Guémara
et que cette personne dit ensuite : « Ils ont été achetés, c'est pourquoi ils sont en ma possession » — il n'est pas jugé crédible. Et nous n'avons dit cela que pour des objets pris chez un maître de maison qui n'a pas l'habitude de vendre ses biens ; mais chez un maître de maison qui a l'habitude de vendre ses biens, celui qui emporte les objets est jugé crédible. Et même pour un maître de maison qui n'a pas l'habitude de vendre ses biens, nous avons dit que celui qui emporte les objets n'est pas crédible que pour des objets qu'on ne cache pas habituellement ; mais pour des objets qu'on cache habituellement, il est jugé crédible.
וְאָמַר ״לְקוּחִין הֵן בְּיָדִי״ – אֵינוֹ נֶאֱמָן. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא בַּעַל הַבַּיִת שֶׁאֵינוֹ עָשׂוּי לִמְכּוֹר כֵּלָיו, אֲבָל בַּעַל הַבַּיִת הֶעָשׂוּי לִמְכּוֹר אֶת כֵּלָיו – נֶאֱמָן. וְשֶׁאֵין עָשׂוּי לִמְכּוֹר אֶת כֵּלָיו נָמֵי – לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּבָרִים שֶׁאֵין דַּרְכָּן לְהַטְמִין, אֲבָל דְּבָרִים שֶׁדַּרְכָּן לְהַטְמִין – נֶאֱמָן.
Et même pour des objets qu'on ne cache pas habituellement, nous avons dit qu'il n'est pas crédible que pour une personne qui n'est pas généralement discrète ; mais pour une personne généralement discrète, c'est son habitude — elle serait susceptible de cacher des objets sous ses vêtements — et elle est jugée crédible. Et nous n'avons dit cela que lorsque celui-ci, le maître de maison, dit : « Les objets sont empruntés », et celui qui les a pris dit : « Ils sont achetés » ; mais dans un cas où le maître de maison prétend que les objets sont volés, ce n'est pas en son pouvoir de faire accepter son accusation, car nous ne présupposons pas qu'une personne est un voleur.
וְשֶׁאֵין דַּרְכָּן לְהַטְמִין נָמֵי – לָא אֲמַרַן אֶלָּא אִינִישׁ דְּלָא צְנִיעַ, אֲבָל אִינִישׁ דִּצְנִיעַ – הַיְינוּ אוֹרְחֵיהּ. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא זֶה אוֹמֵר ״שְׁאוּלִין״ וְזֶה אוֹמֵר ״לְקוּחִין״, אֲבָל בִּגְנוּבִין – לָאו כֹּל כְּמִינֵּיהּ; לְאַחְזוֹקֵי אִינִישׁ בְּגַנָּבֵי לָא מַחְזְקִינַן.
De plus, nous avons dit que celui qui prétend avoir acheté les objets n'est pas crédible que pour des objets qu'on prête ou loue habituellement, où la prétention du maître de maison qu'ils doivent être rendus est plus raisonnable ; mais pour des objets qu'on ne prête ni ne loue habituellement, celui qui les a pris est jugé crédible. Car Rav Huna bar Avin envoya une décision aux Sages : pour des objets qu'on prête ou loue habituellement, que quelqu'un a pris et dit : « Ils ont été achetés, c'est pourquoi ils sont en ma possession » — il n'est pas crédible. C'est comme l'incident où Rava ordonna de confisquer des ciseaux de tailleur et un livre d'aggada [légendes talmudiques] à des orphelins, dont le père les avait pris — car ce sont des objets qu'on prête ou loue habituellement.
וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא בִּדְבָרִים הָעֲשׂוּיִן לְהַשְׁאִיל וּלְהַשְׂכִּיר, אֲבָל דְּבָרִים שֶׁאֵין עֲשׂוּיִן לְהַשְׁאִיל וּלְהַשְׂכִּיר – נֶאֱמָן. דִּשְׁלַח רַב הוּנָא בַּר אָבִין: דְּבָרִים הָעֲשׂוּיִן לְהַשְׁאִיל וּלְהַשְׂכִּיר, וְאָמַר ״לְקוּחִין הֵן בְּיָדִי״ – אֵינוֹ נֶאֱמָן. כִּי הָא דְּרָבָא אַפֵּיק זוּגָא דְּסַרְבָּלָא וְסִפְרָא דְּאַגַּדְתָּא מִיַּתְמֵי, בִּדְבָרִים הָעֲשׂוּיִן לְהַשְׁאִיל וּלְהַשְׂכִּיר.
Le serment de celui qui a été dépouillé peut aussi être prêté par d'autres. Rava dit : même un gardien de la maison peut prêter serment, et même la femme du gardien peut prêter serment. Rav Pappa demande : pour l'ouvrier salarié habituel ou le moissonneur habituel de l'employeur, qui ne sont pas chargés de garder les biens de celui-ci, quelle est la halakha ? La Guemara répond : la question reste sans réponse.
