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Traité Sotah

23b

Étude de Sotah 23b

Étude de la Mishna & Guémara 23b

Et même les rabbins ne sont en désaccord avec Rabbi Elazar bar Rabbi Chimon qu'à propos de l'offrande de farine du pécheur qui est cohen, car ils estiment qu'elle est apte à être offerte dans son intégralité sans qu'on en prélève une poignée. Mais dans ce cas-ci, c'est-à-dire dans le cas de l'offrande de farine de la sota mariée à un cohen, même les rabbins reconnaissent que son reste est répandu à l'endroit des cendres, puisque la poignée en est prélevée.
וַאֲפִילּוּ רַבָּנַן לָא פְּלִיגִי עֲלֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אֶלָּא בְּמִנְחַת חוֹטֵא שֶׁל כֹּהֲנִים, דְּבַת הַקְרָבָה הִיא. אֲבָל בְּהָא, אֲפִילּוּ רַבָּנַן מוֹדוּ.
§ La michna énonce: Dans le cas d'une fille d'Israël mariée à un cohen, son offrande de farine est brûlée entièrement; et dans le cas de la fille d'un cohen mariée à un homme d'Israël, son offrande de farine est mangée. La Guemara demande: Quelle en est la raison? C'est comme le dit le verset: « Et toute offrande de farine d'un cohen sera entièrement consumée; elle ne sera pas mangée » (Vayikra 6, 16). On en déduit que cela s'applique à un cohen, mais non à la fille d'un cohen.
בַּת יִשְׂרָאֵל הַנְּשׂוּאָה וְכוּ׳. מַאי טַעְמָא — דְּאָמַר קְרָא: ״וְכׇל מִנְחַת כֹּהֵן כָּלִיל תִּהְיֶה לֹא תֵאָכֵל״. כֹּהֵן וְלֹא כֹּהֶנֶת.
La michna énonce: La fille d'un cohen peut être disqualifiée de se marier avec un cohen et de consommer la teroumah en ayant des relations avec quelqu'un qui lui est interdit, mais un cohen ne se désacralise pas en ayant des relations avec une femme qui lui est interdite. La Guemara demande: D'où déduisons-nous cela? C'est comme le dit le verset à propos d'un cohen qui épouse une femme qui lui est interdite: « Et il ne profanera pas sa descendance parmi son peuple » (Vayikra 21, 15), ce qui indique que sa descendance issue d'une union interdite est désacralisée, mais que lui-même n'est pas personnellement désacralisé par ses actes.
כֹּהֶנֶת מִתְחַלֶּלֶת, כֹּהֵן אֵין מִתְחַלֵּל. מְנָלַן — דְּאָמַר קְרָא: ״וְלֹא יְחַלֵּל זַרְעוֹ בְּעַמָּיו״. זַרְעוֹ מִתְחַלֵּל, וְהוּא אֵינוֹ מִתְחַלֵּל.
La michna énonce: La fille d'un cohen peut se rendre impure par le contact d'un cadavre, mais un cohen ne le peut pas. La Guemara demande: Quelle en est la raison? La Guemara répond: Le verset dit: « Parle aux cohanim, fils d'Aaron, et dis-leur: Nul ne se rendra impur pour un mort parmi son peuple » (Vayikra 21, 1). Le verset indique que cela s'applique aux fils d'Aaron et non aux filles d'Aaron.
כֹּהֶנֶת מִטַּמְּאָה כּוּ׳. מַאי טַעְמָא — אָמַר קְרָא: ״אֱמֹר אֶל הַכֹּהֲנִים בְּנֵי אַהֲרֹן״. בְּנֵי אַהֲרֹן וְלֹא בְּנוֹת אַהֲרֹן.
La michna énonce: Un cohen peut manger des offrandes de sainteté suprême, mais la fille d'un cohen ne peut pas manger des offrandes de sainteté suprême. La Guemara explique: Cela se déduit de ce qui est écrit à propos de l'offrande de farine, qui est une offrande de sainteté suprême: « Tout mâle parmi les fils d'Aaron pourra en manger » (Vayikra 6, 11).
