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Traité Shevuot

9b

Étude de Shevuot 9b

Étude de la Guémara 9b

Guémara
ne déduisons-nous pas la Nouvelle Lune du Yom Kippour, et nous ne l'avons pas réfutée en disant que l'expiation du bouc du Yom Kippour est plus étendue — cela n'est pas pertinent : là-bas, à propos du bouc de la Nouvelle Lune, le fait même qu'il procure une expiation est écrit dans le verset, comme Rav Yehouda l'explique plus haut, et la comparaison avec le bouc du Yom Kippour ne fait que révéler une question — c'est-à-dire enseigner en quoi son expiation est limitée. Mais ici, à propos des boucs des Fêtes, le verset ne mentionne aucun détail sur l'expiation ; il est donc valable de dire que nous ne déduisons pas toute la question par comparaison avec le bouc du Yom Kippour, puisque celui-ci procure une expiation plus étendue.
הָא גָּמְרִינַן רֹאשׁ חֹדֶשׁ מִדְּיוֹם הַכִּפּוּרִים וְלָא פָּרְכִינַן; הָתָם – כַּפָּרָה מִיכְתָּב כְּתִיבָא, גַּלּוֹיֵי מִילְּתָא בְּעָלְמָא הוּא; אֲבָל הָכָא – אִיכָּא לְמֵימַר כּוּלַּהּ מִילְּתָא לָא גָּמְרִינַן!
Plutôt, l'expiation des boucs des Fêtes se déduit comme Rabbi Hama, fils de Rabbi Hanina, l'explique au sujet de l'avis de Rabbi Meir (10a) : la question se déduit du fait que, à propos du bouc des Fêtes (cf. Bamidbar, chapitres 28-29), les versets qui mentionnent le bouc auraient pu simplement dire : un bouc, mais disent au lieu de cela : « Et un bouc ». Ici aussi, le fait que le verset aurait pu simplement dire : un bouc, mais dit « Et un bouc », indique que les boucs des Fêtes sont rapprochés du bouc de la Nouvelle Lune, mentionné au début de ce passage, et enseigne qu'ils produisent tous une expiation semblable. Tout comme les boucs des Nouvelles Lunes n'expient que pour des cas où l'on n'avait aucune connaissance, ni au début ni à la fin, de même les boucs des Fêtes n'expient que pour des cas où l'on n'avait aucune connaissance, ni au début ni à la fin.
אֶלָּא כִּדְאָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: ״שְׂעִיר״–״וּשְׂעִיר״; הָכָא נָמֵי ״שְׂעִיר״–״וּשְׂעִיר״, וְאִיתַּקּוּשׁ שְׂעִירֵי רְגָלִים לִשְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים; מַה שְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים אֵינָן מְכַפְּרִין אֶלָּא עַל שֶׁאֵין בָּהּ יְדִיעָה לֹא בַּתְּחִלָּה וְלֹא בַּסּוֹף, אַף שְׂעִירֵי הָרְגָלִים אֵינָן מְכַפְּרִין אֶלָּא עַל שֶׁאֵין בָּהּ יְדִיעָה לֹא בַּתְּחִלָּה וְלֹא בַּסּוֹף.
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : lorsque Rabbi Yehouda dit que les boucs des Nouvelles Lunes et des Fêtes expient pour des cas où l'on n'avait aucune connaissance, ni au début ni à la fin — cette déclaration ne s'applique-t-elle qu'à un péché qui ne deviendra jamais connu, par exemple lorsque personne n'était présent au moment où la personne est devenue rituellement impure —, mais pour un péché qui finira par devenir connu, est-il considéré comme un cas où l'on a conscience de son péché à la fin, de sorte que seuls le bouc dont la présentation du sang est effectuée à l'extérieur du Sanctuaire et le Yom Kippour lui-même expient ? Ou bien, même pour un péché qui finira par devenir connu, pour l'instant — du moins avant qu'il ne devienne connu —, puis-je l'appeler un péché dont seul D.ieu a connaissance, de sorte que les boucs des Nouvelles Lunes et des Fêtes l'expièrent ?
