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Traité Sotah

27b

Étude de Sotah 27b

Étude de la Mishna & Guémara 27b

« Et le cohen fera se tenir la femme devant D.ieu... et il mettra sur ses mains » — c'est ainsi: si [le mari] était boiteux ou manchot, il ne l'aurait pas fait boire. Mar bar Rav Achi dit: de même qu'une femme muette n'aurait pas bu, comme il est écrit: « et la femme dira amen, amen », [ce qui indique] qu'elle doit être capable de parler, de même si [le mari] était muet, il n'aurait pas fait boire sa femme.
״וְהֶעֱמִיד הַכֹּהֵן אֶת הָאִשָּׁה לִפְנֵי ה׳ ... וְנָתַן עַל כַּפֶּיהָ״ — כָּךְ הוּא — אִם הָיָה חִיגֵּר אוֹ גִידֵּם, לֹא הָיָה מַשְׁקָהּ. מָר בַּר רַב אָשֵׁי אָמַר: כְּשֵׁם שֶׁאִילֶּמֶת לֹא הָיְתָה שׁוֹתָה, דִּכְתִיב: ״וְאָמְרָה הָאִשָּׁה אָמֵן אָמֵן״, כָּךְ הוּא — אִם הָיָה אִילֵּם, לֹא הָיָה מַשְׁקָהּ.
Nous en revenons à toi, [chapitre] Arousa
הֲדַרַן עֲלָךְ אֲרוּסָה
Mishna 1
MICHNA: De même que les eaux l'évaluent elle, de même les eaux l'évaluent lui, comme il est dit: « et elles entreront » « et elles entreront ».
כְּשֵׁם שֶׁהַמַּיִם בּוֹדְקִין אוֹתָהּ, כָּךְ הַמַּיִם בּוֹדְקִין אוֹתוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבָאוּ״ ״וּבָאוּ״.(משנה)
De même qu'elle est interdite à son mari, de même elle est interdite à son amant, comme il est dit: « elle s'est souillée » « et elle s'est souillée » — paroles de Rabbi Akiva.
כְּשֵׁם שֶׁאֲסוּרָה לַבַּעַל — כָּךְ אֲסוּרָה לַבּוֹעֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נִטְמָאָה״ ״וְנִטְמָאָה״, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא.
Rabbi Yehoshoua dit: ainsi l'interprétait Zekharya ben HaKatzav. Rabbi [Yehouda HaNassi] dit: les deux fois où il est mentionné dans le passage « elle s'est souillée » « et elle s'est souillée » — l'une concerne le mari et l'autre concerne l'amant.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: כָּךְ הָיָה דּוֹרֵשׁ זְכַרְיָה בֶּן הַקַּצָּב, רַבִּי אוֹמֵר: שְׁנֵי פְּעָמִים הָאֲמוּרִים בַּפָּרָשָׁה ״נִטְמָאָה״ ״וְנִטְמָאָה״ — אֶחָד לַבַּעַל וְאֶחָד לַבּוֹעֵל.
Ce jour-là, Rabbi Akiva interpréta [le verset]: « Et tout vase de terre où l'un d'eux tombera, tout ce qui s'y trouve deviendra impur », il n'est pas dit « est impur » mais « deviendra impur », pour [indiquer qu'il peut] rendre d'autres [objets] impurs. Cela enseigne au sujet d'une seconde miche [de pain, devenue impure] qu'elle rend impure une troisième [miche].
בּוֹ בַּיּוֹם דָּרַשׁ רַבִּי עֲקִיבָא: ״וּכְלִי חֶרֶשׂ אֲשֶׁר יִפֹּל מֵהֶם אֶל תּוֹכוֹ כֹּל אֲשֶׁר בְּתוֹכוֹ יִטְמָא״, אֵינוֹ אוֹמֵר ״טָמֵא״ אֶלָּא ״יִטְמָא״, לְטַמֵּא אֲחֵרִים. לִמֵּד עַל כִּכָּר שֵׁנִי שֶׁמְּטַמֵּא אֶת הַשְּׁלִישִׁי.
Rabbi Yehoshoua dit: qui enlèvera la poussière de tes yeux, Rabban Yohanan ben Zakaï, toi qui disais qu'une génération future purifierait la troisième miche, faute de verset explicite de la Torah indiquant qu'elle est impure! Or voici que Rabbi Akiva, ton disciple, apporte un verset de la Torah [prouvant] qu'elle est impure, comme il est dit: « tout ce qui s'y trouve deviendra impur ».