אָמַר רָבָא: אֲפִילּוּ שׁוֹמֵר נִשְׁבָּע, אֲפִילּוּ אִשְׁתּוֹ שֶׁל שׁוֹמֵר נִשְׁבַּעַת. בָּעֵי רַב פָּפָּא: שְׂכִירוֹ וּלְקִיטוֹ מַאי? תֵּיקוּ.
Rav Yeimar dit à Rav Assi : si l'on formule une prétention contre autrui qu'il est sorti de chez lui avec une coupe d'argent et qu'il est tenu de la rendre, quelle est la halakha ? Rav Assi répondit : nous voyons si le propriétaire de la maison est une personne aisée, ou s'il est une personne digne de confiance chez qui les gens déposent leurs objets de valeur — car ce sont des gens qui possèdent typiquement une coupe d'argent. S'il entre dans ces catégories, il prête serment et reçoit le paiement de sa prétention ; sinon, il n'en bénéficie pas.
אֲמַר לֵיהּ רַב יֵימַר לְרַב אָשֵׁי: טְעָנוֹ בְּכָסָא דְּכַסְפָּא, מַאי? חֲזֵינָא: אִי אִינִישׁ דַּאֲמִיד הוּא, אוֹ אִינִישׁ דִּמְהֵימַן הוּא דְּמַפְקְדִי אִינָשֵׁי גַּבֵּיהּ – מִשְׁתְּבַע וְשָׁקֵיל. וְאִי לָא – לָא.
§ La Michna enseigne : comment cette halakha s'applique-t-elle à celui qui a été blessé ? Si des témoins attestent que la personne blessée est entrée saine dans le domaine du défendeur et en est sortie blessée, la victime peut prêter serment et recevoir une indemnisation. Rav Yehouda dit, au nom de Chmouel : les Sages n'ont enseigné qu'il doit prêter serment pour recevoir une indemnisation que s'il a été blessé à un endroit où il pouvait se blesser lui-même ; mais s'il a été blessé à un endroit où il ne pouvait pas se blesser lui-même, il reçoit une indemnisation sans prêter serment.
נֶחְבָּל כֵּיצַד. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּמְקוֹם שֶׁיָּכוֹל לְחַבֵּל בְּעַצְמוֹ, אֲבָל בִּמְקוֹם שֶׁאֵינוֹ יָכוֹל לְחַבֵּל בְּעַצְמוֹ – נוֹטֵל שֶׁלֹּא בִּשְׁבוּעָה.
La Guemara conteste : et craignons que peut-être il se soit frotté contre un mur et se soit blessé lui-même ! La Guemara explique : Rabbi Hiyya enseigne que la Michna parle d'un cas où, par exemple, il a une morsure dans le dos ou entre les coudes — ce qui ne peut avoir été causé que par quelqu'un d'autre. La Guemara conteste : et peut-être une autre personne l'a fait, et non le défendeur ? La Guemara explique : il s'agit d'un cas où il n'y avait personne d'autre avec lui en dehors du défendeur.
וְנֵיחוּשׁ דִּלְמָא בְּכוֹתֶל נִתְחַכֵּךְ! תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא: שֶׁעָלְתָה לוֹ נְשִׁיכָה בְּגַבּוֹ וּבֵין אַצִּילֵי יָדָיו. וְדִלְמָא אַחֵר עָבֵיד לֵיהּ? דְּלֵיכָּא אַחֵר.
§ La Michna enseigne : comment cette halakha s'applique-t-elle lorsque l'adversaire en justice est suspect quant au serment et n'est donc pas autorisé à prêter serment ? On est suspect s'il a été reconnu avoir prêté un faux serment, qu'il s'agisse d'un serment de témoignage ou d'un serment sur un dépôt — prescrits par la Torah — ou même d'un serment en vain. La Guemara demande : pourquoi la Michna insiste-t-elle sur : « Même un serment en vain » ?
וּכְשֶׁנֶּגְדּוֹ חָשׁוּד [וְכוּ׳], וַאֲפִילּוּ שְׁבוּעַת שָׁוְא. מַאי ״אֲפִילּוּ שְׁבוּעַת שָׁוְא״?
La Guemara explique : la Michna parle selon le style « il n'est pas nécessaire de le dire ». Il n'est pas nécessaire de dire que celui qui est suspect d'avoir falsifié ces serments est disqualifié pour prêter serment, car ils impliquent la négation d'une prétention pécuniaire — c'est-à-dire qu'à cause du faux serment, quelqu'un subit une perte financière ; mais il est nécessaire de dire que même ce serment-là, un serment en vain, qui ne comporte que la répudiation d'un engagement verbal, confère néanmoins le statut de personne non crédible et disqualifiée pour prêter serment.
לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר: לָא מִיבַּעְיָא הָנָךְ, דְּאִית בְּהוּ כְּפִירַת מָמוֹן; אֶלָּא אֲפִילּוּ הָא נָמֵי, דִּכְפִירַת דְּבָרִים בְּעָלְמָא הוּא – לָא מְהֵימַן.
La Guemara suggère : et que le tanna enseigne aussi que falsifier un serment sur une parole — qui est aussi un serment sans conséquence pécuniaire — disqualifie pour prêter serment. La Guemara répond : lorsque le tanna enseigne quels types de faux serments disqualifient une personne, il n'inclut que les serments pour lesquels, au moment où l'on prête serment, on le fait faussement sur-le-champ. Mais pour un serment sur une parole, comme « je mangerai tel fruit aujourd'hui », où l'on peut dire qu'il l'a prêté de bonne foi en ayant l'intention de manger ce fruit, mais qu'il n'a finalement pas pu le faire, le tanna ne l'enseigne pas, car celui qui n'accomplit pas un tel serment conserve sa crédibilité pour prêter serment, puisqu'il n'a pas menti sciemment.
וְלִיתְנֵי נָמֵי שְׁבוּעַת בִּטּוּי! כִּי קָתָנֵי, שְׁבוּעָה דְּכִי קָא מִשְׁתְּבַע – בְּשִׁקְרָא קָא מִשְׁתְּבַע; אֲבָל שְׁבוּעַת בִּטּוּי, דְּאִיכָּא לְמֵימַר דִּבְקוּשְׁטָא קָא מִשְׁתְּבַע – לָא קָתָנֵי.
La Guemara soulève une difficulté : cela fonctionne bien pour celui qui est responsable d'un serment sur une parole du type : « je mangerai » ou « je ne mangerai pas », où il est possible qu'il n'ait pas menti en prêtant serment. Mais pour des serments sur le passé, comme : « j'ai mangé » ou « je n'ai pas mangé », que peut-on dire, puisqu'il a certainement prêté un faux serment ? La Guemara répond : comprends la Michna, c'est-à-dire : un serment en vain.
תִּינַח ״אוֹכַל״ וְ״לֹא אוֹכַל״; ״אָכַלְתִּי״ וְ״לֹא אָכַלְתִּי״ מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? תָּנָא שְׁבוּעַת שָׁוְא
Rachi
ואמר לקוחין הן בידי - ובעל הבית אומר השאלתים לו כדמפרש לקמן:, אינו נאמן - אפילו בשבועה:,אלא דברים שאין דרכן להטמין - שאין אדם בוש ליטלן בידו בשוק בפרהסיא הלכך אינו נאמן חדא דאין זה עשוי למכור את כליו ועוד מדאטמנינהו איכא למימר בוש הוא להודיעו שהוא צריך לשאול כלים משכיניו דאי לקוחין הוו לא הוה מטמינן:,נאמן - ואע"פ שאין עשוי למכור כלים זימנין דמיצטרכי ליה זוזי ומזבין:
היינו אורחיה - להטמין אפילו ששאר בני אדם מוציאין בפרהסיא:,ולא אמרן - באדם בינוני דאינו נאמן אלא שזה אמר לקוחין וזה אמר שאולין אבל אם אמר לו גנבת אותם לאו כל כמיניה וישבע זה שלקוחין הן:
ה"ג ולא אמרן אלא בדברים העשוין להשאיל ולהשכיר - בהנהו הוא דאמרי' דכי אמר לקוחין אינו נאמן אבל דברים שאין עשוין להשאיל שהבעלים חסים עליהם לפי שמתקלקלין נאמן לשבע שלקחם ואין נראין דברי האומר השאלתים לו:,דשלח רב הונא בר אבין כו' - אלמא בעשוין להשאיל ולהשכיר הוא דאינו נאמן:,זוגא דסרבלא - מספריים של סורקי בגדים:,מיתמי - שהביא התובע עדים שהן שלו ואמר שהשאילם לאבי היתומים ומדאפקינהו רבא מיתמי ש"מ דסבירא ליה אי הוה אבוהון קמן ואמר לקוחין הן בידי אינו נאמן בשבועה דאי מהימן אנן הוינן טענינן בשביל יתמי אביהם לקחם ממך ודוקא ספרי דאגדתא שאין אדם עשוי ללמוד בהם תדיר אבל שאר ספרים אינן עשוין להשאיל ולהשכיר לפי שמתקלקלין כמו ששנינו במוצא ספרים לא ילמד בהן לכתחלה ולא יקרא אחר עמו ויכול לומר לקוחין הן בידי ואין צריך לכתוב עליהן שטר מכירה אלא לרווחא דמילתא שלא יצטרך לשבע וכן קבלתי מרב יצחק הלוי:
אפילו שומר נשבע - אמתני' קאי בראוהו שנים שנכנס לתוך ביתו למשכנו שלא ברשות אפי' שומר הבית נאמן לשבע וישלם זה:,שכירו ולקיטו - של בעל הבית ולא מסר לו שמירת הבית:
מהו - להיות נאמן אשבועה זו: ,אמיד - עשיר:
לא שנו - דצריך שבועה:
תני ר' חייא - במתניתי' הכי היו מעידין אותו שנכנס לתוך ביתו שלם ויצא חבול כגון שעלתה נשיכה בגבו ובין אצילי ידיו נוטל שלא בשבועה דנשיכת שינים לאו חיכוך כותל הוא:
לא מיבעיא הנך - דאית בהו כפירת ממון והוה ליה רע לשמים ורע לבריות:
שבועת בטוי - דלהבא כי משתבע איכא למימר בקושטא אשתבע שבדעתו לקיימה ואפי' עבר עליה שכפאו יצרו אינו חשוד בכך על השבועה שעבר להוציא לשקר מפיו:
Tossafot
וספרא דאגדתא. נראה דכ"ש שאר ספרים שדרך להשאילן יותר כדאמרי' בפרק נערה בכתובות (דף נ.) וצדקתו עומדת לעד זה הכותב ספרים ומשאילן לאחרים ותימה כיון דספרים עשוין להשאיל ולהשכיר הא דתנן בהגוזל בתרא (ב"ק דף קיד:) המכיר כליו וספריו ביד אחר ישבע כמה הוציא ויטול ופריך בגמ' ודלמא איהו אפקיה לקלא ומסיק כגון שלנו בני אדם בביתו ועמד והפגין בלילה וכגון שהיתה מחתרת חתורה ובני אדם שלנו יצאו והכל אומרים נגנבו כליו וספריו של פלוני ואמאי בעי כולי האי ניהמני' במגו דאי בעי אמר שאולין הם בידי דאין האחד נאמן לומר לקוחין הן בידי כיון דעשוין להשאיל ולהשכיר בההוא טעמא לחוד כדפי' לעיל וליכא למימר התם טעמא דאחזוקי אינשי בגנבי לא מחזקינן כדאמרי' הכא דהתם לא קאמר שהוא גנבם אלא אומר שהגנבים גנבום וכמה גנבים איכא בעלמא אר"ת דהתם איירי באדם שאינו רגיל עמו דאנן סהדי שלא השאיל לו ורבא דאפיק הכא היה יודע שבעל הספר היה דרכו להשאיל לאביהם בחייו ומורי ה"ר דודי תירץ דהתם הוי מגו להוציא דלא אמרי': [וע"ע תוס' ב"מ קטז. ד"ה והא]:
ואפי' שבועת שוא. הק' ר"ת דבפרק זה בורר (סנהדרין דף כז. ושם) אמרינן עבריין אוכל נבילות להכעיס אביי אמר פסול ורבא אמר כשר רשע דחמס בעינן ופריך מדתניא אל תשת רשע עד אלו הגזלנים ומועלין בשבועה מאי לאו אחת שבועת שוא ואחת שבועת ממון אלמא לא בעינן רשע דחמס לא אידי ואידי שבועת ממון והשתא אמאי לא פריך ממתני' דפסל בהדיא נשבע לשוא לשבועה ולא פליג שום תנא וה"ה דיפסל לעדות וי"ל דהתם גבי עדות מכשרינן נשבע לשוא כיון דלא הוי רשע דחמס אבל הכא שהוא כבר רע לבריות אם הוא משקר וכופר ממון וכבר משנשבע לשוא הוי רע לשמים הלכך הוי פסול לשבועה:
אבל שבועת בטוי דאיכא למימר בקושטא משתבע לא קתני. מכאן רצו לדקדק דמי שעבר על החרם לא יפסל לשבועה כיון דבשעת קבלת חרם איכא למימר בקושטא משתבע ואר"ת דפסול הוא והכא לא קאמר אלא דלא קתני פי' דלא קמיירי במידי דבקושטא משתבע וראיה מפרק הכותב (כתובות דף פה. ושם) דאמרי' ההיא איתתא דאיחייבא שבועה בבי דינא דרבא אמרה ליה בת רב חסדא ידענא בה בההיא איתתא דחשידא אשבועה ובה"ג גרס ידענא בה בההיא איתתא דמפקא שם שמים לבטלה ופירושו שנשבעת ואינה מקיימת כגון שלא תאכל ואוכלת ואפכה רבא אשכנגדה אע"ג דאיכא למימר בקושטא משתבע חשיב ליה חשודה:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.