אִיבַּעְיָא לְהוּ: כִּי אָמַר רַבִּי יְהוּדָה עַל שֶׁאֵין בָּהּ יְדִיעָה לֹא בַּתְּחִלָּה וְלֹא בַּסּוֹף – הָנֵי מִילֵּי בְּחֵטְא שֶׁאֵין סוֹפוֹ לִיוָּדַע, אֲבָל חֵטְא שֶׁסּוֹפוֹ לִיוָּדַע – כְּמִי שֶׁיֵּשׁ יְדִיעָה בַּסּוֹף דָּמֵי, וְשָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בַּחוּץ וְיוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר; אוֹ דִלְמָא אֲפִילּוּ חֵטְא שֶׁסּוֹפוֹ לִיוָּדַע – הַשְׁתָּא מִיהָא, חֵטְא שֶׁאֵין מַכִּיר בּוֹ אֶלָּא ה׳ קָרֵינָא בֵּיהּ?
La Guemara conclut : viens entendre une résolution de ce dilemme, car il est enseigné dans une baraïta : pour un cas où l'on n'avait aucune connaissance, ni au début ni à la fin, et il s'agit d'un péché qui finira par devenir connu, les boucs des Fêtes et les boucs des Nouvelles Lunes expient. Tel est l'avis de Rabbi Yehouda.
תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: עַל שֶׁאֵין בָּהּ יְדִיעָה לֹא בַּתְּחִלָּה וְלֹא בַּסּוֹף, וְחֵטְא שֶׁסּוֹפוֹ לִיוָּדַע – שְׂעִירֵי הָרְגָלִים וּשְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים מְכַפְּרִים. דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.
MICHNA : Rabbi Shimon dit : les boucs des Fêtes expient, mais pas les boucs des Nouvelles Lunes, etc.
רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שְׂעִירֵי הָרְגָלִים מְכַפְּרִין, אֲבָל לֹא שְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים וְכוּ׳.
La Guemara développe : Rabbi Elazar dit que Rabbi Oshaya dit : quel est le raisonnement de Rabbi Shimon ? Le verset dit : « Et Il vous l'a donnée pour porter le péché de l'assemblée » (Vayikra 10, 17), et ce verset est écrit à propos du bouc de la Nouvelle Lune. Sa capacité d'expiation se déduit du tsits [frontispice] par une analogie verbale entre le mot « péché » dans ce verset et le mot « péché » énoncé à propos du frontispice. Le verset là-bas dit : « Il sera sur le front d'Aaron, et Aaron portera le péché des offrandes sacrées » (Exode 28, 38). L'analogie verbale enseigne ce qui suit : il est dit ici, à propos du bouc de la Nouvelle Lune : « péché », et il est dit là-bas, à propos du frontispice : « péché ». Tout comme là-bas, dans le verset d'Exode, l'expiation vise un péché impliquant l'impureté rituelle de la viande sacrifiée — c'est-à-dire lorsque une telle viande est placée sur l'autel —, de même ici, dans le verset de Vayikra, l'expiation vise un péché impliquant l'impureté rituelle de la viande sacrifiée — c'est-à-dire lorsqu'une personne rituellement pure en consomme.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן? אָמַר קְרָא: ״וְאֹתָהּ נָתַן לָכֶם לָשֵׂאת אֶת עֲוֹן הָעֵדָה״, וְהַאי קְרָא בְּשָׂעִיר דְּרֹאשׁ חֹדֶשׁ כְּתִיב; וְיָלֵיף ״עָוֹן״–״עָוֹן״ מִצִּיץ – נֶאֱמַר כָּאן ״עֲוֹן״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״עֲוֹן״; מָה לְהַלָּן טוּמְאַת בָּשָׂר, אַף כָּאן טוּמְאַת בָּשָׂר.
La Guemara demande : si les deux cas doivent être comparés, on pourrait pousser la comparaison plus loin : tout comme là-bas, dans le verset d'Exode, l'expiation ne vise que la viande qui monte sur l'autel, de même ici, dans le verset de Vayikra, l'expiation ne viserait que la viande qui monte sur l'autel. La Guemara rejette cette suggestion : il est écrit à propos du bouc de la Nouvelle Lune : « pour porter le péché de l'assemblée ». Cela indique qu'il expie le péché personnel de la consommation d'une viande sacrifiée devant être consommée par un individu, devenue rituellement impure.
אִי מָה לְהַלָּן עוֹלִין, אַף כָּאן עוֹלִין?! ״עֲוֹן הָעֵדָה״ כְּתִיב.