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: מִי יְגַלֶּה עָפָר מֵעֵינֶיךָ רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי, שֶׁהָיִיתָ אוֹמֵר: עָתִיד דּוֹר אַחֵר לְטַהֵר כִּכָּר שְׁלִישִׁי, שֶׁאֵין לוֹ מִקְרָא מִן הַתּוֹרָה שֶׁהוּא טָמֵא, וַהֲלֹא רַבִּי עֲקִיבָא תַּלְמִידְךָ מֵבִיא לוֹ מִקְרָא מִן הַתּוֹרָה שֶׁהוּא טָמֵא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כׇּל אֲשֶׁר בְּתוֹכוֹ יִטְמָא״.
Ce jour-là, Rabbi Akiva interpréta [les versets suivants]: « Et vous mesurerez, hors de la ville, du côté de l'orient, deux mille amot, etc. », tandis qu'un autre verset dit: « depuis le mur de la ville et au-dehors, mille amot tout autour ».
בּוֹ בַּיּוֹם דָּרַשׁ רַבִּי עֲקִיבָא: ״וּמַדֹּתֶם מִחוּץ לָעִיר אֶת פְּאַת קֵדְמָה אַלְפַּיִם בָּאַמָּה וְגוֹ׳״, וּמִקְרָא אַחֵר אֹמֵר: ״מִקִּיר הָעִיר וָחוּצָה אֶלֶף אַמָּה סָבִיב״.
Il est impossible de dire qu'il s'agit de mille amot, puisqu'il est déjà dit deux mille amot; et il est impossible de dire qu'il s'agit de deux mille amot, puisqu'il est déjà dit mille amot. Comment concilier [ces versets]? Mille amot [constituent] le migrach [terrain vague autour de la ville], et deux mille amot [délimitent] la techoum Chabbat [limite de déplacement permise le Chabbat].
אִי אֶפְשָׁר לוֹמַר אֶלֶף אַמָּה, שֶׁכְּבָר נֶאֱמַר אַלְפַּיִם אַמָּה. וְאִי אֶפְשָׁר לוֹמַר אַלְפַּיִם אַמָּה, שֶׁכְּבָר נֶאֱמַר אֶלֶף אַמָּה. הָא כֵּיצַד? אֶלֶף אַמָּה מִגְרָשׁ, וְאַלְפַּיִם אַמָּה תְּחוּם הַשַּׁבָּת.
Rabbi Eliézer, fils de Rabbi Yossi HaGuelili, dit: mille amot [constituent] le migrach, et deux mille amot [sont destinées aux] champs et aux vignes.
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: אֶלֶף אַמָּה מִגְרָשׁ, וְאַלְפַּיִם אַמָּה שָׂדוֹת וּכְרָמִים.
Ce jour-là, Rabbi Akiva interpréta [le verset]: « Alors Moché et les enfants d'Israël chantèrent ce cantique à D.ieu, et ils dirent, en disant » — puisqu'il n'était pas nécessaire de dire « en disant » [le verbe « dirent » suffisant], pourquoi est-il dit « en disant »? Cela enseigne qu'Israël répondait en chantant après Moché à chaque parole, comme on récite le Hallel: (« Je chanterai à D.ieu car Il s'est grandement élevé. ») C'est pour cela qu'il est dit « en disant ».
בּוֹ בַּיּוֹם דָּרַשׁ רַבִּי עֲקִיבָא: ״אָז יָשִׁיר מֹשֶׁה וּבְנֵי יִשְׂרָאֵל אֶת הַשִּׁירָה הַזֹּאת לַה׳ וַיֹּאמְרוּ לֵאמֹר״, שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר ״לֵאמֹר״, וּמָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״לֵאמֹר״? מְלַמֵּד שֶׁהָיוּ יִשְׂרָאֵל עוֹנִין שִׁירָה אַחֲרָיו שֶׁל מֹשֶׁה עַל כׇּל דָּבָר וְדָבָר כְּקוֹרְאִין אֶת [הַ]הַלֵּל: (״אָשִׁירָה לַה׳ כִּי גָאֹה גָּאָה״.) לְכָךְ נֶאֱמַר ״לֵאמֹר״.
Rabbi Nehemya dit: comme on récite le Chema, et non comme on récite le Hallel.
רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: כְּקוֹרִין אֶת שְׁמַע, וְלֹא כְּקוֹרִין אֶת [הַ]הַלֵּל.
Sotah 27b
100%
סוטה כ״ז במַסֶּכֶת סוֹטָה