כֹּהֵן אוֹכֵל בְּקׇדְשֵׁי קֳדָשִׁים, דִּכְתִיב: ״כׇּל זָכָר בִּבְנֵי אַהֲרֹן יֹאכֲלֶנָּה״.
§ La michna énonce: Et quelles sont les différences halakhiques entre un homme et une femme? Un homme laisse pousser ses cheveux et déchire ses vêtements lorsqu'il est atteint de tsaraat, mais une femme ne le fait pas. Les Sages ont enseigné: Le verset dit: « C'est un homme lépreux, il est impur » (Vayikra 13, 44). Je n'en déduis que les halakhot du lépreux confirmé s'appliquent à un homme; d'où déduis-je qu'elles s'appliquent à une femme? Quand il est dit dans le verset suivant: « Et le lépreux atteint de la plaie, ses vêtements seront déchirés, et les cheveux de sa tête pousseront en désordre, et il se couvrira la lèvre supérieure; et il criera: Impur, impur » (Vayikra 13, 45), il y a ici deux individus indiqués, car ce verset n'avait pas besoin de répéter « et le lépreux », puisque le sujet du verset était déjà clair d'après le verset précédent.
וּמָה בֵּין אִישׁ כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״אִישׁ״ — אֵין לִי אֶלָּא אִישׁ. אִשָּׁה מִנַּיִן? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְהַצָּרוּעַ אֲשֶׁר בּוֹ״ — הֲרֵי כָּאן שְׁנַיִם,
Si c'est le cas, que vient enseigner le terme « homme » [ich]? Cela se rapporte à ce qui est dit plus bas concernant le fait de déchirer ses vêtements et de laisser pousser ses cheveux en désordre, et enseigne qu'un homme laisse pousser les cheveux de sa tête et déchire ses vêtements, mais qu'une femme ne le fait pas.
אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ״ — לָעִנְיָן שֶׁלְּמַטָּה, אִישׁ פּוֹרֵעַ וְכוּ׳.
La michna énonce: L'homme peut faire vouer son fils mineur au naziréat, mais la femme ne peut pas faire vouer son fils au naziréat. Rabbi Yohanan dit: C'est une halakha transmise oralement à Moïse au Sinaï concernant le naziréat, et elle ne se déduit pas de l'Écriture. La michna énonce: L'homme peut se raser à l'issue de son naziréat en utilisant les offrandes désignées pour le naziréat de son père, mais la femme ne peut pas se raser en utilisant les offrandes désignées pour le naziréat de son père. Rabbi Yohanan dit: C'est une halakha transmise oralement à Moïse au Sinaï concernant le naziréat.
הָאִישׁ מַדִּיר אֶת בְּנוֹ בְּנָזִיר, וְאֵין הָאִשָּׁה מַדֶּרֶת בְּנָהּ בְּנָזִיר. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, הֲלָכָה הִיא בְּנָזִיר: הָאִישׁ מְגַלֵּחַ עַל נְזִירוּת אָבִיו, וְאֵין הָאִשָּׁה מְגַלַּחַת עַל נְזִירוּת אָבִיהָ. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה הִיא בְּנָזִיר.
La michna énonce: L'homme peut fiancer sa fille [encore mineure] à un autre homme, mais la femme ne peut pas fiancer sa fille. La Guemara explique: Cela est écrit ainsi: « Et le père de la jeune fille dira aux anciens: J'ai donné ma fille à cet homme pour épouse » (Devarim 22, 16), ce qui indique que seul le père a le pouvoir de fiancer sa fille. La michna énonce: L'homme peut vendre sa fille comme servante, mais la femme ne peut pas vendre sa fille. La Guemara explique: Cela se déduit de ce qui est écrit: « Et si un homme vend sa fille pour être servante » (Chemot 21, 7), ce qui indique que seul un homme peut vendre sa fille, tandis qu'une femme ne le peut pas.
