendant la bénédiction du service.
וּתְנַן נָמֵי — אִם הַבְטָחָתוֹ שֶׁנּוֹשֵׂא אֶת כַּפָּיו וְחוֹזֵר לִתְפִלָּתוֹ — רַשַּׁאי. וְהָוֵינַן בַּהּ: הָא לָא עֲקַר? אֶלָּא דְּנָד פּוּרְתָּא, הָכָא נָמֵי דְּעָקַר פּוּרְתָּא.
Et Rabbi Yehochoua ben Levi dit: On ne donne la coupe de bénédiction pour réciter le Birkat Hamazon qu'à celui qui a « bon œil », c'est-à-dire une personne généreuse, comme il est dit: « Celui qui a bon œil sera béni [yevorakh], car il donne de son pain au pauvre » (Michlei 22, 9). Ne lis pas « sera béni », mais « bénira [yevarekh] ».
וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אֵין נוֹתְנִין כּוֹס שֶׁל בְּרָכָה לְבָרֵךְ אֶלָּא לְטוֹב עַיִן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״טוֹב עַיִן הוּא יְבֹרָךְ כִּי נָתַן מִלַּחְמוֹ לַדָּל״, אַל תִּיקְרֵי ״יְבֹרָךְ״ אֶלָּא ״יְבָרֵךְ״.
Et Rabbi Yehochoua ben Levi dit: D'où déduit-on que même les oiseaux reconnaissent les avares? Comme il est dit: « Car c'est en vain que le filet est tendu aux yeux de tout volatile » (Michlei 1, 17).
וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מִנַּיִן שֶׁאֲפִילּוּ עוֹפוֹת מַכִּירִין בְּצָרֵי הָעַיִן — שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי חִנָּם מְזֹרָה הָרָשֶׁת בְּעֵינֵי כׇּל בַּעַל כָּנָף״.
Et Rabbi Yehochoua ben Levi dit: Quiconque tire profit d'un avare transgresse un interdit, comme il est dit: « Ne mange pas le pain de celui qui a l'œil mauvais, et ne convoite pas ses mets délicats, car tel qu'il calcule en son âme, tel il est; il te dira: mange et bois, mais son cœur n'est pas avec toi » (Michlei 23, 6-7). Rav Nahman bar Yits'hak dit: Il transgresse deux interdits, puisqu'il est écrit à la fois « ne mange pas » et « ne convoite pas ».
וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל הַנֶּהֱנֶה מִצָּרֵי הָעַיִן עוֹבֵר בְּלָאו — שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַל תִּלְחַם אֶת לֶחֶם רַע עָיִן וְגוֹ׳ כִּי כְּמוֹ שָׁעַר בְּנַפְשׁוֹ כֶּן הוּא אֱכוֹל וּשְׁתֵה יֹאמַר לָךְ וְגוֹ׳״. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: עוֹבֵר בִּשְׁנֵי לָאוִין, ״אַל תִּלְחַם״, ״וְאַל תִּתְאָו״.