La Guemara suggère : or, l'expiation des boucs des Nouvelles Lunes et celle du frontispice se déduissent l'une de l'autre par une analogie verbale. Si c'est ainsi, que le bouc de la Nouvelle Lune expie à la fois pour lui-même — c'est-à-dire pour les cas qu'il expie habituellement — et pour ce que le frontispice expie habituellement ; la différence pratique sera dans un cas où le frontispice était brisé. La Guemara répond : le verset dit, à propos du bouc de la Nouvelle Lune : « pour porter le péché de l'assemblée », ce qui indique qu'il ne porte — c'est-à-dire n'expie — qu'un seul péché, et non deux péchés.
מִכְּדֵי מִיגְמָר גָּמְרִי מֵהֲדָדֵי; נְכַפַּר דְּרֹאשׁ חֹדֶשׁ אַדִּידֵיהּ וְאַדְּצִיץ – נָפְקָא מִינַּהּ לְהֵיכָא דְּנִשְׁבַּר הַצִּיץ! אָמַר קְרָא: ״עֲוֹן״ – עָוֹן אֶחָד הוּא נוֹשֵׂא, וְאֵין נוֹשֵׂא שְׁנֵי עֲוֹנוֹת.
La Guemara suggère : mais que le frontispice expie à la fois pour lui-même — c'est-à-dire pour les cas qu'il expie habituellement — et pour ce que les boucs des Nouvelles Lunes expient habituellement ; la différence pratique sera dans un cas de souillure du Mikdash ou de ses aliments sacrés survenue entre l'offrande du bouc de cette Nouvelle Lune et celle de la Nouvelle Lune suivante. La Guemara répond : le verset dit, à propos du bouc de la Nouvelle Lune : « Et Il vous l'a donnée pour porter le péché de l'assemblée », ce qui indique qu'il porte — c'est-à-dire expie — ce péché-là, mais qu'un autre ne porte pas ce péché.
וּנְכַפַּר צִיץ אַדִּידֵיהּ וְאַדְּרֹאשׁ חֹדֶשׁ – נָפְקָא מִינַּהּ לְטוּמְאָה דְּאֵירְעָה בֵּין זֶה לְזֶה! אָמַר קְרָא: ״אוֹתָהּ״ – אוֹתָהּ נוֹשֵׂא עָוֹן, וְאֵין אַחֶרֶת נוֹשֵׂא עָוֹן.
Rav Ashi énonce une autre preuve pour l'avis selon lequel chacun expie dans un cas différent : il est dit ici, à propos du bouc de la Nouvelle Lune : « le péché de l'assemblée », ce qui indique qu'il expie le péché de l'assemblée, mais pas le péché impliquant des offrandes sacrées. Et là-bas, à propos du frontispice, il est écrit : « le péché des offrandes sacrées », ce qui indique qu'il expie le péché impliquant des offrandes sacrées, mais pas le péché de l'assemblée.
רַב אָשֵׁי אָמַר: כְּתִיב הָכָא ״עֲוֹן הָעֵדָה״ – עֵדָה וְלֹא קָדָשִׁים, וְהָתָם כְּתִיב ״עֲוֹן הַקֳּדָשִׁים״ – קָדָשִׁים וְלֹא עֵדָה.
La Guemara dit : nous avons trouvé une source pour l'avis de Rabbi Shimon sur les boucs des Nouvelles Lunes — qu'ils expient pour une personne rituellement pure qui a consommé involontairement un aliment sacré rituellement impur. D'où déduisons-nous son avis sur les boucs des Fêtes — qu'ils expient pour des cas de souillure du Mikdash ou de ses aliments sacrés dans lesquels l'on n'avait aucune connaissance, ni au début ni à la fin ?
אַשְׁכְּחַן שְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים דִּמְכַפְּרִי עַל טָהוֹר שֶׁאָכַל אֶת הַטָּמֵא; שְׂעִירֵי רְגָלִים דִּמְכַפְּרִי עַל שֶׁאֵין בָּהּ יְדִיעָה לֹא בַּתְּחִלָּה וְלֹא בַּסּוֹף – מְנָלַן?
La Guemara répond : cela se déduit comme Rabbi Hama, fils de Rabbi Hanina, le dit, au sujet de l'avis de Rabbi Meir (10a) : le fait que, à propos du bouc des Fêtes, les versets qui mentionnent les boucs auraient pu simplement dire : un bouc, mais disent « Et un bouc », enseigne que les boucs des Fêtes produisent une expiation semblable à celle du bouc de la Nouvelle Lune mentionné au début de ce passage. Ici aussi, le fait que le verset aurait pu simplement dire : un bouc, mais dit « Et un bouc », enseigne que les boucs des Fêtes produisent une expiation semblable à celle du bouc de la Nouvelle Lune, mentionné au début de ce passage.
כִּדְאָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: ״שְׂעִיר״–״וּשְׂעִיר״, הָכָא נָמֵי ״שְׂעִיר״–״וּשְׂעִיר״,