הָאִישׁ מְקַדֵּשׁ אֶת בִּתּוֹ, וְאֵין הָאִשָּׁה מְקַדֶּשֶׁת אֶת בִּתָּהּ — דִּכְתִיב: ״אֶת בִּתִּי נָתַתִּי לָאִישׁ הַזֶּה״. הָאִישׁ מוֹכֵר אֶת בִּתּוֹ, וְאֵין הָאִשָּׁה מוֹכֶרֶת אֶת בִּתָּהּ — דִּכְתִיב: ״וְכִי יִמְכּוֹר אִישׁ אֶת בִּתּוֹ״.
§ La michna énonce: L'homme est lapidé nu, mais la femme n'est pas lapidée nue. La Guemara demande: Quelle en est la raison? La Guemara répond: Le verset dit: « Et toute l'assemblée le lapidera » (Vayikra 24, 14). Que vient exclure le terme « lui »? Si l'on dit que cela signifie qu'on lapide lui mais pas elle, c'est-à-dire qu'une femme n'est pas lapidée du tout, mais n'est-il pas écrit: « Et tu feras sortir cet homme ou cette femme, qui ont commis cette mauvaise action, à tes portes, cet homme ou cette femme; et tu les lapideras avec des pierres, et ils mourront » (Devarim 17, 5)! Il faut donc dire que le terme « lui » exclut son vêtement, indiquant qu'il est lapidé sans son vêtement. Et la femme est exclue de cette halakha, car on peut déduire du terme « lui » qu'on ne la lapide pas sans son vêtement [c'est-à-dire qu'elle, elle est lapidée vêtue].
הָאִישׁ נִסְקָל עָרוֹם כּוּ׳. מַאי טַעְמָא — ״וְרָגְמוּ אוֹתוֹ״. מַאי ״אוֹתוֹ״? אִילֵּימָא אוֹתוֹ וְלֹא אוֹתָהּ, וְהָכְתִיב ״וְהוֹצֵאתָ אֶת הָאִישׁ הַהוּא אוֹ אֶת הָאִשָּׁה הַהִיא״! אֶלָּא: אוֹתוֹ בְּלֹא כְּסוּתוֹ, וְלֹא אוֹתָהּ בְּלֹא כְּסוּתָהּ.
La michna énonce: L'homme est pendu, mais la femme n'est pas pendue. La Guemara demande: Quelle en est la raison? Le verset dit: « Et si un homme a commis un péché passible de mort, et qu'il soit mis à mort, tu le pendras à un arbre » (Devarim 21, 22). Le verset indique qu'on doit pendre « lui », un homme, mais pas elle, une femme.
הָאִישׁ נִתְלֶה וְאֵין כּוּ׳. מַאי טַעְמָא — אָמַר קְרָא: ״וְתָלִיתָ אוֹתוֹ עַל עֵץ״, אוֹתוֹ וְלֹא אוֹתָהּ.
La michna énonce: L'homme est vendu pour son vol, mais la femme n'est pas vendue pour son vol. La Guemara demande: Quelle en est la raison? Le verset dit: « Et s'il n'a pas de quoi, il sera vendu pour son vol » (Chemot 22, 2). Le verset indique que lui est vendu pour son vol, mais elle n'est pas vendue pour son vol.
הָאִישׁ נִמְכָּר בִּגְנֵיבָתוֹ, וְאֵין הָאִשָּׁה נִמְכֶּרֶת בִּגְנֵיבָתָהּ. מַאי טַעְמָא, אָמַר קְרָא: ״וְנִמְכַּר בִּגְנֵיבָתוֹ״, בִּגְנֵיבָתוֹ וְלֹא בִּגְנֵיבָתָהּ.
Sotah 23b
100%
סוטה כ״ג במַסֶּכֶת סוֹטָה