Rachi

התם כפרה - בגופיה כתיב (במדבר כ״ח:ט״ו) לחטאת לה' פירש לך הכתוב בו כפרה על חטא שאינו ידוע ומשמע דכל חטאים שאינם ידועים במשמע:,גלוי מילתא בעלמא הוא - דגמרי מיוה"כ שלא יכפר אלא טומאת מקדש וקדשיו הלכך ליכא למיפרך מה ליוה"כ שכן מרובה כפרתו דהא לא גמרינן מיניה כפרה אלא מיעוטא הוא דגמרינן מיניה אבל כולה מילתא כגון שעירי הרגלים דלא מיפרשא כפרה דידהו לכפר הוא דכתיב בהו ולא פירש על מה וא"ת בא ללמוד משל יוה"כ שיכפר על טומאת מקדש שהוא עון כרת פרכינן מה ליוה"כ שכן מרובה כפרתו:

שעיר ושעיר - שעיר הוה מצי למיכתב בכולהו וכתיב ושעיר וי"ו מוסיף על ענין ראשון להקיש ומהו ההיקש איתקוש שעירי הרגלים לשל ר"ח והוא כבר למד בבנין אב מיוה"כ ודבר הלמד בבנין אב חוזר ומלמד בהיקש כל המלמד בכל המדות חוזר ומלמד חוץ מהלמד בהיקש שאין חוזר ומלמד בהיקש בקדשים והכי אמרינן בזבחים בפרק איזהו מקומן (זבחים דף מט:):

שסופו ליודע - כגון שראוהו שנטמא ונכנס למקדש וסופו להודיעו:

ואותה נתן לכם - בשעיר החטאת אשר דרש משה והנה שורף כתיב ושל ר"ח היה ושלשה שעירים קרבו ביום שהוקם המשכן והוא יום שמיני של מלואים שעיר של ר"ח דכתיב (שמות מ) באחד לחדש תקים את משכן אהל מועד ושעיר דנחשון שהקריב לחנוכת המזבח ובכל הנשיאים אומר (במדבר ז) שעיר עזים אחד לחטאת ובשעיר שמיני כתיב (ויקרא ט) ואל בני ישראל תדבר לאמר קחו שעיר עזים לחטאת והשנים אכלו ושל ר"ח נשרף כדילפינן בתורת כהנים ובשחיטת קדשים בפ' טבול יום (זבחים דף קא:):,עון עון מציץ - דכתי' בי' ונשא אהרן את עון הקדשים (שמות כח):,מה להלן טומאת בשר - שאין הציץ מרצה על טומאת הגוף אלא על הדם או על החלב או על הבשר של עולה שקרב בטומאה ומרצה ציץ על הקרבן שמכשירו לרצון שאין הבעלים צריכין להביא קרבן אחר אף כאן טומאת בשר יכפר על האוכל בשר קודש טמא והוא טהור:

אי מה להלן עולין - מה הציץ אינו מכפר על שום חטא אלא מרצה על העולין אף זה ירצה על העולין כי היכי דעביד ציץ ונפקא מינה להיכא דנשבר הציץ ולא יכפר על עון האדם האוכל:,עון העדה כתיב - אלמא מכפר על עון אנשים הוא:

מכדי מיגמר גמרי מהדדי - בגזירה שוה ניכפר אתרוייהו ניכפר אדידיה כדקאמרת עון העדה כתיב על אדם האוכל טומאת בשר ואמאי דעביד ציץ לרצות על העולין אם נשבר הציץ:

בין זה לזה - בין ר"ח לר"ח:,אותה - ואותה נתן לכם לשאת את עון העדה:

רב אשי אמר כו' - ה' יתירא דהעדה ודקדשים דריש למיעוטא:

Tossafot

הא גמרינן ר"ח מיוה"כ ולא פרכינן. הכא לא גרסינן שכן מרובה כפרה דר"ח מיוה"כ קולא בעינן למילף שלא יכפרו נמי בשאר עבירות ולא שייכא האי פירכא דחומרא אלא גרסינן ולא פרכינן ותו לא והיינו פירכא שכן אינו תדיר:

כדאמר רב חמא שעיר ושעיר כו'. תימה ועצרת דלא כתיב ביה ושעיר מנ"ל אי בבנין אב דשאר רגלים תפשוט מהכא דבר הלמד בהיקש חוזר ומלמד בבנין אב ועוד דאי בבנין אב אתי למילף בקמא דבתר ר"ח נכתוב ושעיר ואינך ניתי בבנין אב ושמא יש לפרש דלא דריש הכא אלא בההוא שעיר דכתיב בתר ר"ח ואינך ושעיר לשום דרשה וממילא אתו שאר רגלים דכיון דגלי בחד הוו אחריני למד סתום מן המפורש ואפילו בנין אב לא צריך ולקמן דפריך מעצרת ויוה"כ עיקר קושייתו מיוה"כ ופריך דוקא לר"מ משום דאמר כל השעירים כפרתן שוה ואפילו דיוה"כ ור"ת פי' דה"נ סמיך אהיקשא דרבי יונה כדמסיק לקמן ולא נקט אלא תחלת סוגיא דלקמן דהוי כמו וכו' ואע"ג דר' יהודה אית ליה היקשא דבמועדיכם וכר"מ מ"מ לא מסתבר ליה לרבי יהודה לומר שיהו כל השעירים כפרתן שוה כמו שאומר ר"מ משום דעדיפא ליה היקשא דחיצון לפנימי ואית לן למימר דאין מכפר ב' כפרות וגם שלא תהא כפרתו פעמים בשנה ולר' מאיר עדיפא היקשא דמועדות:

אבל חטא שסופו ליודע כמי שיש בה ידיעה לבסוף דמי. וא"ת ולפ"ז אמאי הוצרך לשנויי לעיל דר' ישמעאל סבר לה כר"מ נימא דחיצון מכפר אאין בה ואין בה שסופו ליודע דאהאי לא מכפר רגלים ור"ח דכיון שסופו ליודע לא קרינן ביה חטא שאינו מכיר בו אלא ה' ויש לומר כיון דהאמת דלר' יהודה חטא שסופו ליודע מכפרים רגלים ור"ח לא מסתבר ליה להש"ס שיחלוק עליה רבי ישמעאל בדבר זה:

אי מה להלן עולין כו'. ונפקא מינה היכא דנשבר הציץ כו' וציץ נפקא מינה לטומאה שאירעה בין זה לזה. ואם תאמר אמאי לא משני כדמשני בסמוך דאין אחר נושא אותו עון וי"ל דציץ לא מקרי אחר לגבי ר"ח כיון דעולין לא כתב בר"ח אלא דיליף מציץ אבל אעון העדה דכתיב בר"ח משני שפיר בסמוך דאין אחר נושא אותו עון ומהר"ר שמואל מפרש מה להלן עולין כלומר דציץ מכפר אקרבן עד שיהא מרוצה ור"ח מכפר על עון המקריב שהקריבו בטומאה והשתא אין אנו צריכין לנפקותא דנשבר הציץ ומשני עון העדה כתיב פי' עון דלא שייך אלא בעדה ועולין שייך אף בקרבן אי נמי עון העדה ולא עון הכהן:

וניכפר ר"ח אדידיה ואדציץ. פירוש קרבן שקרב בטומאה בשעה שקרב ר"ח דקרבנות שקרבו בטומאה קודם ר"ח אין סברא שיכפר דהיאך יכפר למפרע מה שכבר קרב בטומאה:

וניכפר ציץ אדידיה ואדר"ח. וא"ת ואמאי לא משני דעון אחד הוא נושא ולא ב' עונות וי"ל דגבי ציץ כתיב עון הקדשים וטומאת בשר ועולין הוו תרוייהו עון הקדשים ועוד עון הקדשים משמע שפיר ב' עונות דקדשים משמע קדשים הרבה:,אמר קרא אותה. אפירכא קמייתא לא מצי לשנויי הכי דאותה אעון העדה קאי ודוקא בטומאת בשר אין אחר נושא עון:

רב אשי אמר העדה כו'. נראה דלא פליגי וע"כ איצטריך דרשה דאותה משום פירכא דלקמן דרגלים אמאי לא מכפרי אדר"ח ודרשה דרב אשי נמי איצטריך לר"ש כר' יהודה דלא משמע ליה אותה כדלקמן:

הכא נמי שעיר ושעיר. אהיקשא דר' יונה סמיך כדפרישית לעיל:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Shevuot 9b
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שבועות ט׳ במַסֶּכֶת שְׁבוּעוֹת